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Full text of "Voyage autour du monde ?exe?cute? pendant les anne?es 1836 et 1837 sur la corvette la Bonite /commande?e par M. Vaillant."

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VOYAGE 
AUTOUR DU MONDE 

LA BONITE 

Publié par orïtxe îiu <&0uuernfmcnt 



EXPLICATION ET DESCRIPTION 

DES PLANCHES DE l' ATLAS 

A H M. CHARLES DALLEIZETT E . 



PARIS 

ARTHUS BERTRAND, ÉDITEUR 
ET A LA LIBRAIRIE, RUE VISCONTI, 2 



VOYAGE 

AUTOUR DU MONDE. 



VOYAGE 
AUTOUR DU MONDE 

LA BONITE 

publié par ortie ou (êoiivevntmmt 



BOTANIQUE 

PAR M. GAUDICHAUD, MEMBRE DE i/jNSTITUT. 



EXPLICATION ET DESCRIPTION 
PAR M. CHARLES D'ALLEIZETTE, 



PARIS 

ARTHUS BERTRAND, ÉDITEUR 
ET A LA LIBRAIRIE, RUE VISCONTI, 22. 



INTRODUCTION. 



La corvette la Bonite partit de Toulon le 6 fé- 
vrier i836 pour faire le tour du monde de l'Ouest 
à l'Est. Ce navire devait spécialement toucher à 
Cadix, au Brésil, à Montevideo, à Valparaiso, à 
Calaja, à Callao, à Payta, à Guayaquil, aux îles 
Sandwich, aux îles Philippines, en Chine, en Co- 
chinchine, à plusieurs points du détroit de Ma- 
lacca (Singapour, Malacca, Pulo-Pinang), à Cal- 
cutta, à Pondichéry et à l'île de la Réunion. 



La Bonite 



parcourut tout son itinéraire, et 



après avoir touché à Sainte-Hélène rentra au 
port de Brest le 6 novembre 1837. 

Malgré la rapidité de ce voyage, M. Gaudi- 
chaud avait composé un herbier important et 
réuni de nombreux documents à l'appui de son 
système organogénique. 

Dès i838 on s'occupa du dessin et de la gra- 
vure des planches de l'atlas du voyage de la Bo- 

Bokitk. — Botanique. — T. III. t 



2 INTRODUCTION. 

nite. Mais, à cause des nombreuses subdivisions 
morphographiques que M. Gaudiehaud recon- 
naissait lui-même avoir prodiguées dans ces plan- 
ches, le travail subit de grandes difficultés. 

Pour satisfaire à l'impatience légitime des sa- 
vants, M. Gaudiehaud fit paraître par livraisons 
les planches le plus tôt terminées. Il en résulta 
une publication non-seulement sans méthode, 
mais même sans une apparence d'ordre quant à 
la suite des planches. 

On trouve aux planches 11 et 34 des plantes 
cryptogames, alors que les dernières planches 
étaient réservées à cette classe. Quant aux fa- 
milles et aux genres, les espèces qui s'y ratta- 
chent sont dispersées au hasard. 

Publié sous les auspices du ministère de la 
Marine, cet Atlas, aussi remarquable par l'im- 
portance de ses détails que par la perfection de 
son exécution, devenait, privé d'un texte des- 
criptif, peu profitable aux progrès de la science. 
Cette considération, rendue plus regrettable en- 
core par la haute valeur des travaux de M. Gau- 
diehaud, nous a encouragés à tenter de faciliter 
l'étude de ces planches en les groupant par fa- 
milles et par ordre alphabétique de ces familles. 
Cette classification exclut toute idée de rapports 



INTRODUCTION. 3 

botaniques entre les groupes qui se succèdent; 
et nous avons, à dessein, évité, dans ce modeste 
travail, tout ce qui sortirait des limites d'une 
simple description. 

M. Gaudichaud avait surtout pour but, dans 
cet atlas, de composer une suite à son organo- 
graphie. 

Il eût donc fallu que la description des plan- 
ches fût faite par lui-même, au point de vue de 
la défense de son système. 

Mais M. Gaudichaud a été enlevé au monde 
savant avant d'avoir pu mettre la main à cette 
œuvre. 

Vouloir le suppléer et chercher à reproduire 
ses pensées, serait un travail sinon impossible, 
au moins fort difficile. 

Toutefois il n'est pas sans intérêt d'exami- 
ner dans leurs caractères les planches dessinées 
dans cet atlas. Beaucoup constituent des espèces 
nouvelles, sur lesquelles les renseignements sont 
encore rares et très-vagues. 

Notre plan, très-simple, a donc été, après avoir 
groupé les familles, d'en rappeler les caractères 
généraux. A l'aide de ces préliminaires on peut 
se rendre compte, par l'examen des planches, des 
différences que présente l'espèce. Quand nous 



avons pu savoir par les ouvrages de Gaudiehaud 
la pensée qu'il avait eue, nous l'avons reproduite. 
En dehors de ces cas nous avons cru devoir nous 
abstenir de toute appréciation. 

Nous ne rechercherons pas dans les divisions 
morphographiques les démonstrations organo- 
graphiques. Ce que nous voulons faire se borne 
à un index des figures, à donner les synonymes 
des plantes, quand elles en ont, et à indiquer 
leur lieu d'origine. 

Ce travail n'est pas aussi simple qu'il pouvait 
paraître ; mais nous avons été assez heureux 
pour trouver les bons conseils d'un des hommes 
les plus célèbres de notre pays comme botaniste, 
et dont la bienveillance égale la science. 

La table que nous donnons permettra de nous 
suivre parmi l'atlas > selon le groupe que l'on 
voudra étudier. Nous la restreignons au nombre 
des planches, l'atlas étant terminé par une table 
alphabétique des plantes qu'on peut consulter 
pour des recherches partielles. 



ASPARAGINEES. 



Hexandrie monogynie. Cette famille, admise par de 
Jussieu dans son Gênera pldnlarum, a été , par suite 
de travaux récents, réunie aux Liliacées dont elle 
forme une tribu. 

R. Brown et Lindley ont formé sous le nom de 
Smilacées une famille distincte, ayant pour type le 
Smilax. Cette distinction est peu suivie. 

R. Brown a aussi séparé des Asparaginées de Jus- 
sieu les Dioscorees, genres dont l'ovaire est infère et 
le fruit en capsule. Cette séparation a été générale- 
ment adoptée. 

Les Asparaginées sont des plantes herbacées vivaces, 
frutescentes ou arborescentes, à feuilles alternes, op- 
posées ou verticillées. Les fleurs sont hermaphrodites 
ou unisexuées; division peu constante d'après laquelle 
Ventenat avait établi les deux groupes Jsparagotdes 
et Smilacées. Étamines pérygines. Ovaire libre à une 
ou trois loges. 

L' Asparagus retrofuclus d'Afrique, type de l'as- 
perge sauvage, a la tige sarmenteuse et atteint jusqu'à 
deux mètres de hauteur. 

Dracjenèes. Stigmate simple ou trilobé. Tiges ter- 
minées par un bouquet de feuilles simples , ensifor- 



6 VOYAGE DE LÀ BONITE. 

mes. Fleurs petites, disposées en panicules terminales 
très-rameuses. Périanthe tubuleux à six divisions. 
Baies globuleuses succulentes à une ou trois graines. 
On compte une grande quantité d'espèces de Dra- 
cœna (Dragonier); elles sont pour la plupart origi- 
naires des régions intertropicales : Inde, Chine, îles de 
l'océan Pacifique , cap de Bonne-Espérance , côtes et 
îles de l'Afrique australe , et surtout Madagascar. Une 
seule espèce existe dans le Haut- Canada et sur les 
bords de la baie d'Hudson. 

Les Dracsena sont de magnifiques plantes d'orne- 
ment, d'une culture facile en serre froide ou en serre 
chaude selon l'origine; aussi sont-ils très- recherchés 
pour la décoration des appartements. 

Les espèces les plus remarquables sont : 
Les D. Draco, D. indivisa (Cordyline indiWsa), 
D. longifolia, D. umbraculifera , D. Brasiliensis , 
D. terminalis, ou Coîlis des Chinois, qui se distingue • 
par ses superbes feuilles pourprées, D. Guatemalensis, 
D. Hookerii. 

Drac^na Draco. L. Planche i. 

Webb. et Berthelot, Flore des Canaries, p. 33o. 
Annales des sciences naturelles , i rc série vol i/l 

P . ,3 7 . 

Desc. Les caractères généraux sont : tronc droit, 
cylindrique,, annelé par les cicatrices que laisse la 
chute des vieilles feuilles. Feuilles épaisses, coriaces, 



BOTANIQUE. 7 

longues de o n, ,6o à i mètre, sur une largeur de 
4 à 5 cent. , élargies et rougeâtres à leur point d'at- 
tache , terminées en pointes aiguës et formant une 
touffe à l'extrémité du tronc , qui ne se ramifie que 
dans un âge très-avancé. Panicules rameuses s'élevant 
au milieu des faisceaux de feuilles. Fleurs fasciculées 
par quatre à six , portées sur des pédicelles courts, 
articulés vers le milieu. Périanthe à six divisions lan- 
céolées, marquées sur les bords d'une ligne rougeâtre, 
et se recourbant en dehors lorsque la fleur s'épanouit; 
étamines, six, de la longueur des divisions du pé- 
rianthe ; anthères mobiles sur l'extrémité du filament ; 
stigmates , trois , étalés. Fruit , baie succulente de la 
grosseur d'une cerise, à trois loges; graines, ordinai- 
rement une seule, à cause de l'avortement des deux 
autres, rondes, dures. 

Après la fécondation et à mesure que le fruit se dé- 
veloppe, le nœud du pédieelle se gonfle et forme une 
espèce de cône tronqué sur lequel la baie est assise. 

Les rameaux secondaires des panicules sont garnis 
de bractées à leur base. Un grand nombre de fleurs 
avortent et tombent à la moindre secousse. 

Tant que le D. Draco n'a qu'un bourgeon terminal, 
la tige reste à peu près cylindrique. Mais dès qu'il 
donne plusieurs rameaux dont les tissus radiculaires 
vont, selon Gaudichaud, accroître le tronc, celui-ci 
devient de plus en plus conique et irrégulier. 

Hab. Iles Canaries (Ténériffe, Gomèse , Palma) et 
l'Inde? 



Le D. Draco a été importé avec succès à Madère 
et à Porto-Santo. Gaudichaud fait mention de celui 
qu'il a vu à Cadix, et dont les graines cultivées par lui 
sur la Bonite ont donné naissance à trois pieds. 

Le plus gigantesque D. Uraco connu est celui d'O- 
rotava , dans l'île de Ténériffe (Canaries). Ce drago- 
nier, qui était déjà regardé comme très-vieux lors de 
la conquête de ces îles par les Espagnols en i/ 4 o 2 , 
mesurait, suivant Berthelot, en 1819, quinze mètres 
de circonférence à sa base et trente mètres de hau- 



teur 



En 18 19, un violent ouragan brisa une de ses plus 
grosses branches et enleva au colosse le tiers de sa 
masse rameuse. L'immense plaie fut heureusement 
recouverte de façon à prévenir l'infiltration des eaux, 
et aujourd'hui même le gigantesque dragonier d'Oro- 
tava, qui n'a rien perdu de son imposant aspect, con- 
tinue à se développer et à braver les furieux orages 
des tropiques. Il y a même plus : ce tronc prodigieux 
offrait à l'intérieur une cavité profonde dans laquelle 
un indigène avait établi sa demeure lors du voyage de 
la Bonite. 

Les bolanistes ne sont pas d'accord sur la patrie 
du D. Draco. Berthelot, qui a beaucoup étudié la 
flore des îles Canaries, le dit originaire de ces îles et 
son opinion est d'autant plus adoptée que le docteur 
Roxburgh ne cite pas ce végétal dans sa Flora indica, 
et que la plupart des botanistes-voyageurs qui ont 
exploré l'Inde ne l'ont rencontré que dans des situa- 
tions qu. font présumer son importation. 



DE LA. PLANCnE 



Le véritable D. Draco, dit Gaudichaud, se distingue 
par des ovaires à trois loges univalvées(fig. 3, il, *5), 
et conséquemment par des fruits à trois loges uni- 
spermées. 

Les graines, généralement très-épaisses, sont recou- 
vertes d'une enveloppe membraneuse, flavescente, 
rougeâtre (fig. 19 et 20). Les rameaux sont générale- 
ment enflés et de formes ellipsoïdes. 



1. D. Draco avec fruits. 


2. Fleurs avec tige. 

3. Fleur agrandie. 

4. Insertion de l'étamine. 

5. Ëtamine et filet vu de dos. 


6. Étamine et filet vu de face. 


7. Anthère de face. 

8. Utricules polliniques. 

9. Section en longueur du pistil. 
io. Faîte du pistil agrandi. 

10'. Section. 

11. Section d'une partie de l'ovaire 


12. Même section grossie. 
i3. Ovaire naissant. 


\[\. Ovaire formé. 


1 5 et 16. Fruit. 


17. Fruit vu de haut. 

18. Fruit en formation. 



10 VOYAGE DE LA BONITE. 

19. Graine agrandie. 

20. Section de la graine. 
ai. Intérieur de l'embryon. 
22. Extérieur de l'embryon. 
a3. Germination de la graine. 

24. Section d'une jeune plante. 

25. Section de l'ovaire et de ses trois valves. 

On voit par ces sections que les graines du Dra- 
cœna germent comme celles des palmiers. 

Obs. II découle du stipe du D. Draco un suc gom- 
meux, mou d'abord, puis sec, flexible, inflammable, 
connu dans le commerce et en médecine sous le nom 
de Sang-Dragon, à cause de sa couleur. Les anciens 
Guanches l'employaient dans leurs embaumements. 
Les Chinois le font entrer dans leur vernis rouge. En 
médecine, on l'emploie contre les ulcères et certaines 
plaies. 

Le D. Draco a trois âges. Le premier, qui dure de 
vingt-cinq à trente ans, jusqu'au moment où la pro- 
duction de la gomme est abondante. Le second com- 
prend toute l'époque pendant laquelle on récolte 
cette gomme. Le troisième, lorsque la gomme se tarit. 
Ces deux derniers âges n'ont pas de limites précises. 

Obs. Les planches i a 5 et 126 contiennent des 
études anatomiques relatives à la famille des aspara- 
gmées. Nous plaçons donc ici nos notes sur ces 
figures. 



CORDYLINE AUSTRALIS, PL. CXXV. 

Selon Gaudichaud, ce végétal n'est pas un vrai 
Dracsena. Cette plante a, de même, un ovaire à trois 
loges, mais multiovulées. Elle diffère surtout par ses 
caractères de végétation, d'accroissement, et surtout 
de germination. Les graines germent comme celles des 
Dianella, des Allium Cepa, duPorrum, et non comme 
celles des palmiers. 

Selon le célèbre botaniste , cette plante devrait 
former l'une des sections qui résulteront du démem- 
brement de l'ancien genre Cordyline de Commerson. 

Le Cordyline australis a une souche tubéreuse, 
charnue, de laquelle partent des racines généralement 
très-grêles et presque fibreuses (fig. 3 et 4) , tandis 
que dans le véritable Dracaena les racines sont li- 

Les fibres de la région centrale du Dracœna sont 
courtes et très-rameuses ou anastomosées, tandis que 
celles du Cordyline australis sont allongées et géné- 
ralement simples (fig. 2). 

Gaudichaud nie que les filets se croisent normale- 
ment dans le centre de la tige; il ne l'admet que 
comme fait exceptionnel. Selon lui, les filets sont plus 
ou moins insérés directement par leurs extrémités du 
même côté de la tige, où ils forment des arceaux éche- 
lonnés et enchevêtrés les uns sur les autres, arceaux 
inégaux dans leurs dimensions, dont les sommets ar- 



12 VOYAGE DE LA BONITE. 

rondis touchent le centre de la tige, le dépassent 
même quelquefois, et, dans ce cas, croisent une faible 
partie de ceux-ci, qui partent du côté opposé et de 
tous les autres points de la périphérie interne du corps 
ligneux (fig. ,). 

N. B. — L'anatomie du Cordyline australis est 
traitée longuement dans cet ouvrage par Gaudichaud 
lui-même (v. Introd. II, p. 181 et suiv.), en réponse 
aux observations de M. de Mirbel. 



Drac^na reflexa 



Hab. Ile Bourbon (Réunion). 

Index. — Si au-dessous de l'insertion d'une jeune 
branche de D. reflexa, dans le tronc, on pratique, 
de la circonférence au centre, une profonde entaille 
horizontale, il se produira, selon Gaudichaud, les 
phénomènes suivants : en deux mois environ , il se 
forme un bourrelet au bord supérieur de l'enta'ille et 
sur les bords latéraux; ceux-ci vont s'effacer et se 
perdre entièrement au-dessous du bord inférieur Ûe la 
plaie. Les tissus radiculaires, ne pouvant franchir 
l'obstacle qui leur est opposé, le contournent à droite 
et a gauche pour reprendre au-dessous leur marche 
naturelle descendante (fig. r). 

Si au lieu de faire une ouverture horizontale on 
pratique des entailles verticales, on verra de même les 



filets radiculaires contourner les obstacles (fig. i) ; au 
bord supérieur de la plaie ils forment un léger bour- 
relet, tandis que le bord inférieur reste mince. 

Les filets radiculaires des rameaux s'enveloppent, 
ceux du rameau supérieur par ceux du rameau infé- 
rieur (fig. 3 et 4). 

N.B. — Pour détails sur le D. reflexa, voir Comp- 
tes rendus- de £ Académie des sciences, séance du 
3o juillet i845, observations par Ch. Gaudichaud, 



BEGOIYIACÉES. 



Revision de lu famille des Hé gon lacées , Kui 
Instituliones Rei herb. ïournefort, p. 66. Phu 
rum americanarum, Plumier, Fasc. u, p. 33. — t 
des plantarum, Linné, N° 7205. — Cat. pla 
Hoane, l,p. 199. — Herbarium Amboinense, Rumph, 
V. p. 457. — Encyclopédie méthodique, Lamark, I, 
p. 393.— Collect.-Ausl., Jacquin, I, p. 128.— Tran- 
sactions of the Linneanum Society, I, p. 1 55. — 
Botanical régis ter, t. 1737. — Icônes Planlarum 
Indiœ orientalis, Robert Wighfc vol. Y r , p. 9. — Bé- 
gon lacées, Klotzsch. 

Dédié par Linné à Michel Bégon, promoteur de la 
botanique au dix-septième siècle, le genre Bégonia, 
type de cette famille, occupa pendant longtemps une 
place incertaine dans l'ordre naturel des végétaux. Des 
travaux plus récents, des éludes faites sur des espèces 
nouvellement découvertes, ont généralement fait adop- 
ter la place qui lui a été donnée par Alph. de Can- 
dolle, dans le Prodromus, entre les Hernandiacées et 
les Datiscacées. 

Le même auteur a admis, d'après des caractères 
tirés de la graine, les genres Casparya, Klotz, et Me- 
zierea, Gaudichaud. 



16 VOYAGE DE LA BONITE. 

Les caractères généraux des Bégonia sont : Fleurs, 
unisexuées, monoïques, disposées en panicules termi- 
nales. Périanthe pétaloïde à tube adhérent à l'ovaire. 
Étamines nombreuses à filaments très-courts ou réunis 
à la base. L'ovaire porte trois stigmates bifides ; le 
fruit est une capsule triangulaire, ailée sur les coins, 
à trois loges, renfermant des graines très-petites et 

Tige épaisse et charnue, presque toujours herbacée 
ou à peine ligneuse. Feuilles alternes, pétiolées, en- 
tières ou palmées, souvent inéquilatérales à la base, 
stipulées. 

Hab. Les Bégoniacées sont originaires des régions 
tropicales de l'Amérique, de l'Asie méridionale et de 
l'Afrique. Elles forment une famille des plus remarqua- 
bles, non-seulement par le nombre considérable et 
les formes variées des espèces, dont on compte au- 
jourd'hui plus de 4oo, mais encore par la beauté et 
la richesse de coloris de leur magnifique feuillage 
ou de leurs fleurs élégantes; aussi sont-elles très-re- 
cherchées et cultivées comme plantes d'ornement. 

Une culture et une multiplication facile ajoute en- 
core au mérite de ces belles plantes. 

Mezierea Salaziensis. Pi. 32. 

Sm Bégonia aptera, Roxb, Diploclinium Timo- 
raise, Miq., vulgairement appelée Oseille marron à 
l'île Bourbon. 



BOTANIQUE. 17 

Hab. Iles Maurice, Bourbon, Madagascar, Timor? 

Index (Pi. 3i). — i. Rameau de grandeur naturelle. 

2. Jeune ovaire. 

3 Fleur femelle épanouie. 

4. Fleur mâle. 

5. Jeune inflorescence vue par transparence à tra- 
vers les stipules. 

6. Coupe transversale des deux stipules. 

7. Inflorescence grossie. 

8. Groupe d'étamines. 

9. Groupe d'ovaires. 

10. Coupe transversale d'un ovaire. 

1 1. Ovule très-grossi. 

12. Coupe longitudinale d'une graine. 
i3. Embryon. 

i4- Anthère vue de face. 

1 5. Anthère vue par le dos. 

16. Section du tube staminal. 

1 7. Stigmate vu de face. 

18. Stigmate vu par le dos. 
19 et 20. Pétales. 

Obs. Klotzsch, dans son ouvrage sur les Bégonia- 
cées, p. 67 (Berlin, i855), fait la remarque suivante : 
La section transversale d'un ovaire (fig. 10) montre 
des placentas pariétaux, ce qui est sûrement une er- 
reur, car cela contredit complètement le développe- 
ment de cet organe selon la forme jusqu'aujourd'hui 
connue dans cette famille. 

Bohite. — Botanique. — T. III. 2 



I VOYAGE DE LA BONITE. 

EUPETALUM LïNDLEYANTJM. Pi. 5û. 

Hab.? 

Ijsdex. — i . Plante avec racines. 

3. Étamines. 

4- Section de l'étamine. 

6. Fleur mâle. 

7. Fleur femelle. 

8 et 9. Enveloppe de l'ovule. 

10. Ovule grossi. 

1 1 . Pistils et stigmates. 

12. Ovaire ailé. 

i3. Section longitudinale de l'ovaire. 



BROMELIACEES. 



Prodromus Jlorae Peruvianx et Chilensis, Ruiz et 
Pavon. 

Les Broméliacées sont des plantes monocotylé- 
donées, quelquefois parasites, à souche vivace. Les 
feuilles alternes, engaînées à leur base, sont raides et 
ordinairement armées d'épines sur leurs bords. Les 
fleurs forment des épis écailleux ou des grappes et 
sont accompagnées d'une bractée souvent colorée; 
dans quelques espèces, elles sont terminales et soli- 
taires. Périanthe à six divisions bi-sériées, les inté- 
rieures pétaloïdes, contournées en spirales. Étamines, 
six. Ovaire infère à trois loges poly spermes; style 
terminé par un stigmate à trois divisions. Le fruit 
est ordinairement une baie à trois loges qui, quelque- 
fois, sont soudées entre elles, de manière à former un 
fruit composé, comme dans l'ananas; d'autres fois le 
fruit est sec et capsulaire. 

Obs. Les genres à ovaire libre ont été séparés de 
cette famille et ont formé celle des Tillandsiées. 

La nature du fruit, charnu ou capsulaire, a permis 
de diviser les Broméliacées en deux tribus, les Ana- 
nassées et les Pitcairniées. 



20 VOYAGE DE LA BONITE. 

Les Broméliacées sont, en général, remarquables 
par la beauté et l'élégance de leur feuillage, quel- 
quefois panaché de riches couleurs; leurs fleurs, 
ornées de brillantes bractées, sont d'un grand effet 
ornemental. 

Toutes les espèces figurées par Gaudichaud dans 
l'atlas de la Bonite se font remarquer par leur port 
admirable, la 'grandeur de leurs feuilles et le déve- 
loppement de leurs épis ou panicules florales. 

Les Quesnelia nifa, Chevalieria sphaerocephata et 
orna/a, Pironneava glomerata et platynema, Pothuava 
coma ta et spicata, les Vriesia et surtout le magnifique 
Pourretia coarclata sont des végétaux d'une haute 
valeur ornementale qu'il est à regretter de ne pas 
voir plus répandus dans les établissements scientifi- 
ques et serres de l'Europe. 

Les Broméliacées croissent, en général, parmi les - 
rochers et sur les vieux troncs d'arbres, à la manière 
des orchidées exotiques; elles sont pour la plupart 
originaires de l'Amérique tropicale. 

Quesptelia rufa (Billbergiées). PI. 54. 

Index. — 1 . Inflorescence. 

1. Feuille de grandeur naturelle. 

3. Fleur entourée de sa bractée. 

4. Une des pièces du périanthe munie de son éta- 
mine. 

5. Fleur vue par le dos de la bractée. 

6. Portion supérieure de la bractée. 



BOTANIQUE. 21 

7. Coupe transversale d'une anthère. 

8. Coupe longitudinale d'une fleur. 

9. Fleur. 

10. Stigmates. 

1 1 . Les mêmes déroulés. 

12. Étamine. 
i3. Anthère. 

14. Une loge coupée. 

i5. Anthère vue de trois quarts. 

16. Diagramme. 

17. Coupe transversale de deux loges anthérales. 

Chevalieria spilerocephala (/Echmées). Pi. 61. 

Index. — i. Inflorescence de grandeur naturelle. 

2. Feuille de grandeur naturelle. 

3. Anthère vue de profil. 
4- Stigmates. 

5. Sommité d'un stigmate. 

6. Coupe transversale du style. 

7. 8. Ovules. 

9. Jeune fleur. 

10. Diagramme. 

1 1 . Coupe de l'ovaire. 

12. Une des pièces du périanthe portant une éta- 
mine. 

i3. Fleur accompagnée de sa bractée. 

14. La même vue par la bractée. 

i5, 16. Coupes transversales de deux anthères. 

17. Anthère vue par le dos. 



VOYAGE DE LA BONITE. 



Chevalieria ornata (échinées). PL 62. 

Index. — 1 . Inflorescence de grandeur naturelle. 

2. Coupe transversale d'un ovaire. 

3. Fleur vue par la face dorsale. 

4. Fleur vue par la face ventrale. 

5. Coupe du style. 

6. Fleur coupée longitudinalement. 



8. Ovaire accompagné de la bractée. 

9. Une des pièces du périanthe munie d'une éta- 

10. Anthère vue par le dos. 

11. Étamine vue de profil avec une pièce du pé- 
rianthe. 

12. Base des étamines. 

12 (sic). Ovule coupé en long. 
i3. Ovule entier. 
14. La même figure que 12. 
i5. Jeune graine. 

16. Embryon. 

17. Embryon avec la gemmule. 

18. 19. Embryons grossis. 

PIHOIWEAVA GLOMERATA. PL 63. 

Iitoex. — i. Inflorescence de grandeur naturelle. 

2. Feuille de grandeur naturelle. 

3. Fleur accompagnée de sa bractée. 



BOTANIQUE. 23 

4. Fleur vue par sa face ventrale. 

5. Diagramme. 

6. Coupe longitudinale de la fleur. 

7. Une des pièces du périanthe accompagnée de 
deux étamines. 

8. Portion du style triangulaire. 

9. Coupe de l'ovaire. 

10. Ovules. 

1 1 . Un ovule isolé. 

12. Coupe d'une graine. 
i3. Embryon. 

i4 

PlRONTŒAVA PLATYNEMA. PI. 64. 

Index. — i. Portion d'inflorescence de grandeur 
naturelle. 

I. Feuille de grandeur naturelle. 

3. Fleur accompagnée de bractées. 

4. Fleur coupée. 

5. Stigmates. 

6. Coupe de l'ovaire. 

7. Loge ovulifère. 

8. 9. Ovules. 

10. Placentaire chargé d'ovules. 

II. Stigmates. 

\i. Coupe du style. 

1 3. Coupe supérieure du style à la naissance des 



14. Anthère. 



24 VOYAGE DE LA BONITE. 

i5. Filet dilaté. 

16. Le même vu par la face dorsale 

17. Étamine. 

18. Portion du périanthe ave( 

19. Anthère vue de profil. 

20. Anthère coupée transversalement 
ai. Pollen. 

22. Lobe du périanthe? 

G. TiLLArasiÉEs. Hexandrie monogynie. Type le 
Tillandsia, vulgairement nommé au Brésil Caraguata 
Ce genre renferme un très-grand nombre d'espèces; 



unes sont parasites, 



hampe 



_* 7 ^^ um une nampe 

flexueuse. Toutes ont les feuilles grandes, lancéolées 
radicales, engainantes; leurs fleurs sont accompa- 
gnées d une spathe et d'écaillés vaginales; 



i occu- 



pent le sommet de la hampe, tantôt rassemblées en 
épis, tantôt en grappes pyramidales. 



Hab. La presque totalité des 



espèces est originaire 



du continent américain équatorial 

Obs. Au Brésil, aux Antilles et au Mexique, les 
feuilles de Tillandsia bien rouies, bien lavées et bien 
frottées ou battues, forment un lin très-délié et très- 
propre à divers ouvrages de corderie 

Le Tillandsia recurvata de Linné est employé au 
Pérou contre les affections hémorrhoïdales. 



Tillandsia Kunthiana. Pi. 53. 
Ùéd. Kunth (K. S.). 

Index. — i . Inflorescence. 

2. Rameau avec fleurs. 

3. Fleur ouverte sans bractée. 

4. Section longitudinale de la fleur. 

5. Étamine. 

6. Pistil. 

7. Fleur dans sa bractée. 

8. Fleur séparée de la bractée. 

9. Bractée. 

10. Section de l'ovaire. 

11. Section de tube staminal. 

1 1 . Section transversale de la fleur. 

i3. Section d'anthère. 

14. Feuille du périanthe. 

i5. Feuille du périanthe avec étamines. 

16. Aspect du sommet du périanthe. 

17. Sommité grossie d'une division du périanthe. 

18. Ovule. 

19. 10, ai. Ovule avec filet. 

11. Aspect anatomique de la tige. 

a3. Section de la tige avec tissu vasculaire étalé. 

il\. Groupe d'étamines. 

POTHUAVA COMATA. Pi. Il 6. 

Index. — i . Inflorescence de grandeur naturelle 



26 VOYAGE DE LA BONITE. 

2. Feuille. 

3. Fleur accompagnée de sa bractée. 

4. Fleur dépouillée de sa bractée. 

5. Une des folioles du périanthe. 

6. Fleur correspondant à la figure 4, mais pli 
grossie. 

6'. Coupe longitudinale de la fleur. 

7. Coupe transversale de l'ovaire. 

8. Une pièce du périanthe munie de l'étamine et de 
écailles. 

9. Anthère. 

9' et 9". Etamines. 

10. Stigmate. 

1 1 . Stigmates étalés. 

12. Un des lobes stigmatiques. 
i3. Coupe du style. 

i4- Une des écailles du périanthe. 
1 5. Ovule entier. 
16. Ovule coupé. 

POTHUAVA SPICATA* PI. 117. 

Index. — 1. Inflorescence. 

2 et 3. Feuilles entières de grandeur naturelle. 

4- Fleur accompagnée de sa bractée. 

5. La même, sur laquelle on a coupé l'extrémité su- 
périeure des trois folioles externes. 

6. Fleur coupée en long. 

7. Portion de la même plus grossie. 

8. Bractée. 



BOTANIQUE. 27 

9. Foliole du périanthe avec une étamine et les deux 
cailles. 

10. Étamine et écaille. 

1 1 . Étamine vue de profil. 

12 et 1 3. Coupe transversale de l'anthère. 

14. Pollen. 

i5. Coupe du style. 

16. Coupe transversale de l'ovaire. 

17. Ovule. 



Vriesia conferta. Pi. 65. 
Déd. Vriese (G. H. de). 

Index* — i. Partie inférieure de l'inflorescence. 

2. Inflorescence. 

3. Fleur accompagnée et recouverte de sa bractée. 

4. La même dépourvue de sa bractée. 

5. La même vue sous une autre face. 

6. Portion du périanthe avec ses étamines. 
7 et 8. Étamines. 

9. Pistil. 

10. Ovaire coupé en long. 

1 1 . Ovaire coupé en travers. 

12. Graine coupée en long. 

Vriesia platynema. PL 66. 
Index. — 1. Plante et base de l'inflorescence. 
2. Inflorescence. 



23 VOYAGE DE LA BONITE. 

3. Fleur. 

4- Une pièce du périanthe avec son étamine. 

5. Anthère. 

6. Une des écailles du périanthe interne. 

7. Étamine vue par le dos. 

8. La même vue par la face. 

9. Une des pièces du périanthe munie de son éta 

10. Coupe de l'ovaire. 

1 1. Coupe transversale du même. 

Vriesia gracilis. PI. 67. 

Index. — 1 et 2. Plante et inflorescence de gran- 
deur naturelle. 

3. Fleur avec sa bractée. 

4- Fleur avec les trois divisions externes épanouies. 

5. Les trois divisions internes contournées. 

6. Une des divisions ouverte. 

7 et 8. Anthères vues par la face ventrale et dor- 
sale. 

9. Pistil. 

10. Style et stigmate. 

1 1 . Une loge de la capsule. 
ia. Coupe du pédicelle. 
i3. Groupe d'ovules. 

i4- Loges coupées en travers. 



BOTANIQUE. ' 29 

Vriesia incurvata. PI. 68. 

Index. — i. Portion de la plante de grandeur 
naturelle. 

2 et 3. Inflorescences. 
4- Fleur. 

5. La même plus grossie. 

6. Étamine. 

7. Pistil. 

Hab. Pérou, Antilles. 

Vriesia recurvata. Pi. 69. 

Index. — 1 et 1'. Plante et inflorescence de gran- 
deur naturelle. 

1 et 3. Fleurs accompagnées de leurs bractées. 
4. Périanthe réduit à ses folioles. 
5 et 6. Étamines. 

7. Pistil. 

8. Stigmate. 

9. Coupe longitudinale de l'ovaire. 

10. Coupe transversale de l'ovaire. 

1 1 . Ovule coupé. 

12. Ovule entier. 

Hab. Pérou, Antilles. 

Vriesia gigantea. PI. 70. 
Index. — 1 . Inflorescence de grandeur naturelle. 



30 VOYAGE DE LA BONITE. 

a. Feuille. 

3. Fleur munie de sa bractée. 

4. Fleur épanouie privée de sa bractée. 

5. La même avant son épanouissement. 

6. Foliole du périanthe avec la base d une étamine 
et deux appendices. 

7. Coupe de l'ovaire. 

8. Graine avec son testa chevelu. 

9. Portion de la même. 

10. Extrémité de nucelle avec l'embryon. 

PoURRETIA COARCTATA (Pl'eja). Pi. 4l, 42, 43 et 44» 

Déd. Le nom de Pourrelia fut donné, par Ruiz et Pa- 
von, à ces plantes en l'honneur de l'abbé Pourret. 

Hab. Chili (Valparaiso). 

Obs. Gaudichaud a voulu démontrer, dans ces 
quatre planches, que les tiges des Broméliacées ont 
deux causes d'accroissement en largeur. D'une part, 
les vaisseaux radiculaires isolés ou anastomosés; de 
l'autre, les vaisseaux radiculaires disposés en faisceaux 
ou racines périxylées. Le tissu cellulaire qui enve- 
loppe ces dernières se transforme assez promptement 
en épiderme cortical, en pulpe ou moelle extérieure, 
et en un corps épais, noir et très-dur, qui sert de pé- 
rixyle radiculaire (pi. 44, fig. 3 et 4). 

Les racines périxylées et adventives se forment, 



selon Gaudichaud , par les vaisseaux radiculaires ou 
ligneux qui descendent des bourgeons, et non, comme 
le soutiennent d'autres physiologistes, par des vais- 
seaux ascendants qui se forment dans les racines et 
montent dans la tige. 

La dissection faite, pi. 4a , fig. 3 et 4, a pour but 
de démontrer c 



Index des planches 4i, 4^, 43, 44. 

PI. 4i. — 1. Fragment de tige; feuille, sessile, 
striée, lanciolée, épineuse; fleur à étamines nom- 

2. Feuille de grandeur naturelle. 

3. Coupe du filet staminal. 

4- Section transversale d'une anthère. 

5. Coupe d'un ovaire stérile. 

6. Ovule coupé. 

7 et 7'. Sections en long et en large de l'ovaire. 



9. Pistil coupé en long. 
10 et 11. Anthères. 

12. Section de la fleur au-dessous des anthèi 
i3. Diagramme de la fleur. 
14 • Graine mûre. 

i5. Valve du fruit, face interne munie de s 
n. 
j 6 et 17. Valves du fruit, faces externes. 

18. Stigmate. 

19. Grains de pollen. 



VOYAGE DE LA ] 



PL [\i. Index. — i. Aspect général du Pourretia. 

2. Aspect de la tige naissante. 

3, 4 et 5. Aspect des vaisseaux radiculaires descen- 
dant des bourgeons pour former les racines périxy- 



Pl. 43. Index. — Formation, 
culaires anastomosés, de moelle qui se transforme vers 
l'épiderme en corps épais et dur formant le périxyle 
radiculaire. 

Aspect de la tige ouverte, fig. i et 2, et aspect exté- 



Pl. 44. Index. — Fig. 1 et 2. Aspect de l'accrois- 
sement de la tige par vaisseaux radiculaires disposés 
en faisceaux. 

Fig. 3. Formation de la moelle ou pulpe autour 
des vaisseaux. 

Fig. 4. Moelle formée et durcie contre l'épiderme. 

GaRRELIA ENCHOLIRIOIDES. Pi. Il5. 

Index. — Comme dans l'espèce précédente, la tige 
naissante porte des feuilles striées, fortement épi- 
neuses, qui s'épanouissent en gerbe au pied du stîpe, 



1. Tige avec fleurs. 

3. Aspect d'un rameau en floraison. 

4. Fleur fermée. 

5. Fleur épanouie. 



BOTANIQUE. 


6. Aspect des étamines. 

7. Une division du périanfhe. 


8, 9 et 10. Aspect d'anthères. 
il. Pistil. 


12. Section du pistil. 

i3. Section du style pistillaire. 

14. Ovule. 


i5. Graine formée. 


16. Diagramme. 



Bowitb. — Botanique. — T. III. 



CAPPARIDÉES. 



Observations sur la famille des Capparidées, Cam- 
bessèdes. — Prod., de Candolle, t. I. 

Les Capparidées, qui sont des plantes herbacées, ou 
des arbrisseaux, se placent entre les Crucifères et les 
Sapindacées. Elles se rapprochent des premières par 
leurs semences attachées aux parois du fruit, et des 
secondes par l'embryon, le calice et la corolle. 

Les caractères généraux sont : feuilles, alternes, 
simples ou digitées; fleurs à 4 sépales et 4 pétales, 
tantôt terminales en forme d'épi ou de grappe, tantôt 
axillaires et solitaires ; le fruit poly sperme est sili- 
queux ou présente une baie uni-loculaire; les semences 
sont réniformes. 

Les espèces de cette famille sont nombreuses. La 
principale est le Capparis observé par Linné comme 
type. C'est un arbrisseau sarmenteux à feuilles alternes 
et simples ; à fleurs grandes, blanches, chargées d'un 
grand nombre d'étamines (jusqu'à cent cinquante dans 
les espèces cultivées). Ces fleurs donnent naissance à 
une baie sphérique ou ovale, quelquefois allongée en 
forme de silique ou de cylindre, contenant beaucoup 
de graines réniformes fixées dans une cloison et insé- 
rées dans la pulpe. 



3 G VOYAGE DE LA BONITE. 

Le Capparis spinosa, cultivé dans les départements 
des Bouches-du-Rhône et du Var, est originaire d'Ionie. 
11 fournit la câpre comestible qui est le bouton de la 
fleur. Le câprier est aussi cultivé avec succès en 
Espagne; la câpre qu'il produit est sans tige et assez 
grosse. On ne laisse généralement venir le fruit que 
pour la graine; mais, quelquefois cependant, on le 
confit comme la câpre dans le vinaigre sous le nom 
de cornichon- câpre. On répand aussi dans le com- 
merce de fausses câpres. Telles sont la câpre dite 
capotie, qui provient de la capucine du Pérou, et la 
câpre de genêt, qui est tout simplement le bouton 
du jasmin ou du genêt sauvage. Ces dernières se con- 
fectionnent surtout en Allemagne pour les pays du 
INord. 

Le câprier cultivé perd sa tige en hiver, et il en re- 
pousse une nouvelle au printemps. 

Les Capparis non cultivés sont originaires des cli- 
mats chauds. Le C. ovata, de Desfontaines, est origi- 
naire de Barbarie; le C, orientait*, de Bélon, qui est 
sans épines, abonde sur les rochers de la Syrie et de 
l'île de Crête. De belles espèces se trouvent aussi à 
Majorque et à Tunis. Le Capparis des Sandwich, dont 
Gaudichaud donne le dessin, a été observé la pre- 
mière fois par de Candolle. 

Capparis Sandwichiana (De Candolle). Pi. 55. 
Hab. Iles Sandwich. 
Desc. De Candolle résume ainsi dans son Pro- 



BOTANIQUE. 37 

dromus les caractères généraux de cette espèce de 
Capparis. Le tronc est faible , lisse et peu élevé ; les 
feuilles sont elliptiques, simples, alternes ; la fleur est 
grande, à 4 pétales; le fruit est en forme de silique, 

fortes côtes; il contient une grande quantité de 
graines nichées dans la pulpe. Les graines sont réni- 



Index. — i. Tige avec fleur et fruit. 
i. Embryon. 

3. Graine entière. 

4. Graine coupée. 

5. Étamine. 

6. Poil staminal. 

7. Coupe de l'anthère. 

8. La même. 

9. Anthère vue de face. 

10. Anthère vue de dos. 

11. Pollen. 

12. Jeune fruit. 

i3. Aspect du fruit vu en dessus. 
14. Sommet du fruit vu de côté. 
1 5 et 16. Divisions externes du calic 

17. Un des pétales. 

18. Autre pétale. 

19. Pétales supérieurs. 

20. Section du fruit. 

ai. Section transversale de l'ovaire. 
22. Ovule. 



; DE LA BONITE. 



Beautempsia avicennlefolia. PI. 56. 

Index. — i. Rameau. 

2. Jeune fleur. 

3. Faisceau d'étamines. 
4- Jeune fruit. 

5. Bouton vu de face. 

6. Pollen. 

7,8,9. Anthères sous différents aspects et coupées 
à la base. 

10. Section transversale dune anthère. 

11 et 14. Ovules. 

12. Section transversale de l'ovaire. 

i3. Pistil etétamines. 

i5. Section longitudinale de l'ovaire. 

16. Coupe d'un fruit et de deux graines. 

17. Coupe d'un ovule naissant? 

19. Embryon. 

20. Ovule. 
ai. Embryon. 

Destrugesia scabrida. PJ. 57. 

Index. — 1. Rameau avec feuille et fruit de gran- 
deur naturelle. 

2. Groupe d'étamines et ovaire. 

3. Un pétale. 



BOTANIQUE. | 

4. Anthère vue de face. 

5. Pollen entier, et grain émettant son tube pollé 
nique. 

6. Etamine. 

7 . Section de l'anthère. 

8. Etamine avec les écailles. 

9. Diagramme. 

10. Coupe de l'ovaire. 

1 1 . Coupe du fruit. 

12. Graine. 

i3. Ovule coupé. 
i4- Graine coupée. 
i5. La même dépouillée de son tégument. 

16. La même grossie. 

17. Graine. 

18. Embryon. 

19. Un des cotylédons. 

20. Embryon avec les cotylédons dépliés, 
a 1 . Embryon vu de profil. 



FOUGERES. 



Mémoires sur la famille des Fougères ( 1 844" ï 8 54) et 
révision des publications antérieures sur les Fougères 
(i 854- 1 857), Fée - — A centurj of Ferns(i 854), Garder 
Ferns (1864), et The British Ferns (1864), Hooker. — 
The Ferns of Greal B ri tain , Moore. — Traité des 
Fougères de ï Amérique, Plumier. — Herbarium /torse 
Brasiliensis, de Martins. 

Les Fougères sont des plantes vivaces, à rhizomes. 
Les frondes, alternes, sont roulées, dans le premier 
âge, en forme de crosse d'évêque. La fructification 
consiste en sporules placées dans des conceptacles 
(capsules ou thèques) qui siègent à la face inférieure 
des frondes. Les fruits ne sont jamais placés sur les 
nervures mêmes; ils en sont séparés par une couche 
de cellules. 

Gaudichaud a attaché une grande importance à la 
disposition des faisceaux vasculaires dans les pétioles 
des frondes, ainsi qu'à la structure des écailles qui 
les couvrent, pour fonder ses caractères généraux. — 
Ses idées ont été exposées dans la partie botanique 
du voyage de lUranie. 



42 VOYAGE DE LA BONITE. 

G. Blechnum. — Les caractères généraux du genre 
Blechnum sont : capsules disposées en une ligne 
continue de chaque côté de la nervure moyenne, re- 
couverte par un tégument également continu et qui 
s'ouvre en dedans; fronde fertile semblable aux 
frondes stériles. 

Blechnum (Sadleria) squarrosum. PL 2. 
Blechnum Souleyetiawum. PL 1 et i34. 
Blechnum Kaulfussianum. PL 78. 

Syn. — Cjatheoides, Klfs. — Blechnum Fontaines- 
sianum, Borq. — Sadleria pallicha, Hooker et Arnott. 
— Blechnum pallidum, Brack. 



Les caractères principaux de l'espèce Sadleria de 
Hoock et Arn. sont : Sores étroites sur une ligne con- 
tinue de chaque côté de la nervure moyenne; récep- 
tacle élevé croisant les nervures ; nervures profondes, 
foncées, simples ou fourchées; tige de 60 à 65 cen- 
timètres de hauteur, solide, arborescente; frondes 
uniformes, pinnatifides. — La capsule est plus dure 
et plus persistante que celle des autres Blechnum. 



dex. — 1 . Fronde. 
Fragment de pinnule vu en dessus. 



3. Capsule. 

4- Capsule vue par le dos. 

5. Section transversale d'une sore. 

6. Section d'une sore. 

Blechintim Souleyetianum. PL 2 et i34. 

broEx (PI. 2). 7 et 8. Fragments de pinnule. 
(PI. i34) 1. Aspect de la tige. 
2 et 3. Frondes de grandeur naturelle. 
4- Fronde stérile. 

5. Fronde fertile. 

6. Section de la tige. 

7. Capsule. 

Blechnum Kaulfussianum. PI. 78. 

Déd. Kaulfuss (G. -F.) 

Aspect de la plante et de son rhizome. 
1. Capsule. 

2 et 3. Sections de la tige au collet. 
4. Fronde fertile. 

Drywaria (Pstgmium) Proustiana. PI. 3. 

Stn. Aglaormorpha, Schott, Gen. Fil, t. XIX. — 
Polypod.flabelliferum, Goldm. — Psygmium e/egans, 



uesc. voici les principaux caractères que Hooker 
donne au genre Psygmium à laquelle Gaudichaud 
rattache ce Drynaria : tronc très-fort, couvert d'é- 
cailles épaisses, soyeuses et brillantes. Frondes larges, 
sessiles, rugueuses. Les frondes fertiles atteignent une 
longueur de 2 5 à 3o centimètres, tandis que les 
frondes stériles ne dépassent pas dix centimètres. La 
circonférence de la base mesure de i5 à 18 centim. 

Obs. Le Drynaria Proustiana diffère des autres Dry- 
naria par la construction terminale de ses frondes 
fertiles. 



Index. — Fronde de grandeur naturelle, 
i. Fragment d'une pinnule vu en dessous. 

2. Jeune sporange. 

3. Sporange ouvert et vide. 
4- Pointe de fronde fertile. 

Elaphoglossum (Olfersia) reticulatum. PI. 79. 

ELAPHOGLOSSUM (OLEERSIA) PELLUC1DUM. PI. 79. 

Elaphoglossum (Olfersia) alatum. PL i35. 

Stn. -Acrostichum {Chrjsodium) reticulatum, Klfs. 
- Hjmenadium, Moore. - Hjmenaduun crassifo- 
'u//i, Fée. 



Hab. Sandwich, Islande. 



ELAPHOGLOSSUM RET1CULATUM. Pi. 79 (i à 4). 

Index. — i. Plante, fronde fertile et fronde stérile. 

2. Section de la tige. 

3. Capsule. 
4- Sore. 

Elaphoglossum pellucidum. PI. 79 (5 à 7). 

Index. — Aspect de la plante, deux jeunes frondes 
et fronde fertile. 

6. Section de tige. 

7. Capsule. 

Elaphoglossum alatum. Pi. i35. 

Index. — 1. Fronde de grandeur naturelle. 
1. Jeune fronde. 

3. Tronc. 

4. Section de tige. 

5. Capsule. 

U Acroslichum reliculatum de Kaulfuss, décrit par 
Hooker (Species Jilicum, t. I, p. 267), se distingue par 
un tronc épais, très-court (de 4 à 6 centimètres), 
noueux et presque tubéreux. Ce tronc est entouré 
d'une soie épaisse, lancéolée, écailleuse. La côte est 
très-épaisse sur le dos de la fronde. Les nervures sont 
obscures, souvent anastomosées. La tige n'a qu'une 



4u VOYAGE DE LA BONITE. 

seule fronde fertile, très- rugueuse, de 8 à ia centi- 
mètres de long sur i à 3 de largeur. Les frondes 
stériles sont plus longues, elles atteignent de io à 
i6 centimètres, mais quant à la forme elles ressem- 
blent à la fronde fertile. 

Ces caractères sont analogues à ceux des trois 
espèces ci-dessus; de plus, la disposition des sporules 
qui sont répandues sur la fronde, sans tégument, est 
un caractère du genre Acrostichum. Mais Gaudichaud 
ayant séparé ces trois plantes sous la dénomination 
Olfersia, nous avons suivi cette distinction. 

G. Asplenium. Ce genre se distingue par la dispo- 
sition des capsules en groupes linéaires, parallèles aux 
nervures secondaires. Elles sont recouvertes par un 
tégument qui naît latéralement de ces nervures et 
s'ouvre en dedans par rapport à la nervure prin- 

Hab. Les belles espèces d'Aspléniées se rencontrent 
en Amérique, à la Nouvelle-Hollande et dans les îles 
de la mer du Sud . V Asplenium arborum de Willdenow, 
qui atteint jusqu'à trois mètres de haut, est originaire 
de la province de Caracas (Am. Mér.). 

Quelques espèces sont indigènes des contrées 
chaudes de l'ancien continent. Telles sont \'J. uï- 
chomanes qui pousse dans les vieilles murailles et 
VJ. marinum, qui, comme son nom l'indique, tapisse 
les rochers des bords de la mer. 



BOTANIQUE. 4Î 

CvENOpteris de Bergius), a été réuni au genre Asplé- 
niées par Richard Brown, par suite des observations 
qu'il avait faites pendant son séjour à la Nouvelle- 
Hollande. Runth et Brongniart ont adopté cette opi- 
nion, qui est généralement admise. Le Darea n'offre 
d'ailleurs de différence avec l'Asplenium que par les 
lobes plus prononcés de ses pinnules. 

Déparia? proltfera. Pi. 80. 

Raulfuss, qui a le premier décrit cette plante, avait 
dit que son rachis est prolifère ; Hooker, dans les spé- 
cimens qu'il examina, n'avait pas, dit-il (Sp. fil.,* 
tome I, pag. 85), remarqué ce caractère. Gaudichaud 
confirme l'opinion de Rlfs. 

Syn. Dicksonia macraci, Hooker et Greville. — 
Dicksonia, Rlfs, En. Fil. — Déparia proliféra, Hooker, 
Sp.fiL, t. I, p. 85. 

Hab. Oahu, Owyhée. 

Desc. Les caractères du Déparia proliféra résumés 
par Hook. sont : fronde ample, bi? - pinnée, mem- 
braneuse, glabre, formée de pinnules opposées, oblon- 
gues, et fortement pinnatifide au sommet. Les seg- 
ments des pinnules sont distants, oblongs et en- 
tièrement obscurs quand la fronde est desséchée. 
Les involucres se trouvent sur de courtes dents 
presque patériformes sur les deux côtés du segment 



VOYAGE DE LA BONITE. 

son sommet. Les ner 



sont simples. 



Index. — i. Tige avec rhizome et section au collet. 

2. Fronde de grandeur naturelle. 

3. Section agrandie du rhizome au collet. 

5. Section agrandie de la tige également au collet. 

6, 7 et 8. Pinnules de frondes fertiles et disposi- 
tion successive des sores. 

9. Capsule. 



G. Adiantum. Les Adiantum sont 



i-remarqua- 



bles par l'élégance de leurs pinnules. Ces pinnules 
n'ont point de nervure médiane; elles sont générale- 
ment minces et translucides. Les nervures partent 
sous forme de rayons de la base de la feuille et se 
divisent plusieurs fois sans jamais s'anastomoser. Les 
frondes que composent ces pinnules sont rarement 
simples. Les capsules, entourées d'un anneau élas- 
tique, sont réunies en groupes linéaires ou arrondis 
à l'extrémité des pinnules; elles sont recouvertes par 
un tégument formé par le bord replié de la pinnule 
et insérées sur la face inférieure de ce même tégu- 



dedans : 



nervures qui « 



continuent. La tige des Adiantum est lisse et luisante, 
presque toujours grêle. La forme générale des feuilles 
de ces plantes est cunéiforme, rhomboïdale ou Ju- 
nulée avec élégance. 

Les espèces exotiques se trouvent au Canada, aux 
Antilles, au cap de Bonne-Espérance. 



Les Adiantum cultivés en Europe se trouvent en 
Espagne, en Italie, en France, en Ecosse; ils sont 
vulgairement connus sous le nom de Capillaires. 

L'Adiante du Canada [Adiantum pedatum) est si 
commun dans ce pays et dans presque toute l'Améri- 
que septentrionale, qu'on l'employa longtemps comme 
foin pour les emballages. Depuis, on a reconnu que 
sa feuille, cueillie très-verte, était la meilleure et la 
plus parfumée qu'on puisse employer pour le sirop 
anti-catarrheux, dit Sirop de Capillaire. Les tiges sont 
toujours très-grêles, mais elles atteignent jusqu'à un 
mètre de longueur. 

Le meilleur capillaire d'Europe est celui obtenu 
par X Adiantum Capillus Feneris, qui naît dans les 
environs de Montpellier. 

Adiantum Alarconianum. Pi. 99. 

Index. — - Tiges avec rhizome. — Fronde fertile 
de grandeur naturelle. 

2, 3, 4- Formation successive des sores. 

5. Formation du tégument par le bord replié de la 
pinnule. 

6. Aspect des sores avec tégument formé. 

7. Sores dans le tégument déroulé. 

8. Capsule ouverte. 

9. La même vue de dos. 

10. Graines. 

G. Acrostichum. Dans ce genre, comme dans celui 

Bokith. — Botanique. — T. III. 4 



SO VOYAGE DE LA BOiNITL. 

des Adiantum, les capsules sont entourées d'un an- 
neau élastique, mais elles sont disposées sur toute 
la surface inférieure de la fronde sans être recou- 
vertes par aucun tégument. Les nervures sont géné- 
ralement anastomosées d'une manière irrégulière; 
dans quelques espèces elles sont dichotomes, et quel- 
quefois simples. Les Acrostichées varient d'ailleurs 
beaucoup sur tous les rapports de structure et de 
taille. La fronde est le plus souvent simple et plus ou 
moins lancéolée {Lingua cejvina) ; ou irrégulièrement 
lobée à son extrémité {Acrostichum alcicornè)-, ou 
enfin pinnatifide, comme dans les espèces ci-après 
de Gaudichaud. 

Hab. Un très-petit nombre des espèces du genre 
Acrostichum croissent au-delà des Tropiques; elles 
appartiennent alors à l'Amérique septentrionale, à la 
Nouvelle-Hollande ou au cap de Bonne-Espérance. 
La généralité des espèces se trouve dans les contrées 
chaudes des deux continents, mais principalement 
en Amérique. 

LACAUSSADEA MONTANA. Pi. II 8. 

Index. — i. Aspect de la plante avec son rhizome. 

2. Fronde fertile et fronde stérile de grandeur natu- 
relle. 

3. Aspect des écailles de la tige. 
4- Section agrandie de la tige. 

5. Capsule. 



Lacaussadea appendiculata. Pi 



Index. — i. Aspect de la plante avec son 
fronde fertile et fronde stérile. 

2. Fronde de grandeur naturelle. 

3. Aspect de la tige. 

4- Section de la tige avec les écailles. 
5 et 6. Écailles de la tige. 
7. Capsule. 

Lacaussadea rhizophtlla. PI. iao. 



Index. — 1 . Aspect de la plante 

2. Aspect de la tige. 

3. Fronde de grandeur naturelle 

4. Section de la tige. 

5. Capsule. 

6. Écaille de la tige. 



JOINVILLACÉES. 



Dfd. Le genre Joinvillea a été dédié par Gaudi- 
chaud à S. A. R. Monseigneur le prince de Join- 
ville. 

Les deux plantes (fig. 39 et 4o) étaient considérées 
par Gaudichaud comme devant former un nouveau 
genre et même le type d'une nouvelle famille. La pre- 
mière espèce (/. elegans) avait été recueillie par lui 
en fruit seulement, et la seconde (/. ascendcns), sans 
fleur ni fruit, était rapportée à ce genre d'après ces 
caractères de végétation. Ces plantes, conservées par 
Gaudichaud pour la rédaction de son texte de Y Atlas 
du voyage de la Bonite, ne se sont pas retrouvées dans 
ses collections, et l'on ne sait pas même dans quelle 
localité il les avait recueillies (A. Brongniart, Bulletin 
de la Société' botanique de France , séance du 10 mai 
1864). 

Mais, depuis quelques années, les collections reçues 



au Muséum ont permis d'étudi 


er assez complètement 


ce genre remarquable, et le b 


aémoire de M. Bron- 


gniart nous fournit les détails 


suivants que nous co- 


pions presque textuellement poi 


îr leur laisser tout leur 


mérite. 





L'herbier formé aux îles Sandwich par M. Rémy 
renfermait des échantillons en très-bon état d'une 
plante que l'ensemble de ses caractères rapportait évi- 
demment au genre Joinvillacées. Les plantes de la 
Nouvelle-Calédonie, envoyées par M. Pancher et par 
M. Vieillard au ministre de la marine, comprenaient 
aussi une autre espèce de ce même genre qui a paru 
identique avec le /. elegans de Gaudichaud. M. Bron- 
gniart ne doute pas que l'espèce des îles Sandwich 
ne soit le J. ascendens, espèce dont Gaudichaud n'a- 
vait vu que de jeunes tiges portant les premières 
feuilles. 

Ces deux plantes étant en fleur et en fruit, il a été 
facile de compléter et de rectifier quelques-uns des 
caractères indiqués sur les figures de Gaudichaud. 

La fleur, ainsi que Gaudichaud l'avait vue, par suite 
de la persistance des enveloppes florales à la base du 
fruit, est formée d'une rangée interne de trois pétales, 
plus petits que les sépales dans le /. elegans, et de 
même longueur dans le /. ascendens , mais toujours 
secs, scarieux, et rappelant ainsi la fleur d'un jonc. 
Il y a six étamines égales entre elles , à filets assez 
courts, opposées aux divisions du périanthe, à anthè- 
res elliptiques, introrses; le pistil offre un ovaire à 
trois loges, surmonté de trois stigmates allongés, li- 
néaires, divergents, papilleux jusqu'à leur base sur 
leur face interne. Gaudichaud, n'ayant observé que 
des fruits dont les stigmates s'étaient détachés, a re- 
présenté comme des stigmates courts et sessiles les 
bases seules persistantes de ces organes. 



Gaudichaud avait observé le caractère important des 
ovules, qui consiste en ce qu'ils sont solitaires et sus- 
pendus au sommet de chaque loge, et qu'ils sont 
orthotropes, leur micropyle étant à l'extrémité infé- 
rieure; double caractère qui éloigne ces plantes des 
Joncées pour les rapprocher des Restiacées. 

Le péricarpe du fruit est charnu et renferme deux 
ou trois graines sphériques ou aplaties sur leurs faces 
internes; leur testa, solide et crustacé, est marqué de 
rides transversales très-prononcées, et montre à son 
extrémité supérieure le hile et la chalaze, et, vers 
l'extrémité inférieure, un disque lisse, arrondi, qu'on 
peut séparer du reste du tégument, et formant un em- 
bryotége qui doit évidemment se soulever lors de la 
germination. 

L'intérieur de la graine est presque entièrement 
occupé par un périsperme farineux, dont les cellules 
remplies de fécule se désagrègent facilement. 

La structure de l'embryon paraît absolument sem- 
blable à celle des Restiacées, des Xyridées et des 
Ériocaulonées. L'embryon figuré sur la planche de 
Gaudichaud est surmonté d'un appendice en éven- 
tail en cône renversé et formé de cellules rayon- 
nantes. 

M. Brongniart, faisant remarquer que le genre Fla- 
gellaria a été placé par erreur à la suite des Joncées, 
se rapprochant bien plus par ses caractères des Join- 
villea, a proposé de former le groupe des Flagella- 
riées, comprenant les deux genres Flagellaria , de 
Linné, et Joinvillea, de Gaudichaud. 



VOYAGE DE LA BONITE. 
JoiNVILLEA ASCENDENS. PI. 3o, et 4c 



Syn. Flagellaria (Chortodes) plicata, Hook. Jour- 
nal de bot., i855. 

Hab. Nouvelle-Calédonie. 

Index. — i. Base de la tige et de l'inflorescence. 

2. Base d'une feuille pour montrer les ligules qui 
accompagnent le sommet de la graine. 

3. La même vue de face. 

4- Extrémité d'une jeune feuille. 
5 et 6. Disposition des plis de la feuille et plis vus 
par la face supérieure et inférieure. 

JOINVILLEA ELEGANS. Pi. 3o, et 4o. 

Hab. Iles Sandwich, Hawaie, Oahu, Mani et Mo- 
lakaï. 



Index. - 7 . Sommet d'une tige munie de son in- 
florescence. 

8. Feuille de grandeur naturelle vue de profil. 

9. Graine vue par le dos. 

10 et 11. Disposition des plis de la feuille et plis 
vus par la face supérieure et inférieure de la feuille. 
ia. Jeune fruit de grandeur naturelle. 
i3. Le même très-grossi. 



BOTANIQUE. 67 

i4- Le même dépouillé de son calice. 
i5. Graine. 

16. Embryon. 

17. Section longitudinale du fruit. 

18. Coupe transversale d'un fruit à trois graines. 

19. Stigmates. 

20. Fruit sur lequel une seule graine s'est déve- 
loppée. 

ai. Ovule. 

22. Fruit correspondant à la fig. 20. 

23. Fleur. 

25. Embryon avec son cotylédon aplati. 

26. Portion du même. 



LEGUMINEUSES. 



CÉSALPINÉES. 

G. Cassia. Plantes herbacées ou arbrisseaux à 
feuilles paripennées; calice à 5 sépales, caduques; 
corolle à 5 pétales inégaux, les inférieurs plus grands; 
dix étamines, dont trois inférieures, plus longues, 
sont munies d'anthères arquées, les quatre latérales 
ont les anthères plus courtes, et les trois supérieures 
stériles. Ovaire sessile ou stipité, multiovulé. Gousse 
cylindrique ou comprimée, à une loge ou à logettes 
transversales. Graines comprimées, albuminées. 

N. B. Voir : Histoire nal. et méd. des Casses, par 
Colladon; — Voyage dans la Haute-Egypte, par 
Nectoux. 

Hab. Guyane, Pérou, Jamaïque, Barbades, Virginie, 
Egypte, Afrique tropicale. 

Cassta Brongnartii. Gaud. PL 10. 

Index. — Rameau avec feuille, fleur et fruit, 
i . Fleur épanouie vue par le dos. 
i. Fleur épanouie vue de face. 



60 VOYAGE DE LA BONITE. 

3. Pétale. 

4 et 5. Etamines, avortées ou stériles. 
6 et 7. Etamines latérales. 

8, 9, 10. Grandes etamines fertiles vues de face, 
de profil ou de dos. 

11, ii 7 . Podogyne ou support de l'ovaire. 

12. Pollen. 

i3. Ovaire velu. 

i4- Extrémité du stigmate. 

i5. Gousse ouverte. 

16, 17, 18. Graines vues sous différentes faces. 

1 9. Graine coupée en long. 

*° (?) 

ar. Graine coupée en travers pour montrer l'albu- 
men au centre duquel se trouve l'embryon. 
11. Portion de tégument de la graine. 
a3. Portion du tissu réticulaire de l'albumen. 
i(\. Graine en germination. 

2 5. Jeune plante avec ses deux premières feuilles 
séminales opposées. 

26. Portion de la même plus grossie. 



LOBELIACEES. 



Les Lobéliacées, primitivement considérées comme 
une tribu des Campanulacées, ont été érigées en fa- 
mille par C. Richard. Cette séparation a été générale- 
ment adoptée par tous les botanistes, en raison de 
l'importance des caractères différentiels. 

Les Lobelia sont herbacés ou frutescents, souvent 
laiteux, à feuilles simples, alternes ou radicales, à 
inflorescence le plus souvent disposée en grappes 
ou en épi terminal. Le calice est monophylle, à cinq 
dents légèrement inégales; la corolle est monopétale, 
à limbe comme labié, partagé en cinq divisions iné- 
gales. Cinq étamines plus ou moins cohérentes, en 
forme de cylindre et surmontées par des anthères 
oblongues. Ovaire plus ou moins libre, ovale ou tur- 
biné, surmonté d'un style aussi long que les éta- 
mines, à stigmate obtus légèrement bispide et bilobé. 
La capsule qui succède est ovale, couronnée par les 
dents du calice et partagée en deux ou trois loges 
contenant des semences nombreuses, menues, blan- 
châtres et portées sur deux réceptacles naissant du 
milieu de la cloison. 

G. Lobelia. Créé par Linné (Monandrie monogynie) 



62 VOYAGE DE LA BONITE. 

en l'honneur de Mathieu de Lobel. Le plus grand 
nombre des espèces appartient à l'Amérique et à 
l'Océanie. L'Europe n'en comptait il y a quelques 
années que quatre espèces, mais beaucoup peuvent 
s'y acclimater. Ce sont les caractères du Lobelia de 
Linné qui déterminent ceux ci-dessus décrits des 
Lobéliacées. 

V. Mémoires sur les Lobéliacées, de Candolle (1839), 
— et Prod., vol. Vil, p. 386. 



Lobelia Gaudichaudii. PL 45. 



Hab. Asie, Australie. 

Index. — 1. Tige. 

2. Rameau avec fleurs et fruits. 

3. Ovaire et style. 

4. Partie de l'ovaire non infère. 

5. Section longitudinale de style 



7. Section transversale de style. 

8. Filets des étamines réunis en tube, surmontés 
de leurs anthères. 

9. Section d'une anthère. 

10. Section transversale de l'ovaire 

1 1 . La même du fruit. 

12. Section longitudinale de l'ovaire. 
i3, i4, i5. Formation successive de l 
16. Partie inférieure de la graine. 



BOTANIQUE. 

17. Graine avec embryon. 

18. Embryon. 



Lobelia Macrostachys (Hooker et Arnott). 
PI. 46. 



Hab. Iles Sandwich. 



Stn. Delissea macrostachys, Presl. — D. pinnati- 
fida, Presl. — Lobelia pinnatifida, Chamiss. — Rol- 
landia pinnalifida, G. Don. 

Index. — 1 . Rameau avec fleurs. 

I. Feuilles de grandeur naturelle. 

3. Fleur grossie. 

4. Jeune fleur. 

5. Stigmate. 

6. Le même agrandi. 

7 . Section transversale des anthères. 

8. Une partie de la même section agrandie. 

9. Anthères de profil. 

10. Portion supérieure de deux anthères. 

I I . Poils du sommet de l'anthère. 
12. Le même très-grossi et coupé. 
i3. Pollen. 

14. Section transversale de l'ovaire. 
i5. La même agrandie. 

16. Ovules. 

17. Section longitudinale complète d'un bouton à 
fleur avec ses étamines, son style, et l'ovaire. 



VOYAGE DE LA BONITE. 



Delissea Clermontioides. PI. 47* 
Syn. Lobelia Clermontioides. 



Index. — i . Rameau avec fleurs. 

2. Section complète longitudinale d'un bouton ; 



3. Tube 

4. Style. 



6. Stigmate jeune. 

7. Coupe transversale d'un ovaire. 

8 . Coupe transversale d'un fruit. 

9. La même vue de face. 

10. Graine coupée en travers. 

1 1. La même entière. 
12 et 1 3. Graine. 

i4- La même coupée en long. 

i5 

16 et 17. Bords des feuilles pour montrer la termi- 
>aison des dents. 

Delissea Kunthiaha. Pi. 77. 

Syn. Lobelia Kunthiana. 

Index. — Rameau de grandeur naturelle. 

1. Fleur. 

2. La même coupée en long. 

3. Tube staminal. 



BOTANIQUE. 65 

4. Stigmate. 

5. Extrémité d'un lobe de la corolle. 

6. Section transversale de l'ovaire. 

7. Ovule. 

8. Pollen. 

CLERMONTIA MACROCARPA. Pi. 49. 

S™. Lobelia Grandiflora. Gaud. L. Kakeana, 
Meyen. 

Hab. Iles Sandwich. 

Index. — i, Rameau muni de fleurs et de fruits. 

2. Graine coupée en long. 

3. Section transversale d'un fruit. 
4 et 5. Graines. 

6 et 7. Les mêmes plus grossies. 

8. Coupe transversale d'un fruit. 

9. Graines entourées d'une partie du tissu placen- 



ROLLANDIA DeLESSERTIANA. Pi. 75. 

Déd. Delessert (François). 

Index. — i . Rameau de grandeur naturelle, 
a. Fleur. 

3. Fleur coupée en long. 

4. Tube staminal. 

5. Section transversale de l'ovaire. 

Bosite. — Botanique. — T. III. 5 



I VOYAGE DE LA BONITE. 

ROLLANDIA HUMBOLDTIANA. Pi. 76. 

Hab. Iles Sandwich. 

Index. — i . Rameau de grandeur naturelle. 

2. Fleur. 

3. Section longitudinale de la fleur. 

4. Section longitudinale de l'ovaire normal. 

5. Coupe transversale de l'ovaire à une seule loge 



6. Tube ! 

7, 8 et 9. Stigmates à différents états de développe- 



Scevola glabra (Hooker et Arnott). PI. 48. 



Stn. Scœvolse, R. Brown, Prod. Sect. V e . — Crosso- 
)ma, G. Don. gen. syst. — Pogonetes, Lindl. , nat. 



Index. — r. Rameaux de grandeur naturelle. 

1. Fleur grossie. 

3, 4 et 5. Sommet des lobes de la corolle. 



7. Section d'une anthère. 

8. Section longitudinale de l'ovaire. 
q. Pollen. 



BOTANIQUE. 

10. Une des lignes longitudinales de 1 
die et coupée pour montrer le mode d' 

1 1. Section transversale de l'ovaire. 

12. Stigmate de profil. 
i3. Le même vu de face 



MALPIGHIACEES. 



Plumier a changé le nom de Moureiller, que por- 
tent, aux Antilles, des plantes ligneuses de l'Amérique 
du Sud, en donnant au genre qu'elles composent, dans 
la Décandrie trigjnie, le nom du célèbre Malpighi. 

Cette famille est composée d'arbres et arbrisseaux 
dycotylédonés, très-rameux, souvent sarmenteux , et 
grimpants. Les troncs s'élèvent , dans les grandes 
espèces, jusqu'à 3o mètres de hauteur. 

Les caractères généraux des Malpighiacées peuvent 



sions, persistant ; cinq pétales, plus ou moins frangés, 
onguiculés, insérés au disque sous l'ovaire; les éta- 
mines, fixées de même, alternent avec les pétales et les 
divisions calicinales; anthères obrondes; ovaire libre, 
simple ou trilobé, surmonté de trois styles, avec trois 
à six stigmates; fruit à trois capsules, ou à une seule 
triloculaire, avec large monosperme; embryon sans 
périsperme , à radicule droite , ascendante , à lobes 
droits ou repliés à la base. 

Hab. Les Antilles, la Martinique, Cayenne. 



™ VOYAGE DE LA BONITE, 

grand soin dans son ouvrage : Monographie de la fa- 
mille des Malpighiacées (in-4°, 1 844). 

Note géographique sur les Malpighiacées. 

Les Malpighiacées sont des plantes tropicales. Leur 
vraie patrie , dit Ad. de Jussieu {Arch. du Muséum, 
t. III), paraît être le Brésil, tant elles se font remar- 
quer par leur nombre et leur variété sur ce point de 
la terre plus que sur tout autre. Ad. de Jussieu 
porta le nombre des espèces américaines à 55o envi- 
ron, en 1843, nombre quadruple de celles qu'on con- 
naissait quelques années auparavant. 

On compte 55 espèces dans l'ancien monde : Afri- 
que, 9 dans la partie orientale, 5 dans la partie occi- 
dentale, et i5 à Madagascar; Asie, Arabie, 1 ; Indes et 
Ceylan, 14 ; Chine et Cochinchine, 2 ; îles de la Sonde, 
Philippines, 9; îles de la Polynésie, 3. On compte 
5a8 espèces dans le nouveau monde : Antilles 56- 
Mexique, 64; Colombie et Trinité, 45; Guyane,' À», 
Pérou, 3i; Brésil, 290. 

Diiyemendra ericoides (Éd. de Jussieu). Pi. n. 
Hab. Pérou méridional (Cobige). 

Index de la planche ii. - ,. j eU ne fleur avant 
son épanouissement, montrant son calyce muni de 
glandes stipitées. 



i. La même vue de face pour montrer la disposi- 
tion des glandes calicinales. 
3. Une glande très -grossie. 
4- Fleur épanouie. 

5. Un pétale. 

6, 7, 8, 9 et 10. Étamines avec les écailles qui ac- 
compagnent leurs filets, vues sous différents côtés. 

1 1 . Glande du connectif. 

12. Pistil. 

i3. Pistil vu de haut. 
t4. Jeune fruit coupé en travers. 
i5. Le même coupé en long. 
16. Une loge coupée en long pour montrer l'inser- 
tion de l'ovule. 

17 et 18. Embryons. 

19. Pollen. 

20. Poils. 



NOLANACÉES. 



Stn. Luridex, Linn. — Solanea, R. Brown. — Sola- 
rium, Adans. et Personées. — Solanacese, Bartl, Endl. 
et Meisn. — Solanacete et Cestracese, Lind. — Sola- 
nacese et Cestrineœ, Sendtn, Endl. et Mart. — Nota- 
neœ, G. Don. — Nolanaceœ, Endl., Miers, Hook. 
— Solanaceœ, de Cand. (Prod., t. i3, p. i). 

Caract. gén. Les Nolanacées forment une famille 
naturelle de plantes dicotylédonées, tantôt herba- 
cées, tantôt arbrisseaux, et même comprennent des 
arbres peu élevés. Les feuilles sont alternes, simples, 
entières, ou plus ou moins labiées ou pinnatifides. Le 
mode d'inflorescence est très-variable; les fleurs sont 
ou solitaires, extra-axillaires, ou réunies en grappes, 
en épis; elles naissent à côté des feuilles et leurs cou- 
leurs varient depuis le blanc jusqu'au rouge. Les 
fleurs sont bisexuées ; elles offrent un calice mono- 
sépale, presque toujours persistant, à cinq divisions 
plus ou moins profondes, ordinairement égales. La 
corolle monopétale est généralement régulière, quin- 
quélobée; sa floraison est valvaire ou plissée; les 
lobes sont égaux en nombre avec ceux du calice, et 



74 VOYAGE DE LA BONITE. 

alternent avec eux. Les étamines, au nombre de cinq, 
sont insérées au tube de la corolle, au-dessous de ses 
lobes ; leurs filets libres, le plus souvent égaux, sont 
très-rarement réunis ensemble et sont monadelphes. 
Les anthères sont à deux loges, rarement à une seule; 
elles s'ouvrent par un sillon longitudinal ou par un 
pore placé au sommet de chaque loge. L'ovaire est 
libre, sessile, fixé sur un tube hypogyne et annulaire 
environnant sa base, et ordinairement à deux Joges ; 
cependant, quelquefois, il y a quatre loges; chaque 
loge renferme un grand nombre d'ovules. Le style est 
simple avec un stigmate biloculaire, parfois sillonné. 
Le fruit est polysperme et accompagné à sa base par 
le calice, ou même parfois totalement recouvert par 
ce calice. Ce fruit est tantôt une baie ayant les récep- 
tacles séminifères au centre, opposés à la cloison; tantôt 
une capsule à deux ou quatre loges (selon l'ovaire) 
s'ouvrant en deux valves dont les bords rentrants 
forment la cloison qui leur est parallèle, et divise le 
fruit en deux demi-loges. Les graines sont nom- 
breuses, souvent réniformes, à surface chagrinée et 
solide, avec périsperme charnu cylindrique. 

Hab. Pérou, Guyane, Chili, Brésil méridional. 

Dolia clavata. Miers. PI. m. 

Index. — Rameau en fleur. 



gueur inégale. 

4. Étamine avec écailles, surmontée de son anthère 
vue de dos. 

5. La même, avec l'anthère vue de face. 

6. Pistil. 

7. Le même agrandi. 

8. 9, 10. Carpelles vus sous différents aspects. 
11, 12. Insertions de feuilles. 

i3. Feuille vue en dessous, 
i/f. Feuille vue en dessus. 

DOLIA VERMICULATA. Lînd. Pi. 112. 

Index. — Rameau en fleur. 

1 . Feuille vue en dessus. 

2. Feuille vue en dessous. 

3. Fleur grossie. 

4. Corolle. 

5. La corolle étalée avec les cinq étamines et le pistil. 

6. Anthère vue de face. 

7. La même vue de dos. 

8. Pistil. 

9. Calice et ovaires vus de face. 

10. Les mêmes vus de profil. 

11. Carpelle isolé. 

Dolia salsoloides. Lind. Pi. 11 3. 
Index. — Rameau en fleur. 



70 VOYAGE DE LA BONITE. 

i . Fleur grossie. 

2. Calice. 

3. Corolle. 

4- La corolle étalée avec les cinq étamines de lon- 
gueur inégale. 

5. Anthère vue de face. 

6. La même vue de dos. 

7. Pollen. 

8. Pistil. 

9. Stigmate grossi. 

10. 11, 12, i3. Carpelles de grandeur naturelle. 

Nolana Chastenagana. Pi. 33. 
Dédié à M me Victorine de Chatenay. 

Nolana. — Syjy. — Zwingera, Neck. — Fam. Arcy- 
tophyla, Neck. — Asperifolise , Lin. — Boraginese, 
Juss. — Nolanacse, Lind et Hook. — Solanacœ, 
Rich, Adans, Juss. 

Ces synonymes sont ceux du dictionnaire de Stendel 
(Berlin, 1 844)- Ceux que nous avons donnés au com- 
mencement de ce chapitre sont tirés du Prod. (de 
Candolle), vol. i3, et sont beaucoup plus récents. 

Index. — 1 . Rameau en fleur. 

2 . Jeune fleur grossie. 

3. Calice. 



6. ! tamine avec son filet dilaté et velu, surmontée 
de son anthère vue de face. 

h. La même, avec l'anthère vue de dos. 

8. Section transversale de l'anthère. 

9. Anthère grossie vue de face. 

10. Grains de pollen. 

1 1 . Stigmate. 

12. Ovaires. (Sans n°, à droite près le rameau, entre 
les n os 14 et 18, une figure représente ces ovaires 
grossis.) 

i3. Coupe transversale de la fleur renfermée dans 

1 4 . Coupe transversale faite vers le bas du tube de 
la corolle. 

i5. Coupe de la corolle au niveau des ovaires. 

16. Coupe transversale du calice, de la corolle et 
des ovaires. 

1 7 . Coupe verticale des ovaires et des enveloppes 
florales. 

18. Coupe verticale d'un carpelle. 

19. Feuille vue de profil. 

20. Feuille vue de face pour montrer son point 
d'insertion. 

NOLANA POLYMORPHE. Pi. IOI. 

Index. — Rameau en fleur. 

1 . Fleur grossie. 

2. Jeune fleur dans son calice. 

3. Calice à deux lèvres. 



78 VOYAGE DE LA BONITE. 

4- Jeune corolle dépourvue de son calice. 

5. Étamine avec anthère vue de face. 

6. La même avec anthère vue de dos. 

7. Grain de pollen. 

8. Pistil. 

9. 10 et 11. Carpelles vus sous différents aspects. 

1 2 . La corolle étalée avec les cinq étamines et le pistil . 

Bargemontia Peruviana. Pi. 8. 

Syn. Grabowskia (Schlec), 

Hab, Pérou. 

Caract. gén. Calice en forme de coupe, persis- 
tant, à cinq divisions profondes, égales, lancéolées 
aiguës. La corolle est double en longueur du calice, 
en forme de petit vase, à cinq lobes égaux, dont les 
extrémités recourbées, triangulaires, aiguës, alternent 
avec les pointes du calice. Cinq étamines insérées à la 
base du tube de la corolle. Filaments gros, courbés en 
arc à la partie supérieure, ayant à la base un appen- 
dice écailleux. Ovaire aplati, à deux loges lorsqu'il est 
naissant, monosperme. Style épais, droit, cylindrique. 
Graines sillonnées, charnues. Embryon supérieur, re- 
courbé. Radicule inférieure, ronde. Cotylédon recourbé. 

Index. — Rameau en fleur. 

1 . Jeunes fleurs géminées. 

2. Les mêmes, dont une corolle épanouie. 



BOTANIQUE. 

3. Fleur grossie. 
4- Calice. 

5. Diagramme de la corolle. 

6. Jeune corolle. 

7. Corolle épanouie. 

8. Coupe longitudinale de la fleur 



[ t |Uf I 






9. Étamine et son anthère vues de dos. 

10. Section du filet staminal. 

1 1. Étamine avec son anthère vues de face. 

12. Pistil. 

i3. Stigmate grossi. 
14. Carpelle grossi. 
i4'. Jeune carpelle. 
i5. Le même, coupé transversalement. 

16. Le même, coupé verticalement. 

17. Carpelle coupé tranversalement. 

18. Carpelle entier et grossi vu de profil. 

19. Carpelle entier et grossi vu de face. 

20. Carpelle coupé transversalement. 

2 1 . Carpelle isolé pour montrer son poi 

22. Carpelle coupé en travers. 

23. Graine très-grosse. 

24. La même coupée en long. 

25. Embryon. 

26. Feuille grossie. 

Sorema lanceolata (Miers). Pi. 102. 
Index. — Rameau en fleur. 



> VOYAGE DE LA BONITE. 

i . Calice renfermant les carpelles. 

2. Un carpelle grossi et vu par sa face ventrale. 

3. Corolle. 

4- Étamine avec anthère vue de face. 

5. La même vue de dos. 

6. Section d'une anthère. 

7. Base du pistil. 

8. Pistil entier. 

9. Corolle étalée avec les cinq étamines et le se 
îet du style. 

Sorema longifolia (Miers). Pi. io3. 

Index. — Rameau en fleur. 

1 . Corolle avant son épanouissement. 

I. Jeune fleur. 

3. Calice fendu et étalé. 

4- Corolle étalée avec les cinq étamines. 

5. Pistil. 

6. Une des lobes de la corolle agrandie. 

7. Étamine et son anthère vues de dos. 

8. Les mêmes vues de profd. 

9. Les mêmes vues de face. 

10. Pistil plus grand que fig. 5. 

I I. Base grossie du pistil. 

12. Section transversale du style grossie. 

GUBLERIA BACCATA. Pi. Io4« 

Index. — Rameau en fleur. 



i. Corolle grossie. 

3. Corolle étalée avec les cinq étamines. 

4. Pistil. 

5. Anthère vue de face. 

6. La même vue de dos. 

7. Pistil grossi. 

8. Base du pistil grossie, montrant les insertions 
des carpelles qui en ont été détachés. 

9. Carpelle vu par son point d'insertion. 

10. Carpelle vu de face. 

1 1 . Le même coupé transversalement. 

12. Graine. 

i3. La même coupée en long. 
14. Embryon. 

Alibrexia gayana. PL io5. 
Dédié à M. Cl. Gay. 
Hab. Amérique méridionale. 

Index. — Rameau en fleur. 

1 . Jeune fleur. 

2. La même avec une des pièces du calice abaissée. 

3. Calice. 

4. Mode d'estivation des lobes de la corolle. 

5. Poil grossi. 

6. Estivation d'un lobe de la corolle. 

7. Calice et pistil. 
8 et 9. Pistil. 

Bomte. — Botanique. — T. III. 6 



82 VOYAGE DE LA BONITE. 

10. Pistil et style. 

ii. Étamine avec anthère vue de face. 

12. La même vue de dos. 

i3. Coupe longitudinale d'un pistil pour montrer 
l'insertion des carpelles, la coupe de la base du style 
et du disque charnu qui entoure les carpelles. 

14. Corolle étalée avec les cinqétamineset le pistil. 

1 5. Corolle. 

16. Anthère très-grossie. 

17. Section de l'anthère. 

1 8. Stigmate. 

19. Portion d'ovule. 

20. Ovule coupé en long. 

Nolana (Axibrexia) rupicola , de Cand. PI. 28. 

Syn. Alona (de Cand.) ? 

Descr. Tronc et tige rugueux, foliacés. Rameaux à 
feuilles rondes, ayant approximativement 3 centimè- 
tres de long sur 5 millimètres de large. Les fleurs sont 
terminales, portées sur un pédoncule cylindrique. La 
corolle est plissée, à cinq divisions recourbées , ayant 
1 de long sur 14 à 17 millimètres de dia- 
\ cinq divi- 



mètre. Le calice est en forme de 



sions profondes, inégales, triangulaii 
7 à 1 o millimètres de haut sur 5 à 7 de large. Cinq 
étamines, insérées dans la base du tube de la corolle, 
inégales, deux de 14 à 16 millimètres de long, trois 
de 8 à 9 millimètres. Les filaments sont épais à la base 



!. ■!. -■ ; 



rqués dans la partie supérieure. Les anthères, à 
t loges, s'ouvrent par un sillon longitudinal. Ovaire, 
[ loges obtuses ou quatre? Style simple, central, 
t. Stigmate recouvert, quatre lobes obtus à la base, 



quatre supe 



Jeune fleur. 
La même ut 
Fleur à peu 



tameau de fleur, 
peu plus avancé 



5 et 6. Grains de pollen. 

7. Portion très-grossie d'un grain de pollen, 
ant la hernie de la membrane interne. 

8. Corolle fendue et étalée. 

9. Anthère. 

12. Pistil. 
i3. Stigmate. 

14. Calice. 

1 5. Un des lobes de la corolle. 

1 6. Portion du calice avec les carpelles. 

17 et 18. Mode de plicature des lobes de la ce 



Dédié à M. Velpeau. 
!es, qui ressemble à un Alibrexia.) 



Index. — Rameau en fleur. 



i. Corolle étalée avec les cinq étamines et le style 

2 . Fleur complète très-grossie. 

3. Anthère vue de dos. 

4- Étamine avec son filet dilaté et son anthère vu 

5. Coupe transversale d'une anthère. 

6. Stigmate vu de dos. 

7. Le même vu de face. 

8. Base du pistil. 

9. Deux feuilles vues en dessus. 

10. Deux feuilles vues en dessous. 

Axona coelestis. Liiid. Pi. 106. 



Index. — 1. Rameau avec fleurs. 

2. Rameau avec fruits. 

3. Feuille de grandeur naturelle. 

4. Feuille coupée en travers vue pi 



Feuille coupée en trs 


tvers vue par dessous. 


Feuille grossie, entiè 


re, vue par dessus. 


Feuille grossie, en lié 


ire, vue par dessous. 


Jeune fleur. 




Calice. 




>. Jeune corolle. 




: . Corolle. 






1 1 bis. Corolle étalée avec les cinq étamines. 

]2. Étamine avec anthère vue de face. 

i3. La même vue de dos. 

i4- Pistil ou jeunes fruits. 

i5. Section transversale d'un carpelle. 



BOTANIQUE. 8 S 

16. Calice avec le disque sur lequel s'insèrent les 
trois carpelles. 

17. Calice renfermant les carpelles. 

18. La même figure avec un des lobes du calice 
abaissé. 

iy. Trois carpelles détachés du calice et munis du 

20. Un carpelle vu par la face ventrale. 
1 1 . Le même plus grossi vu de trois quarts. 
11. Le même renversé pour montrer le point d'in- 
sertion et les ouvertures correspondant aux graines. 

Alona balsamiflua. PI. 107. 

Index. — Rameau en inflorescence. 

1 . Jeune fleur dans son calice. 

2. Corolle étalée avec les cinq étamines. 

3. Anthère vue de face. 

4. La même vue de dos. 

5. Pistil. 

6. Calice dont les pièces sont rabattues pour mon- 
trer les carpelles entourés du disque. 

7. Carpelle vu par son point d'insertion avec la 
marque correspondant aux trois graines. 

8. Carpelle vu par le dos. 

9. Carpelle coupé en long. 

10. Carpelle coupé en travers. 

1 1 . Feuille grossie et vue en dessous. 



VOYAGE DE LÀ E 



Dédié à M. Rayer. 

Index. — Rameau en inflorescence, 
i . Bouton à fleur. 

2. Jeune fleur avant l'épanouissement de la corolle. 

3. Calice spathacé très-grossi vu par la face interne. 
4- Calice spathacé très-grossi vu par la face externe. 

5. Corolle non épanouie. 

6. Corolle étalée avec les cinq étamines. 

7. Étamine avec son filet et anthère, vue de face. 

8. Anthère vue de dos. 

9. Pistil entouré de son disque lobé. 

10. Ovaire entouré par le disque. 

11. Style. 

12. Pistil privé du disque dont on voit la marque 
d'insertion. 

i3. Pistil coupé en travers. 
14. Carpelle vu de côté. 

i5. Le même coupé pour montrer l'insertion de la 
graine. 

16. Le même coupé ainsi que la graine coupée. 

Leloutrea aplocaryoïdes. Pi. 110. 

{Aplocaryoïdes, qui ressemble à un Aplocaria.) 

Index. — Rameau en fleur. 



BOTANIQUE. 

i . Jeune fleur avant l'épanouissement de la 

2. Fleur épanouie et grossie. 

3. Corolle. 

4. Calice et pistil. 

5. Corolle vue de face et très-g 



Corolle étalée avec les cinq étamines inégales. 

7. Étamine avec filet et anthère vue de face. 

8. Anthère vue de dos. 

9. Anthère isolée. 

10. Pistil. 

il. Stigmate grossi. 

12. Stigmate. 

i3. Coupe transversale du style. 

14. Pistil. 

i5. Un des carpelles coupé en long pour montrer 
l'ovule. 

16, 17, 18. Carpelles isolés pour montrer la mar- 
que correspondant à l'insertion de une, de deux ou 
trois graines. 

19. Coupe transversale d'un carpelle dans lequel 
une seule graine s'est développée. 



. Feuilles. 

. Feuille très-grossie vue en dessus. 



ORCHIDEES. 



Cette famille, l'une des plus nombreuses en espèces 
et des plus curieuses du règne végétal, placée par 
Linné en tête de sa Gynandrie diandrée, ne comptait 
à son époque que huit genres; elle en compte actuel- 
lement plusieurs centaines. Ces plantes affectent des 
organisations et des modes de végétation bizarres; 
aussi les a-t-on étudiées souvent en partant de bases 
différentes pour leur classification. Swartz établit 
vingt-cinq genres, divisés en trois sections, d'après la 
situation des deux anthères relativement au filet; 
Willedenow caractérisait vingt-sept genres, en deux 
sections, par la présence ou l'absence de l'éperon; 
C. Richard faisait vingt-deux genres d'après les 
masses polliniques; Robert Brown a repris la marche 
indiquée par Swartz et a établi quarante-huit genres 
en cinq sections. Mais ce fut surtout Dupetit-Thouars 
et Blume qui accrurent considérablement le nombre 
des espèces de cette famille par suite des études 
que le premier entreprit dans les îles australes de 
l'Afrique; le second, en publiant dans un magnifique 
ouvrage, le Rumphia, toutes les Orchidées connues 
de l'Archipel indien. Plus tard enfin Lindlev publia 



90 VOYAGE DE LA BONITE. 

le résultat de ses importantes études sur cette famille 
dans ses F oit a orchidacea, etc. 

Les Orchidées sont des végétaux vivaces qui se 
trouvent disséminés avec plus ou moins d'abondance 
dans le monde entier, mais surtout entre les tropi- 
ques, tantôt croissant dans les forêts ou dans les 
prairies humides et ombragées, tantôt croissant sur 
l'écorce des arbres et grimpant le long de leur fût, 
puis s'attachant aux branches des arbres voisins. De 
là, cette distinction en Orchidées terrestres et Orchi- 
<(<'<'$ cpiphytes. Les premières sont munies de bulbes, 
généralement géminés ; les épiphytes offrent à la 
base des feuilles, ou de la tige en forme de hampe, 
un renflement charnu, bulbiforme, mais tout à fait 
différent du bulbe proprement dit. 

Lindley a groupé les nombreux genres de cette fa- 
mille en huit tribus caractérisées par la nature de la 
végétation et les diverses modifications qu'on re- 
marque dans l'organisation du pollen. 

Ces tribus sont : 

i° Malaxidées. 

9.° Épidendrées. 

3° Vandées. 

4° Ol'HRYDÉES. 

5° Gastrodiées. 

6° Aréthuséus. 

8° Cyprifédiées. 

Les Orchidées n'étant représentées, dans l'Atlas 
de la Bonite, que par le genre A 'nœctochilus , nous 



BOTANIQUE. 

indiquer, ici, que les caractères de 



Les Anoectochilus , qui font partie de la tribu des 
Néottiées, sont des Orchidées terrestres, à racines 
fibreuses et à tiges feuillées et rameuses. Les feuilles, 
engainantes à la base, sont alternes, ovales, et se font, 
en général, remarquer par la riche et curieuse colora- 
tion métallique de leurs veines. Les fleurs sont en épis 






i de bractées. La corolle, comme celle 



les Orchidées, présente trois parties dis- 
tinctes ; le casque {galea) , les ailes {aise) et le tablier 
ou labelle (Jabellum). 

Le casque, avant l'épanouissement de la fleur, tient 
lieu de calice par analogie. Les ailes se composent 
de deux pétales latéraux. Le labelle, qui est la partie 
inférieure, se présente sous les formes les plus variées 
et les plus bizarres. 

Dans rAnœctochilus, le labelle est soudé à la 
colonne par sa base. Il présente un onglet roide, 
canaliculé, frangé, et un limbe bilobé et étalé. Le 
gynostème, ou colonne, est court, à bords élargis, 
in volutes, et offre sur son milieu et sous le stigmate 
deux callosités transversales. Le pollen est agglo- 
méré en deux masses presques bilobées, à caudicule 
courte. 

L'ovaire devient en mûrissant une capsule unilo- 
culaire, à trois angles plus ou moins saillants et dont 
les valves, à l'époque de la maturité, s'ouvrent et 
laissent échapper de nombreuses et fort petites grai- 
nes comparables à de la sciure de bois. 



; DE LA BONITE. 



Anoechtochylus Jaubertti. Pi. 



Index. — i . Rameaux fleuris. 

2. Fleur très-grossie montrant ses six pièces isolées. 

3. Masse pollinique. 

4- Anthère surmontée de ses deux rétinacles. 

5. Anthère à l'extrémité de laquelle on voit la masse 
pollinique bilobée. 

6. Coupe de l'ovaire. 

7. Sommet du gynostème avec l'anthère rabattue. 

8. Le même avec l'anthère relevée. 

9. Jeune fleur dans sa bractée. 

10. Anthère étalée et renversée. 

11. Anthère et sommet du gynostème vus de face. 

12. Coupe de l'anthère. 

13. Fleur très-grossie vue de profil el accompagnée 
de sa bractée ciliée. 

i4- Base du labelle vu par le dos. 
i5. Le même vu par la face interne et correspon- 
dant à la fig. 2. 

16. Anthère et masses polliniques. 

17, 18, 19, 20, ai, 22, 23. Détails inconnus. 



PALMIERS. 



Linné commença le premier à diviser en dix genres 
cette grande famille dont les botanistes ne faisaient, 
avant lui, qu'un genre unique sous le nom de Palmœ. 
Ces dix genres de Linné furent : Jreca y Borassus, Ca- 
larnus, Carjota, Cliainœrops, Cocos , Cor/p/ia, Elais , 
Slate et Phœnix. 

En 1 789, de Jussieu ajouta quatre genres nouveaux : 
le Latania. de Commerson, le Licuala de Thunberg, 
le Maurilia de Linné fils, et le Nipa de Rumph. 

Dès i8a3 ce nombre s'était accru de plus de cin- 
quante genres solidement établis, et d'environ mille 
espèces que de Martius, de Munich, a décrit dans sa 
monographie des Palmiers. 

Notre cadre ne saurait comporter l'étude générale 
de cette magnifique famille de monocotylédonées 
qui compte plus de 700 espèces vivantes réparties , à 
quelques rares exceptions près, dans toutes les con- 
trées tropicales du globe, et une grande quantité d'es- 
pèces fossiles enfouies dans les terrains de sédiments 
de tous les pays , y compris le Groenland , la baie de 
Baffin et le Canada. 



\J habitat des Palmiers est aussi varié que les types 
qu'ils présentent; car, depuis le Palmier nain (Chamas- 
rops hurnilis), presque rampant autour du bassin de la 
Méditerranée, jusqu'au Ccroxjlon Andicola(\e Palmier 
à vin des Andes), qui atteint une hauteur de cinquante 
mètres , on les trouve dans les milieux les plus diffé- 
rents. Si quelques espèces croissent sur les bords de 
la mer, au mileu des marais et des forêts humides et 
sombres, d'autres, au contraire, croissent dans des 
déserts, au milieu des sables arides et sous un soleil 
brûlant, tandis que quelques espèces s'élèvent sur 
les montagnes jusqu'à la limite des neiges perpé- 
tuelles. 

Gaudichaud n'a pas créé de nouveaux genres de 
Palmiers. Nous nous bornerons donc à dire quel- 
ques mots des espèces que contient l'Atlas, et surtout 
des Phy téléphasiées , que le céjèbre botaniste a beau- 
coup étudiées 



Hab. Le INipa croit spontanément dans les lieux 
marécageux de l'Asie méridionale et des îles avoisi- 
nantes , îles de la Sonde, Philippines, etc. 

La plante désignée sous le nom de Nipa du Chili 
est une Ericinée; c'est le Sleroxylum rubrum de la 
Flore du Pérou. (Voir Jubea.) 

Le Nipa était regardé comme une espèce de Pan- 



danus avant les études de Rumph et Thunberg, qui 
le firent classer parmi les Palmiers. Les caractères qui 
l'attachent à cette famille sont : la nature de son 
stipe, ses spathes, le calice de sa fleur mâle et ses 
feuilles pennées. 

La hauteur du stipe est variable. Sa plus grande 
élévation atteint un mètre et demi; la moyenne est de 
trente-deux centimètres. Dans son plus grand accrois- 
sement, le stipe a cinquante centimètres de diamètre. 
A l'extrémité de ce stipe sont des feuilles droites, 
pennées et longues de deux mètres (dans la plus 
grande dimension ). Le pétiole est élargi à sa base et 
embrasse une partie du stipe. Les folioles lancéolées, 
linéaires, munies à la partie supérieure de leurs bords 
de dentelures à pointes acérées, ajoutant par leur 
amplitude au volume de la plante ; les plus grandes 
de ces folioles se montrent vers le milieu de la feuille ; 
elles atteignent jusqu'à un mètre de long sur huit 
centimètres de large. 

Le Nipa est monoïque. Le régime sur lequel sont 
portés les deux sexes est fort gros et sort d'une large 
spathe. Les fleurs mâles occupent la circonférence 
et sont disposées en chatons cylindriques , entourées 
de spathes coriacées, concaves, allongées, et termi- 
nées en pointes. La fleur mâle a, vers sa base, une 
écaille spiniforme et est composée d'un calice formé 
de six folioles blanchâtres, oblongues , obtuses , réflé- 
chies dans le haut , situées à l'intérieur, dont trois 
placées extérieurement alternent avec les trois au- 
tres. De leur centre s'élève uu filament portant trois 



anthères réunies et divisées en trois pointes obtuses. 
Au moment de l'épanouissement des fleurs, le cha- 
ton augmente son volume du double environ. 

Les fleurs femelles sont groupées ensemble en capi- 
tules globuleux et dépourvues de calice. Les fruits, ou 
drupes, étant très-rapprochés les uns des autres, 
beaucoup avortent ; les autres sont irréguliers et pré- 
sentent tantôt trois, tantôt cinq angles. Ils sont sil- 
lonnés dans leur longueur, amincis inférieurement , 
de couleur marron, et contiennent une amande ovoïde, 
rarement deux ; car le plus souvent cette seconde 
avorte. L'amande est renfermée dans une enveloppe 
fibreuse dont les interstices sont remplis d'une ma- 
tière fongueuse de peu de consistance. Elle a trois 
embryons, nombre égal à celui des stigmates; la po- 
sition inférieure des embryons est déterminée par la 
direction des fibres de l'enveloppe qui livrent passage 

Obs. — Dans les grandes inondations venues de 
l'intérieur des terres, il n'est pas rare, dit Rumph, de 
trouver des Nipas entiers , détachés du sol , voguant 
par groupes, et finissant par s'arrêter sur des bancs 
de sable où ils reprennent une nouvelle végétation. 

Le fruit du Nipa, comme celui de presque tous les 
Palmiers, se mange cru ou confit, mais seulement 
quand il est jeune. De plus, par la section du ré- 
gime, au moment de la fructification, on obtient une 
liqueur qu'on fait fermenter. Avec les feuilles on fait 
des nattes, des chapeaux, des sacs, etc. 



Nipa FRUTicANs (Thunberg). PL 6. 

Index. — i. Partie supérieure du régime mâle. 

2. Portion du régime ou spadice jeune. 

3. Le même dépouillé de la spathe. 
l\. Jeune fleur. 

5. Jeune fleur vue de face. 

6. Jeune fleur coupée dans sa longueur pour mon- 
trer les étamines. 

7. Fleur ouverte avec ses trois étamines mona- 
delphes. 

8. Fleur dans son état naturel. 

9. Faisceau d'étamines. 

10. 11. Grains de pollen. 
12. Base du rachis foliacé. 

i3. Portion de rachis avec une pinnule de gran- 
deur naturelle. 

PI. 7- — 1. Jeune spadice femelle. 
a. Le même dépouillé de ses bractées et montrant 
le régime femelle au sommet. 
3. Bractée vue de profil. 
4- Bractée vue de face. 
5 

6. Ovaire. 

7. Le même coupé pour montrer l'ovule. 

8. Ovaire. 

9. Ovaire accompagné d'écaillés hypogynes ou de 
pétales avortés. 

BosrxE. — Botanique. — T. III. 7 



98 VOYAGE DE LA BONITE. 

10. Ovaire avec une de ces écailles très-grossie. 
ii. Ovaire coupé. 
12. Très-jeune ovule. 
i3. Ovule dans sa cavité ovarienne. 
i4- Coupe de l'ovaire pour montrer un ovule plus 
âgé. 

i5, 16, 17. Ovules vus sous différentes faces. 

18. Fruit de grandeur naturelle. 

19. Fruit et graine coupés à l'époque de la ger- 
mination. On remarque au centre l'embryon donnant 
naissance à la gemmule foliacée. 

20. Le même coupé en travers, l'embryon au 

21. Endocarpe retiré du fruit et vide ; accompagné 
de filaments vasculaires qui traversent l'endocarpe. 

22. Le même. 

23. Graine coupée en travers ; au centre de l'albu- 
men on remarque l'embryon . 

G. JubjEa.. 

Ce genre a été établi par Kunth qui lui a donné le 
nom de Jubœa en souvenir du roi numide Juba II 
qui, emmené prisonnier à Rome (quarante-cinq ans 
avant Jésus-Christ), écrivit sur les plantes et sur l'his- 
toire naturelle des ouvrages qui sont perdus et ne 
sont connus que par la mention de Pline. Le Jubœa 
spectabilis était la seule espèce du genre. Mais Gau- 
dichaud a rapporté trois pieds vivants du Palmier du 
Chili {Cocos Molinii)^ que M. de Mirbel, dans son mé- 



BOTANIQUE. 99 

['Académie sur les travaux de botanique de 



Hab. — Le Chili. — Se cultive dans les jardii 
êrou, de la Colombie et même du Mexique. 



Descr. — Stipe nu, sans épi 
feuilles pennées longues d'un mètre. Le régime qui 
porte les fleurs est rameux; il est renfermé avant l'in- 
florescence , qui a lieu en novembre, dans une spathe 
monophylle. Les fleurs sont jaunâtres, pédiculées, 
monoclines, à calice double ou triparti, l'extérieur 
beaucoup plus petit que l'intérieur; les étamines 
nombreuses sont portées sur des filaments libres et 
terminées par des anthères en fer de lance, bilocu- 
laires; l'ovaire à trois loges est couronné par trois 
stigmates simples. La drupe est à côte peu saillante ; 
sa chair est fibreuse, recouverte d'une peau brune 
très-légère; elle contient une noix obovée, marquée à 
son sommet de trois trous, à égale distance l'un de 



Obs. — Le nom vulgaire de ce palmier est Coquitb. 
ne porte de fruit que vers sa trentième année. 

Index. — i. Aspect du Jubaea spectabilis. 
i. Jeune fleur de grandeur naturelle. 
3. La même très-grossie. 



100 VOYAGE DE LA BONITE. 

4. Portion du périanthe, pour montrer l'insertion 

5. Anthère vue de dos. 

6. La même vue de face. 

7. Faisceau des trois anthères. 

8. Grain de pollen. 

9. Anthère coupée en travers, très-grossie. 

10. Noix ou endocarpe. 

12. Fruit coupé montrant la noix. 

1 3. Noix coupée en travers, montrant l'embryon 
latéral et la cavité centrale de l'albumen. 

i4- Les trois folioles internes du périanthe. 

i5. Les six folioles du périanthe vus par dessous. 

16. Diagramme montrant les étamines et leurs filets. 

17. Stigmates. 

18. Section d'un rachis foliacé, de grandeur natu- 
relle, vue par dessous. 

19. La même vue par dessus. 

Piiytélépiiasiées. — Ruiz et Pavon donnèrent 
le nom de Phytelephas, Plante-éléphant [Elephanta- 
sia de Wild), à un genre de plante endogène que son 
port rapproche des Palmiers , mais que pour certains 
caractères, la fructification par exemple, d'autres bo- 
tanistes voulaient rapporter aux Typhacées ou aux 
Pandanées. 

Hab. — Amérique méridionale. 



Cakact. gén. — Fleurs polygames-dioïques, her- 
maphrodites, ou mâles par avortement; spathes rao- 
nophylles ; spadices simples, en massue, chargées de 
fleurs serrées et nombreuses; périgone unique, ur- 
céolé, obscurément multidenté ; étamines nombreuses 
dans les fleurs femelles ; ovaire terminé par un style 
à cinq ou six divisions profondes; drupes agrégées, 
anguleuses, hérissées, à quatre loges monospermes; se- 
mences à albumen osseux. 

Phttelephas Ruizii. Pi. i4, i5, 16 et 29. 

Déd. — Ruiz. 

Index. — Pi. i4- 

1 . Inflorescence mâle. 

2. Section longitudinale de la même inflorescence. 

3. Fleur mâle très-grossie. 

4. Étamine vue de face. 

5. La même vue de profil. 

6. Périanthe. 

7. Section transversale d'une anthère vue de profil. 

8. La même agrandie et vue de face. 

9. Portion de la même plus grossie encore et dont 
une loge à moitié remplie de pollen. 

10. Grains de pollen. 

1 1 . Section d'un rachis foliacé de grandeur natu- 
relle, vue par la face inférieure. 

12. Section du même rachis vue par la partie su- 



102 VOYAGE DE LA BONITE. 

i3. Portion de pinnule pour montrer la disposition 
des nervures. 



PI. i5. — i. Spathe vue de côté. 

2. La même vue de face. 

3. Étamine vue de face. 

4. Fleur coupée montrant l'insertion des é 

5. Étamine vue par le dos. 

6. Jeune inflorescence couverte de bractées 



PI, 16. — Graine du Phytéléphas Ruizii avec l'ori- 
fice micropylaire et correspondant à l'embryon. 

PL 29. — 8. La même graine que fig. 1, pi. 16, vue 
de face. 

Wettinia augusta. PL i5. 

7. Fleur grossie. 

8. La même plus grossie encore. 

9. La même montrant la disposition des pièces du 
périanthe. 

10. Étamine vue de face. 

11. Section transversale d'une anthère. 

12. Pistil coupé verticalement, montrant l'insertion 
basilaire du style. 

i3. Stigmates très-grossis. 
i4. Ovule. 



i5. Le même coupé en long 
1 centre. 



Phytelephas Pavonïi. 
Déd. — Pavon. 

3. Graine entière. 

4. La même coupée de manière à montrer la posi- 
tion de l'embryon. 

5. La même, entière, vue de tace et montrant l'ou- 
verture correspondant à l'embryon . 

6. La même très-inclin ée, 

7. Fruit vu de face. 

8. Fruit coupé en travers montrant deux loges 
vides: une occupée par une graine entière, et l'autre 
par une graine coupée en travers. 

PI. 29. — 1. Graine de Phytéléphas en germina- 
tion. En a la caudicule qui se continue avec la ti- 
gelle cotylédonaire b ; d le point correspondant au 
micropyle; c graine dépouillée de son testa et ré- 
duite à l'albumen ; e coléorhize ; /première feuille ; 
g deuxième feuille ; h troisième feuille ou première 
palmée; 1 radicule; k spongiole primaire. 

a. Graine entière sur laquelle on remarque l'oper- 
cule micropylaire. 

3,3. Graine coupée ; / tegmen ; m albumen ; n por- 
tion centrale et charnue de l'embryon ; o partie ex- 
terne vasculaire du même. 

4. Embryon ; b tigelle cotylédonaire; b' partie infé- 
rieure de la même ; n corps de l'embryon. 



5. Embryon coupé en travers; «corps de l'embryon; 
i) faisceaux fibro-vasculaires. 

6. Portion de la tigelle cotylédonaire coupée en 
travers et plus grossie. 

7. Dispositions des faisceaux vasculaires. 

Phttelephas Poeppigii. PL 16. 
Déd. — Poëppig. 

2. Fruit vu de face. 

9. Graine. 

10. La même coupée, montrant les zones concen- 
triques de l'albumen, l'embryon et la chalaze ponc- 

1 r . La même dépouillée de son testa et réduite à 
l'albumen. 

12. Testa évidé. 

12. Portion de l'albumen gro 
partie du testa. 

Phytelephas Orbigwyana. PI. 
Déd. D'Orbigny. 



8, 9, 10. Graines vues sous différentes faces; le 
n° 8 montrant l'opercule détaché et laissant un trou 
correspondant à l'embryon. 



BOTANIQUE. 105 

PHYTELEPHAS HlJMBOLDTlANA. Pi. 3f>. 

Déd. Humboldt. 

1,2. Graines de Phytelephas Humboldtiana vue en 
différentes positions. 

3. Disposition des faisceaux chalaziens au nombre 
de 5. 

Phytfxephas Kunthiana. PI. 3o. 
Déd. Kunth. 

4,5. Graines du Phytelephas Kunthiana vues de 
profil et de face. 

6. Disposition des faisceaux chalaziens. 

Phytelephas Bonplandiana. Pi. 3o. 
Déd. Bonpland. 

7, 8. Graines du Phytelephas Bonplandiana vues de 
face et de profil. 

9. Disposition des. faisceaux chalaziens. 

Phytelephas WiLLEDErjowiANA. Pi. 3o. 
Déd. Willedenow. 

10, 11. Graines vues de face et de profil. 



VOYAGE DE LA BONITE. 

12. Disposition des faisceaux chalaziens. 

Phytelephas Persooniana. PI. 3o. 

Déd. Persoon. 

i3, j4- Graines vues de profil. 

i5. Disposition des faisceaux chalaziens. 

Phytelephas Endlicheriana. Pi. 3o. 
Déd. Endlicher. 



16, 17. Graines vues de face et de profil, leur oper- 
cule micropylaire enlevé et laissant voir la cavité cor- 
respondant à l'embryon. 

18. Disposition des faisceaux chalaziens. 

Sabalinées. — Genre d'abord établi par Adan- 
son, puis non suivi et rétabli par de Martius avec le 
Corjpha minor (Chamœrops acaulis , de Michaux). 
Chez les Sabalinées on trouve plusieurs spathes in- 
complètes, l'ovaire triloculaire. La drupe renferme 
deux ou trois graines; les feuilles sont pinnatifides 
dans le Chamsedorea de Willedenow, et palmées dans 
le Licuala de Rumph , le Sabal d'Adanson (le plus 
petit de tous les palmiers) et le Thrinax de Linné fils, 
dont l'embryon est basilaire. 



Livistona Martii. PL 58 et 5g. 
Déd. de Martius. 



Index. — PL 58. 

i . Partie supérieure du pétiole correspondant à la 
naissance du limbe, vu par la face inférieure. 

2. Partie supérieure du pétiole correspondant à la 
naissance du limbe , vu par la face supérieure et li- 
gulée. 

3. Portion de pinnules de grandeur naturelle. 



PL 5g. i. Spadice avec fruits. 

2. Fruit coupé en long. 

3. Graine avec son testa et son embryon latéral. 

4. Coupe verticale et transversale du fruit et de la 
graine. 

5. Coupe transversale du fruit et de la graine. 

6. Sommet du fruit avec les trois mamelons sty- 
1 aires. 

7. Portion d'embryon coupé. 

8. Embryon. 

9. Le même coupé. 

10. Gemmule. 

11. Sommet de la gemmule. 

12. Calice montrant au centre la trace de l'insertion 
du fruit. 



DE LA BONITE. 



des Palmikrs. 



L'Atlas de la Bonite contient sur l'anatomie des 
Palmiers quatre planches dont nous nous occupe- 
rons ici pour compléter nos notes sur cette grande 
famille de monocolylédonées. 

Gaudichaud s'est beaucoup occupé de l'anatomie 
des Palmiers. Le prix que l'Académie lui décernait en 
1 835 était motivé en grande partie sur ses utiles ob- 
servations à ce sujet, observations qu'il a reproduites 
dans son Organographie. Nous ne pouvons entrer ici 
dans de longs détails; nous nous bornerons à signaler 
les notes nouvelles données par lui à la suite de son 
voyage sur la Bonite. 

Nous ne discutons pas, nous citons simplement 
les assertions de Gaudichaud. 

I. — «En observant le phénomène d'allongement 
« de la partie pétiolaire du cotylédon dans plusieurs 
« espèces de palmiers, je vis , dit Gaudichaud , le 
« lymbe cotylédonien de l'embryon pénétrer dans la 
« cavité du périsperme des noix, absorber l'air et 
« l'eau qui pourraient s'y trouver encore et se tumé- 
« fier au point de remplir cette cavité, tandis que la 
« base pétiolaire de ce même cotylédon, entraînée 
« peut-être aussi par la radicule, s'allonge d'une ma- 
te nière fort remarquable. » 

IL — « Les recherches de Gaudichaud ont cou- 
rt firme le système de Desfontaines sur les tiges de 



BOTANIQUE. 109 

« palmiers, c'est-à-dire que les nombreux filets des 
« tiges se forment au centre. » 

Hugo x\lohl a soutenu l'opinion contraire en disant 
que les filets ligneux se formaient à la circonférence, 
et que c'était en croisant obliquement les filets les 
plus anciens qu'ils arrivaient jusqu'au centre de l'ar- 
bre. L'Académie des sciences de Paris n'a pas admis 
cette opinion. 

III. — « Un fait curieux, dit Gaudichaud, et que 

« marqué, ainsi que beaucoup de voyageurs, que 
« plusieurs racines de plantes monocotylédonées li- 
ce gneuses des régions chaudes, spécialement des Mo- 
« luques et des Mariannes, celles des Palmiers et des 
« Pandanées particulièrement, se couvraient à leur 
« pointe, ou extrémité inférieure, de petites écailles 
« foliacées imitant assez bien celles des bourgeons à 
« fleurs des mêmes plantes. 

* Ces écailles sont renversées de bas en haut sur 
« le corps de la racine, ce que j'attribue à la faculté 
« qu'ont tous les appendices foliacés de se redresser 
« vers la lumière. » 

IV. - « Les végétaux monocotylédonés (et c'est 
« aux Palmiers que Gaudichaud demande surtout ses 
« preuves) s'accroissent en hauteur par la superpo- 
« sition des mérithalles tigellaires d'individus ou phy- 
« tons distincts, ayant leur organisation et leurs fonc- 
« tions propres. Ces phytons sont agencés symétri- 
« quement les uns sur les autres au moyen de tissus 
« radiculairesqui les greffent naturellement ensemble, 



« et le végétal complexe qui en résulte alors est 
« soumis à des fonctions générales nouvelles qui ré- 
« sultent de l'ensemble des fonctions partielles, mais 
« modifiées, des mérithalles tigellaires persistants et 
« privés de leurs appendices foliacés. » (Int. à la Bot. 
de la Bonite, t. II, p. 47 et s.) 

V. — « Les tiges de tous les végétaux monocotylé- 
« donés, les Dattiers comme les autres, s'accroissent en 
« diamètre par l'âge et le temps , c'est-à-dire en rai- 
« son directe du nombre des feuilles et conséquemment 
« des tissus radiculaires qu'ils produisent. 

« Cet accroissement est moins sensible, il est vrai, 
« dans les Palmiers à tiges simples, à bourgeons ter- 
« minaux , surtout chez ceux qui souffrent par l'ac- 
« tion des climats. 

o Si cette vie active ne se rencontre pas sur les 
« Dattiers de l'Algérie, cela tient à des causes locales, 
« puisqu'elle est très-évidente sur les bords du Nil. 
« Elle l'est encore bien plus à la Guyane, même sur 
« les petits palmiers du genre Chamœdora. » 

N. B. Voir, pour ce qui concerne spécialement les 
Palmiers, dans l'introduction de Gaudichaud à cet 
atlas, t. I, pages i83, 191, 222; t. II, pages 37, 38, 
47 et suiv., 63, 84, 85 etsuiv., 270. 

Les index des planches compléteront, autant qu'il 
est possible dans ce catalogue, les indications relatives 
aux travaux de Gaudichaud. 

PHOEmX SYLVESTRIS. PL 121. 

Hab. Indes orientales. — Les Indiens en retirent le 



vin et le sucre de palme au moyen de fortes entailles 
alternes qu'ils pratiquent successivement et annuelle- 
ment de la base au sommet du tronc. Plus les entailles 
voisines de ces stipes sont profondes, plus les pro- 
duits liquides qu'on en retire sont abondants et riches. 

Index des planches an atomiques des Palmiers. 



Partie inférieure d'un stipe de Dattier, coupée en 
long, pour montrer la disposition des faisceaux vas- 
culaires qui, du centre, se dirigent à la circonférence. 

11 ne nous est pas possible de donner l'explication 
des lettres qui accompagnent cette figure; elles 
avaient pour Gaudichaud une signification que nous 
ignorons et dont nous n'avons pu nous rendre 
compte. 

Phoenix dactylifera. Linn. Pi. 124. 

Coupe longitudinale de la partie moyenne d'un 
stipe de Dattier, dont l'explication des lettres est tout 
aussi obscure que dans la précédente. 

COCOS NUC1FERA. Pi. 12 3. 

Coupe longitudinale d'une base de tige de cocotier, 
montrant la disposition du système vasculaire ; n' fais- 
ceau vasculaire très-grossi ; o le même coupé trans- 



VOYAGE DK i 



versalement ; p et q faisceau d'une autre forme. — 
Même incertitude au sujet des lettres qui accompa- 
gnent la figure principale. 



i . Coupe longitudinale d'une base de stipe de co- 

Dans cette figure Gaudi chaud a cherché à démon- 
trer que les faisceaux vasculaires et fibreux émettent 
à des hauteurs différentes des fibres descendantes g 
qui se dirigent vers la circonférence du stipe pour y 
former des racines primaires qu'il indique par les 
lettres d, d , cP, etc., qui se trouvent accompagnées 
elles-mêmes par des racines secondaires marquées 
e e e % e 3 . 

2. Figure théorique correspondant à l'une des fi- 
gures c de la figure précédente; c et c' indiquent la 
partie extérieure des radicules; mais, nous le répé- 
tons, ces figures sont imaginaires et n'indiquent que 
les idées théoriques de leur auteur. 

3, 4 > représentent des coupes transversales de 
tiges du kingia australis; le cercle extérieur rocailleux 
correspond à la base des feuilles; les fibres arquées 
indiquent la disposition des faisceaux vasculaires qui 
se rendent dans les feuilles; la troisième zone est 
formée par de plus gros faisceaux vasculaires plongés 
au milieu de tissu utriculaire. 



PANDANÉES. 



La famille des Pandanées existe ; elle existe même 
depuis longtemps, car Linné avait donné le nom de 
Pandanus à la plante nommée vulgairement Baquois 
ou Facoua, et Rumph avait suivi son exemple, pen- 
sant, comme lui, qu'il y avait lieu de distinguer cette 
plante des familles existantes. 

Mais la science ne parut pas avoir encore réuni 
des documents assez certains pour assigner à cette fa- 
mille une place précise et pour en définir les caractères 
sans crainte d'erreurs. De Jussieu avait d'abord placé 
les Pandanées auprès des Typhacées ; puis, avec Ro- 
bert Brown, entre les ,\roïdées et les Alismacées. Au- 
cune de ces opinions n'a prévalu. Gaudichaud, qui a 
collectionné un plus grand nombre d'espèces, ou, 
pour mieux dire , des parties d'espèces , que ses pré- 
décesseurs, n'a pas formulé d'opinion qui puisse servir 
de guide bien assuré. Si le grand botaniste n'a pas ac- 
compli sa tâche jusqu'au bout, il n'en est pas moins 
très-important de garder bonne trace des plantes col- 
lectionnées par lui : ce sont des jalons pour l'avenir. 

Les Pandanées sont originaires des îles de la mer du 
Sud. On en trouve dans l'Inde, dans les plaines de 

Bonite. — Botanique. — T. III. 8 



114 VOYAGE DE LA BOMTE. 

l'Arabie, et même jusque sur les côtes de la mer 
Rouge. Mais dans ces derniers parages on ne rencontre 
que le Pandanus proprement dit, dont nous parlerons 
plus loin, et qui, de l'opinion des savants, n'existe 
dans ces endroits qu'à l'état cultivé. 

Ce qui a été admis jusqu'à ce jour comme carac- 
tères généraux des Pandanées est facile à résumer en 
quelques mots. Ce sont des plantes à stipe ligneux , 
très-bas. Les feuilles, engainantes à leur base, sont 
simples, longues, épineuses sur la côte médiane et sur 
les bords. Leur chute , ou leur frottement contre le 
stipe, y déterminent presque toujours des rugosités. 
Les spadices qui s'élèvent du centre des feuilles ont 
des fleurs dioïques ou polygames, sans calice ni co- 
rolle. Les fleurs mâles forment une masse de filets plus 
ou moins allongés, et terminés chacun par une anthère 
oblongue biloculaire. Les fleurs femelles ont plusieurs 
ovaires anguleux, monospermes, réunis en tète, plus ou 
moins serrés, et couronnés chacun par un stigmate 
sessile. Ces ovaires donnent naissance à des drupes fi- 
breux , multiloculaires , dont les gaines insérées au 
fond, les loges multiples, sont presque entièrement 
remplies par un périsperme charnu. \. la base des 
gaines on découvre un petit embryon cylindrique 
monocotylédoné. 

Nous ne pouvons que désirer voir les hommes émi- 
nents dans les sciences de la botanique porter leur at- 
tention sur cette intéressante famille, dont les espèces 
seraient pour nos jardins de magnifiques et odorants 
ornements. Nous laissons de côté, et à regret cepen- 



BOTANIQUE. 115 

dant, la question d'utilité comestible. Le Pandanus 
edulis est (comme beaucoup de palmiers) une grande 
ressource pour les indigènes et un grand secours pour 
les Européens naufragés. A une époque où l'industrie 
est, dit-on, si active, pourquoi tant de richesses natu- 
relles ne sont-elles pas l'objet d'études plus appro- 
fondies ? 

FlSQUETIA OVATA. Pi. l\. 

i. Fisquetia ovata de grandeur naturelle. 

FlSQUETIA MACROCATîPA. PL [\. 

2. Fruit grossi, surmonté d'une sorte de corifle 
épaisse et hexagonale terminée par le style. 

3. Le même dépouillé de sa corifle. 

4- Fruit entier coupé en long pour montrer l'atta- 
che de la graine. 

5. Partie inférieure du même et correspondant a 
l'insertion de la graine qui est en elle-même coupée 
en long. 

6. La même entière. 

7. La même coupée. 

8. Embryon. 



1. Rameau de grandeur naturelle. 

8. Embryon. 

9. Base de l'embryon avec un lambeau d'albumen. 



VOYAGE DE LA BONITE. 



FlSQUETIA MILITARIS. Pi. 5. 



2. Portion de I epi. 

3. Portion du même plus grossi, et correspondant 
la portion externe couverte des fruits et renfermant 



4- Un jeune fruit coupé en long. 

5, G, 7. Ovules vus sous divers aspects. 



Ce genre, créé par Gaudichaud, a été dédié par lui à 
M. Barrot, consul de France. 

Barrotia tetrodon. PL i3 (i à 8). 

I. Epi fructifère de grandeur naturelle. 

a, 3, 4- Fruits isolés et vus de dos, de face et de 
profil. 

5. Id., coupé en long. 

6. Id., — en travers. 

7. 8. Stigmates. 

Barrotia diodon, de 9 à 14. 

9. Fruit surmonté de 1 styles. 

10. Styles et stigmates. 

II. Fruit vu de profil et montrant des styles bi- 
fides. 



BOTANIQUE. 111 

12. Fruit coupé en travers. 

1 3. Partie supérieure du fruit avec un ovule. 
i4. Le même vu par la face dorsale. 

Barrotia monodon, i5 à xl\, 

t5. Fruit. 

16. Partie supérieure du même. 

17, 18, 19, 20, ai. Fruit sous divers aspects. 

22. Fruit coupé en long, montrant la cavité supé- 
Heure traversée par le tissu conducteur, stylaire ; et 
ovule occupant la cavité supérieure. 

a3. Le même sous une autre face. 

24. Le même coupé en travers. 

DORYSTIGMA MaURITIANUM (2 5 à 27). 

2 5, 26. Fruits plus ou moins grossis. 
27. L'un d'eux vu de face pour montrer la dispo- 
sition des stigmates. 

G. Vinçonia.— Dédié par Gaudichaud à M. Vinçon, 
chirurgien de marine. C'est par erreur que sur la 
planche on a mis Vinsonia. 

VmçoKiA utjlis. Pi. 17. 

1 à 5. Fruits de diverses formes montrant la varia- 



118 VOYAGE DE LA BONITE. 

bilité des stigmates et par suite celle du nombre des 
loges. 

C'est à cette espèce que se rapporte le nom de Pan- 
dan us ulîlis. 

Le Pandanus utilis {P. odoratissimus, Jacq.) est ori- 
ginaire de Madagascar et cultivé dans les Indes , en 
raison des qualités comestibles de ses fruits et de l'u- 
tilité de ses fibres textiles. C'est une plante très-pitto- 
resque qui peut atteindre jusqu'à 20 mètres de hau- 
teur, et dont la tige, simple d'abord, devient rameuse 
avec l'âge. Cette tige, souvent très-amincie à sa base, 
se garnit de racines adventives de formes bizarres qui 
donnent aux vieux Pandanus l'aspect d'une plante à 
moitié déracinée. Les feuilles qui garnissent l'extré- 
mité de la tige sont très rapprochées et disposées en 
spirales ; elles sont longues de r mètre à 1 mètre 5o, 
embrassantes à la base, et armées, sur la nervure mé- 
diane et sur les bords, d'aiguillons crochus, rouges. 
Les fleurs, blanchâtres et très-odorantes, forment une 
panicule terminale; elles sont unisériéesdioïques; les 
mâles sont composées seulement d'étamines disposées 
en spirales sur le même spadice. Les fleurs femelles 
consistent en une réunion de pistils fixés sur un axe 
qui affecte la forme sphérique. 

Une espèce a le stipe d'une couleur rougeâtre ; elle 
serait l'analogue du Vinçonia purpurascens. 

Le Pandanus humilis (syn. de Finçonia humilis) a un 
bourgeon terminal qui se mange comme l'Arec, ou 
chou-palmiste. Ce Pandanus est aussi le P. polyce- 
phalus de Lamarck. 



BOTANIQUE. 
VlNCONIA PURPURA 



6 à 9. Même observation que pour 
précédents. 



Vinçonia 



10. Régime de grandeur naturelle. 

11. Un fruit isolé. 



12. Régime de grandeur naturelle. 

1 3. Fruit détaché vu de profil. 

? Vinçonia lucida. 

i4, i5. Fruits isolés. 

Vinçonia sylvestris. 

Le Pandanus sylvestris (Baquois des forêts) est une 
plante faible, qui ne s'élève pas même à une hauteur 
moyenne ; ses rameaux ternes sont opposés ou al- 
ternes; ses feuilles ensiformes, longues, très-étroites; 
ses fruits ronds, portés par de longs pédoncules, sont 
composés de graines pyramidales et réunies autour 
d'un bourrelet rougeâtre. 

16, 17. Fruit entier. 

1 7 . Le même coupé en travers montrant 4 loges. 



m LA BONITE, 



18 à s3. Fruits isolés montrant la variation 
stigmates et la soudure plus ou moins complète 



G. Eydouxia. Dédié par Gaudichaud à M. Eydo 
chirurgien de marine. 



Eydouxia macrocarpa. PL 18. 



Syncarpe de grandeur naturelle. Association 
1 grand nombre de fruits soudés en un seul groupe 



carpe fibreux à la base. 

2. Le même coupé en travers. 

3. Portion du même vue de face. 

4. Ovule de profil et soudé au cordon vasculaire 
qui se termine par le stigmate. 

5. Le même vu de face. 

6. Syncarpe coupé en long pour montrer les loges, 
les ovules et leurs rapports avec les stigmates. 

Eydouxia Delessertii? 7, 8. 



7. Syncarpe entier vu de profil. 

8. Le même vu de face. 



G. Souleyetia. Dédié par Gaudichaud à M. Souleyet, 
chirurgien de marine. 



Souleyetia 

i. Rameau fructifère et feuilles. 
i. Rameau fructifère et feuilles de grandeur natu- 
relle. 

3. Fruit grossi entier. 

4. Le même coupé montrant une loge à 3 ovules 
orthotropes. 

5. Le même sous un autre aspect. 

6. Fruit de grandeur naturelle. 

7. Ovule très-grossi avec l'endostome recourbé. 

8. Placentaire portant les 3 ovules. 

9. Un ovule renversé le micropyle en bas. 
IO — 1 5. Stigmates de formes variées. 

Bryartia butyrophora. PI. 10. 

1 . Partie supérieure d'un régime de grandeur natu- 
relle. 

l'. Partie inférieure montrant les cicatrices des 
feuilles bractéales et l'insertion des nucules. 

1. Groupes de nucules détachées du régime. 

3. Nucule isolée. 

4. La même coupée en travers. 

5. Une nucule entière considérablement grossie et 
montrant son stigmate de face. 



122 VOYAGE DE LA BONITE. 

6. La même vue de profil. 

7. La même coupée en long, montrant la cavité 
supérieure que traverse le tissu stylaire, et l'insertion 
de l'ovule coupé lui-même dans sa longueur. 

8. Nucule coupée en travers pour montrer l'ovule 
et son rapport avec le faisceau vasculaire stylaire. 

9. Nucule à peu près semblable à celle qui se trouve 
inscrite sous le n° 6. 

10. Ovule coupé en long pour montrer la Pnucelle 
centrale. 

11. Ovule à un autre état. 

12. PNucelle. 

i3, 14. Ovules accompagnés d'une sorte d'excrois- 
sance carunculoïde. 

i5. Ovule coupé représentant les mêmes parties, 
mais plus développées. Le tube recourbé semble 
appartenir à la secondine qui donnerait passage à la 
pointe amincie de la nucelle. 

ROUSSINIA 11VDICA. Pi. 21. 

Genre dédié à l'amiral baron Roussi n, 
membre de l'Institut. 

i. Port du Roussinia. 

a. Régime accompagné de bractées. 

3. Syncarpe montrant 4 fruits surmontés de stig- 
mates disposés en étoiles. 

4. Le même coupé et dépouillé du tégument externe 



BOTANIQUE. 123 

5. Le même de grandeur naturelle et totalement 
dénudé. 

6. Le même coupé en long pour montrer les loges 
et les ovules. 

7. Le même coupé en travers pour montrer les six 
loges et les faisceaux vasculaires correspondant aux 
ovules. 

8. Une des fibres du syncarpe. 

9. La même coupée au point correspondant à son 
épaississement. 

Pandas-us LmsXÏ. PL aa. (1 à 8.) 

1. Syncarpe de grandeur naturelle. 
1. Le même coupé en long. 

3. Une graine fixée au faisceau vasculaire stylaire 
terminé par son stigmate. 

4. La même coupée, montrant l'embryon. 

5. Embryon avec son suspenseur celluleux. 

6. 7, 8. Partie supérieure et stigmatique de trois 
nucules vues de dos, de profil et de face. 

Pandanus fragrans. 

10. Syncarpe de grandeur naturelle. 

Pandanus Rumphii. 

1 1 . Syncarpe de grandeur naturelle. 



124 voyage de la bonite. 

Pandanus Rheedii. 
\i. Syncarpe de grandeur naturelle. 

Pandanus Loureiri. 
j 3. Syncarpe de grandeur naturelle. 

Pandanus Menziezïi. 
i4. Syncarpe de grandeur naturelle. 

PANDA.NUS BORYI. 

i5. Syncarpe de grandeur naturelle. 
Pandanus Douglasii. 

16. Syncarpe de grandeur naturelle. 

HOMBRONIA EDULIS. 

17. Syncarpe de grandeur naturelle. 

VlNÇONIA UTILIS. Pi. ^3. 

1 . Vinçonia utilis. Syncarpe en germination ; ( 
voit la jeune tige écailleuse sortir du corps de l'ec 
bryon et donner naissance à une première radicule. 



6. Syncarpe en germination, 2 tigelles en sortent, 
émettant au dehors leurs radicelles. 

9. Syncarpe en germination montrant six jeunes 
plants sortant d'un même fruit. 

10. Jeune plante : a embryon ; b tégument de la 
graine ; c chalaze; d coléorhize ; e radicelle primaire ; 
/première feuille ; g premier mérithalle ; h deuxième 
feuille; i deuxième mérithalle; k troisième feuille; 
/ troisième mérithalle allongé; m quatrième feuille 
vue de dos, terminée par un limbe denticulé // , les 
autres étant toutes réduites à leur gaine o, p, q, jeu- 
nes feuilles très-rapprocliées avec limbe de plus en 
plus allongé. 

12. Jeune plante coupée en long et correspon- 
dant à la figure précédente. 

i3. Graine coupée en long pour montrer les tégu- 
ments, l'albumen et l'embryon. 

14. Graine coupée en long et fixée au faisceau vas- 
culaire, stylaire terminé par le stigmate. 

i5, 16. Graines vues de profil et de face montrant 
la chalaze. 

17. La même coupée en long montrant l'albumen 
et l'embryon. 

18. Extrémité de l'albumen avec l'embryon. 

VlNÇONIA STEPHANOCARPA. Pi. 23. 

2. Syncarpe entier de grandeur naturelle. 

3. Syncarpe d'une autre forme. 



126 VOYAGE DE LA BONITE. 

4, 5. Les mêmes vus de face montrant la disposition 
des stigmates. 

7. Syncarpe coupé montrant les graines. 

8. Syncarpe coupé en travers montrant 6 graines. 

SUSSEA CONOLDEA. Pi. l[\. 

G, Sussea, dédié par Gaudichaud à M. l'amiral La 

1 . Régime et feuilles de grandeur naturelle. 

I. Sommet d'un syncarpe pour montrer le stig- 

3. Syncarpe grossi. 

4. Le même plus grossi encore et coupé en long. 

5. Loge coupée en travers. 

6. Jeune graine fixée au faisceau vasculaire. 

7. 8. Syncarpes biloculaires coupés en travers. 

9. Graine. 

10. Nucule coupée montrant la graine. 

1 1 . Graine vue de dos, la chalaze placée à la partie 
supérieure de la figure. 

II. Graine vue de face montrant l'embryon par 
transparence. 

JEAIVNERETIA L1TTORAL1S. Pi. a5. 

1 . Régime et grandeur naturelle. 

2. Groupe de 3 syncarpes. 

3. Syncarpe entier et très-grossi. 

4. Loge coupée, biovulée avec le faisceau vasculaire 
stvlaire. 



BOTANIQUE. 121 

5. ÎNucule coupée montrant une des loges avortées 

6. Nucule coupée montrant les deux loges. 

7. Partie supérieure d'un syncarpe montrant 1( 
stigmate. 

SlJSSEA MICROCARPA. 

8. Syncarpe de grandeur naturelle. 

9. Syncarpe très-grossi. 

10. Syncarpe coupé en long. 



1 . Syncarpe très-grossi avec le 


;s stigmate 


2. Syncarpe de grandeur natui 


-elle. 


3. Syncarpe coupé en long. 




\. Graine vue de profil. 




Heterostigma Heudelotianum. 


ï. Syncarpe grossi. 




6. Le même coupé en long. 




7. Le même coupé en travers. 




8. Graine. 




5. Syncarpe coupé en trav< 





loges. 

20 à 3i. Diverses formes de stigmates pour justi- 
fier le nom générique d' Heteiostigma . 



, 28 VOYAGE DE LÀ BONITE. 

FOULLIOYA RACEMOSA. Pi. 26. 

1. Rameau fructifère femelle avec des bractées. 
a. Rameau florifère ou mâle, accompagné de feuil- 
les de grandeur naturelle. 

3. Groupe de trois étamines. 

4. Anthère très-grossie. 

5. Granules polliniques. 

6. Ovaire vu de face. 

7 . Le même coupé, accompagné à la base de deux 



8. Partie supérieure d'un ovaire montrant le stig- 
mate bilobé. 
q. Ovule. 



10. Partie supérieure d un syncarpe. 
1 1 . Trois fruits réunis en syncarpe montrant leur 
stigmate. 

j 2. Pointes du péricarpe grosssies. 

i3 à 18. Stigmates de diverses formes. 

19. Syncarpe coupé en long. 

20. Faisceau d'étamines , deux filets terminés pa 
des anthères contournées en spirales. 

FoULLïOYA MARITIMA. 

21 à i(\. Syncarpesde différentes formes. 



Freyciivetia Webbiana. PI. 27. 

1. Rameau fructifère de grandeur naturelle. 

2 , 3. Syncarpes à deux et à trois stigmates. 

4. Ovule accompagné des papilles du tissu conduc- 
teur; l'extrémité du nucelle se présente sous la forme 
d'un tube très-délié. 

5 et 6. Ovules dont les téguments membraneux et 
transparents laissent voir le nucelle et le sac em- 
bryonnaire. 

7. Fxtrémité du nucelle. 

8. Ovule. 

9. 9. Extrémité d'un filament du tissu conduc- 

10 et 11. Ovules. 

Ces dessins , ainsi que tous ceux que Gaudichaud a 
donnés de la structure des ovules, laissent beaucoup 
à désirer soit sous le rapport de leur exactitude, soit 
sur la manière dont les organes sont interprétés. 
Ceux-ci sont inintelligibles. 

Vdtçonia Pervilleana. Pi. 3i. 

1 . Régime entouré de bractées et accompagné de 
feuilles de grandeur naturelle. 

2. Disposition des bractées vues par dessous. 

3. Syncarpe de grandeur naturelle. 

4- Partie supérieure d'un syncarpe pour montrer 
les stigmates. 



l3 o VOYAGE DE LÀ BONITE. 

5. Syncarpe coupé en long montrant 
deux ovules. 

6. Syncarpe coupé en travers. 

7. Partie de stigmate d'un syncarpe. 



VmÇOWIA DRUPACEA. 

8 et 10. Syncarpe dont la partie épicarpique se 
détache en laissant à nu la partie ligneuse. 

9. Syncarpe coupé en travers pour montrer la loge 
fertile et les loges avortées. 

11. Portion membraneuse épicarpique détachée 
d'un syncarpe. 

DORYSTIGMA MaDAGASCARIENSE. 

12. Syncarpe de grandeur naturelle vu de profil. 
i3. Syncarpe vu de face pour montrer les stig- 



Freycinetia Arnottii (femelle). PL 35. 

G. Freycinetia. — Il a été dédié par Gaudichaud 
en l'honneur de M. l'amiral Freycinet, qui a rendu de 
grands services à la France et à la science, et qui, à 
ce double titre, a été reçu membre de l'Institut. Gau- 
dichaud avait fait un voyage autour du monde sur la 
corvette VUranie, commandée par M. de Freycinet. 

1. Régime entouré de feuilles de grandeur natu- 



* BOTANIQUE. 131 

2. Syncarpe grossi entouré à Jabase d'étamines. 

3. Partie supérieure du même. 

4- Syncarpe très-grossi correspondant à la figure 2. 

5. Partie stigmatifère et stigmates cordiformes. 

6. Syncarpe accompagné d'une bractéole et de trois 
étamines. 

7. 8. Étamines. 

9. Portion de placentaire chargé d'ovules. 

10 et 11. Ovules accompagnés de filaments qui 
constituent le tissu conducteur. 

12. Portion de placentaire. 

i3. Ovule. 

14. Extrémité d'un jeune rameau réduit de gran- 
deur. 

i5. Coupe transversale d'un syncarpe. 

Freycinetia Arnottii (mâle). PI. 36. 

1. 3. Épis de fleurs mâles, entourés de bractées et 
de feuilles, de grandeur naturelle. 

2. Épi coupé en long. 

3. Coupe transversale d'un épi. 

4. 5. Étamines. 

6, Coupe d'une anthère. 

7, Anthère vue de dos. 

8, 9. Anthères vues de face. 

1 1 . Grandules polliniques. 

12. ...? 

i3. Utricule contenant des raphides. 



m VOYAGE DE LA BONITE. 

14. Raphides isolées. 

i5. Tronçon de tige de grosseur naturelle. 

16. Coupe transversale du même. 

Freycinetia Debregeasiana. PI. 37. 

1. Rameau fructifère de grandeur naturelle. 

2. Syncarpe de grandeur naturelle, isolé. 

3. Syncarpe très-grossi. 

4. Syncarpe coupé en long pour montrer l'insertion 
des ovules. 

5. Syncarpe coupé en travers. 

6. Partie stigmatifère d'un syncarpe. 

7. Syncarpe vu de profil. 

8. Graine. 

9. Graine coupée en long. 

10. Embryon. 

1 1 . Syncarpe étalé en trois parties. 

Freycinetia Cumingiana. 

12. Fragments de rameau. 
i3. Feuille. 

14. Feuille engainante. 



/ÏICROSTIGMA SUSSEA. Pi. 38. 



1 . Rameau fructifère de grandeur naturelle. 

1. Un épi coupé en long. 

3. Syncarpe de grandeur naturelle. 



BOTANIQUE. 133 

4. Syncarpe accompagné d'étamines. 

5. Stigmate. 

6. 7, 8. Étamines. 

9. Syncarpe coupé en long pour montrer la graine 



10. Stigmates. 

11. Ovule. 

la. Fruit coupé en travers. 

Freycinetia Cumingiana. PL 60. 

Rameau fructifère de grandeur naturelle 
Fragment de tige. 
Épi femelle de gr; 
4. Le même coupé. 



1. Fragment de tige 

3. Épi femelle de grandeur naturelle, 



6. Syncarpe avec deux étamines avortées. 

7. Syncarpe de grandeur naturelle. 

8. Syncarpe très-grossi montrant la partie stigma- 
tique velue. 

9 ....? 

10. Fruit coupé en travers. 

11, 12, i3. Poils très-grossis. 
14. Stigmates. 

i5. Étamine avortée très-grossie. 



FrEYCIîNETJA SpHjEROCEPHAXA. Pi. 5a. 

1. Rameau fructifère de grandeur naturelle 



2. Régime grossi. 

3, 4- Bractées. 

5. Fruit de grandeur naturelle. 

6. Fruit très-grossi. 

7. Graine très-grossie. 

8. 9. Cellules du testa. 

10. Extrémité de la graine correspondant à l'em- 

1 1. La même plus grossie. 

12. Embryon. 

i3. Partie supérieure du fruit pour montrer les 
stigmates. 

i4- Partie stigmatique vue de face. 

i5. Coupe transversale d'un fruit montrant les 
cinq placentaires. 



PIPERACEES. 



Cette famille, qui a pour type le genre Piper, L., 
était autrefois réunie aux Urticées, dont elle formait 
une tribu sous le nom, adopté par C. Richard et de 
Jussieu, de Pipériliées. Ce fut Kunth qui érigea cette 
tribu eu famille distincte , et son opinion, appuyée 
par les travaux de MM. Blume, Klotzsch et Miquel, 
fut adoptée par la plupart des botanistes. 

Les études si savantes et si bien exposées par 
M. Miquel qui, d'après les caractères de la végétation 
et de la fructification, a divisé cette famille en deux 
tribus : les Pépéromiées et les Pipérées, ont fait con- 
naître plus de six cents espèces de Pipéracées répar- 
ties dans une vingtaine de genres bien distincts. Mais, 
depuis, de nouvelles découvertes qui sont encore 
venues augmenter ce nombre, ont apporté un peu 
de confusion dans cette classification et font vive- 
ment désirer de nouveaux travaux sur une famille 
aussi intéressante au point de vue économique et mé- 
dical qu'à celui de l'horticulture. 

Les Pipéracées sont composées de végétaux her- 
bacés ou ligneux , sarmenteux, et croissant le plus 
souvent sur le tronc des arbres. 



136 VOYAGE DE LÀ BONITE. 

Leurs feuilles sont alternes , opposées ou verti- 
cillées, entières, souvent embrassantes et quelquefois, 
lorsqu'elles sont alternes, accompagnées d'une sti- 
pule qui tient la place de la feuille opposée. Les 
fleurs sont, le plus souvent, en chatons allongés, cy- 
lindriques, ordinairement opposés aux. feuilles ; elles 
se composent d'organes mâles et femelles mélangés 
sans ordre. Quelquefois les étamines, à anthères bi- 
lobées, sont plus particulièrement groupées autour 
du pistil dont le stigmate est ou simple ou à trois di- 
visions. L'ovaire, ovoïde, à une loge, renferme un 
ovule dressé et sessile. Le fruit est une baie presque 
sèche, arrondie, ou à trois ou quatre angles, isolés 
ou soudés entre eux. La graine, qui offre une orga- 
nisation toute particulière, paraît être composée d'un 
endosperme séparé en deux parties et dont la plus 
petite contiendrait l'embryon. 

Les Pipéracées, cultivées maintenant dans tous les 
pays tropicaux, sont originaires des îles de la Sonde, 
des Philippines, de l'Océanie, et, en général, delà 
mer des Indes, où, sous le nom de Bétel, leurs 
feuilles servent à composer un masticatoire excitant 
très-estimé par les indigènes, qui fabriquent égale- 
ment, avec les racines d'une autre espèce de Pipé- 
racées, le Macropiper methjsticum, une liqueur eni- 
vrante, excessivement forte, qui est leur boisson fa- 
vorite. 

Les Peperomia sont, plus particulièrement, origi- 
naires des Antilles, de Venezuela, de la Guyane et de 
l'Amérique méridionale. 



BOTANIQUE. 13 

Outre leur emploi dans la médecine et dans le: 

usages domestiques, les Pipéracées renferment de: 
plantes recherchées en horticulture par l'ampleur e 
la beauté de leur feuillage; tels sont les genres Ar 
tanthe, Pothomorphe, Macropiper, etc., qui corn 
mencent à devenir assez < 



l'Europe. 

Steffensia (Matico) elongata. PI. 95. 

1 . Rameau de grandeur naturelle. 

2, 3. Poils très-grossis. 

4. Pistil accompagné d'une bractéole à somme 
velu. 

5. Pistil coupé verticalement. 

6. 7, 8. Ovules à différents états. 

9. Pistil jeune accompagné de deux étamines. 

10. 11. Étamines. 

11. Pistil accompagné de filets stériles. 
i3. Fruit coupé verticalement. 

14. Sac embryonnaire et embryon. 

i5. Fragment de feuille très-grossi vu en dessous. 

16. Fragment de feuille très-grossi et vu en dessus. 



SAXIFRAGACÉES. 



Famille de plantes dycotylédonées dont la place 
actuelle est entre les Crassulacées et les Portulacacées. 

Les Saxifragacées ont été divisées en plusieurs tri- 
bus qui sont même admises comme familles distinctes 
par quelques auteurs. Ce sont : 

i° Les Saxifragacées : Feuilles alternes ou oppo- 
sées, sans stipules; fleurs diplostémonées; deux styles. 

i° Les Cunoniacées : Feuilles opposées, stipulées; 
fleurs diplostémonées, quelquefois sans pétales ; 
ovaire à deux ou quatre loges. 

3° Les Hydrangées : Feuilles opposées, simples, 
sans stipules; fleurs diplostémonées; deux-cinq styles; 
ovaire infère; fruit capsulaire. 

4° Les Escalloniées : feuilles alternes, simples, sans 
stipules; fleurs isostémonées ; deux ou cinq styles, co- 
hérents. 

Les caractères généraux de cette famille sont : 

Feuilles alternes ou opposées, quelquefois pres- 
que verticillées , simples ou composées, et assez 
souvent munies de stipules. Fleurs, tantôt solitaires 
et terminales, tantôt axillaires, diversement groupées 
en épis, en grappes. Elles ont le calice souvent infère, 



HO VOYAGE DE LA BONITE. 

à quatre ou cinq divisions profondes; la corolle 
porte le même nombre de pétales insérés au fond du 
calice persistant. Les étamines sont en nombre double, 
quelquefois beaucoup plus, et alternent avec les pé- 
tales. L'ovaire est simple, ordinairement couronné 
par deux ou cinq styles plus ou moins allongés, et 
quelquefois réunis en un seul, avec deux stigmates. 
Le fruit est le plus souvent capsulaire et polysperme , 
terminé par deux pointes ; il s'ouvre par le haut, à 
moitié, en deux valves dont les bords courbés en 
dedans forment cloison et renferment des graines 
nombreuses, menues, chez lesquelles l'embryon est 
très-petit, cylindrique, recourbé autour d'un péris- 
perme presque charnu. Les cotylédons sont courts 
et les radicules descendent dirigées vers le hile. Le 
type de cette famille est le Saxifràga de Linné. 

Hab. — Les hautes montagnes de tous les pays. On 
en trouve en Sibérie de belles espèces dont les feuilles 
sont employées par les Russes en place de thé. 

Broussaisia pellucida. Pi. 9. 
Déd. Broussais. 

Par ses cinq styles cohérents ce genre paraît devoir 
être classé parmi les Escalloniées. 

Index. — A. Rameau ou inflorescence de grandeur 
naturelle. 

B. Grappe de fleurs. 



BOTANIQUE. 141 

. Jeune fleur. 

. Fleur entrouverte laissant voir les étaraines. 
. Aspect de la fleur fermée vue en dessus. 
. Pétale. 

. Anthère vue de dos avec le filament. 
. Anthère vue de face. 

. Coupe d'une fleur. 
. Ovaire. 

o. Sommet agrandi. 
i. Style. 

2. Section longitudinale de l'ovaire, surmontée 
style. 

3. Fruit. 

4. Section transversale de l'ovaire. 

5. Loge de l'ovaire agrandie. 

6. 17. Ovules. 

8. Section du fruit. 

9. Embryon, 
o. ? 



URTICEES. 



Grande famille de plantes dicotylédonées, com- 
posée de végétaux herbacés, d'arbrisseaux et d'arbres 
fort élevés, quelquefois lactescents. Feuilles alternes, 
le plus souvent stipulées ; fleurs unisexuées, solitaires, 
globuleuses, ou groupées en épis simples ou rameux, 
en chatons, ou dans un involucre charnu; quatre ou 
cinq étamines. Ovaire surmonté de deux longs styles 
subulés et poilus, donnant naissance à un fruit crus- 
tacé, enveloppé par le calice persistant et devenu 
charnu ; d'autres fois c'est l'involucre qui s'épaissit 
en baie. La semence est solitaire. 

Gaudichaud a rangé les genres compris dans cette 
famille en cinq catégories selon la position des ovules : 

I. — Les Urticées vraies à ovules redressés, primi- 
tivement fixés par les deux extrémités, et chez qui 
l'embryon est renversé. Type, le genre Ortie, urtica. 

H. — Les Urticées à ovules supérieurs ou latéraux, 
suspendus, à embryon renversé et recourbé. Les 
genres Brous sonnetia, Morus, etc. 

III. — Les Urticées à ovules latéraux, redressés, va- 
riables, chez qui l'embryon est charnu, incliné, cou- 



144 VOYAGE DE LA BONITE. 

ché, et les cotylédons très-épais, irréguliers, comme 
dans les genres Artocarpus, Pourouma, etc. 

IV. — Les Urticées à ovules suspendus, à embryon 
très-petit, renversé, droit, situé au sommet de la 
graine dans le périsperme charnu. Tels sont les genres 
Gunnera et Misandra. 

V. — Enfin les Urticées à ovules suspendus placés 
au sommet antérieur d'un périsperme charnu, plus 
ou moins enfoncé dans sa substance, ainsi qu'on les 
observe dans les genres Laurea et Dugalia. 

Ces divisions sont généralement considérées comme 
formant des familles distinctes. 

SOROCEA HlLARII. Pi. 71. 

Déd. G-S-Hilaire. 
Syn. Fam. Sorocea. St-Hilaire. Fam. Jrtocarpeœ, 



Hab. Brésil. 

Index. — i . Rameau en inflorescence. 
1. Fleur ouverte, montrant les étamines. 

3. Bouton plus gros que fig. i et vu sous 

4. Anthère vue de face. 

5. La même vue de dos. 

6. Jeune fruit. 

7. Jeune fruit. 



BOTANIQUE. 

8. Poil grossi. 

9. Pistil coupé en long. 

10. Section du fruit à la partie inférieure. 

1 1. Coupe longitudinale du fruit. 

12. Coupe de la graine. 

i3. Section du fruit à la partie supérieure. 
i4i i5. Jeunes fruits. 
16. Jeune graine. 



. pi. 7 , 



,19. Graines. 
Embryon. 



Index. — Rameau en inflorescence, 
r . Fleur femelle. 

2. La même coupée en long. 

3. Pistil coupé tongitudinalement. 

4. Graine. 

5. Jeune fruit. 

6. Fruit coupé en travers. 

7. Fruit coupé en long. 

8. Graine coupée en long. 

9. Albumen et embryon. 

10. Graine coupée en long. 

11. 12, i3. Embryons entiers ou en partie pour 
montrer les cotylédons. 

SoROCEA MACROPHYLLA. Pi. -]$. 

Index. — Rameau en inflorescence avec feuille de 
grandeur naturelle. 



146 VOYAGE DE LA BONITE. 

i . Jeune fleur. 

2. Section transversale d'une anthère. 

3. Anthère vue de face. 

4. La même vue de dos. 

SOROCEA HOULLETIA.NA. Pi. 74. 

Déd. Houllet, jardinier chargé des serres au Muséum» 

Index. — i, a. Poils. 

3. Bouton à fleur. 

4- Une des pièces du périanthe. 

5. Anthère vue de face. 

6. Anthère vue de dos. 

7. Anthère coupée transversalement. 

SOROCEA. GUILLEMINIANA. Pi. 74. 

Déd. Guillemin, aide de Botanique au Muséum. 

8. Sommet d'un fruit? 

9. 10, 11. Pistils à différents états de développe- 
ment. 

12. Fruit coupé en long. 
i3. Fruit coupé en long. 
i4, i5. Graines. 



URTICÉES. 



Syn. tirera de Gaud. a pour synonyme Urtica fam. 
incomplète, Toy. — Scabridas, Lin. — Sisellophyla, 
Neck. — TJrticese, Rich., Juss. 

Hab. Contrées équatoriales à l'état d'arbrisseaux, et 
en Europe à l'état de plantes herbacées. On en 
compte près de deux cents espèces. 

Caract. gén. — Tiges simples, droites ou rameuses. 



posées, accompa- 



Feuilles 

gnées de stipules. Fleurs monoïques, plu 
dioïques,en faisceaux arrondis aux aisselles des feuilles, 
ou le plus souvent en grappes pendantes. Les fleurs 
mâles se massent sur un calice de quatre folioles , 
arrondies, concaves. Quatre étamines, rarement cinq, 
comme cela se voit dans les espèces nouvelles de Gau- 
dichaud. Les filets courbés sont terminés par des an- 
thères à deux loges ; à leur base on remarque ordi- 
nairement le rudiment glanduleux du pistil. Les fleurs 
femelles forment de petits capitules, et leur calice a 
deux valves profondes. L'ovaire est supère, couronné 
par un style court et un stigmate velu. Le fruit est 



148 VOYAGE DE LA BONITE. 

une graine entourée par le calice persistant : il a le 
plus souvent l'apparence d'une baie à embryon droit. 

Laportea latifolia. Pi. 8 1 . 

Stw. Urera latifolia, Rich. — Urera curavellanus, 
Miers. — CI. corylifolia, Juss. 

i . Rameau de grandeur naturelle . 

2. Inflorescence isolée. 

3. Fleur mâle. 

4. Fleur mâle vue de face. 

5. Fleur mâle épanouie. 

6. Pistil avorté. 

7. Anthère jeune à filet replié. 

8. La même vue de face et redressée. 

9. La même vue de dos. 

10. Fleur femelle. 

1 1 . Calice. 

ia. Fruit ouvert pour montrer l'insertion de l'o- 
vule. 

i3. Fruit coupé en travers. 

14. Embryon. 

i5. Embryon coupé en travers montrant les coty- 
lédons. 

16. Fruit jeune coupé en long. 

17. Pistil. 

18. Pistil accompagné du périanthe. 

19. Le même grossi. 

20. Fruit coupé montrant l'insertion de l'ovule. 
ai. Inflorescence très-grossie. 



Obetia ficifolia. PI. 82. 

1. Rameau de grandeur naturelle. 

2. Portion d'inflorescence. 

3. Fleur femelle. 

4. La même avec le calice rabattu. 

5. Calice ouvert. 

6. Fruit coupé longitudinalement. 

7. Fleur mâle vue de face. 
8* Fleur mâle épanouie. 

9. Fleur mâle accompagnée d'une bractée. 

Fleurya (Schychowskya) cordata. Pi. 83. 

Index. — 1. Bouton mâle très-jeune. 

2. Fleur mâle plus âgée. 

3. Fleur mâle épanouie. 

4. Étamine avec l'ovaire avortée. 

5. Étamine vue de face à filet redressé. 

6. Étamine vue de face à filet replié. 

7. Fleur femelle. 

8. Calice de la même. 

9. Fruit. 

1 o. Le même coupé transversalement. 

1 1. Le même coupé en long pour montrer la graine. 

12. Embryon. 

i3. Embryon coupé en travers. 
14. Graine. 
i5, 16. Poils. 



URTICEES. — morées. 



Les végétaux de cette famille sont lactescents ; les 
feuilles sont alternes, stipulées, plus ou moins lobées, 
d'un vert foncé; les fleurs, diclines, sont disposées en 
épis ou en chatons, ou agglomérées sur un réceptacle 
commun plus ou moins charnu. Les fleurs mâles sont 
formées d'un périanthe calicinal 4-3-partit, ou nul ; 
les étamines, au nombre de trois ou quatre, sont op- 
posées aux lobes du calice ; les anthères sont à deux 
loges, introrses. Les fleurs femelles sont un périanthe 
à quatre sépales, quelquefois à cinq divisions, ou nul; 
l'ovaire est ou sessilé ou stipité, à deux ou à une loge 
uni-ovulée ; le style est entier ou bifide. Le fruit est 
un akène ou un utricule; la graine est albuminée et 
la plantule arquée. 

Les Morées, démembrement de la grande famille 
des Urticées, ne comptent qu'un petit nombre de 
genres parmi lesquels les plus importants sont : le 
Morus, le Maclura, le Brom sonetia et le Fatoua. 

Fatoua p.losa. PI. 84- 



1« VOYAGE DE LA BONITE. 

Fatoua SUBCORJDATA. PI. 84- 

2. Plante entière. 

Fatoua lanceolata. Dcne. Pi. 84. 

3. Rameau. 

Index des figures. PI. 84. 

4- Portion d'inflorescence. 

5. Fleur mâle avec ses bractées. 

6. Fleur mâle ouverte, avec son ovaire a 
central. 

7. Étamine à filet redressé. 

8. Étamine à filet replié. 

9. Ovaire avorté. 

10. Fleur femelle. 

1 1 . Jeune fruit sur lequel un des styles est 

12. Fruit coupé en long. 

i3. Fleur anormale. Péricarpe ouvert pour 
l'ovule avorté. 

14. Aulre fleur anormale accompagnée d 
mine. 

i5. Fleur femelle. Périanthe. 

16. Fleur femelle, périanthe vu de dos. 

17. Fleur femelle, périanthe ouvert. 

18. Poil. 



Syn. — Fam. Aelolrophyta, Neek. — Castanese, 
Adam. — Cellidées Endl. — Incomplets, Roy. — 
Scabridœ, Lin. — U/maceas, G. Don. — Urlicœ, 
Rich. Kunth. 

Les Celtidées, dont le type est le Micocoulier de 
Provence, ont été depuis longtemps séparées des 
Urticées dont elles diffèrent par leurs fleurs herma- 
phrodites et leur embryon sans endosperme. 



GlfiONNIERA. CELTIDIFOLIA. 



PL 85. 



Index. Rameau en inflorescence de grandeur na- 
turelle. 

i . Fleur femelle accompagnée d une bractée. 
i. Fleur femelle avec les deux styles coupés. 

3. Calice. 

4. Fruit. 

5. Ovaire coupé en long. 

6. Ovule? 

7. Jeune graine. 

8. Coupe transversale d'un fruit et de la graine. 

9. Coupe longitudinale du même. 



URTIGEES. FORSKÀLÉES. 



Droguetia elliptica. Pi. 86. 

Index. — i . Groupe de fleurs mâles avec une fleur 
femelle au centre. 

2. Fleur mâle non épanouie. 

3. Fleur mâle épanouie, étamine saillante. 

4. Fleur mâle ouverte. 

5. Fleur mâle vue de profil. 

6. Étamine. 

7. Fleur hermaphrodite. 

8. Fleur femelle. 

9. Fruit coupé en long montrant la graine ortho- 

10. Embryon. 

Droguetia Thouarsiana. Pi. 87. 

Déd. Dupetit-Thouars. 

ïwdex. — 1. Groupe de fleurs mâles avec une fleur 
femelle au centre. 

2. Groupe de fleurs mâles et avec leurs bractées. 



156 VOYAGE DE LA BONITE. 

3. Fleur mâle non épanouie. 

4. La même vue par le dos. 

5. La même ouverte. 

6. Fleur femelle, périanthe à quatre divisions. 

7. Fleur femelle, périanthe à divisions très-iné- 
gales. 

8. Pistil. 

9. Fruit coupé longitudinalement. 



URTICEES. — làuréâcées. 



Laurea tilljefolia. PI. 88. 
Index. — i. Fleur jeune accompagnée de brac- 



i. Bractée. 

3. Fleur à laquelle 
montrer la disposition 

4, 5. Les deux divisions 
6, 7 . Les deux divisions i 

8. Étamines et pistil. 

9. Coupe transversale du 

10. 11. Anthères jeunes. 
12, i3, 14. Étamines vuef 
i5. Pistil. 

16. Portion de feuille vue 



nlevé une division po 



xtérieures du péri 
dumêm 



\ sous différents aspects 
en dessous et grossie. 



Sarcochlamys pulcherr 



2, 3. Fragments d'inflorescence. 

4. Fleur femelle jeune vue des trois quarts. 



,8 VOYAGE DE LA BONITE. 

5. Fleur femelle vue de face. 

6. Fleur femelle vue de profil. 

7. Fleur femelle épanouie. 

8. Fleur femelle coupée en long, montrant le pistil. 

9. ...? 

10. Fruit. 

1 1. Ovule. 

12. Périanthe et fruit coupés 



i3. Péricarpe montrant 1 ovule par transparence. 

Debrec.e.4 



Index. — 1. Fleur mâle en bouton. 

2. Fleur femelle avec sa bractée. 

3. Fleur épanouie. 

4. 5. Étamines. 

6. Fleur mâle étalée 

7, 8, 9. Figures indéterminées. 
10, 11. Jeunes fruits. 

12. Extrémité supérieure d'une fleur femelle. 

i3. Fruit coupé en long. 

14. Ovaire coupé en long montrant l'ovule. 

i5, 16. Embryon. 

1 7 . Fig. indéterminée. 



URTICEES. V ILLEBRUNEACEES. 



1. Rameau de grandeur naturelle (femelle 

2. Rameau, inflorescence (mâle). 

3. Fleur mâle très-jeune. 
4- La même épanouie. 

5, 6, 7. Étamines à divers états. 

8. Pistil avorté entouré de quatre filets d' 



9. Bractée. 

10. Fleur femelle. 

1 1. Pistil dépouillé du périanthe et coupé en long. 

12. Un des poils du stigmate. 
i3. Ovule. 

VlLLEBRUNEA CRENIJI-ATA. Pi. 92. 

1 . Rameau femelle. 

2. Fleur femelle. 

3. La même plus grossie, 

4. Périanthe ouvert. 

5. Fruit. 

6. Graine. 



160 VOYAGK DE LA BONITE. 

7. Périanthe et ovaire coupé en long 

8. Ovule. 

9. Embryon. 

10. Rameau, inflorescence mâle. 

11. Fleur mâle entourée de ses bractées. 

12. Bractée isolée. 

i3. Fleur mâle au moment de l'anthèse. 
14, 1 5, 16. Étamines. 
17, 18. Pistils avortés. 

MlSSIESSYA FAG1FOLIA. Pi. 0,3. 

1. Rameau de grandeur naturelle. 

2. Fleur femelle, avec des bractées et ; 
lucelle. 

3. Périanthe vu de face. 
4- Le même vu de profil. 

5. Pistil coupé en long. 

6, 7. Ovules. 

8, 9. Embryons. 

10. Cystolithes. 

1 1 . Utricules renfermant les cystolithes. 

MlSSIESSYA CFXTIDIFOLIA. Pi. 93. 

12. Rameau grandeur naturelle. 
i3. Fleur femelle. 

i4, i5. Styles et stigmates. 



BOTANIQUE. 

16. Utricule renfermant des cystolithes. 

17. Cystolithes isolés. 

18. Pistil coupé en long* 

19. 20. Embryons. 

TOTJCH.VRDIA LATIFOLIA. PL 94- 

I, 2, 3. Rameaux et inflorescences. 

4. Poil. 

5. Fleur mâle jeune avec sa bractée vue de côte 

6. Fleur mâle vue de face. 

7. Fleur mâle épanouie. 

8. Fleur mâle étalée. 

9. Une des divisions du périanthe portant son 

10. Pistil avorté. 

I I . Fleur femelle non épanouie. 

12. La même avec une division du périanthe 
battue. 
i3. Pistil. 

14. Le même très-grossi et coupé en long. 
i5. Ovule d'où l'on voit sortir l'endostome. 
16. Poil du stigmate. 



Bowite. — Botaniqu, 



URTICÉES. — CONOCÉPHALÉES. 



CoNOCEPHALUS BlUMEI. Pi. 96. 

Index. — i. Rameau fleuri. 

2. Feuille. 

3. Fleur femelle non épanouie. 

4. Pistil coupé en long. 

5. 6, 7. Folioles du périanthe vues sous différentes 



Pistil coupé. 
Pistil entier. 



1 . Ovule ou graine montrant une chalaze cupuli- 

2. Embryon. 



URTICEES. ANTIÀRIDEES. 



UJntiaris, type de la tribu, est particulier 
de Java. 

Antiaris monophylla , deBrown. — 
de Horfîeld, nommé à Java Arttschar, et décrit par 
Rumph sous le nom de Arbor toxicaria. On l'appelle 
aussi Pohon-upas et Boûm-oupas. 

DUMARTROYA FAGIFOLIA. Pi. 97- 

A. Rameau femelle. 

B. Rameau mâle. 

i. Bouton de fleur mâle. 

2. Fleur mâle épanouie. 

3, 4- Étamines. 

5. Pistil avorté. 

6. Fleur femelle. 

7. Bractée. 

8. Fleur coupée en long. 

9. Ovule. 

10. Ovule coupé en long. 

11, 12. Portion de stigmates. 



URTICÉES. — PARIETARIEES. 



Cette section de la grande famille des Urticées est 
considérée par quelques botanistes comme une fa- 
mille distincte, mais le peu de différence des carac- 
tères essentiels ne semble pas permettre cette sé- 

Les Pariétariées ont des fleurs polygames (les Ur- 
ticées vraies sont monoïques ou dioïques) en glomé- 
rules involucrées. Ces fleurs sont composées d'un pé- 
rianthe simple à quatre sépales soudés à la base, pres- 
que égaux el formant un tube quadridenté. Ovaire 
rudimentaire ou contenant quelquefois des ovules 
plus ou moins développés. 

Les feuilles sont simples, généralement alternes et 
toujours dépourvues des poils glanduleux des Orties. 

On connaît le fait singulier de l'élasticité des éta- 
mines de la Pariétaire officinale. Lorsqu'on touche 
ces organes avec une épingle à l'époque de la fécon- 
dation, les anthères brisent leurs loges et expulsent 
le pollen en nuage transparent. 

ROUSSELIA LAPPULACEA. Pi. 98. 

Index. A. — i. Bractées opposées. 



168 VOYAGE DE LA BONITE. 

2. Fragment d'inflorescence mâle. 

5. Bouton de fleur mâle. 

6. Fleur mâle au moment de l'anthèse. 

7. Pistil coupé en travers. 

8. Moitié supérieure d'une fleur femelle avec son 
pistil entier ; la moitié inférieure avec le pistil coupé. 

9. io. Bractées ou stipules ? 

12. Graine coupée en long. 

Thaumuria Cretica. PI. 98. 

Index. B. — i3. Fleur mâle en bouton. 

14. Fleur mâle épanouie. 

i5. Androcée. 

16. Pistil avorté placé au centre des quatre filets 



17, 18, 19. Fleurs femelles involucrées. 
20. Pistil. 

ai. Périanthe et pistil coupés en long. 
22. Graine coupée en long. 

24. Périanthe entouré de son involucre. 

AlJSTRALINA PUSILLA. Pi. II 4- 

Index. (A. i à 18.) — i. Plante de grandeur na- 



BOTANIQUE. 1(,a 

i. Portion de rameau très-grossie montrant le rap- 
port des fleurs femelles avec la fleur mâle. 

3. Fleur mâle jeune. 

4. Fleur mâle épanouie. 

5. Cystolithes. 

6. Portion de stigmate. 

7. 8, 9. Étamines. 
10. Fleur femelle. 

t r . Périanthe coupé longitudinalement. 
12. Périanthe très-grossi, entier. 
i3. Périanthe ouvert et pistil. 

i5. Graine coupée en long. 

16. Graine coupée en travers. 

17, 18. Embryons. 

SOLEIROLIA CORSICA. Pi. Il4- 

Index. (B. i à 19.) - 1 . Plante de grandeur naturelle. 

2. Portion de rameau très-grossie avec fleurs mâles 
à l'aisselle des feuilles. 

3. Fleur mâle involucrée. 

4. Fleur mâle avec l'involucre rabattu. 

5. Fleur mâle en bouton. 

5' Fleur mâle au moment de l'anthèse. 

6. 7, 8. Etamines. 

9. . . . 

10. Pistil avorté. 

1 1 . Fleur femelle munie d'un involucre à trois lobes 
avec crêtes sur le dos. 

12. Involucre coupé en travers. 



i3. Une des divisions vue en dedans. 
14. Fleur femelle dépouillée de son involucre, et 
du sommet de laquelle sort le stigmate. 
i5. Fleur femelle sans stigmate. 

16. Pistil coupé en long. 

17. Pistil. 

18. Embryon. 

19. Stigmate très-grossi. 

Neraudia sericea. PI. i33. 

Index. — 1 . Bouton de fleur mâle. 

2. Fleur mâle à divisions étalées. 

3. Fleur mâle complètement étalée; le milieu occupé 
par un bouquet de poils. 

4. 5, 6, 7. Etamines. 

8. Fleur femelle avec sa bractée. 

9. Fleur femelle plus âgée avec son périanthe vési- 
culeux. 

10. Fleur femelle plus grossie. 

1 1 . Fleur femelle, périanthe coupé en long. 

12. Pistil entouré d'un disque basilaire lobé. 
i3. Pistil coupé en long. 

i4- Graine coupée en long. 



ANATOMIE DE MOIYOCOTYLES. 



PL 127, 128, i3o, i3i et i3a. 

M. Gaudichaud, seul, aurait pu donner les explica- 
tions de ces planches qui avaient pour but exclusif de 
fournir des arguments à l'appui de son système et de 
sa réfutation des théories organographiques et physio- 
logiques établies par M. de Mirbel. 

Une partie de ces figures paraît devoir représenter 
des produits obtenus par la macération ; d'autres sont 
de simples dessins théoriques dont on ne pourrait re- 
chercher la pensée exacte sans être contraint d'écrire 
tout un volume de discussion. 

Nous nous bornerons donc à dire quelques mots 
succincts des plantes dont ces planches représentent 
des fragments. 

Vellosia aloefolia. PI. 127. 

Le genre Vellosia, créé par Vandelh avec des plantes 
originaires des localités montueuses du Brésil, est de- 
venu le type d'une famille qui ne comprend qu'un 
petit nombre de genres, parmi lesquels figurent les 



172 VOYAGE DE LA BONITE. 

Barbacenia, Cette famille a été classée entre les Ha> 
modoracées et les Hvpoxydées. 

Les Vellosia sont des plantes vivaces, encore rares 
dans les collections cultivées en Europe. Leur port 
rappelle celui de quelques Broméliacées ; leurs feuilles, 
qui sont supportées par un onglet persistant, sont ré- 
unies en faisceaux à l'extrémité de tiges plus ou moins 
ramifiées ; elles sont ensiformes et finement dentées 
sur les bords ; leur base persistante revêt les tiges d'é- 
cailles imbriquées. Les fleurs sont grandes, blanches, 
jaunâtres, violacées ou lilas. 

La conformation singulière des tiges des Vellosia 
qui, comme les Tillandsia, Pourretia, Kingia, etc., 
mais à un degré plus développé , doivent la plus 
grande partie de leur accroissement caulinaire à des 
racines partant de la base des bourgeons et descen- 
dant le long du tronc jusque dans le sol, a permis à 
Gaudichaud d'apporter de nouvelles preuves en fa- 
veur de sa théorie. Les planches 127 et 128 repré- 
sentent des tiges et fragments de tiges de diverses 
espèces de Vellosia disséquées par macération dans 
l'alcool. Ces figures montrent les filets radiculaires 
plus ou moins agglutinés contre le système tigellaire 
et produisant son accroissement. 

Dans sa réfutation de la théorie de M. de Mirbel, — 
Voyage de la Bonite, — Introduction, deuxième partie 
pages 218 à 225, Gaudichaud entre dans des détails 
intéressants au sujet de l'organisation des Vellosia. 

PL 128. Cette planche renferme des fragments de 
tiges des Vellosia candida et Vellosia plicata. 



RAVENALA MADA.GA.SCAR1ENSIS. Pi. l3o. 

Syn. Urania speciosa. Willd. 

Originaire de Madagascar, cette Musacée a été por- 
tée à l'Ile de France, en 1768, par M. Rochon, et de 
là à l'Ile Bourbon et dans l'Inde. Elle est vulgairement 
nommée, à Madagascar, l'ai hic des vo)-«geurs, — Tra- 
vellers-tree des Anglais, — à cause de cette particula- 
rité, qu'en perçant la base dilatée de ses feuilles on 
en fait couler une abondante quantité d'eau fraîche. 
Le Ravenala ne croît d'ailleurs jamais Jiaturellement 
qu'auprès des rivières ou des sources. 

La tige est simple, droite, légèrement conique 
et s'élève à 1 ou 2 mètres de hauteur. Les feuilles, 
longuement pétiolées, atteignent plus de 3 mètres 
de longueur, et sont disposées en éventail. Les fruits 
sont ligneux, capsulaires, à trois valves allongées et 
cloisonnées au centre ; les graines, nombreuses, lisses, 
bisériées dans chaque loge, rougeâtres et résineuses 
à la circonférence, pâteuses ou farineuses au centre, 
sont munies d'un arille foliacé, membraneux, fimbrié 
et d'une belle couleur azurée. Embryons légèrement 
foliacés, horizontaux, courbés. 

La planche i3o, qui contient la coupe d'un tronçon 
de Ravenala et un fragment disséqué, après macéra- 
tion, de la même plante , est expliquée dans l'Intro- 
duction, vol. II, page 282 ; Mémoire de Gaudichaud 
sur le Ravenala. 



ClSSUS HYDROPHORA. PL l3l, l32. 

Au mois de décembre i83i, Gaudichaud recueillit 
dans les forêts du Brésil des fragments d'une liane 
qui lui sembla appartenir au genre Cissus, et qu'il 
put introduire en France à l'état vivant, dans des 
circonstances remarquables. « En effet, dit-il, quoique 
« j'eusse employé pour dessécher les bois de ma col- 
ce lection la forte chaleur d'un four, un des morceaux 
« de cette liane y a résisté et un an après est arrivé 
« en France. La vie s'était conservée dans le voisinage 
a d'un nœud. Mis en terre, en décembre i833, dans 
« les serres du Muséum, ce bois ne tarda pas à donner 
« naissance à un bourgeon, puis à un rameau couvert 
« de stipules, de feuilles et de vrilles. » 

Ce sont les détails organographiques de cette 
plante, nommée, par Gaudichaud, Cissus hjdro- 
phora à cause de la grande quantité d'eau séveuse 
qu'elle recèle et qu'elle laisse couler quand on la 
coupe transversalement, qui sont représentés dans 
les planches i3i et i3^. Les caractères de ce Cissus 
sont décrits par Gaudichaud dans le tome II de l'In- 
troduction de la Botanique, page 395. 

La planche i32 contient également des détails ana- 
tomiques d'un Morus et d'un Bignonia. 

Gaudichaud a constaté, de nouveau, dans le voyage 
de la Bonite, l'exactitude d'un fait général dans les 
lianes de la famille brésilienne, savoir : que le corps 
ligneux de leur tige est composé de quatre lames 



BOTANIQUE. 175 

rayonnant à angle droit du centre à la circonférence 
et se dessinant par conséquent sur la coupe transver- 
sale en croix grecque. Il a trouvé que les espèces 
de ce même groupe qui croissent sur les bords du 
Guayaquil portent régulièrement le nombre de leurs 
lames ligneuses de quatre à huit, de huit à seize et 
peut-être encore à un chiffre plus élevé. 

Rumph avait déjà signalé ces faits dans sa Flore 
des Moluques ; Gaudichaud en induit que tous les 
Spathodea qui, dans cet archipel, forment des lianes 
d'une longueur démesurée, portent ce même carac- 
tère. 



CRYPTOGAMIE. 



Pour les planches i36 à 1 5o de l'atlas de la Bonite, 
comprenant la partie cryptogamique, voir le volume 
de Montagne, Léveillé et Spring. 

Les planches 12 et 34, dont nous n'avons pas fait 
mention dans notre Catalogue, sont également traitées 
dans ce volume. 

Voir, pour la famille des Lycopodiacêes, page 3i5. 
— Explication de la planche 12 (Lycopodium (Sagi- 
nella) Springiï), page 344; - et, Explication de la 
planche 34 {Lycopodium pachystachjum), page 3 2 i. 



TABLE DES MATIÈRES. 



ASPARAGINÉES. 

1. Dracaena draco 

125. Cordyline australis (anatomie) . 

126. Dracœna reflexa (anatomie) . . . . 

BÉGONIACÉES. 

50. Eupetalum Lindleyanum 

32. Mezierea Salaziensis 



broméliaolks. 

.ECHMÉES. 

61. Chevalieria spha3rocephala . . . 

62. — ornata 

63. Pironneava glomerata 

64. — plalynema. 

116. Pothuava comata 

117. — spicata 



TABLE DES MATIÈRES. 



115. Garrelia encholirioides. 

42, 43, 44. Pourretia coarctata 

ndsia Kunthiana. , . 

, Vriesia conferta 

— platyneraa 



CAPPARIDÉES. 

56. Beautempsia avicennaefolia. . 
55. Capparis Sandwichiana 

57. Destrugesia scabrida 



FOUGÈRES. 

ACROSTICHÉES. 

118. Lacaussadea montana , 

119. — appendiculata. . 

120. — rhizophylla . . . 



99. Adianthum alarconianum . 

ASPLÉNIÉES. 

80. Déparia proliféra 

BLECHNÉES. 



TABLE DES MATIÈRES. 

[ 134. Blechnum Souleyetianum 

78. — Kaulfussianum 

3. Drynaria (Psygmium) Proustiania 

79. Elaphoglossum reticulatum. 

79. — pellucidum 



JOINVILLEAGEES. 



39. Joinvillea ascendens 56 

40. — elegans 56 

LÉGUMINEUSES. 

10. Cassia Brongnartii 59 

LOBÉLIACÉES. 

48. Clermontia macrocarpa 65 

47. Delissea Clermontioides 64 

45. Lobelia Gaudichaudii 62 

46. — macrostachys 63 

75. Rollandia Delessertiana 65 

76. — Humboldtiana 66 

GOODENOVIACÊES. 

48. Scsevola glabra 66 

MALPIGHIACÉES. 

1 1 . Dinemandra ericoides 70 

NOLANÉES. 

105. Alibrexia Gayana 81 

106. Alona cœlestis 8 * 

107. — balsamiflua 83 



TABLE DES MATIÈRES. 

Peruviana 

lH.Doliaclavata 

113. — salsoloides 

104. Gubleria baccata 

110. Leloutrea aplocaryoides 

33. Nolana Chastenayana 

101 . — polymorpha ." 

28. — (Alibrexia) rupicola 

108. Rayera teretifolia 

102. Sorema lanceolata 

103. — longifolia 

109. Velpeaulia alibrexioides 

ORCHIDÉES. 

100. Anœctochylus Jaubertii 

PALMIERS. 



51. Jubea spectabilis 

NIPACÉES. 

6 et 7. Nipa fruticans 

PHYTJBLÉPHÀSIÉES. 

U et 15. Pbytelephas Ruizii 

16. — Poëppigii 

16. — Pavonii 

29. — Orbignyana 

30. — Humboldtiana.. . 

30. — Kunthiana 

30. — Bonplandiana... 

30. — Willedenowiana. 



» augusta. . 



TABLE DES MATIÈRES. 

G. SABALINÉES. 

58 et 59. Livistona Mardi 

ANATOMIE DE PALMIERS. 

122etl23. Cocos nucifera 

123. Kingia australis 

121. Phœnix sylvestris 

124. — dactylifera 

PANDANÉES. 

13. Barrotia tetrodon 

13. — diodon 

13. — monodon 

20. Bryantia butyrophora 

13. Dorystigma Mauritianum 

31 . — Madagascariense 

18. Eydouxia macrocarpa 

18. — Delessertii 

4. Fisquetia ovata 

4. — macrocarpa 

5. — ornata 

26. Fouilloya racemosa 

26. — maritima 

35 et 36. Freycinetia Arnotii 

27. — Webbiana 

52. — sphœrocephala 

37. — Debregeasia 

37. — Cumingiana 

25. Heterostigma Heudelotianum 

22. Hombronia edulis 

25. Jannerelia littoralis 

22. Pandanus Linnaei , 

22. — Chamissonis 

22. — fragrans 



TABLE DES MATIÈRES. 




m Rheedi" l 9 ^ 


22 Loureri 








22. — Douglasii 


124 


49 Souleyeth Frevcinetioides 




24 Sussea conoïdea 






127 






38 microstiema 




26. Tuckeya candelabrum 


128 


31 . — drupacea 


130 






17 — humilis 




17. — elegans 


119 






17. — palustris 

23. — stephanocarpa 

PIPÉRACÉES. 

95. Steffensia (Matico) elongata 

SAXIFRAGÉES. 

9. Boussaisia pellucida 

URTICÉES. 


120 

125 

137 

140 


85. Gironniera celtidifolia 


153 



iBLE DES MATIÈRES. 

CONOCÉPHALÉES. 



xi. Fitoua pilosa 

84. — subcordata . 
84, — lanceolata . . 



114. Austral' 

133. Neraudia sericea . . . 

98. Roussel i 
114. Soleirolia Corsica .. 

98. Thaumuria Cretica . 



83. Fleurya cordata . , 

81. Laporti 

82. Obetiaficifolia... 



Villebrunea integrifolia 
Villebrunea crenulata. , 
Missiessya fagifolia. . . 
— cellidifolia. , 
Touchardia latifolia . . 



ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE. 



132. Bignonia * 

1 132. Cissus hydrophora. . . 

132. Morus 

130. Ravenala Madagascaru 

127. Vellosia aloefolia 

128. — candida 



CRYPTOGAMIE. 



Page 73, au lieu de Nolanacées lisez Nolanées. 

— 76, — NolanaChasteneganatoesNoIanaChastenayana. 

— 121, — Bryartiabutyrophora/wesBryantiabutyrophora.