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Full text of "Rapport national - Grandes cultures - Acariens du maïs - 1985"

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MINISTERE I^E L'AGRICULTURE 
SERVICE LE LA PROTECTION DES VEGETAUX 


Annre 19^5 


RAPl^ORT : ACARIENS DU MAIS 


Service Régional de la PROTECTION des VEGETAUX 

LANGUEDOC-ROUSSILLON 


Rapporteur : P, BERNARD 


Blhhü I>E L.A SITUATION ACARIENS DU KAIS EN 1985 D'APRES LES ELEMENTS 
RECEÜILLIS PAR LES SRPV. 


ELEMENTS D'ECOLOGIE ST D'ETHOLOGIE RECEÜILLIS DANS LE RAPPORT DE 
Melle TESSIER ENITK ANGERS. 

BILAN DE LA CjIMPAGNE ACARIENS DU MAIS (SPV) 

- Observations 

- Expérimentations 


- Déterminations 


PROTOCOLE DE TRAVAIL 


PROTOCOLE D'OBSERVATIONS INRA - SPV 


1 


Le travrâl .-c/^riens du Mais est entrepris par notre service, h. la sui- 
te des pullulations de ce ravageur qui ont été observées depuis 1982, plus 
particuli èrenent dans le Sud de la France. 

Le but de l’entreprise se situe principalement sur la vérification de 
Ja nuisibilité éventuelle des acariens sur les cultures de mais, t«nt au point 
de vue cu=>nti t::tj f que Gualit?itif, ce dernier critère étant particulièrement 
important pour les mais semences. 

Nous ne disposons pour le moment d'aucune référence sérieuse permettant 
l'établissement d’un conseil raisonné, face à une demande possible de la pro- 
fession: une attnque sérieuse d’acariens provoquant un spectaculaire échau- 
dage ce la culture. 

Quelques études et travaux ont été conduits en 1985 qui amènent des dé- 
ments de réflexion et d'observations, mais malheureusement pas de conclusion, 
même provisoire, il est donc impérieux de se pencher sur ce problème si' toute- 
fois il se présente, et de mener à bien observations et expérimentations afin 
de pouvoir disposer le plus rapidement possible d'éléments pouvant permettre 
l'élaboration d'un conseil sérieux. 

Les acariens apparaissent d'après les renseignements obtenus, sur les 
départements méditerranéens, et en Midi-Pyrénoes. Il n'est pas possible d'cta- 
ulii' uiie carLographie pré»cisam: les zones concernées. 


. . . I ... 


SE^VI.^SS REGIONAUX 

■ LS * CE 

/■HUITAINE 

■.UATHGNE 

LCLRGOGNE 
Franche conte 

BRETAGNE 

CENTRE 

CHAMPAGNE ARPENNES 
ILE PE FRANCE 
LANGUEPOC-ROnSSILLON 



plus' spécialement dans 


l'Hor’^ult. l'Aude et le Gord) 


LORRAINE 

MIDI-PYKENEE 

S 



à_un de^rr moindre. _ I 

i 

P'' s d'acariens | 

Problème relativement peu ■ 

important, cepend‘=nt en pro-| 

eression depuis '9t:C. Main 
ensilage, consommation et 

Scuie«is^Bo nujiu vjuiicc LU' •« «Uf 

(3e Dr-'coni~ 




























- 3 - 


Eléments d'observations, d 'Ecologie et d 'Ethologie, tin's du rapport 
de Melle TESSIER ENITH ANGERS. 

Ce travail a fté rdalisf- dans leddpartement de l'Hérault. 

Méthodes d'études ; Prise.s. de données par : ~ lavage 

- brossage 

- contrôle visuel 

- Technique du lavage (l) permet rie faire un contrôle précis avec du 
matériel de laboratoire classique peu coûteux, 

• se décompose en plusieurs phases : 

•" Le ramassage : sur une surface de 'm? à l’aide d'un ciseau a gazon 
permettant de prélever tous les organes végétaux situés à l'intérieur d’un 
cadre de 1m2 de surface. 

- La décantation : les organes végétaux préalablement récoltés sont 
placés dans des récipients contenant une solution d'alcool a ^0 additionné 
de quelques gouttes de Triton X 100, on laisse ?'} H et on receuille dans un 
tube . 

~ La filtration : du dépôt récupéré 2A H après sur des tnmis a ou- 
verture de mailles décroissantes, est dilué a l'alcool à 70 %■, étalé dans une 
boité de"pétri. 

- La lecture à la binoculaire, après avoir placé Is boite de pétri 
£>ur un disque à acnriens. 

Cette technique un peu contraignante, permet de déterminer avec préci- 
sion les populations installées sur les adventices de la bordure ou de la 
culture, devrait permettre si elle était réalisée précocement de prévoir une 
éventuelle invasion de la culture. 


Le comptage par brossage : nécessitant une brosse à «cariens. 


Le contrôle visuel : pouvant se pratiouer de deux façons : 

- Comnt figes loi --.ux 

- Comptages simplifier; nur un eertuin nombre de disques, 
pour une éTrfi]^,-, tien rapide, f^voir p'^otocole INR^'-PV 


(i) décrite par en 1976. 


^ i - 3 f' i n t 


%• % j • « « 


Ap-pr ''ciation visuel ''.e 
appr''c iation visuelle des 

. Quelques -ittaques ... K 
. ’O ;’c de d^'pSts N ? 


: Kellr TKI'HTEh :r;diq\:e 
selon le cr.de ri-après. , 


. ?0 < 

. 50 fc 


N A 


r.nnr s^'n rapport une 


Il c'ippsrait que c’est le m''diî'n des feuille.^ qui suhit le 
d ' attaques et qui prrsente le inaximuir. de d-'pigmentationp ; et aus.si 
difficile d'appr-'cier visuellement les rî 'gdts à partir de 30 et 


maximum 
qu'il es 
plus. 


t 


Il est int‘''^essari'i' de ’^otef' la relation entre les divers paliers de po- 
pulation et les df-gfits. 


A l'installation des acariens correspondant a une population peu nom- 
breuse, et peu de dégâts, on passe à la phase de cclcnisatlon exprimant d'im- 
portants dégâts mais semblant disproportionné? aux effectifs pr*'sentp. C'est 
peut-être entre ces deux moments que se situer^dt une ''vontuel le intervention. 


"C 'après l'auteur du travail relaté, il semble i 
avant que les population.s ne deviennent sédentaires, 
alors très élevés, le niveau d'attaque sur dégâts K 


ntéressant d'intervenir 
leurs effectifs devenant 
2 semble une bonne valeur 


1 ' n -i te 


ollo r*nT*T’OQTir>r'^^ o nno 

I ” .... - 




Heste à préciser la ou le.s feuilles devant être prises en compte ... 
1' •GP.X a des travaux en cours sur ce thème. 


J'ai également noté dans cette épi-Hp igc. de nonuletion sur les 

plantes hôtes .nutres que le .Mvi'r h titr^’ d'exemnle dans 50 '^cs ens '^b.'îcrvér , 
la pr'Sence d'une vigne conduit h la découverte d ' r:c-’‘ricns sur les bordures. 


i^es haies constituent également un excell^^nt refuge, ormes et ronces sont 
des hôtes de rrédileclior. (65 c.-.r' . 


! f' î' (' s 


- 5 - 


Les adventices de bordure et plus spécialement les graminées, abritent 
ries acariens. 


Le SRPV Midi-Pyrénées note dans son rapport mais 1965 que les attaques 
observées sont plus fréquentes et plus importantes sur les bordures. 

Des cultures de maïs bien désherbées seraient moins sujettes h des atta 
ques d'acariens... Il y a aussi des cas contraires (parcelles de Mandon - 
Montpellier) . 

Il n'a pas été possible de f®ire ressortir un effet quelconque du pré- 
cédent cultural. 


Les moyens de dispersion, les facteurs favorisants : 

Le vent apparait comme un des éléments essentiels de la dispersion des 

acariens. Les régions Sud de la France sont pour la plupart soumises à un 

• •» 

régime de vent continu. 

La poussière ... bordure de chemins, parcelles travaillées, 
la boue à la suite des projections (sur la face inférieure des feuilles 
consécutives aux irrigations, constituent autant d'abris favorisant le dé- 
veloppement des acariens en les mettant hors de portée de leurs prcdnteurs. 

Dynamique des populatio ns : 

Le maximum d'effectif (contamination artificielle^ est atteint aux pé- 
riodes où la photosynthèse est à son maximum (multiplication intense des for 
mes mobiles)... En gros cela se situe au stade 10 Feuilles h la fin fécondât 


Evolution des populations : se f^^it vers les feuilles 
l'accroissement des copulations; en relation avec le 
les de la base, et l'activité maximale des feuilles su 


du haut au r.ome 
ieillissement d 
D-rieures . 



de 
f Gui 


Incidences des attaques d'acariens sur le rendement : 


tion 


!-■ lîieu reusemonl , il est diffitnle de des or; 

-iCü riens/rendement , d'après le très intéressant travail de 


; ■ . r 1 ; re l - 
Kello TLSflE 


. • . ■ * . 


- 6 - 


On peut cependnîTt noter nu'il y a corrélation entre la pr'^sence d'aca- 
rier.p, i ’ échaucaf:e et une dir.inu^ion du 0 des ('trains ... critère dont l'ap- 
rr-'cialion ne parait pas ais‘'e. 

La conclusion est que nous devons dans un premier temps, par une série 
d'essais, aussi simple que possible, vérifier si les pullulations d'acariens 
induisent dep pertes ‘■'conoraicues quantitatives et qualitatives. 




- Exprrimen tâtions : 


Un essai réalise par le SRPV LANGUEDOC-ROUSSILLON dans 
de l'Hérault (34) chez M. SIHAR à Baillargues (34) : 

. Variété Anjou l'iaîs semences 

. Essai bloc IV _ 

ont été comparés ; 

* 2 matières actives Penpropathrin Danitol SHELL 

Hexythrazox César PROCIDA 

* 2 traitements Tl Tl + T2 

* 2 techniques d'applications - mécanique V D W 

- pneumatique SOLO 

nous avons donc : 1 effet produit 

1 effet date 

et éventuellement 1 effet technique d’applications 

4 

Je pense que l'on a intérêt d'alléger les techniques d'exp 
en particulier sur maïs (variance élevée)." 

. Le Danitol a été utilise à 75 g/Hl , (400 l/Ha) pneumatique 
. „ . ... .. (5C0 l/Ha) mécanique. 

. Le César " à 25 g/Hl " 

U 

Date d'applications ; Tl 16 juillet 85 Stade 7/8 F/60 cm 

T2 30 juillet 85 Stade 20 /l,10 m 

Comptages : 16 juillet 

30 juillet 
09 Août 

Méthodes : Drosse - loupe 


e département 


'rimentations , 


Etages foliaires observés ; 4. 5*6. 7. 


8 


Apprcc: 'itior. des drgnts : exprimc^e en classes de décoloration 

0 = 0 rie décoloration 

1 ^ -^-IC ^ 

2 = 11-25 5^ 

3 = 26-50 

^ = 51-75 ^ . 

5 = 76-100 ^ 


Résultats : L'essai est rccolté le 27/09. Récolte hâtive H 35-40 % 


Rendements bruts 

en Qx/Ha 

• 

moyenne 

témoin 

4 - 

César 

54,775 

99,2 

Tl + T2 

Danitol 

55,636 

100,7 

Témoin 


55,244 

100,0 


NS pour 

effet date et effet 

produit 


- - ■ ■ 

(Tr - T1 + T2) 


Humidité ; 

NS pour 

effet date et effet 
(T1 - Tl + T2) 

produit 

FMG-: 

NS - pour 

effet date et effet 
(T1 - Tl + T2) 

produit 


raination déclarée, 

. apparition de cicadelles dès fin juillet leurs dégâts faussent l'interpré- 
tation des décolorations imputables «ux acariens, au ?ème et 3èrae comptage. 

. forte attaque de 2èiDe génération de Pyrale (T au Décis le 0?/09) qui a pu modi 
fier j 'évolution normale du rendement. 

. irrigations, elles interfèrent à deux niveaux : a) souvent mal appliquées 
dans le temps et dans l'espace, le maïs a souffert de la sécheresse. 

b') Elles gênent les popula- 
ri ' -ic-ir' ^’nr "fermes mobiles" (:_»ji r-'gressent dans les jours r.uivunt ur.e 
irrigation, ce ph-'r-omène ne permet pas d'apnr'cier correctement ^ ' ef f i oa' 
des spécialités utilisées sur l'essai. 


• • 


•r*» 


- 9 - 


Disparition brutale des acariens vers la mi-août, il n'y a donc pas eu 
de montf-'e vers les rtages foliaires supérieurs et vers l’^^'p!. 

Les résultats obtenus quelque soit le niveau de comparaison analysé, 
ne permettent pas de tirer de conclusion, se ce n'est peut-être que des 
attaques précoces, méritent d'être surveillées, nais pas traitées. 

. Conditions climatiques : Normales pour la région T° et pluie. 

. Déterminations : Tetranychus Urticaé- 

Tetranychus Urtac^é forme cinnabarinus 

Tetranychus Turke.stani (espèce soeur de Urtacaé, qu'il 

remplace en général dans le midi "Rarabier 1962). 

• Propositions nour 1966 : - expérimentation - voir protocole ci-joint 1965 

- Observations - voir protocole ci-joint. 




PROTOCOLE OBSERVATIONS 


i CARI ENS 1963 


* ACARIENS ; (SPV - INRA.) 


Prt'-lever : - 1 feuille/plante/50 plantes 
- la Pome au dessus du sol 

” dans 10 points de chute différents de la parcelle (soit 3 
plants : point de chute) 


suivant ce schéma : 



. Diviser : les feuilles en 3 secteurs en y prélevant 4 disques de 1 en de 
diamètre environ 



- Contrôle de l'habitation des IP disques 

- Drossage ou reste oes :/;> de îeuiüe 
(soit 150 l/3 de feuille à brosser) 


Noter : O La population globale / feuille de / secteur de feuille 
pi Le de d'Isques habit-'s 

3 ) L'estimation des dégâts (la décoloration sur chaque disque) 
suivant l'échelle suivante : absence de décoloration ; 


faible 

forte 

totale 


ti 

II 


. "K 

• ✓ 

; 4 


“ C^vdence : ' fois/semaine à partir du stade 5 P 

N.E. ; — Le contrôle des populations des disques se fait/ la face inférieure, 

mais après vérification des pooulntions/ la supérieure (présence-absence 


2 ) En l'absence d'acariens au contrôle des disques, ne pas faire le bros- 
sage. 

En situation de faibles ou d’ab.scnce de populati.ns, le contrôle peut 
se faire directement au champ à la loupe au niveau des 1? disques h pré 
lever norra'' lemert . ( préoence-absence ) . 



ACARIENS DU MAIS 


- £y?ERIKr,NTATION : But, vorifier la nuisibilito des acariens sur cette culture, 
et la date d'intervention sur des populations en éventuelle progression. 

“ BNQBUITS ; a = Fenpropathrin = Danitol AGRISHELL à raison de 1 l/Ha 

b = Amitraze - Maîtac SCHERING h raison de 3 l/Ha 
c = Témoin TO 

- DIMENSION DSS PARCELLES : 25 m x 4 rangs ou 6 rangs, prévoir 2 rangs de g«rde rie 
part et d’autre. Chaque fois que cela est possible, choisir un mais semence. 


- PULVERISATION : Pneumatique 
sur Ifi face inférieure des 
est à vérifier. 


à 250-500 l/Ha, en raison de la présence des ravageurs 
feuilles, l’effic^icité de la pulvérisation mécanique 


Dispositif à 4 - 6 répétitions. Mise'Vn place dès l'apparition des «cariens (absence 


a 

b 

c 

Tl 

Tl + T? 


V 



TP 

Tl 



N. B. Choisir de préférence des parcelles non infestées de Pyrale ou de .SiLsamie. 


NOTATIONS 


Choisir un étage foliaire (étoge immédiatement supérieur à l’étage 
le plus attaque du témoin). 

* Observer sur les doux rangs du milieu de la parcelle. 

* Compter sur 50 pl.-jnts 

■* En cas de faible infestation (présence - absence', procéder à des 
comptages à la loupe, sur la base et le milieu de la feuille, soit 
■ ÜO données par parcelle. 


* Si l'on dispose d'une brosse à acariens, prooVer au 
de cet appareil. 


c mptage à 


1 ' aide 


é!.K. i’:-:; tes ixtation:- 


Dans les témoins, le jour du traitement sur tous 
7) Dans toutes les parcelles à T -i- 8 


les étages concerné.s. 





3) Dans toutes les parcelles à T + 15 

4 ) Dans toutes les parcelles à T + 21 

5 ) 6) et 7 ) Idem après le T2 éventuel 


RECOLTE : A la main ou à la machine, rendement brut- humidité 
1000 grains. 


IDENTIFICATIONS : Envoyer les échantillons au laboratoire P.V. 
Bel Air, 936, rue d'Alco - 34100 MONTPELLIER - Tel 67.75.30.90 


poids des 


au Domaine de