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Full text of "Paleóntologie des mollusques terrestres et fluviales de l'Algeie"

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OF THE 

DEPARTMENT OF MOLLUSKS 

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Muséum of Comparative Zoology 



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Muséum of Comparative Zoology 
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MILLJAM J. CLENCH 



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PALÉONTOLOGIE 



DES MOLLUSQUES 



TERRESTRES ET FLUVIATILES 



DE L'ALGÉRIE 



PAR 



M. J. R. BOURGUIGNAT. 



PARIS , 

CHEZ BAILLIÈRE ET FILS, LIBRAIRES, 

RUE HAUTEFEUILLE , 19. 
MAI 1862 



n 



PALÉONTOLOGIE 

DES MOLLUSQUES 

TEILRESTBES ET FLUVIATILES 

DE L'ALGÉRIE. 



PALÉONTOLOGIE 

DES MOLLUSQUES 

TERRESTUES ET FLUVIATILES 

DE L'ALGÉRIE 



PAR 



M. J. R. BOURGUIGNAT, 



PARIS , 

CHEZ RAILLIÈRE ET FILS, URR AIRES, 

lUE IIAUTKFKIIIM.E , 19. 
MAI 1862 



MM. 

Desiiayes, de Paris, 

JoBA, de Metz, 

Mares, docteur-médecin, à Paris, 



Permeltez-nioi d'inscrire vos noms en lete de 
cet essai paléortologique sur les Mollusques ter- 
restres et fluviatiles de l'Algérie. 

Je n'ai point la prétention de vous présenter un 
travail complet sur toutes les coquilles fossiles de ce 
pays, mais simplement les descriptions des diverses 
espèces que, grâce à vos obligeantes communica- 
tions, j'ai pu parvenir à rassembler. 

Vous ne trouverez pas , dans cet écrit , des 
aperçus nouveaux, des données géologiques inté- 
ressantes ou neuves, des coupes inédites, ctc 

Non, rien de tout cela. Vous savez, en effet, mieux 
que personne , que je n'ai jamais visité l'Algérie, 



— VI — 

el que le peu que je sais sur les localités, je ne 
le tiens que de voire obligeance el de voire affa- 
bilité. 

Soyez donc indulgents pour ce travail, et ne 
viMiillez considérer ([ue la partie descriplive. 



j. i;. i\. 



Paris, {6 mai 1862. 



SOMMAIRE. 



§>• 



Notes de MM. Joba (fils), Mares et Deshayes sur les 
diverses localités de l'Algérie où ont été récoltés, à l'état 
fossile, les Mollusques terrestres et fluvialiles. 



Catalogue et descriptions des espèces. 
§1" 



Des espèces au\ points de vue géologique et paléon- 
tologique. 



VIII 



§ IV. 

Explication dos planches. 

§ V. 

Table alphabétique des espèces et des noms synon}' 
miqiics. 



§ I- 



Nous devons les noies géologiques qui suivent à l'obli- 
geance et à la gracieuse affabilité de MM. Deshayes et 
Mares, de Paris. — Ces savants ont été assez bons, non- 
seulement pour nous donner leurs espèces algériennes, 
mais encore pour nous communiquer ces notes. Aussi 
prions-nous MM. Deshayes et Mares, ainsi que M. Joba, de 
Metz, qui a bien voulu nous faire part des découvertes de 
son fils, à Constantine , de recevoir nos sincères remercî- 
menls. 

Quant à la notice sur le gisement de Coudiat-Aty et 
d'Aïn-el-Hadj-Baba, nous l'extrayons du Journal de Con- 
chyliologie (1), où elle a été publiée par M. Joba fils. 

(1) Tome X, p. loO. avril 1862. 



— 10 



1" COUDIAT-ATY ET AIN-EL-UADJ-BABA (I). 



« Le terrain qui fait l'objet Je celle note est fixé à en- 
viron 5 kilomètres S. 0. de Conslanline, dans la direction 
de la route do Sélif, qui le traverse à hauteur du polygone 
de l'artillerie; il se développe, dans sa portion reconnue, 
suivant une ligne S. E. — N. 0., et s'étend depuis les col- 
lines qui bordent la rive droite du Rliumel jusqu'aux pre- 
mières pentes du Djebel-Chettabah, situé sur la rive gauche, 
à près de o kilomètres. Sa largeur est Irès-variable; assez 
considérable sur la rive droite du Hhume!, elle se réduit 
beaucoup près du polygone, et paraît prendre de nouveau 
un assez grand développement en remontant vers le Chet- 
tabah. 

« Si l'on se dirige de Constantine vers la portion cen- 
trale de la région indiquée ci-dessus, c'est-à-dire vers le 
télégraphe qui est au sommet de la haute colline d'Aïn-cl- 
Iladj-Baba, on rencontre successivement : 

« 1° Les calcaires qui forment le rocher de Conslanline 
et qui, d'après M. Coquand, appartiennent aux grès verts 
supérieurs ; 

€ 2" Les marnes noires qui se rattachent à la partie in- 
férieure de la craie blanche ; 

« 3° Les poudingucs très-puissants qui constituent une 
partie de la colline de Coudiat-Aly et qui appartiennent 
au terrain tertiaire supérieur ; 



(1) ExU'ail (lu Journal de Conchyliologie, \. X. [i. 150, avril 
18G2. 



— 11 — 

« i" Puis une série d'argiles grises, noires ou jaunA- 
Ires, allernanl avec des assises généralement peu puis- 
santes de grès rougeûlrcs, de conslilution et d'apparence 
très-variables, qui se développent sur les pentes inférieures 
du Coudiat-Aly jusque vers la colline déjà citée du Télé- 
graphe, laquelle présente, à sa partie supérieure, un 
massif considérable d'un calcaire lacustre blanc, calcaire 
qui contient quelques Hélices que nous n'avons pas en- 
core bien reconnues, et surtout des coquilles fluviatiles 
{Lymnées, Paludines^ Planorbes), très-engagées dans la 
roche, et dont nous n'avons, jusqu'à présent, pu recueillir 
que quelques rares échantillons. 

« C'est à la base de cette colline, du côté de Constan- 
tine, que se rencontrent les argiles fossilifères et gypseuses 
qui con[\cnT]e\\t Y II dix suhsenilis, Crosse, et les autres 
espèces nouvelles. Ces argiles paraissent former la partie 
supérieure du groupe indiqué ci-dessus, groupe qui s'ap- 
puie sur les poudingncs du Coudiat-Aty et appartient , 
comme eux. au tertiaire supérieur. L'IIelix subsenilis, 
également abondante partout où se montre cet étage, 
nous paraît surtout le caractériser; les autres espèces, 
moins abondantes , sont généralement assez localisées. 
Parmi les argiles se rencontrent des couches plus ou moins 
disloquées d'un grès coquillier très-dur, qui, avec des IJé- 
liccs et des Bulimcs, presque complètement dénaturés, 
renferme souvent une énorme quantité d' Unios admira- 
blement conservés, mais qu'il est à peu près impossible 
d'obtenir avec le test. Enfin, comme dernier fait à signa- 
ler, nous avons recueilli quelques fragments de BuUmes 
qui paraissent devoir être rapportés au B. decollaius, es- 
pèce vivante d'Algérie. 

« Aucun débris marin no se rencontre dans les diffc- 



12 



renies pailies de ce terrain, qui conslilue cssciUiellemciit 
une form.ilion d'eau douce, paraissant appartenir à l'étage 
pliocène on tertiaire suprérieur. » 

« J. JOBA. » 



2° (1) HASSI-EI.-ARICHA. 



Les puits d'Hassi-el-Aricha , à côté desquels ont été ré- 
collés plusieurs Mollusques fossiles signalés dans ce tra- 
vail, sont situés à 12 ou 15 lieues à l'ouest du bas-fond de 
Tigri, soit à 240 kilomètres ou GO lieues sud-ouest de 
Geryville. 

Ce pays présente d'immenses plateaux légèrement on- 
dulés, dont Paltitude moyenne varie de 1,200 à 1,300 mè- 
tres, et qui sont limités au nord par les Djebel-Tendrera et 
Timechtin, à l'ouest par le Djebel-el-Akhedar, et au sud 
par le Djebel-Grouz. Nous avons recueilli, dans ce der- 
nier, ï Ammonites Astierianus (d'Orbigny) de l'étage 
néocomien ; et, bien que nous n'ayons pas visité les deux 
autres chaînes , les cailloux roulés qui en provenaient 
nous ont paru faire partie aussi du terrain crétacé. Ces 
montagnes sont élevées de 200 à 500 mètres environ au- 
dessus du plateau. Celui-ci, composé d'un terrain érodé 
par les eaux torrentielles, paraît recouvrir des conglomé- 
rats, et un grès rouge friable dont on rencontre de temps 
en temps des pitons isolés. 

Les puits d'IIassi-el-Aricha sont situés dans le fond du 

(1) Noies de M. r. Mares. 



— 13 — 

lit d'un potil oued desséché qui provient du Djebel Ti- 
mechtin. Les berges de cet oued ont 5 à G mètres de hau- 
teur et offrent, de haut en bas, en couches horizontales : 

i" Sable agrégé, présentant des parties très- 
dures 0",40 

2" Sable siliceux, jaunâtre, légèrement ar- 
gileux l'",25 

5° Sable rougeâtre, formant un grès très- 
friable, devenant plus compacte h sa base. . . 4^,50 

4° Argile siliceuse fine, rouge, contenant des racines 
qui ont jusqu'à O^jOS de diamètre, et dont il ne reste plus 
que la partie corticale noire et desséchée. 

La couche n" 3 présente souvent de petits lits de gra- 
viers intercalés. Comme dans tous les terrains de trans- 
port, l'on remarque des changements fréquents dans l'as- 
pect et la division de la coupe ci-dessus. Le n" 1 et le 
n" 3 se retrouvent constamment. Le n° 3, qui atteint en 
puissance 8 à 9 mètres, et quelquefois plus, renferme sou- 
vent des lits horizontaux d'un sable argileux blanc ou gris 
bleuâtre, intercalés dans toute son épaisseur, et contenant 
un grand nombre de coquilles terrestres et fluviatiles. 



5* BAS-FOND DE TIGRI. — OGIiAS DE MAZAR 
OU PUITS DE MAZAK. 



Le chott de Tigri est situé à GO lieues ouesl-sud-ouest 
de Geryville. Les Arabes donnent ce nom à une grande 
dépression qui a la forme d'un parallélogramme irrégu- 



— li - 

lier, lie (>U Ivilomùlios dt; Umg sur il» de largi; ; le loin] 
est légèrement ondulé, et présente de grands espaces sa- 
blonneux couverts de petites dunes, ou l)ien de dayas sur 
les points les plus déclives et qui sorit humides ou rem- 
plis d'eau en hiver. 

En certains points s'élèvent des pilons épars, témoins 
encore debout de l'ancien sol raviné par les eaux. Le 
pourtour de ce bas-fond est limité par des berges plus ou 
moins bien accusées, souvent taillées à pic, et présentant 
alors de belles coupes de 00 à 80 mètres de hauteur, en- 
tièrement formées d'assises horizontales, bien nettement 
superposées de terre rouge siliceuse, dont certaines cou- 
ches sont assez dures pour simuler un grès fin et friable. 
Vers la base, l'on trouve souvent du sable blanchâtre ou 
jaunâtre, moins dur et moins aggloméré. 

La partie supérieure du sol des plateaux qui dominent 
Tigri est formée d'une couche de 0"',20 à 0'",tiO d'épais- 
seur d'un dépôt blanc gypseux, plus ou moins dur ou 
friable, selon les localités, et contient des cailloux roulés, 
très - nombreux , provenant des montagnes situées au 
nord. 

Nous n'avons pas aperçu de débris organiques dans les 
couches que nous venons de signaler. Mais, près des puits 
de Mazar, l'on rencontre dans un bas-fond, vers l'extré- 
mité ouest du cliott, aux bords d'un ruisseau dont les 
rives sont formées par de petites berges de l'^jSO à 2 mè- 
tres de terre rouge , quelques coquilles terrestres et flu- 
viatiles. 

Ces berges nous semblent formées d'un terrain de trans- 
port produit par l'érosion et le remaniement de la terre 
rouge siliceuse qui forme tous le fond du sol. 

Deux stations assez éloignées l'une de l'autre, dans 



— 15 - 

Tigri, nous ont donné une alliliKlc ilc 1,157 cH,l 19 mè- 
tres au-dessus du niveau do la mer. 

La marc de Fratis, à 50 kilomètres environ à Test du 
choit, et les puits d'IIassi-el-Aricha, à 40 kilomètres oucst- 
sud-ouest, sont : la première localité, à 1,515 mètres, et 
la seconde, à 1,24/i- mètres, au-dessus du niveau de la 
mer. 



4o FBATIS. 



A 180 kilomètres environ, dans le sud-ouest de Gery- 
ville, à une altitude de 1,515 mèlres. — On désigne sous 
ce nom une petite mare située dans une grande plaine, 
légèrement ondulée, qui se trouve sur les hauts plateaux 
en allant de Geryville vers le bas-fond de Tigri, 

On a creusé quelques puits de 1 à 2 mètres de profon- 
deur, sur les bords de la mare pour trouver l'eau pendant 
la saison chaude, quand les eaux superficielles de cette 
contrée sont desséchées. 

On rencontre, sur les hauts plateaux de l'ouest, un 
assez grand nombre de points marécageux, mais surtout 
de mares auprès desquelles sont toujours creusés des puits 
de quelques pieds à peine de profondeur , destinés à 
percer la croûte superficielle sous laquelle se retirent les 
eaux pendant les chaleurs. 

A Fratis, cette croiite est de O^jlS à 0'",50 d'épaisseur, 
et présente un limon terreux brun, qui a pris, en certains 
points, la consistance de la pierre. On y observe une foule 
de petites perforations linéaires, de petits points blancs 
irréguliers, exactement semblables à ceux des limons des- 



— IC — 

scellés de nos marais. Les débris de Mollusques y sont 
rares, parce qu'il y en a peu dans ces régions. 

Ce que nous venons de dire sur le dépôt superficiel de 
Tratis s'applique exactement à ceux de toutes les mares 
que nous avons visitées dans celte contrée , entre autres 
Taoussera, Frilis, Naàma, etc.; cette couche est toujours 
horizontale et supérieure à toutes les autres formations. 
Nous pensons qu'elle est actuelle et formée par le dépôt 
que produit, chaque année, le dessèchement des mares 
pendant les chaleurs de l'été. 



^' GEILYVIXiZiE. 



Situé à 400 kilomètres environ , dans le sud-sud-ouest 
d'Oran, au delà des hauts plateaux connus sous le nom 
de petit Sahara, ce fort, qui commande le sud-ouest de 
nos possessions, est bâti à l'entrée d'une zone monta- 
gneuse de 80 à 100 kilomètres de large. Ces montagnes 
se dirigent du nord-nord-est au sud-sud-ouest, et séparent 
très-nettement l'un de l'autre le petit du grand Sahara. 

Geryville est à l'altitude de 1,307 mètres. Il est do- 
miné vers le sud par les sommets du Ksel, qui s'élèvent 
à 500 mètres environ au-dessus de la plaine à l'entrée 
de laquelle est établi le poste. Cette montagne marque la 
ligne de partage des eaux entre le nord et le sud. 

L'oued-el-Biod coule au pied du fort. Son lit est ou- 
vert au milieu d'un dépôt formé soit de terre rouge sili- 
ceuse, soit de sable argileux vert, jaune, bleuâtre, en cou- 
ches parfaitement horizontales. A la base, l'on trouve 



— 17 — 

généialemL'iU un lil de petits cailloux roulés. Ces sables 
argileux présentent des lambeaux qui ont jusqu'à G h 
7 mètres de puissance. 

On y trouve un grand nombre de coquilles terrestres et 
fliiviatiles. Klles y sont abondantes, surtout dans les cou- 
ches terreuses et rougeâtres ; les autres contiennent prin- 
cipalement de petits débris végétaux peu nombreux, com- 
primt'S et carbonisés. 

Au-dessous de ces alluvions, l'on rencontre des couches 
de sables argileux jaunes ou bleuâtres, contenant de petits 
bancs de gypse. Ces couches, qtii s'inclinent légèrement 
vers le sud, et qui forment le fond de la plaine à l'entrée 
de laquelle est situé le fort de Geryville, reposent elles- 
mêmes en stratification discordante sur un ensemble d'as- 
sises calcaires et d'argiles terminées à leur base par une 
énorme épaisseur de grès rouge fin. Ces calcaires et ces 
grès plongent fortement vers le sud; ils appartiennent 
probablement aux parties inférieures du terrain crétacé. 
(V^oyez Bull. Soc. gt'ol. de France, 2* série, t. XIV, p. 524, 
avril 1857.) 



€<> GHASSOUX.. 



A 50 kilomètres environ au sud-sud-est de Geryville, 
dans une plaine au milieu des montagnes, se trouve le vil- 
lage de Ghassoul, à côté duquel passe un petit oued du 
môme nom. 

C'est à 5 kilomètres en amont de ce village que nous 
avons trouvé, dans les alluvions, Vllclix pijramidnia. 

2 



- 18 — 



7* ARBA. 



A 20 ou 25 lieues au sud-sud-ouest de Geryville, dans 
la parlifi sud de la zone montagneuse qui sépare la région 
des hauts plateaux de celle du petit Sahara, se trouvent 
les deux villages d'Arba-el-Foukani et d'Arba-el-Talani, 
très-rapprochés l'un de l'autre, et situés sur le bord de 
l'oued Cioulila. 

La vallée de l'oued Goulila est à 928 mètres au-dessus 
du niveau de la mer. Sa direction est du nord-nord-est au 
sud-sud-ouest. Elle est ouverte au milieu de montagnes, 
probablement crétacées, qui atteignent 400 mètres au 
moins au-dessus du niveau de la vallée. Celle-ci est rem- 
plie par un dépôt parfaitement horizontal de sable argi- 
leux, rougeatre, dont les parties supérieures sont généra- 
lement teintées de couleurs diverses assez claires, jaunes, 
vertes, etc. ; son aspect rappelle exactement le dépôt sa- 
bleux des plateaux d'Hassi-el-Aricha. 

Les eaux de l'oued actuel ont formé, dans ce terrarn, 
de belles coupes qui acquièrent leur plus grande hauteur 
à 2 ou 5 kilomètres en amont des Arba. Llles ont près de 
40 mètres de puissance en cet endroit. Ces coupes con- 
tiennent, du haut en bas, de nombreuses coquilles fossiles; 
elles y sont disséminées , et ne paraissent pas être des es- 
pèces encore vivantes dai»s ce pays. INous avons trouvé 
aussi dans ce dépôt une omoplate malheureusement trop 
mal conservée pour que la détermination en fût pos- 
sible. 



- 19 



8« OTTED-EL-BIOD (i) A EL-ABIOD-SIDI-SCHEIKH. 



L'onsis (ITJ-Abiod-Sidi-Sclu'ikh, à 20 on 25 kilomètres 
an sud des Arba, est située au pied de la zone montagneuse 
de Geryville, à l'entrée des plaines immenses du grand 
désert. L'altitude de cetle oasis est de 8G0 mètres. 

L'Oued-Goulila, en aval des Arba, décrit une grande' si- 
nuosité vers l'est, pour reprendre ensuite la direction du 
sud, et venir passer à El-Abiod Sidi-Scheikh, où il reçoit 
le nom d'Oued-el-Abiod. 

Les eaux de cet oued se perdent dans le sol sablonneux 
en amont de l'onsis. D'abondantes pluies peuvent seules 
donner la force à cette rivière de couler au delà. Dans ce 
cas, les eaux, au sortir de la montagne, s'étalent large- 
ment sur ces terrains plats, et y tracent un cours à peine 
sensible. Mais les endroits où les eaux passent portent des 
témoins de l'inondation, c'est-à-dire des coquilles empâ- 
tées dans un terrain rouge analogue au sol des environs 
de l'oasis. Ces coquilles nous paraissent provenir des ter- 
rains que traverse cet oued dans son cours supérieur. 



(1) Cet oued, qui prend, à quelques lieues en aval d'EI-Abiod- 
Sidi-Scheikh, le nom d'Oucd-Keroua, est aussi indiqué, sur cer- 
taines cartes, à son passage a El-Abiod, sous le nom d'Oued- 
Sidi-Sliman. 



20 — 



ÎV» DATA [14 janvier 1837 (i)] et data dk HABSffSA. 



Ces dcHx I^ajas, di>taritos de 12 kilomètres l'une de 
l'autre, sont à 240 kilomètres environ au sud d'EI-Abiofî- 
Sidr-Scheikh, à une altitude de iOO et 500 mètres. 

Situées au milieu de grandes dunes de sable connues 
sons le nom d'Areg, ces Dayas font partie d'un système de 
petits lacs desséchés dont nous allons essayer de faire 
comprendre la formation. 

Le grand désert de Sahara ne commence réellement 
iiu'au pied sud de la zone montagneuse de Geryville. Celte 
ione est formée de plusieurs chaînes linéaires, qui cou- 
rent du nord-nord-est au sud-sud-ouost, parallèlement à 
la cèle d'Alger à Oran, distante de 400 kilomètres environ 
vers le nord. 

Si, avant d'arriver à El-Abiod-Sidi-Scheikh ou toute 
autre oasis du sud, l'on s'arrête au sommet d'une des 
cimes élevées qui dominent le grand désert, on est frappé 
de la netteté avec laquelle les dernières collines de la zone 
montagneuse limitent la plaine qui commence à leur 
pied. — Le grand Sahara déroule vers le sud ses pla- 
teaux immenses avec une grandeur, une régularité dont 
la mer seule peut donner une idée. C'est une Méditerra- 
née dont les monlagnes forment les falaises striées et 
polies par les sables que soulèvent les vents du sud. Les 

(1) Nous ne pouvons désigner autrement celle daya, qui, nous 
le croyons, ne possède pas de nom, qu'en l'indiquant par la dala 
du jour où nous l'avons explorée. (P. M.) 



— 21 — 

teintes bleues que prend l'horizon njoulent à rillusion de 
ce grand speclacle. 

L'immense surface du Sahara est sillonnée du nord au 
sud par des érosions parallèles plus ou moins espacées et 
puissantes, formées par les oueih qui prennent leur source 
dans la zone montagneuse, et viennent mourir dans ces 
soliUides arides et couvertes de sable. 

A mesure qu'ils pénètrent vers le sud, ces traces d'é- 
rosions deviennent plus superficielles. 

A 50 ou GO lieues ordinairement des montagnes, quel- 
quefois plus loin, les eau\ qui les produisaient (il est rare, 
en eflfet, qu'elles coulent aujourd'hui) n'ayant plus qu'un 
courant insensible, par suite de leur diminution de vo- 
lume et de leur peu de pente, se sont divisées en plusieurs 
branches cherchant, en quelque sorte, un point d'arrêt. 

Cette disposition est tellement évidente que, lorsque 
les Arabes montent ces bifurcations, ils disent, dans 
leur langage figuré : « Vois, la rivière est fatiguée. » 
— On ne tarde p;is, en effet, à trouver l'arrêt définitif des 
eau^. En pénétrant plus avant dans les aregs, l'on voit 
chaque branche de bifurcation arriver à des impasses bar- 
rées naturellement par des terrains de sables bleus et 
jaunes qui forment le fond du sol, et que les eaux n'ont 
plus eu la force d'éroder. Elles sont accumulées en ces 
points, formant des dayas ou lacs, dont la grandeur varie 
de quelques centaines de mètres à 2 et 5 kilomètres de 
diamètre, le plus souvent ovales, ayant leur plus grande 
largeur orientée nord-sud, et aujourd'hui complètement 
à sec. 

Ces dayas présentent un intérêt tout particulier. Elles 
sont actuellement à sec, mais leurs berges sont bien tra- 
cées. On distingue nettement le rivage, la h;iuteur qu'at- 



— 22 — 

tcignnit l'cnii. Le niveau n'a pas toujours élc conslanl. 

I.c saille (]u\ couvre auj(und'hui le fond de ces dayas 
est mélangé, le plus souvent, de cristaux de gypse; il a 
une couleur limoneuse bien tranchée avec celle des sables 
purs et dorés des dunes environnantes. Si l'on creuse 
celle première couche, on trouve à (r,!20 de profondeur 
une croûte compacte de sel de 0"',\0 d'épaisseur qui 
forme un vaste plancher solide, et dont le dessous s'en- 
Ibncc, sous forme de slalacliles, dans un sable sous-jacent 
Irès-iiumide rempli de nombreux cristaux de gypse. Sur 
les bords de l'ancienne rive, souvent dans le fond môme 
et au milieu du sable limoneux de ces lacs, sont répandues 
des quantités de coquillLS d'eau douce et d'eau saumûlrc 
parfaitement conservées. 

Nous avons parcouru, dans presque toute leur longueur, 
deux des principaux otieds qui sillonnent du nord au sud 
ce pays, et la puissance des érosions qu'ils ont produites 
accuse un changement profond entre le régime des eaux 
cà cette époque et celui de nos jours dans ces mêmes con- 
trées. 

Le lit de l'oued Gharbi présente jusqu'à deux ou trois 
terrasses indiquant des érosions de plusieurs kilomè- 
tres de largeur en certains points. Dans cet oued, ainsi 
que dans l'oued Seggueur, nous avons vu les berges ac- 
tuelles d'une hauteur moyenne de 10 à 20 mètres, et 
(|UL'lquefois de AO mètres. Aujourd'hui les pluies d'hiver, 
quand elles sont abondantes, envoient à peine de l'eau 
dans le cours de ces rivières i\ une distance de 30 à 
40 lieues vers le sud des montagnes. 



— 23 — 



10» FONTAINE CHAUDE DB BIS&IIA. 



Celte fonlaine est située à G kilomèlres environ au nord- 
ouest de Biskra, près du pied des montagnes crétacées qui 
limitent le grand désert au nord. 

Le terrain qui environne la fontaine chaude est plan, 
couvert d'une couche de travertin qui s'étend à 2 ou 3 ki- 
lomèlres au moins vers le sud, c'est-à-dire du côté de la 
plus grande déclivité générale du sol. 

Ce dépôt acquiert plus de 2 mètres d'épaisseur en cer- 
tains points. Il présente la texture poreuse des travertins 
actuels, mais il est noiiAtrc à la surface, brun à l'inté- 
rieur, et très-dur. Sa pûte est criblée de Melania luhercu- 
lata parfaitement conservées, mais impossibles à extraire, 
tant elles font corps avec la pâle calcaire. — Il perd de sa 
dureté à la base des couches, devient même terreux. — 
Ce terrain est complètement découpé en lambeaux par des 
érosions actuelles. On observe, en outre, aux environs de 
la fonlaine chaude, et vers le sud et le sud-est, de nom- 
breux mamelons isolés formés d'un tuf sableux. — Celui 
de ces monticules que nous avons examiné présentait, au 
sommet, de longues herbes couchées dans un même sens, 
sous un dépôt blanc terreux qui indiquait le courant assez 
récent d'une source incrustante. — C'est au pied de l'un 
d'eux que sort la fontaine chaude actuelle, au fond d'un 
petit bassin naturel de 4 à 5 mèlres do diamètre et de 
i mètre de profondeur. — Elle donne un grand nombre 



— 21 — 
de bulles gazeuses h j^a sortie. Sa lemi)éralurc est de 

A J,()00 mèlics dans l'esl, se Iroiive un gouflVe profoml 
qui Corme un petit lac de 55 mèircs environ de diamètre : 
les liords sont formés par le travertin noirâtre à Melania 
luberculala. — Nous n'avons pas retrouvé celte espèce 
dans les eaux du lac. 

Les déj ôls que nous venons de signaler reposent sur un 
sable argileux jaune et bleuâtre qui Ibrme le sol réel. Il est 
très i)rol)able que les mamelons du tuf sableux énoncés 
plus haut sont entièrement constitués aux dépens de cette 
couche inférieur*;. 



11° OUAHGLA. 



L'oasis d'Ouargla est une des plus grandes et des pins 
importantes du sud. Elle est située dans une grande dépres- 
sion évidemment due à de fortes érosions dont les plateaux 
environnants portent de profondes traces et ont laissé de 
puissants et nombreux témoins. C'est au sommet de l'un 
de ces derniers que se voient encore les ruines de Ksar-el- 
Krima, ancien village fortifié, au sud d'Ouargla, dont il 
est séparé par une plaine de 8 kilomètres. — La partie la 
plus déclive, à moitié distance de ces deux points, est oc- 
cupée par de petites dunes reposant sur un terrain de sable 
limoneux, mêlé de nombreuses lamelles de gypse. — On 
trouve dans celte alluvion une grande quantité de Melania 
tuberculala qui paraissent appartenir à une époque con- 
temporaine de celle de la da\i(i de Habessa j mais ces Mc- 
laiiies sont généndement d'une taille plus forte que toutes 



— 25 — 

colles que nous avons trouvées précédemmenl. — A 15 
ou 20 kilomètres à l'ouest, l'on trouve encore une daya, 
aujourd'hui desséchée, dans laquelle un de nos amis, le 
lieutenant-colonel de Colomb, a recueilli des quantités de 
Cardiîtm edule exactement semblables à ceux des dayas du 
sud-ouest dans les Aregs. — D'après certaines certes, l'oued 
Mîa, qui nait dans les montagnes du Tidikell et du Touat 
et coule vers le nor.l, viendrait mourir dans le grand bas- 
fond d'Ouargla. Aujourd'hui l'oued Mia est à sec, comme 
les oueds Gharbi, Seggueur, etc. Il y aurait donc ici une 
disposilion rappelant, sous tous les rapports, les dayas du 
sud-ouest. 



12° SIDI-MAK.HELOUF. — AIN-EL-IBEX.. 
TADEMIT. 



Le caravansérail de Sidi-Makhelouf est situé à 48 kilo- 
mètres au nord de Laghouat. Il est construit à côté du 
petit marabout de Sidi-Makhelouf, sur une sorte de pro- 
montoire formé par des assises à peu près horizontales de 
grès rouge, qui dominent de 10 à 15 mètres de grands 
bas fonds qui s'étendent au sud-est vers le Djebel-Touila, 
dans l'ouest vers le Djebel-Lazereg et, dans le nord, «à Aïn- 
el-Ibel. — Toute cette région porte des traces d'érosions 
puissantes. — Les grès rouges forment le fond du terrain, 
et leur dénudation a répandu sur le pays une coloration uni- 
forme et des tons chauds et vigoureux qui lui donnent un 
cachet particulier et reconnaissable à une grande distance. 

A 2.') mètres du caravansérail, on trouve une couche de 
travertin blanchâtre, de quelques centimètres d'épaisseur, 



— 26 — 

reposant sur les grès ronges. Celle couche, qui a fourni 
des malériaux pour la construction du caravansérail, est 
remplie de petites coquilles terrestres el d'eau douce. 

On retrouve encore un dépôt d'eau douce avec coquilles 
dans le bas-fond, au-dessous du marabout, mais il est gé- 
néralement plus brun que le premier et d'un aspect un 
peu différent. — Les deux dépcMs sont probablement dis- 
tincts, et le dernier paraît être le moins ancien. 

Au point de contact de ces assii-es naissent de faibles 
sources qui, réunies, finissent par former un volume d'eau 
assez considérable. 

A 10 lieues au nord-nord-est de Sidi-Makbclouf, on 
trouve le caravansérail d'Aïn-el-Ibel. Celui-ci domine un 
grand bas-fond dont on traverse l'extrémité est, lorsqu'on 
arrive par le sud. Les constructions sont élevée*;, comme à 
Sidi-!\laklielouf, sur des assises de grès rouge à plongement 
général nord, séparées par des lits d'argile bleue ou verte. 
(Ces grès forment un escarpement de 15 mètres environ 
qui circonscrit la partie nord du bas-fond et donnent, ù 
Ipurs points de contact avec les couches d'argile intercalées, 
naissance à des sources nombreuses, mais d'un faible dé- 
bit. — Les grès sont recouverts d'une couche horizon- 
tale de travertin blanchâtre peu épais, à pâte compacte et 
très-dure en certains endroits. Il recouvre un pplit plateau 
de 1,500 mètres de largeur, entre le caravansérail et les 
collines crétacées qui le dominent vers le nord. Ce traver- 
tin contient des Ilelix; nous n'y avons pas observé de co- 
quilles lluviatiles. 

La grande source qui donne son nom au caravansérail 
est située à 200 mètres de celui-ci, dans le nord-est. Elle 
sort à l'intersection des argiles gypseuses, vordàlres ou 
jaunes intercalées dans les bancs de grès. — Le ruisseau 



— 27 — 

qu'elle forme se fraye un passage au milieu d'un dépôt 
horizontal de sable argileux de 3 à 5 mètres de puissance, 
dont les couches inférieures ont la couleur des marnes 
gyp'-euses intercalées dans les grès ; les assises supérieures 
sont rougeàtres. — Ce terrain est rempli, dans toute son 
épaisseur, de coquilles fluvlaliles et terrestres, mais le Bu- 
Ihnus decollatus el les grosses Hélices ne se trouvent que 
dans la partie rouge supérieure. 

Les bas-fonds qui entourent Sidi-Makhelouf et dont lo 
relèvement d'Aïn-el-Ibel forme la limite nord-est s'éten- 
dent au loin dans l'ouest en conservant les mêmes caracr 
tères de dénudalions. -t- Toutefois les assises de grès 
forment de pelites chaînes de collines de plus en plus 
hautes et de plus en plus rapprochées les unes des autres, 
à mesure qu'on pétièlre vers Tâdemit, où se trouve une 
ferme au milieu de quelques cultures dépendant du com- 
mandement de Laghouat. — Ce point est situé au milieu 
d'une chaîne de collines à couches calcaires intercalées 
dans la formation gréseuse, qui diminue toujours. — Cette 
chaîne établit la limite entre les plaines sablonneuses for- 
mées par l'érosion des grès rouges, et un grand plateau 
situé au nord et au nord-ouest, dans lequel passe l'oued 
Tâdemit en amont de la ferme. Le ruisseau s'est tracé, 
sur le bord du plateau, un lit dont les berges, qui ont 7 et 
8 mètres de puissance, sont formées d'une couche horizon- 
tale d'une terre blanche ou jaune légèrement argileuse, 
coupée, par intervalles, de petits lits de terre noirâtre, limo- 
neuse, de 0'",02 à 0"',05 d'épaisseur. Le tout contient un 
grand nombre de coquilles terrestres. C'est en cet endroit 
qu'ont été recueillies toutes celles indiquées de la localité 
de Tâdemit. 



28 — 



15° BOUGHEZOUX.. 



Lorsqu'on se dirige d'Alger vers LaghoïKil, on arrive, 
après avoir traversé la région montagneuse du Tell dans 
toute sa largeur, aux grandes plaines indiquées sur les 
cartes sous le nom de petit Sahara. Elles sont bornées au 
sud par la zone des montagnes de Djelfa, se reliant direc- 
tement à Geryville dans l'ouest. Ces montagnes séparent 
le petit Sahara du grand désert proprement dit. — On 
retrouve dans cet ensemble une disposition orographiqiie 
exactement semblable à celle qui existe, dans l'ouest, entre 
Oran, Geryville et El-Abiod-Sidi-Scheikh. 

Le caravansérail de Boughezoul est situé sur la lisière 
nord du petit Sahara, à 25 kilomètres sud du poste de 
Boghar. — A quelques centaines de mètres à l'est du cara- 
vansérail se trouve un petit relèvement formé par un 
terrain blanc, gypseux, assez friable, recouvert par un 
travertin dur, compacte, rougeâtre, et qui contient dans sa 
pâte une assez grande quantité d'Hélices. Le petit Sahara 
s'étend sur iOO kilomètres de largeur nord-sud, et pré- 
sente partout les traces du passage ou du séjour des eaux 
à une époque relativement récente. — Une foule de relè- 
vements semblables à celui de Boughezoul, des buttes o>i 
de véritables berges à pic qui présentent des coupes ayant 
jusqu'à 20 et ôO mètres au-dessus de la plaine actuelle, 
sont autant de témoins indiquant la composition du sol. 
Ils présentent toujours un tuf blanc ou rouge, calcaire et 
gypseux, souvent mêlé de concrétions de carbonate de 
chaux plus ou moins rougeàtrcs et reposant sur des 



— 29 — 

couch.îs épaisses d'argile bleue mêlée de sulfate de chaux 
en cristaux lamelleux. — La surface de ces couches est 
recouverte, en beaucoup de points, par du grès ou du tra- 
vertin rougeâtre et compacte contenant des Hélix, comme 
celui de Bonghezoul ; mais, quand la coupe est assez élevée 
pour présenter au sommet le sol primitif, celui-ci est re- 
couvert d'une couche de travertin de couleur assez va- 
riable, le plus souvent d'un blanc rougeâtre, rubané, 
gypseux, semblable aussi au travertin de Boughezoul.mais 
dans lequel nous n'avons jamais trouvé, jusqu'ici, ni co- 
quilles terrestres ni coquilles fluviatiles. 



f/io CHERCHEI.I.. — TÎPAZA. — KOLÉA. — FOUKA. 
— FOSSÉ ItAMORIClÈHE (1). — RAS ACATRA. — 
GUTrOTVILX.E. — FORT DE X.'EAU. — AIX-TATA. 



Dans les trois premiers voyages que nous avons exécu- 
tés en Algérie, nous n'avions jamais eu l'occasion d'étu- 
dier les côtes. — Mais en 1860 nous avons parcouru 
le rivage depuis Cherchell jusqu'à A'in-Taya, sur un déve- 
loppement de 120 kilom. environ, dans lequel se trouve 
compris Alger. — Celte côte présente une structure géo- 
logique excessivement intéressante, dont un résumé ra- 
pide nous aidera à bien faire comprendre la disposition du 
terrain. 

Si nous laissons de côté, entre Cherchell et Tipaza, le 



(1) Nom donné par les habilanls de Koléa et de Fouka au fossé 
destiné à limiter roccupalion restreinte de l'Algérie avant l'ar- 
rivée du maréchal Bugeaud dans notre colonie. 



— 30 — 

mnssif iiétact^ du Djcliel-Chenoua, que nous n'avons pu 
visiter, nous reconnaîtrons que la masse du terrain appar- 
lient au pliocène. Il se présente, à sa partie supérieure, 
sous la forme d'un calcaire jaunâtre assez tendre ; bonne 
pierre à bâtir qui rappelle le moellon miocène du midi de 
la France. — Sa base est formée de puissantes assises d'ar- 
gile bleue, sur lesquelles sont établies de nombreuses po- 
teries. — A Alger, l'on peut observer les deux aspects de 
ces coucbes sur plusieurs points, surtout dans la grande 
coupure du consulat de Suède. — A Koléa, le moellon 
forme des bancs d'une grande puissance qui recouvrent et 
masquent les argiles, tandis qu'à Cherchell et à Aïn-Taya, 
c'est-à-dire aux deux extrémités de la ligne des côtes (juc 
nous étudions, on ne trouve guère que les argiles. 

Les assises régulières du pliocène ont été violemment 
disloquées, dans une fouie de points, par des poussées de 
roches éruptives qui ont produit des affleurements plus ou 
moins puissants, surtout à Ras-el-Amesfout, près de Cher- 
chell et au cap Matifou. — A Alger, le massif du Bouza- 
réah présente des granits et des calcaires appartenant 
très-probablement aux terrains les plus anciens, et qui sem- 
blent avoir formé de temps en temps un îlot autour du- 
quel sont venues se déposer de puissantes assises pliocènes. 
(Voyez le Bull, de la Soc. géol., 2* série, t. XVIII, p. 505.) 

Des relèvements assez réguliers, parfois très escarpés, 
dominent la mer sur toute la ligne que nous étudions. 
— Sur cette côte ainsi disposée s'étend presque partout, 
comme un manteau, comme une sorte de carai)ace, un 
dépôt particulier formé d'un sable toujours calcaire, plus 
ou moins agrégé, quelquefois très-dur et très compacte, 
contenant des Hélices et des Bulimes en grand nombre. — 
A Guyotville, nous y avons rencontré avec M. Ville, ingé- 



— 31 — 

nieiii (les mines à Alger, des ossements el des dents de 
mammifères malheureusement indéterminables. — Le 
caraclère gc-néral de ce dépôt est d'afTecler, comme nous 
l'avons dit, la forme d'une carapace qui couvre les ter- 
rains sous-jacents en se moulant assez exactement sur leurs 
inégalités et leurs ondulations. — 11 a suivi les mouve- 
ments lents qui exhaussent ou abaissent encore actuelle- 
ment différenls points de la côte, mais nous ne l'avons vu 
participer à aucune des dislocations du sol, si fréquem- 
ment produites dans les couches pliocènes par les poussées 
volcaniques dont nous avons parlé plus haut. Toutefois 
nous ne l'avons jamais vu recouvrir immédiatement la 
roche éruplive quand celle-ci affleure à la surface du sol. 
— Nous avons observé ce terrain jusqu'à une altitude de 
130 mètres environ; nous ne pourrions affirmer l'avoir 
trouvé plus haut. — ■ Il suit la pente des collines qui bor- 
dent la mer et offre, en certains points, une assez grande 
puissance. A Cherchell, sous le château turc, au bord de 
la mer, il a 8 mètres d'épaisseur. — A 8 ou 40 kilom. 
dans l'est de la ville, dans l'Oued-el-Hachem, il a 12 mè- 
tres. — A Tipazi), les carrières romaines sont ouvertes 
dans ce grès, ainsi qu'à Guyolville, où il n'atteint pas 
moins de 10 à 12 mètres. — Sa puissance moyenne n'est 
pas toujours aussi considérable et se réduit souvent à 1 ou 
2 mètres. 

Toutes les fois qu'on étudio les coupes du grès à Uelix sur 
le bord immédiat de la mer, l'on trouve à sa base les Helix 
mélangés avec des coquilles marines actuelles; souvent ces 
dernières restent seules. — En certains points, le grès re- 
pose sur un lit de gravier et de débris marins représentant 
exactement la plage actuelle qui est à côté. Celte disposi- 
tion s'observe surtout dans une coupe qu'on rencontre à 



— 32 — 

quelques pas du cap Caxine, au bord de la mer; elle y e>t 
rendue aussi évidente que possible par l'aspect tout parti- 
culier des grains quartzeux blancs provenant du remanie- 
ment des micaschistes sur lesquels repose la mer en ce 
point, et qui forment exclusivement la plage actuelle ainsi 
que la plage ancienne. 

M. Ville a nommé le terrain dont nous nous occupons 
grès à Hélix; nous lui avions donné le môme nom dans 
nos notes, sans savoir qu'il le possédait déjà. Cette déno- 
mination nous paraît convenir parfaitement à l'aspect gé- 
néral de ce dépôt. 

Le grès à Uelix est recouvert presque partout par une 
terre rouge d'un aspect particulier qui contient aussi des 
coquilles terrestres, mais jamais de coquilles marines. On 
la retrouve seule à déplus grandes altitudes que le grès; 
nous ne doutons pas qu'elle soit de formation plus récente. 
— Nous mentionnons seulement ce dépôt à cause de la 
régularité avec laquelle il accompagne généralement le 
grès à Hélix. — Le cadre restreint de cette note ne nous 
permet pas de plus longs développements. — Nous pen- 
sons, d'ailleurs, pouvoir bientôt traiter ce sujet d'une ma- 
nière plus complète. 



1.^* ENTRE TXPAZA ET MARENGO. 



De Tipaza à Koléa s'étend une chaîne de collines d'une 
grande régularité et d'une hauteur moyenne de 150 h 
200 mètres ; elle sépare, de ce côté, la plaine de la Mitidja 
de la mer. 

En traversant celte petite chaîne, pour aller de Tipaza 



— 33 — 

à Marcngo, nous avons observé sur le versant sud, dans 
une coujie de la route nouvellement tracée, un terrain 
blanc, sableux, friable, pétri de fossiles marins, parmi les- 
quels dominent des Oslrea et surtout des Peclen très-bien 
conserves. — On y rencontre aussi des Ilelix, des Buli- 
mus qui paraissent complètement associés aux fossiles ma- 
rins; toutefois il nous a semblé reconnaître que le dépôt 
qui contient les Ilelix est plus superficiel, mais, comme il 
est formé par le remaniement du premier, il lui est telle- 
ment semblable qu'il paraît en faire partie. 



I6« ÎLE DE RACHGOUN. — CAP F£BAT. — DOUEIRA. 

— CAP DE GARDE. — LA CAI.LE, ETC.. (1) 



On observe sur un grand nombre de points du littoral 
algérien un terrain sableux, quelquefois incohérent, d'au- 
tres fois irrégulièrement consolidé, formant des couches 
plus ou moins nombreuses, souvent irrégulières, dans les- 
quelles sont disséminées des coquilles terrestres. 

Ces coquilles, semblables 5 celles qui vivent encore à la 
surface du sol, sont parfois encroiîlées d'une substance 
calcaire d'une épaisseur variable et dont l'adhérence est 
peu solide; cet encroûtement est comparable à celui qui 
se produit sur les corps plongés dans une eau surchargée 
de carbonate de chaux. C'est dans cet état que se présen 
tent les coquilles terrestres fossiles sur l'îlot volcanique de 
Rachgoun, situé à l'embouchure de la Tafna. 

(1) Note de M. Deshayes. 



— :{'( — 

Sur It; lioi'd (iiicnliil dt; l'île se il('veloji|)(.'rit des coiicIkn 
lie sédiiiuMil solides, régulières, d'uu grès e;ileaire rou- 
j^eAlre. Les plus superficielles, mêlées à des produits vol- 
caniques, sont plus désagrégées et conlionnenf, eu assez 
grande abondance, des coquilles terrestres ainsi que des 
espèces marines, telles que le Purpura hœmasloma, la 
Palclla safiana et d'autres débris de Cassis, de Tro- 
clius, etc. 

Dans les autres localités, la disposition du terrain n'est 
pas absolument semblable; les couches sont plus terreuses, 
plus rouges, moins épaisses moins régulières; elles offrent, 
par place, une grande solidité; elles se réduisent à de pe- 
tits amas, plaqués pour ainsi dire contre les roches redres- 
sées et tourmentées de la côte. C'est ainsi qu'elles se pré- 
sentent, notamment au cap Férat, au voisinage d'Oran, 
Arzew, Mostaghanem, etc. 

A Doueira, les espèces terrestres sont comprises dans 
une couche assez mince de travertin , formant une nappe 
sur les plateaux, et dans laquelle on rencontre, çà et là, des 
portions moins solides d'où les fossiles se détachent avec 
assez de facilité. 

Le cap de Garde, près de Bonc, est le point sur lequel 
les coquilles terrestres se montrent avec le plus d'abon- 
dance : elles sont disséminées dans une couche assez puis- 
sante d'un sable quartzeux et calcaire très-irrégulièrement 
concrélionné; cette couche est située à plus de i25 mètres, 
à pic, au-dessus de la mer. Aux Hélices sont mêlés de nom- 
breux fragments de coquilles marines; on parvient même 
à y découvrir des individus entiers du Cardium edule, du 
Corbula vicdilerraiiea, des liissoa Monlagui et coslellala, 
du Trochus lesscllaiits, etc. 

A la Galle, la couche à Uelix fait partie d'un système 



— 35 — 

plus considérable de dépôts, que Ion siiil le long des es- 
carpements jusqu'au bord de la mer, où il se continue; 
rémersion n'en est pas encore complète. 

Il résulte, des observations faites sur les lieux (lue nous 
venons de désigner, que les couches à coquilles terrestres 
sont les plus modernes de toutes; elles dépendent de la 
période quaternaire pendant laquelle la Méditerranée a 
pris son contour actuel. JNous pouvons ajouter, de plus, 
que, par leur composition et la présence incontestable des 
coquilles marines, toutes les couches, même celles où abon- 
dent le plus les espèces terrestres, ont été déposées et for- 
mées dans la mer, et ensuite émergées là où nous les 
voyons, à la suite des nombreux mouvements de disloca- 
tion dont les côtes algériennes offrent d'irrécusables 
exemples. 



^ II. 



Les divers Mollusques lcrre>trcs et fliiviatiles dont nous 
alloiîs donner le catalogue el les descriptions ont été re- 
cueillis : 

l'Par M. Joba fils, s-ous intendant adjoint, à Conslan- 
line, en 1861 et G2, dans les tranchées que le gouverne- 
ment fait exécuter en ce moment sur la colline de Coudiat- 
Aty; 

12" Par M. Marès, docteur-médecin, à Paris, pendant les 
années 185G, 57, 58 et GO, dans les différentes localités 
que nous venons, d'après lui, de signaler; 

5° Enfin, par le savant iM. Deshajes, en 1840, 41 et 42, 
lors de l'expédition scientifique envoyée en Algérie sous la 
direction de Bory Saint-A'inccnt. 



38 — 



SUCCIN£A PFUIFFEai. 



SucciNEA Pfeifferi, Rossmasshr, Iconngr., I, p. 9G, 
flg. 4G. 1855. 

Fossile dans les couches inférieures de la vallée de 
rOued-el-Biod, près de Geryvillc, et dans les dépôts con- 
temporains de l'oued Tàdennit, à 45 lieues sud-ouest de 
Djelfa. 

M. Mares a, en outre, recueilli, dans cette dernière lo- 
calité, deux variétés de celte espèce. La première variété 
diiïère du type par son lest un peu plus épais et par son 
ouverture plus oblique; la seconde, par une spire plus 
allongée, et par son ouverture, un peu moins dilatée à la 
base. 

SUCCINEA DEBII.IS. 



SucciNEA DEBiLis, Movelet, mss. in mus. Cuming. 

— — L. Pfeiffer, Monogr. Hel. viv., tome IV, 

p. 811. 1859. 

Dans un travertin très-dur, à Sidi-Makhelouf, à 12 lieues 
nord de l'Aghouat (Mares). 



SUCCINEA OCHRACEA. 

SrccixEA ociiRACEA, <Jp Bc/la , Malacol. valle di Non, 
p. 31, pi. 1, 1. i. 185i>. 



3<) — 



ÎMCCIM-A OCIIIIACKA, /.. Pfcl fflT , iMoilOgr. Hcl . VJV., 

tome ni, p. 023. 1853. 

Fossile dans les couches inférieures d'Aïn-el-Ibel, à 
10 lieues sud de Djelfa (Marcs). 



SUCCINEA OBI.ONGA. 



SucciNEA OBLONGA, Drapcimaud, Tabl. moll., p. 50. 
1801, et llist. moll. France, 
p. 59, pi. III, f. 2i-25. 1805. 

M. Mares a récollé, dans les dépôts anciens de l'oued 
Tâdcmit, à 15 lieues sud-ouest de Djelfa, ainsi que dans 
ceux de l'Oued-el-Biod, près de Gerj ville, une variété de 
cette espèce à test qn peu plus fort et un peu plus ventru. 



SUCCINEA MARESI. 



Testa venlroso-conoidea, irregulariter sordidcque slriala; spira 
lanceolata, conica; apice acuto; — anfractibus 4 1/2 convoxis, 
celeriter crescentibus, sutura profunda separalis; — ullinio an- 
IVactu maximn, ventroso, dimidiam longiludinis paululum sii- 
perantc ; aperlura rolundato-oblonga, fere recta ; peristomate 
simplice; columella recta, ad basin attingentc; margine colu- 
mellari reflexiusculo ; — margiiiibus valde approximalis, tcnui 
callo junctis. 

Coquille conique, très-ventrue et globuleuse, à test 
assez épais, sillonné de stries bien prononcées, gros- 



— 40 — 

sières cl souvent irréguliùres. Spire élancée, conique, à 
sommet aigu. Qualre tours et demi tn'S-convcxes, séparés 
par une suture profonde et s'accroissant avec beaucoup 
de rapidité. Dernier tour très-grand, ventru, globuleux, 
dépassant la moitié de la longueur totale. Ouverture droite, 
presque ronde, à peine édiancrée, à péristorae simple et 
aigu. Columelle droite, atteignant la base de rouverture. 
Bord rolumcUaire réfléchi. Bords marginaux très rappro- 
clu's, réunis par une faible callosité. 

Hauteur 10 mil!. 

Diamètre 6 

Hauteur de l'ouverlure 5 1/-2 à 6 

Dépôts de Geryvillc, dans la vallée de rOueJ-el-Biod 

(Mares). 



ZOKTITES SEMFERIAUUS. 



Hklix semperiana, Crosse, Diagn. Hel. foss. Const., in 
Journ.Conch., t. IX, p. 357. (Oct.) 
18C1. 
— — Crosse^ Desc. moll. terr. deCoudiat- 

Aly, elc...,in Journ. Conch., t. X, 
p. -153, pi. VII, f. 7-8. (Avril.) 
1862. 

Testa imperforata, globoso-conoidca, crassiuscula, striatula, con- 
colore; — apice obtuso, Icvi ; — anfractibusS 1/2 convexius- 
culis, regularilcr lenteque croscenlibus; ultime rotundalo, ad 
aporturam subito valde desfontleiUc; — apertiira obliqua, sut) 
sinuosc-nvala. ad iiiserlioncm niargii)is dexlri tubercule valido 



— 41 — 

caiialifero, crassoque coarclata; coluinella inlus iiicrassata, in 
inedio erosa; peristoinate incrassalo, obluso; margiiiibus callo 
junctis. 

Coquille imperforéc, conoïde, globuleuse, à stries fine*;, 
d'une teinte uniforme et à test assez épais. Sommet lisse 
et oblus. Tours au nombre de cinq et demi, un peu con- 
vexes, s'accroi^sant lentement et avec régularité. Dernier 
(our arrondi, prenant subitement, vers l'ouverlure, une 
direction descendante très-prononcée. Ouverture oblique, 
de forme irrégulière, ovale, ce qui est dû à une énorme 
denticulation canaliculée située à l'insertion du labre 
extérieur, et qui rétrécit l'ouverture. Bord coUumellaire 
épais, offrant, à sa partie médiane, un sinus très-prononcé. 
Péristome épaissi, oblus, non réfléchi. Bords marginaux 
réunis par une forte callosité. 

Haulour 12 mill. 

Diamètre 15 

Celte coquille a été recueillie à Aïn-el-Hadj-Baba, près 
de Conslaritine. — Assez rare. 

Cette espèce, du groupe des Zoniles de la section des 
Calcarina, ne peut être assimilée qu'aux Zon. Boissieri (1) 
et filius (2), dt:s environs de Jérusalem et de la mer 
Morte. 



(1) Zonites Boissieri, Bourguignat , Cat. rais. Moll. Orient., 
p. 12, 1863. — Hélix Boissieri de Charpentier, in Zeitsclir. fur 
Malalc., p. 133, sept. 1847, — el de L. Pfei/fer, in Chemnilz, 
Conch. tab. (2' édil.), Hélix n° 79, t. 114, f. 8-9, — et Monog. 
Holic. viv., t. I, p. 4;î6, 1848. 

(2) Zoniles Ulius, Bourguignat; — Hélix filia do Mousso7i, Coq. 
tcrr. fluv. recueillies par Rolb on Palestine, p. 26. 1861. 



— 4-2 — 



ZONXTXS CANDIDISSIMUS. 



Uelix CANDiDissiMA, Drapamaud , Tiibl. Moll., p. 75. 

1801, et Ilisl. Moll. France, 
p. 81), pi. V, f. 19. 1805 

ZoNiTES CANDiDissiMus , Moquin-Tatulon , Obs. Mach., 

Hel., in Mém.Acad. Toulouse, 
5* série, l. IV, p. 574. 1848. 

Fossile à Bone et au cap de Garde, près de Bone (Des- 
hayes). 

Ile de Rachgoun, à l'embouchure de la Tafna (province 
d'Oran). (Deshayes). 

Dépôts sablonneux d'IIassi-el-Aricha, près de Tigri, à 
60 lieues ouest de Geryviile. — Calcaires sur le bord de 
|a mer, près de Koléa (Mares). 



ZONITXS OTTHIANUS. 



Hélix ottuiana {\),Forbes, in Ann. ofnat. Uist., p. 282. 
1858, et lab. xi, f. 2. 1850. 



(i) Hclix oUhianadc L. Pfeiffer, in Chemnilz (2« cdil.), Hélix 
n« 600, lab. XCIV, f. 11-12, — et Monog. Ili-l. viv., 111, p. -205, 
1853, qui est une espèce à rapporter au Zoiulos pieslius. Dour- 
guignal, in Amén. malac, t. II, p. 153. 1859. 



— 43 — 

IIelix jeannotiana (I), Terver, CiU. alg., p. 20, t. If, 

f. 11-12. 185Î). 
ZoNiTES OTTUiANUS, Bour(jtd(]nal ^ in Won. Malac, t. Il, 
p. 153. (Décembre). 1859. 

Ce Mollusque se trouve à l'étal fossile dans l'île de 
Rncligoun, à l'embouchure de la Tafna , province d'Oran 
(Oeshayes). 



HEXilX ASFER3A. 



Hélix aspersa, MûUcr, Verm. Hist., II, p. 59, 1774. 



Calcaire de l'île de Rachgoun, à l'embouchure de la 
Tafnn, dans la province d'Oran. — Sables récents de 
Doueira, à G lieues d'Alger. — Dépôts sablonneux du cap 
Férat, {irès de Bone, dans la province de Constantine. 
(Oesb.ayes). 

Calcaire au bord de la mer, à Fouka, près de Koléa; — 
Cherchell; — Guyotville , près d'Alger; — Aïn-Taya , 
à 2 lieues ouest du cap Malifou, près d'Alger, etc. 
(Mares). 

Roches sur le bord de la mer, à l'extrémité du fossé 
Lamoricière, près d'Alger (Mares). 



(1) Non Hélix Jeannotiana de Rossmassler, Iconog., IX, p. 6, 
f. 564, juin 1839, qui esl le Zoniles piestiiis (voir la noie pré- 
rédente). 



— 44 - 



HXI.IX FACHYA. 



Hélix paciiya, Bourguignat, in Anién. Malac. 1. II, 
p. 180, pi. XXI. f. (3-9. 18G0. 
— — Mousson, (lo(]. (t'rr. fliiv. Palesl., p. 31. 

18C1. 

Se rencontre à l'étal fossile, mais assez rarement, dans 
les dépôts du cap Ferai, près de Boue. 

Celle espèce, dernièrement décrite, vil encore actuelle- 
ment aux environs de Constanline, où elle a été prise à 
tort pour une variété de VlJelix melanoi^loma, à lot plus 
épais, plus élancé, à bouche blanche et moins arrondie. 

Voici la description de celle intéressante coquille, en- 
core bien peu connue. 

« Testa imperforata, globosa, crassa, ponderosa, cretacea, can- 
« dida, vel zonulis caslaneis obscure cingulala, slriata ; — spira 
« conica, apice Icvi, obtusiusculo ; — anfractibiis 5 coiivoxius- 
« culis, celeriler crescentibus; ullimo sordide sliiato, vontricoso, 
a crasso, ad aperturam vix vel non descendente ; — apertura 
« parum lunata, rolundala; — perislomalo intus candido-in- 
« crassalo , simpUce non reflexo; columella calloso-inciassala; 
tt — marginibus sat approximalis, callo valido, crasso caiidi- 
« doquc junclis. 

« Var. B. — Elongala. — Testa majore, spira elalo-conica; zo- 
Œ nulis caslaneis 5 cingulalis. » 

« Coquille imperforée, globuleuse, épaisse, pesante, 
« crétacée, régulièrement striée ou ornée çà et là de rides 
« grossières el irrégulières. Test blanchâtre, ou quclque- 
« fois présentant une surface ceinte de trois à cinq bandes 



— 45 — 

« (l'tinL' teinte marron, presque effacée. — Spire assez 

u développée, à sommet lisse et un peu obtus. Cinq tours 

« peu convexes, s'accroissant avec une grande rapidité. 

« Dernier tour assez grossièrement strié, ventru , épais, 

« ne descendant pas ou à peine vers l'ouverture. — Cellc- 

u ci est peu échancrée, arrondie, à péristome blanc, in- 

« térieuremont épaissi, simple et non réfléchi. Columelle 

« calleuse. Bords marginaux assez rapprochés, réunis par 

« une caIlo>ité blanche et épaisse. » 

IlaïUour 30-35 mill. 

Diamèlre ^S-S^ 

« Espèce commune dans les contrées arides de la Syrie, 
^< notamment dans les environs du lac de Tibériade. — 
« Celte Hélice habite aussi en Egypte, dans la régence de 
a Tunis, a-nsi qu'en .Algérie, dans les environs de Con- 
« staiitine. » 

a [j'IIelix pachya offre quelques variétés de forme; 
« l'une de» plus inléressanlis diffère du type par les ca- 
u ractères suivants : 

c( Var. B. Elongata. — Coquille plus grande, à spire 
« phis élevée, plus conique, et dont le lest se trouve orné 
« de trois zones d'une teinle marron assez bien prononcée. 

Hauteur 44 mill. 

Diamètre 38 

« Cette variété se trouve au\ environs de Tibériade. » 



Hi:i.IX MEXiANOSTOMA. 



Hélix MELAxosTOMA, Draparnaud,'ÏQ\>\. Mol!., p. 77. 



— 46 — 

1801; et Hi>t. Moll. France, 
p. 91, pi. V, f. 24. iSOri. 

Se rencontre à l'élat fossile à la Calle (Deshayes), dans 
la province de (>onstanline. 



HEI.IX LACTEA. 



IIelix LACTEA, Mûller, Verm. Hist., II, p. 49. 1774. 

Fossile dans l'île de Rachgoun, à remboucliure de la 
Tafna. — Dépôts quaternaires des environs d'Oran (Des- 
hayes). 

Calcaires sur le bord de la mer à Cherchell (Mares). 



HEI.XX PUnrCTATA. 



Hélix punctata (1), Millier, Verm. Hist., II, p. 21. 

1774. 

Cette magnifique espèce, que la plupart des auteurs ont 
confondue avec V Hélix lactea, a été recueillie à l'état fos- 
sile au cap Férat, près de Bone (Deshayes). 



(1) Non Hélix punctata, Born, Wagner, Deshayes. 



— 47 — 



HEX.IX DUMORTIERIAKA. 



Uklix Dumortieriana, Crosse, Diagn. Hel. foss. Const., 

in Joiirn. Conch., t. X, p. 85. 
(Janv.)i862. 
— — Cro55^, Desc. Mol!, terr. Coudiat- 

Aty, etc., in Journ. Conch,, 
t. X, p. 160, pi. VII, f. 5-6. 
(Avril.) 1802. 

Testa imperforata, depresso-giobosa, nilida, paululum malleato- 
slrialula, vel laeviuscula, concolore vel sa3pissime 4 zonulis 
(2 obscure supra, 2 infra) fuscis cincta, ac fasciis irregulariler 
fuigurantibus a niveo ad uniformiler fusco - nigrescentem 
transeuntibus undique adornata; — anfractibus 6 planulatis, 
regulariior cre^centibus, sutura lineari separalis; prioribus lœ- 
vigalis, nitidis, albis; — ultinio, magno, obscure angulalo- 
rolundato, ad aperturam valde descendente; apertura ovato- 
lunari, fore horizontali; peristomale recto, incrassato; margiue 
cobimellari subinflcxo, paululum tuberculoso-arcualo; — mar- 
giuibus sat approxlmatis, callo candido junctis. 

Coquille imperforée, de forme globuleuse un peu dépri- 
mée, brillante, lisse ou plutôt sillonnée de fines striations 
un peu martelées. Test blanchâtre, ou plutôt (lorsqu'il est 
bien conservé) orné de quatre zonules (1) brunâtres, et 
présentant une foule de fascies ou flammules fulgurantes 

(1) Les deux supérieures sont généralement effacées; les deux 
inférieures sont souvent les seules qui résistent à l'action du 
temps. 



— 48 — 

passant du blanc de neif^^e, j)ar une teinte insensiblement 
phis foncée, à un ton d'un brun noirûtre, suivant les tours 
de spire. Six tours presque plans, s'accroissant régulière- 
ment, séparés par une suture linéaire. Les tours supérieurs 
sont lisses, brillants et d'un blanc de lait. Dernier tour 
grand, arrondi, bien qu'offrant un méplat sensible, ce qui 
le rend anguleux. Dcflexion du dernier tour, vers l'ouver- 
ture, subite et fortement prononcée. Ouverture presque 
horizontale, ovale, échancrée. Péristome droit, non ré- 
fléchi, bordé et épaissi. Bord columellaire subflexueux, 
un peu tuberculeux à sa partie médiane ; bords marginaux 
assez rapprochés, réunis par une callosité blanche. 

Hauteur 12-13 mil). 

Diamètre 20-22 

l'HeJix Dumorlieriana, qui appartient au groupe des 
Hélix laclea et vermiciilala, a été récoltée à Aïn-el-Iïadj- 
Baba, près de Constanline, dans les marnes bleuâtres su- 
périeures. 



HEZ.IX SUBSENILIS. 



Hélix SENiLis (1), Morelet, \Tp\). Conch. Alg. in Journ. 
Conch., t. 11, p. 354, pi. ix, f. 5-6. 
(25déc.) 1851. 



(1) L'Hélix senilis de Morelet, considérée jusqu'à ce jour comme 
un Mollusque vivant, n'est, en réalité, qu'une espèce fossile. — 
Les nombreux échanlillons que nous tenons de l'obligeance de 



— 49 — 

Hélix senilis, L. Pfciffer, Monogr. llelic. viv.,t. lll, 
p. 198. (Mai.) 1835. 

— — Morelet, Cat. Moll. de l'Algérie, in 

Journ. Conch., t. IV, p. 288. 
(Août.) 1853. 

— scBSENiLis, CrossCy Diagn. d'Hélic. foss. Constant, 

in Journ. Conch., t. X, p. 85. (Jan- 
vier.) 1862. 

— — Crosse, Desc. Moll. terr.,elc., de Cou- 

diat-Aty, etc., in Journ. Conch., 
t. X, p. 102, pi. vu, f. 12-10. 
(Avril.) 1862. 

Testa imperforala, globoso-depressa, transverse dilatata, crassa, 
laevi vel striatula ac iiregulariter paululum malleala, sordide 
albidula ac sa-pe 4 zonulis griseis circuracincla; — anfractibus 
6 supra planulatis; — ultimo ad aperturam dilatalo, ac subito 
valde descendente; apertura perobliqua, fera horizontali, ovala; 

— columella crassa, subunideiitaia; — peristomate duplicalo, 
reflexo, crassissimo ; margiiiibus calio valide junctis. 

Coquille imperforée, globuleuse, déprimée, dilatée 
transversalement, épai.«se, lisse ou légèrement striée et 

MM. Joba, Deshayes, Morelet, Raymond, etc., ne nous laissent 
aucun doute k ce sujet. 

On ne peut adopter l'appellation de senilis établie par Morelet, 
attendu qu'il existe une Hélice subfossile décrite également sous 
ce nom et publiée, une année auparavant, par Lowe, dans l'ou- 
vrage suivant : two Memoirs on the feras, flowering plants 
and landshells uf Madœira and Porto-Santo (préface en date du 
10 août 18o0j. Janvier 1851. 

Le numéro du Journal de Conchyliologie dans lequel Morelet 
a décrit son Hélix senilis est daté du 25 décembre 1851, et n'a 
paru qu'à la fin de janvier 1852. 

4 



— 50 — 

irrc'guliùremcnl marlclée. Test d'un blanc pâle ou gri- 
sAtie, olTrant, lorsqu'il est on bon étal de conservation, 
4 zonules d'une couleur plus foncée. G tours un peu plans 
en dessus. Dernier tour assez arrondi, se dilatant et des- 
cendant subitement vers l'ouverture. Celle-ci est très- 
oblique, presque horizontale, de forme ovale. Columelle 
épaisse, munie d'un renflement assez considérable. Pé- 
ristome bordé intérieurement et extérieurement très- 
épaissi, grossièrement réfléchi. Bords marginaux réunis 
par une callosité forte et saillante. 

Hauteur 12-16 mil!. 

Diamètre 20-28 

M. Morelet a recueilli cette espèce sur les collines arides 
du Tachondah, dans la direction de Constanline à Sétif. 
Selon toute probabilité, les échantillons de cette localité 
se trouvent désagrégés des marnes par l'action du temps. 

M. Joba fils a récollé également, non loin de là, en im- 
mense quantité, celle Hélice dans les marnes bleuâtres 
d'Aïn-el Hadj-Baba, près de Constanline. 

L' Hélix suhsenilis appartient au groupe des Hélix lac- 
tea [Millier, Verm. Hist., Il, p. 19, 1774) et Lucasi [Des- 
hayes, in Fénissae, Hist. MoU., I, p. 122, pi. xcvi, 
f. 8-12), etc., etc. 



HEIiIX VEnraiCUI.ATA. 



Hélix vermicclata, Mûller, Verm. Hist., II, p. 20, 

1774. 

Sables des environs d'Oran. — (Deshayes.) 



— 51 — 



HELIX BESOUDINIANA. 



Hklix Desoudiniana, Crosse, \)\a^n d'Hélic. foss. Const., 

in Journ. Concli., t. X, p. 84. 
(Janv.) 1862. 
— — Crosse, Oesc. Moll. terr. Coudiat- 

Aly, in Journ. Concli., t. X, 
p. 157, pi. VII, f. 1-2. (Avril.) 
18G2. 

TeslA imperforata, compresso-globosa, solida, sublœvi; — anfrac- 
libus 5 1/2 regulariter crescentibus, sulura lineari separatis; — 
prioribus planiusculis, laevigalis, nitentibus; ultinio niagno, 
rotundato, basi inflato, obsolète carina obscura adornato, ac ad 
aperturam subilo maximeque descendente; — apertura per- 
obliqua, lunari, ringente coarctataque, ac tridentala; peristomale 
jncrassato; marginibus callo valido junctis, dentem erailtenle 
crassum, obliquum, insertion! et partim margini supero adhae- 
rentem; margine supero striclo, non reflexo; margine dexlro 
reflexiusciilo, intus unidenlalo; margine columeilari crasso, 

. tuberculum oblusum gerente. 

Coquille imperforée, globuleuse, comprimée, à test 
solide, épais et presque lis^e. 5 tours 1/2 s'accroissant ré- 
gulièrement, séparés par une suture linéaire peu mar- 
quée. Premiers tours lisses, brillants, presque plans. Der- 
nier tour grand, arrondi, surtout renflé à sa base, orné 
d'une carène obsolète à peine marquée et offrant vers 
l'ouverture une déflexion subite et très-prononcée. Ouver- 
ture très-oblique, lunaire, rétrécie, grimaçante et tri- 
dentée. Périslome épais. Bords marginaux réunis par une 



— 5-2 - 

forle cnllosilé qui donne naissance à une dent épaisse, 
oliii(|ne, ailliéieiitc moilié au point d'insertion du bord 
supérieur, moilié à ce bord supérieur lui-même. Bord su 
péricur court, inlléchi en dedans. Bord droit un peu ré- 
fléchi, iiilérieuremcnt muni d'une denticulaliou saillante. 
Bord columeliaire épais, orné, à sa partie médiane, d'un 
renflement denticulifomic obtus. 

Hauteur 13 mill. 

Diamèlre '20 

Cette magnifique espèce, qui n offre quelques rapports 
de ressemblance qu'avec V IleJix punclala (Born) des An- 
tilles, a été recueillie dans les marnes bleuâtres d'Aïn-el- 
lladj-Baba, près de Conslantine (Joba fils). 

Celte Hélice est dédiée à M. Desoudin, amateur de con- 
chyliologie, à Metz. 



HCLIX JOB2:. 



Hélix JoBiEANA, Crosse, Diagn. Hél. foss. Const., rn 
Journ. Conch., t. IX, p. 356. (Oct.) 
1801. 
— - — Crosse, Desc. MoU. terr. de Coudial- 

Aty, etc., in Journ Conch., t. X, 
p. 153, pi. VII, f. 3-4. (Avril.) 1862. 

Testa imperforata , subglobosa, crassa, laevi vel leviler striatula, 
sordide griseo-albidula; — anfractibus 5 1/2 regulariler cres- 
cenlibus, pariim convoxiusculis; — ullimo rotundato vel vix 
obscure cariiiato, ac ad aporturam valdc descendcnte; — aper- 



— 53 — 

tura e\igua, pembliqua, fere horizoïitali, dciilibus duohiis 
coarciala; — uiio culumellari, obluso, valido; altero marginali, 
opposilo, lamelliforme; — peristomale conlinuo, maxime in- 
crassato, obluso, non reflexo. 

Coquille imperforée, suliglobulcuse, lisse ou légère- 
ment striée, d'une teinte d'un blanc gris sale, à test assez 
épais. Tours au nombre de 5 1/2, un peu convexes, s'ac- 
croissant régulièrement. Dernier tour arrondi, quelquefois 
présentant un rudiment de carène et descendant forte- 
ment vers l'ouverture. Celle-ci, petite, très oblique, presque 
horizontale, se trouve rétrécie par deux denticulations: 
l'une, columellaire, est très-forte et obtuse: l'autre, la- 
melliforme, orne intérieurement la paroi droite de l'ou- 
verture. Péristome continu, très-cpaissi, obtus et non 
réfléchi. 

Hauteur 11-12 mill. 

Diamètre 18-19 

Cette curieuse espèce a été recueillie par M. Joba fds 
dans les marnes bleuâtres d'AXn-el-Hadj-Baba, près de 
Constantine. 

L'Hélix Jobœ est le diminutif de celle charmante es- 
pèce récoltée par M. Mares dans les bas fonds de la vallée 
de Tigri (1), à laquelle M. Paul Gervais a attribué l'appel- 
lation assez mauvaise ù'Helix T{gri{'2), qui doit être, d'a- 
près les règles, métamorphosée en celle de Tigriana (3). 

(1) Vallée au sud de rAlgérie, sur la frontière du Maroc. 

(2) Hélix Tigri, P. Gervais, Mss. in Mus. Monspessul., — et 
P. Fischer, Desc. esp, nouv. in Jouin. Conch., t. VI, p. 189, 
pl. VI, f. 3, oct. 1857. 

(3) Crosse, de son côlé (Journ. Conch., X, p. 154, 1862), pro- 
pose l'appellation de Maresi à la place de celle de Tigri. Ce 



— 54 — 

On distinguera VUcIix Johœ du Tifjn'ana à sa taille 
moitié moindre, ;i son ouverture plus rélrécie, à son p6- 
ristomc continu, plus épiussi et non réfléchi, ce qui est le 
contraire chez le Ti(jri(ma. Quant aux denliculalions, elles 
sont presque idenlifiues cliez ces deu^ espèces. 



Hi:)[.IX SOI.UTA. 



lÏKLix soluta(I), Zicglcr, in Michaud, Cat. Test. viv. 

d'Alger, in Mém. Soc. Hist. nat. 

Strasbourg, t. I, p. 3, f. 9-12. 

1850. 

— ALABASTRITES, Micliaud, Cat. Tcst., etc. (même 

ouvrage), p. 4, f. G 8. 1830. 

Ces deux espèces sont identiquement semblables, à l'ex- 
ception que l'une est zonée, l'autre est blanchâtre. Tous 
les conchyliologucs ont adopté la réunion de ces coquilles; 
mais ce qu'il y a d'étonnant et d'incompréhensible, c'est 
que tous ont adapté à ce Mollusque l'appellation d'ala- 
baslriles. 

Or la description de Vlleltx soluta (page 5) est anté- 
rieure à celle de Y alabastrites y qui ne se trouve qu'à la 
page 4 (voyez Michaud). 

L'Hélix soluta a été recueillie à état fossile dans l'île 



nom de Maresi ne peut être admis, d'après les lois scienlifiques. 
(Voyez, à ce sujet, le chap. Yl, « sur les noms mal latinisés, » iii 
Uùurg\dgnat, Métliod. conch. deiiomin., p. 37-40. 1860.) 
(1) Non Heli.x solula de PhiUppi. — 183G. 



— So- 
dé Rachgoiin, à l'embouchure do la Tafna, province 
d'Oran. — (Deshnycs.) 



HEXiIX VAKTVXNCQIANA. 



Hélix Vanvincqui^ï:, Crosse, Diagn. Hel. foss. Cotist., in 
Journ. Conch. , t. IX, p. oo7. — 
(Oct.) 1801. 
— — Crosse, Desc. Moll. terr. Coudiat- 

Aty , in Journ. Conch,, t. X, 
p. 158, pi. VII, f. 9-11. (Avril.) 
18G2. 

Testa imperforata, compressa, transversali, nitida, levissima, con- 
colore, vel quadriiineata (duabus infra, totidem supra lineis 
cincta), aut quinquelineata (duabus infra, tribus supra lineis 
cincta) ; — anfractibus 5 1/2 coiivexiusculis; — ultime ad aper- 
turam maxime dilalato, ac valdedescendente; — apertura per- 
obliqua, fera horizontali, oblonga; — columella compressa, 
intus abeunle ; — peristomale obtuso, incrassato; — margine 
dexlro antrorsum arcuato; marginibus tenui callo junctis. 

Coquille imperforée, comprimée, de forme transversale, 
brillante, très-lisse, d'une couleur uniforme ou ornée 
tantôt de quatre, tantôt de cinq zonules d'une teinte plus 
foncée. Tours au nombre de 5 1/2, un peu convexes; der- 
nier tour descendant fortement vers l'ouverture et pre- 
nant une assez grande dilatation. Ouverture très-oblique, 
presque horizontale, de forme oblongue. Columella com- 
primée, rentrant un peu en dedans de l'ouverture; péri- 
stome obtus, épaissi. Bord droit arqué en avant vers l'in- 



- 56 — 

serlion du labre ; bords marginaux réunis par une faible 
callosité. 

Hauteur 7à8 mil!. 

Diamètre 17 à 20 

Celte charmante espèce a été recueillie dans la partie 
supérieure des marnes bleuâtres d'Aïn-el-Hadj-Baba , près 
de Constantine (Joba fils). — Commune. 

Celte Hélice, dédiée par notre ami M. Crosse à une dame 
Vanvincq, appartient au groupe des Hélix sohUa (1) et 
JJieroglyphicula (i2). 



HEI.IX SUBCANTIANA. 



L'espèce que nous inscrivons sous cette appellation est 
une coquille qui, bien que semblable, par sa forme, son 
aspect et ses caractères, à XBelix Cantiana de Montagu (5), 
en diffère d'une façon très-notable par un ombilic beau- 
coup plus large. 

Cette Hélice, qui appartient au groupe des Ilelix car- 
thusiana (4), est commune dans les calcaires du cap de 
Garde, près de Bone (Deshayes). 



(1) Voir, pour la synonymie, l'espèce précédente. 

(2) Michaud, Cat. Test. viv. Alger, p. 3, pi. i, f. 1-5, 1833. 
(Extr. des Mém. Soc. hist. nat. de Strasbourg.) 

(3) Test. Brit., p. 422, pi. xni, f. 1. 1803. 

(4) Mûller, Verm. Hist., H. p. 15. 1774. 



57 — 



HELIX FULCHEXiIiA. 



Hélix pulchella, Mûller, Verra. Ilist., II, p. 30. 1774. 

Espèce fossile dans les dépôts de la vallée de l'Oued-el- 
Biod, près de Geryville; — dans les calcaires de la daya 
de Fralis, à 40 lieues sud-ouest de Geryville : — enfin 
dans un travertin très-dur à Sidi-Makhelouf, à 12 lieues 
nord de l'Aghouat (Mares). 



HELIX COSTATA. 



Hélix costata, 31ûllcr, Verra. Hist., II, p. 31. 1774. 

Fossile avec \ Hélix pulchella dans les dépôts de la 
vallée de l'Oued -el-Biod, près de Geryville (Mares). 



HEX.IX ROSEO-TINCTA. 



Hélix roseo-tincta, Forhes, on the land and freshw. 
MoU. of Algiers, in Ann. of nat. 
hist. or niagaz. of zool. Bot. and 
geol., p. 252(décem.). 1838; -— 
et pi. X!, f. 3 (février). 1839. 



- 58 - 



Falaise calcaire sur le bord de la mer, à Fouka et à Ko- 
léa ; — falaise de sables conglomérés, à Alger, près du 
fort de l'Eau (Mares). 



HEI.IX PSAMM^ICIA. 



Testa pervio-perforata , conoidoa, parvula, carinala, strialula; 
apiee levi, obtuse ; anfractibus 5 convexiusculis, lente ac rcgu- 
laritcr crescenlibus, ac sutura bcne improssa soparatis; ultimo 
carina mediana circumcincto, infra supraque rulundato-convexo, 
ac ad aperturam paululum descendenle; — apcrtura rulundato- 
lunata , intus in convexitatc penultimi maximam lamellam 
spiralem prœbente ; perlstomate simplice, acuto. 

Coquille petite, conoïde, carénée, striée, munie d'une 
perforation en entonnoir. Sommet lisse et obtus. Cinq 
tours convexes, séparés par une suture assez profonde, et 
s'accroissant lentement et avec la plus grande régularité. 
Dernier tour caréné à sn partie médiane, convexe en des- 
sus et en dessous, et descendant faiblement vers l'ouver- 
ture. Celle-ci, arrondie et fortement échancrée, laisse 
apercevoir, dans son intérieur, une grande lamelle qui 
suit le contour spiral de l'avant-dernier tour. Péristome 
.simple et aigu. 

Hauteur 2 1/4 mill. 

Diamètre 3 

Celte charmante espèce, voisine de cette délicieu.se Hé- 
lice {Hélix (emplonim) que Benoît de Messine a répandue 
dans ses collections, a été recueillie, par M. Mares, dans 
les dépôts anciens de l'oued Tàdcmit, à 15 lieues sud- 
ouest de Djelfa. 



S9 — 



HELIX GTRXOXIA. 



Testa obtecle perforata, globoso-compressa , carinala, fragili, dis- 
tincte striata ; anfraclibus 5 1/2 convexiusculis , regulariler 
crescenlibiis, sutura parum impressa separatis; — ultimo acute 
carinato; apcrtura obliqua, ovato-lunata, ad carinam angulata; 
pcristomate aculo, recto, simplice; marginibus tenui callo 
junctis. 

Coquille globuleuse, comprimée, carénée, fragile, ornée 
de slries obliques, saillantes et bien marquées, et possé- 
dant une petite perforation recouverte par la callosité 
columellaire. Cinq tours et demi un peu convexes, s'ac- 
croissant lentement, avec régularité, et séparés par une 
suture prononcée. Dernier tour fortement caréné à sa 
partie médiane. Ouverture oblique, ovale, lunaire, angu- 
leuse à la carène. Péristome aigu, droit, non bordé, ré- 
fléchi à la columelle. Bords marginaux réunis par une 
faible callosité. 

Hauteur 3 mil!. 

Diamètre 6 

A été recueillie dans le calcaire blanc de la colline de 
Coudiat-Aly, près de Conslantine (Joba fds). 

Cette espèce appartient à la section des Uelix cinclella 
(Draparnaud) et ciliata (Venetz). 



HELIX EXPLANATA. 



Hélix explanata, Mullcr, Vcrm. Hist., Il, p. 26. 1774. 



60 — 



Fossile dans les calcaires sur le bord de la mer, à Foiika, 
près de Koléa; — à Cherchell ; — enfin dans ceux à l'ex- 
Iréniilédu fossé Lamoricière, près d'Alger (Mares). 



HELIX DEFRESSULA. 



Hélix bepressula, Parreyss, mss. , in Rossmassier , 
Iconogr., IX, p. 0, f. 502. 1859. 

Calcaire de Fouka, près de Koléa (Mares). 



HELIX GLOBULOIDEA. 



Hélix globuloidea, Terver, Cat. MoU., nord de l'A- 
frique, p. 2G, pi. m, f. 5-7. 
1839. 

Se trouve à l'état fossile dans l'île de Rachgoun, à 
l'embouchure de la Tafna (Deshaycs). 



HELIX SUBROSTKATA. 



Hélix subrostrata, Férussac , Prodrome, n° 287. 

1821. 
— — Terver, Cat. co(j. nord de l'Afri- 

que , p. 25, pi. III, f. 8. 1859. 



— 61 — 

Calcaire de l'île de Uachgoun (Deshayes). — Puits d'AI- 
iiulia, près de Cherchell (Maiès). 



HEI.IX TERVERI. 



Hélix Terverii, Michaud, Complém. à Drap., p. 2G, 
pi. XIV, f. 20-21. 1831. 



Dans les calcaires de Cherchell (Mares). 



HELIX FISANA. 



Hélix Pisana, Mùller, Verm. Hist., Il, p. 60. 1774. 

Dans les calcaires sur le bord de la mer, à Fouka, près 
de Koléa (Mares). 



HELIX K.OLEENSIS. 



Testa umbilicata, pyramidato-conoidea, irregulariler strialula; 
apice aculo; anfraclibus 7-7 1/2 convexis, regulariter ac sat 
celeriter cresceiuibus, sutura profunda separatis; — ullimo 
maximo, rolundato, passim valide mallealo, ad aperturam pau- 
lulum descciidenle; — apertura rolundata, vix luiiata; — pe- 
ristomale simplice aculo. 

Coquille d'assez grande taille, ombiliquée, conoïde, py- 



— 62 — 

ramidiforme, ornée de stries assez irrégulières. Sommet 
lisse et aigu. Sept tours à sept et demi, convexes, séparés 
par une suture profonde, s'accroissant d'abord lentement, 
puis avec plus de rapidité à partir du tour antépénul- 
tième. Dernier tour très-grand, arrondi, descendant un 
peu vers l'ouverture, et muni, çà et là, de quelques mé- 
plats très-marqués. Ouverture ronde, peu échancrée, à 
péristome simple et aigu et à bords assez rapprochés. 

Hauteur 16 mill. 

Diamètre 20 

Falaise calcaire sur le bord de la mer, à Fouka et à 
Koléa (Mares). 



HELIX CESFITUM. 



Hélix cespitum, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 92. 4801. 

Falaise de sables conglomérés du fort de l'Eau, près 
d'Alger. (Mares.) 

Sables rouges à la partie supérieure des dépôts récents 
de Koléa (Mares). 



HELIX VAniABILIS. 

Hélix variabilis, Draparnaud, Tabl. Moll. , p. 73. dSOi . 
Fossile aux environs de la Calle; — au cap de Garde, 



— 63 — 

près de Bone (province de Constanline); — dans l'île de 
Racligoun, en face de l'embouchure de la Tafna (province 
d'Oran). — (Deshayes.) 

Dans les calcaires récents du fort de l'Eau, près d'Alger; 
— de Fouka, près de Koléa; — enfin de Tipaza, à 
5 lieues à l'ouest de Koléa (Mares). 



HEI.IX SUBMARITIMA. 



Hélix submaritima, Dcsmoiilins, Moll. Gir. supplém., 
in Bull. Soc. Linn. Bord., p. 16. 
1829. 

Dans des dépôts récents, près de Koléa; enfin dans des 
sables conglomérés à Alger, près du fort de TEau. 



HEI.IX I.IKJEATA. 



Hélix lineata (1), Olivi, Zool. Adriat., p. 77. 1799. 

Cette espèce, plus connue sous l'appellation d'Hélix 
maritima de Draparnaud (1803), a été recueillie à l'état 
fossile dans les calcaires du bord de la mer, à Fouka, ainsi 
que dans des dépôts récents, près de Koléa (Mares). 



(1) Non Hélix lineata de Say, Walker et Wood. 



— 64 — 



HELIX ROZETI. 



Hélix Rozeti, Michmid, Catal. Test. viv. d'Alger (extr. 
Méin. Soc. hist. nat. Strasbourg, I 
(2' partie). 1835), p. 6, pi. i, fig. 17- 
18. 1853. 

Espèce fossile dans les calcaires récents du cap de Garde, 
près de Bone (Deshayes). 



HELIX RECHODIA. 



Testa pervio-perforata, depressa, obsolète carinata, solida, cos- 
tato-slriala praesertim ad suturam ; anfractibus 5-6 convexius- 
culis, regulariter crescenlibus , sutura impressa separatis ; su- 
premis laevigatis ; ultimo obsolète carinato, ad aperturam vix 
descendente ; — apertura obliqua, rotundata, paululum lunari; 
peristomate acuto, recto, profunde intus incrassato; marginibus 
sat approximatis tenui callo junctis. 

Coquille déprimée, ornée d'une carène obsolète et d'une 
perforation en entonnoir. Test solide, fortement strié, sur- 
toutà la carène, où les stries ont l'apparence de fortes côtes 
saillantes, blanchâtres et crétacées. 5 à 6 tours un peu 
convexes, s' accroissant avec une grande régularité et sé- 
parés par une suture nettement prononcée. Les deux pre- 
miers tours sont lisses. Le dernier, caréné à sa partie mé- 
diane, muni de fortes côtes, offre, vers l'ouverture, une 



— Go — 

marche à peine descendante. Ouverture oblique, arrondie, 
peu échancrée. Péristome droit, aigu, simple, bordé inté- 
rieurement. Bords marginaux assez rapprochés, réunis 
par une faible callosité. 

Hauteur 5 mill. 

Diamètre 8 

Cette espèce, de la section des Hélix rugosiuscula (iVli- 
chaud), caperala (Montagu) (1), a été trouvée dans les 
marnes bleuâtres d'Aïn-el-Hadj Baba, près de Conslan- 
tine, où elle est assez commune. (Joba fils.) 



HELIX GERYVII.I.ENSXS. 



Testa perforata, depressa, fragili, candida, ac saepissime tri-vel- 
quadriiineata, oblique eleganterquecostata; apicelevi, oblusis- 
simo; anfractibus 6 convexiusculis, sutura impressa separatis, 
sat celeriter crescenlibus ; ultime magno, rotundato; apertura 
obliqua, rotundato-lunala; peristomate acuto, simplice, intus 
paululum incrassato; marginibus sat approximatis. 

Coquille perforée, déprimée, fragile, blanchâtre, of- 
frant, lorsqu'elle est eu bon état de conservation, 3 à 
4 zonules d'une teinte plus foncée. Test sillonné de fortes 
côtes obliques, élégantes, qui, de deux en deux ou de trois 
en trois côtes, se bifurquent vers la partie médiane du 
tour. Sommet lisse et très-obtus. 6 tours convexes, séparés 
par une suture assez profonde et s'accroissant rapidement. 
Dernier tour grand, arrondi. Ouverture obliciue, arron- 

(1) Hélix slriata des auteurs français. 



— 66 — 

(lie, peu ôchancrce. Péristome simple et aigu, un peu 
bonlé inlérieurement. Bords marginnuv assez rappro- 
chés. 

Hnuteur 6 niill. 

Diamètre 9 

Dans les dépôts inférieurs de l'Oued-el-Biod. près de 
Geryville (Mares). 



HELIX DURIEUI. 



Hélix Ddrieui, Moquin-Tandon, mss. 

— — L. Pfeiffei'y Monogr. Hél. viv., t. I, 
p. 441. 1848; el in Chemnilz et Mar- 
tini, Conclî. Cab. (2'édit.), g. Ilelix, 
n° 5G0, tab. cxiii, f. 9-10. 

Dans la couche inférieure de la vallée de l'Oued-el- 
Biod, près de Geryville (Mares). 



HELIX BERLIERI. 



Hélix Berlieri, .l/o;'é'/<^ Append. Conch. de l'Algérie, 
in Journ. Conch., t. VI, p. 39, pi. r, 
fîg. 6-7. 1857. 

Testa perforata, globuloidea, solida , rugoso-striala praesertim ad 
suluram, aut vel sa?pe strialula ; spira obtuse conoidea; apice 
levigalo. oblusissimo ; anfractibus 6 convcxiusculis, rogulariter 



— 07 — 

cresceiUibus, sutura iniprcssa separatis ; — uliinio ventiicoso, 
inflalo, ad aperturam non doscendcnle; — aportura lunalo- 
rotundata; perislomate recto, acuto, inlus labiale; margine co- 
liunollari paululum reflexiusculo; marginibus callo fere incons- 
picuo junclis. 

Coquille perforée, globuleuse, ventrue, à test solide et 
sillonné de stries plus ou moins fortes. Spire courte, co- 
noïde, à sommet lisse et très-obtus. G tours un peu con- 
vexes, s'accroissant avec une grande régularité et séparés 
par une suture prononcée, souvent marginée. Dernier 
tour ventru, renflé, ne descendant point vers l'ouverture. 
Celle-ci, peu échancrée, est arrondie. Péristome droit, 
aigu et intérieurement bordé. Bord columellaire un peu 
réfléchi. Bords marginaux réunis par une callosité à peine 
prononcée. 

Hauteur 10 mill. 

Diamètre 10 à 12 

Cette espèce, vivante encore actuellement en Algérie, a 
été recueillie par M. Mares dans les couches inférieures 
des dépôts de l'Oued-el-Biod, près de Gery ville; puis, à 
35 lieues sud-ouest de cette localité, dans les terrains sa- 
blonneux de l'oued Kéroua, près d'EI-Abiod-Sidi-Cheikh. 

M. Deshayes a également récolté VHelix Berlieri dans 
les calcaires récents de l'île de Rachgoun, à l'embouchure 
de la Tafna. 

Les échantillons de cette dernière localité sont généra- 
lement ornés de stries plus délicates et môme souvent à 
peine prononcées. 



68 



BEZ.IX MODICA. 



IIelix MODICA, Morelet, Append. Conch. Alg., in Journ. 
Conch., t. VI, p. 375, pi. xii, fig. 8-9. 
(Décembre.) 1857. 

Dans les calcnires il'Ain-Taya, près du cap Matifoii, non 
loin d'Alger (Mares). 



HELIX PYRAMIDATA. 



Hélix pyramidata, Draparnaud, Hist. MoU. France, 
p. 80, pi. V, fig. 5-G. 1805. 

Dans les terrains récents de Gliassonl, à 50 kilom. sud- 
sud-est de Gerj ville, dans la province d'Oran (Mares). 

Dans les calcaires du bord de la mer, h Fouka, près de 
Koléa ; — enfin dans ceux qui se trouvent entre Tipaza et 
Marengo, dans la province d'Alger (Mares). 



HELIX TROCHLEA. 



Hei.ix TiiocuLEA, /> . Pfciffev, Symb, ad llist. Uél. viv., 
t. m, p, 09. 1840. 



69 



Fossile an cap ilc (larde, près de Boue (l)esliayes). 
Celle espèce vil encore en Algérie, aiu environs de Bone 



et de Bougie. 



HELIX COSrOIDEA. 



Hélix conoidea (1), Draparnaiid, Tabl. Moll., p. 69, 

1801 ; et Hist. Moll. France, 
p. 78, tab. V, fig. 7-8. 1805. 

Se rencontre 5 l'état fossile au cap de Garde, près de 
Bone (Deshayes). 



HEXIX BARBARA. 



Hélix barbara (2), Linnœus, Syst.nat. (10' éd.)» p. 773. 
1758. 

Dans les dépôts récents de l'Oued-el-Biod, à Geryville 
(Mares). 



(1) Espèce répandue dans les collections sous les appellations 
fausses de Bulimus conoideus ou B. solitarhis, etc. 

(2) Plus connue par les amateurs sous les appellations à'Helix 
ventrosa de Férussac, ou û^Helix bulimoides de Moquin-Tandon, 
ou plutôt Bulimus ventricosus de Draparnaud. 



— 70 — 



HELIX ACUTA. 



lÏELix ACUTA, Minier^ Verm. llist., t. II, p. 100. 1774. 

Fossile au cap de Garde, près de Bone (Dcsliaycs). — 
Dans les calcaires du bord de la mer, à Fouka, près de 
Koléa; — enfin dans ceux d'Aïn-Taya, à 2 liciics ouesl du 
cap Matifou, près d'Alger (Mares). 



BULiraUS DECOI.X.ATUS. 



IIelix decollata, Linnœus, Syst. nat. (éd. x), I, p. 773. 

1758. 
Bdlimus decollatus, Bruguière, in Encycl. mélh. — 

Vers, I, p. o'2G. 1789. 

Dans les dépôts calcaires récents des environs d'Oran 
et de l'île de Rachgoun, à l'embouchure de la Tafna (Des- 
hayes). — Les individus recueillis dans ces deux localités 
sont de la plus grande taille. 

Echantillons de moyenne taille dans les terrains récents 
de Doueira, à 6 lieues d'Alger (Deshayes). 

M. Mares a récolté ce Bulime dans les localités suivantes: 
— falaise de sables conglomérés du fort de l'Eau, près 
d'Alger; — calcaires de Guyotville et de Uas-Acatra, à 
5 lieues ouest d'Alger ; — calcaire sur le bord de la mer, 
à Fouka, près de Koléa ; — calcaires entre Tipaza et Ma- 



— 71 — 

lengo; — siblcscl'll.issi-el-Aricha, près do Tigri, à 60 lieues 
i\ l'oiiesl (le Geryville ; — enfin dans les dépôts conlempo-^ 
rains de l'oued Kéroua, près d'El-Abiod-Sidi-Cheikli, à 
35 lieues sud-ouest de Geryville. 

Le BuUmus decoUatits a encore été recueilli dans les 
grès coquilliers des argylesgypseuses de Coudial-Aty, près 
de Constant! ne, par M. Joba fils. 

L'échantillon récolté dans ce terrain, que nous avons 
examiné, adhérent encore à la roche, est un Bulimtis 
decoUalus parfaitement caractérisé. Ce fait a de l' impor- 
tance, attendu qu'il est rare de rencontrer dans les ter- 
rains faluniens un Mollusque de l'époque actuelle. 



BULIMUS JOB2:. 



BuLiMus JoBiEANUS, Crosse, Diagn. Hel. foss. Const., in 
Journ. Conch., t. IX, p. 557. (Oct ) 
18C1. 
— — Crosse, Desc. Moll. tcrr. Coudiat- 

Aty, in Journ. Conch., t. X, p. 165, 
pi. VII, f. 17-18. (Avril.) 186:2. 

Testa turrito-elongata, non rimala, niiida sat crassa, laevi, vel 
pauliilum strialula praesertim ad siiluram; — anfractibus il 
planiusculis, regulariler lenteque crescenlibus; — aperlura 
obliqua, subovata ; columella fere recta ; peristomate incrassato, 
obluso, non reflexo; marginibus callo sat valido junctis. 

Coquille turriculée, allongée, dépourvue de fente om- 
bilicale, brillante, lisse ou un peu striée, surtout vers la 



— 72 — 

suture. Test assez ûpais. Onze tours un peu plans, s'ac- 
croissant lentement et avec régularité. Ouverture oblique, 
subovale. Columelle presque droite. Périslome épaissi , 
obtus, non réfléchi. Bords marginaux réunis p;ir une cal- 
losité as?ez forte. 

Hauteur 21 mill. 

Diamèlro 5 

Celte espèce est très-abondante dans les marnes bleuâ- 
tres d'Aïn-e!-Hadj-Baba, près de Constantine (Joba fils). 

Ce Bulimus appartient au groupe des Buh'mus subtilis 
{Rossmassier, Icon. VI, p. 47, f. 302. 1857), et Ratjnc- 
vaUanus {Raymond, in Rourguignat, Amén. malac, I, 
p. 128, pi. VIII, f. 5-9. 1855). 



BULIMUS FUPA. 

lÏELix PUPA, Linnœus, Syst. nat. (éd. x), t. I, p. 775. 

1758. 
BiLiMCS PUPA, Rruguière, Encycl. mélh. — Vers, t. I 
(2" part.), p. 549. 1792. 

Fossile au cap de Garde, près de Bone (Deshayes). — 
Dans le calcaire d'Aïn-Taya, près du cap Matifou, non loin 
d'Alger, et dans ceux de Fouka et de Koléa, sur le bord 
delà mer (Mares). 



GXANDINA JOB2:. 

Testa oblongo-cylindracea, slrialula, spira turrita, apice aculius- 



— 73 — 

ailo; anfraclibus 6 celoriler crescentibus, planiusculis; ultimo 
niaximo, dimidiam longitudinis superante, couvexiusculo, ad 
aperluram paululum lente descendenle; — aperlura acule piri- 
formi; columella brevi, arcuato-lruncata ; peristomale acuto, 
recto; — marginibus tenui callo junctis. 

Coquille oblongue-cylindrique, striée, à spire turricu- 
lée et à sommet assez aigu. Six tours un peu plans, s' ac- 
croissant rapidement; dernier tour très-grand, convexe, 
dépassant la moitié de la longueur, et présentant, vers 
l'ouverture, une marche un peu descendante. Ouverture 
piriforme, aiguë à sa partie supérieure, évasée à sa partie 
basale. Columelle courte, un peu arquée et tronquée à la 
base. Péristome droit etaigu. Bords marginaux réunis par 
une faible callosité. 

Hauteur 23mill. 

Diamètre 8 

Hauteur de rouverturc 14 

Cette espèce, voisine, quant à sa forme, de la Glandina 
compressa de Mousson (1), a été recueillie dans les calcaires 
blanchâtres de la colline du Télégraphe à Coudiat-Aty, 
près de Constantine (Joba (Ils). 



FERUSSACIA ATAVA. 

Ferussacia ATAVA, Cvossc, Dcsc. Moll. terr. Coudiat-Aty, 
in Journ. Conch., t. X, p. 166, 
pi. vu, f. 19-20. 1862. 

(1) Coq. terr. et flav., etc.. deSchiaefli, p. 12, 1859, 



Testa obeso-oblonga, solidula, lœvigata, subdiaphana, nilidc coi- 
nco-lut(!Scente , — spira parviila, a(;iiniinata; apicc paululuiu 
obtusiusculo; aiifractibus 6 1/2coiivcxiusculis; — supremis rc- 
gularilcr crcsccnlibus; — pcniillimo pcnnaxiiiio; — ultiino 
dimidiam longitudinis non aequiinte; — apertura pirilormi, in 
medio ventre penultimi paululum unicallosa; — coluniella 
exigua, calloso-contorta, ad basin altingenie; — pcrislomalc 
simplice, incrassalo; — margine dexlro anlrorsum arcuato; 
marginibus callo junctis. 

Coquille obèse, oblongue, lisse, un peu transparente, 
brillante, d'une teinte jaune corm'', et à lest assez solide. 
Spire petite, acunninée, à sommet un peu obtus ; six tours 
et demi un peu convexes. Les tours supérieurs s'accrois- 
sent régulièrement; le pénultième est excessivement 
grand ; enfin le dernier n'atteint point la moitié de la lon- 
gueur totale. Ouverture piriforme, olTrantsur la convexité 
de l'avant-dernier tour un petit tubercule. Columcllc 
exiguë, contournée, ce qui lui donne l'apparence tuber- 
culeuse. Péristome simple, mais épaissi, et comme bordé. 
Bord dextre arqué en avant. — Bords marginaux réunis 
par une callosité. 

Hauteur 7 mill. 

Diamètre 3 1/2 

Hauteur de l'ouverlure 3 1/2 

Cette Férussacic a été recollée par 31. Joba fils dans les 
marnes bleuâtres d'Ain-el-Hadj-Baba, près de Conslanline. 
Paraît rare. 



— 75 — 



FERUSSACIA SUBCTIiIBrDRICA. 



Hélix subcylindrica (1), Linnœus, Syst. nat. (éd. Xll), 

p. 4258. 4767. 
Ferussacia subcylindrica, Bourgnignat , in Amén. 

Malac, t. I, page 209. 1856. 

Cette coquille a été recueillie par M. Mares à l'état fos- 
sile à Ouargla (sud extrême de la province de Constantine), 
puis dans les terrains récents de l'Oued-el-Biod , près do 
Geryvillc (province d'Oran); enfin dans les dépôts sablon- 
neux d'Hassi-el-Ariclia, près de Tigri, à 60 lieues ouest de 
Geryville. 

PUPA AMBX.TA. 



Testa rimata, elongalo-obovato-cylindrica, oblique striala; apice 
levi, obtusissimo; — aiifractibus 10-12 convexiusculis , sutura 
impressa separalis, lente regulariterque crescentibus; — ul- 
limo 1/3 longitudinis sequante, rotundato, ad aperturam asccu- 
dente; — apertura parum obliqua, lunato-rotundata; peristo- 
mate undique retlexo, praesertim ad rimain perforationis, ac 
intus paululum incrassato; — una plica parietali in pcnullimo 
convexitale; columella recta; callo exiguo. 

Coquille allongée, cylindrique, arrondie à ses deux ex- 

(1) Celle espèce est plus connue sous l'appellation d'FIelix lu- 
brica, Mûller, Verm. Hist,, II, p. 104, 1774, Bulimus lubricm 
des auteurs modernes. 



— 76 - 

Irémilcs, obliquement striée et pourvue d'une fente om- 
bilicale peu profonde. Sommet lisse, trcs-oblus. Dix à 
douze tours convexes, séparés par une suture bien pro- 
noncée, s'accroissant lentement et avec régularité. Der- 
nier tour arrondi, offrant, vers l'ouverture, une direction 
ascendante et égalant le tiers de la longueur totale. Ou- 
verture un peu oblique, parfaitement ronde, seulement 
échancrée à sa partie supérieure et laissant apercevoir sur 
la convexité du tour antépénultième une petite dent pa- 
riétale. Péristome réfléchi, surtout à la partie columel- 
lairc; columelle rectiligne. Bords marginaux assez distants 
l'un de l'autre et réunis par une faible callosité. 

Hauteur 9 à 12 mill. 

Diamètre 2 à 27 

Ce Pupa, qui appartient au groupe des Ptipa dolium et 
doliolum, a été recueilli dans les dépôts anciens de l'oued 
Tàdemit, à 15 lieues sud-ouest de Djelfa (.Mares). 



PUPA ECTINA. 



Testa rimata, cylindracea, oblique striata; — spira elongala; 
apice obtusissimo; — anfractibus 7 convexiusculis, regulariter 
crescentibus, sutura sat impressa separatis ; ultimo infra obs- 
cure carinato, ac ad aperturam subito coarclato; — aperlura 
lunato-rotundata, vix obliqua; perislomate acuto, simplice, 
paululum reflexiusculo, intus incrassato; margine columeliari 
magis reflexo; marginibus sat approximalis, callojunclis. 

Coquille cylindrique-allongée, obliquement slrioléc, et 
munie d'une fente ombilicale, Spire allongée , à sommet 



— 77 — 

excessivement obtus. Sept tours un peu convexes, s'ac- 
(Toissant avec la plus grande régularité et séparés par une 
suture assez bien marquée. Dernier tour tant soit pou 
caréné à sa partie inférieure et offrant, vers l'ouverture, 
une contraction subite, contraction due à l'épaississement 
du péristome dans l'intérieur de l'ouverture. Celle-ci est 
arrondie, peu échancrée et faiblement oblique. Péristome 
aigu, simple, à peine réfléchi. Bord columellaire assez 
réfléchi; bords marginaux rapprochés et réunis par une 
faible callosité. 

Longueur 5 mil!. 

Diamètre 2 

Celte coquille a été trouvée par M. Mares dans les dé- 
pots anciens de l'oued Tûdemit, à 15 lieues sud-ouest de 
Djelfa. 

PUFA MUSCORUM. 



Turbo mdscorum (1), Linnœus, Syst. nat. (éd. x), p. 7G7. 

i758. 
Pdpa MUSCORUM (2), C. Pfeiffer,Deutsch\. Moll., I, p. 57, 
pi. m, f. 47-18. 1821. 

Ce petit Pupa, généralement connu sous le nom de 
Pupa marginafa de Drapa moud (1801 et 1805), a été re- 



(1) Non Turbo muscorum de Montagu, i803, qui est le Pupa 
uinbilicata deDraparnaud, iSOl ot 1805. 

(2) Non Pupa muscorum de Draparnaud, 1801, el Verligo 
muscorum de Michaud, 1831, qui est le Pupa minulissima de 
Hartmann in Neue Alpina, p. 220, pi. xi, f. 5. 1821. 



— 78 — 

cueilli à état fossile dans les terrains réccnls du choit de 
Tigri, près des frontières du Maroc. 



PUFA ORANUM. 



PupA GRANUM, Drapamaud, Tabl. Moll., p. 50. 1801, et 
Hist. Moll, France, p. 63, pi. m, f. 45- 
46. 4805. 

Espèce recueillie fossile par M. Mares dans les dépôts 
récents des environs de Gerj ville, del'Oued-el-Biod (prov. 
d'Oran). 



VEILTIGO DISCHEII.IA. 



Testa dextrorsa, minutissima, ovata, rimala, oblique sub lente 
subslriatula ; — apice laevi, obluso; — anfraclibus 5 convexis, 
sutura impressa separatis, sat celcriler crescentibus; apertura 
parum obliqua, rotundato-lunata, septemdentata; — denlibas 
duobùs validis in pariete aperturali, duobus in columella, 
duobus oppositis in margine dextro, tandem uno ultimo ad in- 
sertionem marginis externi ; — perislomate reflexiusculo, acuto, 
simplice, ac sicut duplice. Margine dextro antrorsum arcualo; 
marglnibus callo sat valido junclis. 

Coquille dextre, très-petite, ovale, ornée de petites stries 
obliques très-délicates, visibles seulement au microscope, 
el pourvue d'une rainure ombilicale. Sommet lisse, assez 
obtus. Cinq tours convexes, séparés par une suture pro- 



— 79 — 

fonde, s'accroissant avec assez de célérité. Ouverture uii 
peu oblique, arrondie, échancrée et munie de sept denti- 
culations ainsi placées : deux sur la convexité de l'avant- 
dernier tour, deux sur la columelle, deux autres sur le 
bord externe, enfin une dernière d'une apparence tuber- 
culeuse à l'insertion du bord externe sur la convexité de 
l'avant-dernier tour. Péristome double, pour ainsi dire : 
le premier s'annonce à l'extérieur par un renflement 
blanchâtre; le second, ou le dernier, si on le veut, est un 
peu réfléchi, simple et aigu. C'est sur ce dernier bord pé- 
ristomal que se trouvent placées intérieurement les deux 
denticulations du bord externe. Entre ces deux renflements 
péristomaux, le dernier tour éprouve un petit étrangle- 
ment concave, sensible surtout vers la partie médiane du 
labre externe qui, en cet endroit, se trouve arqué en 
avant. Bords marginaux réunis par une callosité assez 
épaisse. 

Hauteur 2 1/2 mill. 

DiamùU'e 11/4 

Cette coquille a été recueillie dans les dépôts contempo- 
rains de l'oued TAdemit (Mares), à 15 lieues sud-ouest de 
Djelfa. 

Cette espèce appartient au groupe du Vertigo Nouleti, 
Michaud, Desc. coq. foss. Hauterive, in Journ. Conch., 
t. X,p. 77, pi. IV, f. 1. (Janv.) 1862. 



VERTIGO MARESI. 



Testa dexlrorsa, pygmea, globuloidea, rimala, lœvigata ; apice 



- 80 — 

porobtuso; anfractibus 5 convexis, celoriter crescentibus ad su- 
turam profiindam paululum angulalo-subpiaimlalis; pcnullimo 
inaximo, inllalo-giobuloideo; — ultimo parvulo, coarctalo; — 
aperlura stricta, ringenle, sexdentata; — duobus deiilibus va- 
lidis in pariele aperlurali, duobus in columella, ac duobus in 
margine dextro; — pcristomate acuto, siniplice, reflexiusculo ac 
sicut duplice; — margine dextro antrorsum vix arcualo; — 
marginibus callo junctls. 

Coquille dextre, excessivement petite, globuleuse, lisse, 
pourvue d'une longue rainure ombilicale; spire et som- 
met très-obtus. Cinq tours convexes, s'accroissant rapide- 
ment, un peu plans vers la suture, qui est profonde. L'avant- 
derniertour est très-fort, renflé, globuleux, en comparaison 
du dernier, qui est comparativement plus petit et comme 
contracté. Ouverture resserrée, grimaçante, munie de six 
denticulations ainsi placées : deux dents sur la convexité 
de l'avant-dernier tour, deux sur la columelle, et enfin 
deux autres sur le bord externe. Périslome double, c'est-cà- 
dire présentant, sur le dernier tour d'abord, un renfle- 
ment très-prononcé, puis un étranglement concave, enfin 
un dernier renflement qui est le véritable péristome; ce 
dernier est simple, aigu et un peu réfléchi. Bord externe 
peu arqué en avant vers sa partie médiane; bords margi- 
naux réunis par une callosité. 

Hauteur 2 mill. 

Diamètre 11/4 

Cette espèce a été récoltée par M. Mares, avec le dis- 
cheilia, dans les dépôts contemporains de l'oued Tademit, 
à 15 lieues sud-ouest de Djelfa, 

Le Vertigo Maresi se distingue du Vert, discheilia par 
son test plus petit, plus globuleux, plus ventru; par sa 
spire plus courte et plus obtuse; par ses tours s'ac- 



— 81 — 

croissant plus rapidement; par son avant-dernier tour 
beaucoup plus renflé et plus ventru, et par son dernier 
tour plus contracté; enfin par son ouverture plus petite, 
plus resserrée, et par sa callosité ne présentant point, vers 
l'insertion du bord externe, un petit tubercule denliforme, 
comme celui que l'on remarque chez le discheilia. 



CARirCHIUM NOnX.ETI. 



Carychium minimum (1), Dupity, Essai sm* les Moll. terr, 

fluv. du Gers, p. 98. 1845. 

— — Ditpuy, Desc. quelq. coq. terr. 

foss. de Sansan , in Journ. 
Conch., p. 312. 1850. 

— — Fossile, Noiilet, Dupiiy et de 

Boissy, List. coq. in Larlet, 
Not. Coll. de Sansan, p. 44. 
1851. 

— — Noulet, Mém. coq. foss. terrains 

d'eau douce du sud-ouest de 
la France, p. 99. 1854. 

— NouLETi, Bour guignai y Monogr. des Cary- 

chium, in Amén. Malac, t. II, 
p. 56, pi. XI, f. 9-10. 1857. 

Voici la description de cette intéressante espèce encore 
peu connue, et signalée jusqu'à présent que dans les 

(1) Non Carychium minimum de Millier. 



— 8-2 — 

couches d'argiles marneuses du fahinieii de Sansan (dépar- 
tement du (Icrs). 

Toslasubrimata, ovato-ol)lonf,M, hcvi^^ata, leniii; — spiraelonpata, 
apic<3 obUisiusculo; — anl'ractil)us 5 coiivexis, sutura profiuida 
separatis; — ullimo veiilricosiorc; apcrlura o\ala; paiiele 
appilurali propo columellam exigua plica cumprossa oiiialo; 
plica cûUunellari parvula, ac ad columellfe I)asin sila; — pe- 
ristoinate labialo; marginp dcxtro in iiicdio calloso; inargi- 
iiibus approximatis, callo junctis. 

Coquille ovale, oblongue, fragib», lisse ou paraissant à 
peine sillonnée, sous le foyer d'une lorle loupe, de quel- 
ques petites stries fines et irrégulières. Spire allongée, à 
sommet un peu obtus. Cinq tours convexes, séparés par 
une suture assez profonde; dernier tour proportionnelle- 
ment plus ventru. Ouverture ovale, munie, sur sa paroi 
aperturale, près de la columelle, d'une petite lamelle 
comprimée, l'ii columellaire très-petit et toujours situe à 
la base de la columelle, ce qui lui donne une apparence 
tronquée. Péristome bordé 5 bord droit orné, vers son mi- 
lieu, d'une éminence tuberculeuse plus ou moins sensible, 
suivant les échantillons. Bords marginaux rapprochés et 
réunis par une callosité. 

Longueur ll/2à2nHll. 

Diamètre 1 

Le Carychhnn Noiileli se dislingue du Car. minimum 
de Millier par sa paroi aperturale ornée, près de la colu- 
melle, d'une petite lamelle comprimée, tandis que chez le 
minumnn cette lamelle est toujours bien plus forte et se 
trouve située constamment sur le milieu de la paroi aper- 
turale; par son pli columellaire placé tout à fait à la bas(; 
de la columelle, ce qui n'a pas lieu chez le minimum, où 



— 83 — 

le pli cohimellaire se trouve médian el toujours bien plus 
considérable, etc. 

Cette coquille a été recueillie par M. le docleur Mares, 
dans les couches argileuses de l'oued Tâdemit, à 15 lieues 
sud-ouest de Djelfa. 

Il est à présumer (ju'il existe au-dessus de cette localité 
un lambeau de terrain falunien, el que les eaux, en le 
traversant, auront entraîné cette petite espèce, pour la 
déposer au milieu d'imc formation contemporaine très- 
ancienne, mais comparativement récente. 



FIiANORBIS JOB2:. 



Testa magna, inflala, supra umbilicala, sublus profunde pervio- 
concava; anfractibus 5 convexo-rotundatis , sat celeriter cres- 
centibus; apertura obliqua rotundala, paululum kinata, su- 
penie obscure subangiilala ; pcristomate aculo, simplice ; — mar- 
gine superiore aiUrorsum aiigulalo-arcuato. 

Coquille renflée, de forte taille, ombiliquée en dessus et 
offrant en dessous une large dépression ombilicale pro- 
fonde et en entonnoir. Cinq tours convexes, arrondis, 
s'accroissant avec assez de rapidité et s'étageant proportion- 
nellement. Ouverture oblique, arrondie, peu échancrée, 
un peu subanguleuse à sa partie supérieure, et munie d'un 
péristome simple aigu, dont le bord supérieur, arqué en 
avant, paraît un peu anguleux. 

Diamètre 15 rail!. 

Epaisseur 7 

Celte espèce, de la section des Planorhîs corneus, Ba- 
nalicus, adehsius, a été récoltée par M. Joba fils, dans les 



— S4 — 



calcaires blanchâtres de la collinedu Télégraphe, à Coudial- 
At> . près de Constanline. 



PHTSA COM^TORTA. 



Pbysa covroRTA, }îichaiul. l^e>c. coq. viv. in Ad. >oc. 
Linn Bonleaux. ÎTÏ. p. 2l>8. i82îV 

Celte espèce, qui habite dans la plupart des cours 
deau de la Syrie, de lEgypie, de rL<pagne et de l'Algé- 
rie, a été rencontrée à l'état fossile par M. Mares, dans un 
ancien lac salé, à 50 lieues sud ouest de Brizina, dans la 
direction du Touat irand désert du Sahara . 



PHTSA BHOCCHII. 



IsiDORA Bkocchh. Efir^nbfTÇ. S}mb. phvs. Moll. ISôl. 
Thysa Broccuii, Bourguignat, in Amén. Malac, t. I, 
p. 160. !So(5. 

Celle espèce, qui est très-commune en Syrie, en Egypte 
et en Algérie, où elle avait été confondue, à tort, sous 
lappelialion de Physa contorla par M. A. Morelet J),a 
été recueillie à Tétai fossile par M. .Mares, d'abord à Gery- 
ville, dans les terrains récents de l'Oued-el-Biod, puis 

.1 L\at. Mûll. Algérie in Joarn. Cooch.. p. '^S. 1853. 



— 85 — 

dans nriedaya dcssccliôo, à 50 lieues sml-ouosl de Hiizina, 
dans la direelioîi du Toual (yiand désert du Sahara). 



PHTSA TRUNCATA. 

I'hysa TRUNCATA, Férussac, Mss. 

— — Bourguignat, in Améu. Malac, t. 1, 

p. 170. pi. XXI, f. 5-7. i85G. 

Voici la description de celte espèce, encore peu connue, 
qui a été recueillie à l'état fossile, par M, Mares, aux en- 
virons de Geryville, près de l'Oued-el-Biod, puis dans une 
daya desséchée, à 50 lieues sud-ouest de Brizina. 

« Testa ovato-ventrico?a, rimala, maxime contorta, levi, vel ar- 
« gutissime obscureque slrialula, fulvo-cornea; supra brevis- 
a sima, sicul truncata ; aiifraclibus 4 ventiicoso-coiivexis, su- 
« lura profunda scparatis; ultime maximo, ventricoso; aper- 
« tura ûvato-ûblonga ; margme simplici, acuto, in columella 
a recta deflexo. 

« Coquille ovale, ventrue, très-contournée, offrant une 

« fente ombilicale. Test lisse ou à peine strié, d'une cou- 

H leur fauve corné. Spire très-courle, comme tronquée, 

« à sommet obtus. Quatre tours de spire très-convexes, 

« séparés par une suture très-profonde. Dernier tour ven- 

« Iru et très-développé. Ouverture ovale- oblongue, à bord 

« simple aigu, se réfléchissant seulement sur la colu- 

(c melle, qui est droite. 

Longueur 7 mil!. 

Diamètre 5 

Hauteur de l'ouverture 5 

Largeur de l'ouverture 2 1/2 



— 86 — 

« Elirenbcrg a confondu celle Pliyse avec sa Brocchii, 
xt et, depuis lui, lous les auleurs ont imité son exemple. 

« On distinguera toujours la Iruncala de la Brocchii à 
« «a spire beaucoup plus courte, à ses tours plus contour- 
<( nés, plus ventrus, et surtout ù sa suture, qui est très- 
« profonde, ce qui rend la partie supérieure des tours do 
« spire comme plate; en un mot, la suture de la Plujsa 
« Iruncala est à celle de la ïirocchii ce que la suture de la 
c( Vivipara vulgaris de Dupuy est à celle de la Viciixtra 
« fasciala de Dupuy, » 

Cette espèce, qui habite en Syrie et en Egypte, n'a pas 
encore été rencontrée vivante en Algérie. 



PHTSA MAHSSI. 



Testa perforata, contorto-oblonga, levi vel argute strialula; apice 
sal acuto ; spira brevi ; — aiifraclibus 4 œntorlis, in medio 
planuhtis; — aperlura piriformi; — columella oblique recla, 
ad basin non altingente. 

Coquille perforée, oblonguc, très-tordue, lisse ou fine- 
ment striolée; sommet assez aigu, à spire peu élancée. 
Quatre tours torses, renflés, tout en étant plans dans leur 
partie médiane. Ouverture piriforme; — columelle droite 
oblique, n'atteignant point la base de l'ouverture. Bords 
marginaux réunis par une faible callosité. 

Hauteur 10 mil!. 

DiamèU'0 6 

Cette espèce a été recueillie, ainsi que les physes précé- 
dentes, dans les dépôts d'un ancien lac (daya), à 50 lieues 



(le Briziiin, dans la flircclioii du Tonal, oasis du grand 
désert du Sahara (Marcs). 



PHYSA RATMONDIANA. 



Physa Raymondiana, lioiirguignat, Amén. Malac, t. I, 

p. 17i>, pLxxi, f. 8 10. 185G. 

Testa ovato-fusirornii, riiuala, zonulis luteolis ac albidis irans- 
verse ornala, elegantissime slriala; spira sat elongala, apice 
obtusiusculo; aufractdjus 5, sal regulanter crescenlibus, sutura 
profunda separatis; ullimo paululum dimidiaiu loiigitudinis 
superanle; apertura ovato-oblouga; margine simplice, acuto, 
continuo, in columella recla reflexo. 

Coquille ovale-allongée, offrant une fente onnbilicale et 
ornée, transversalement, de petites zones d'une teinte jau- 
nâtre ou blanchâtre, qui s'alternent d'une façon régulière. 
Test sillonné, de la manière la j)lus gracieuse, de stries 
Unes et délicates, dont une, de plus foi te taille, vient sy- 
métriquement, de distance en distance, rompre l'unifor- 
mité de cette surface. Spire assez allongée, à sommet un 
peu obtus; cinq tours s' accroissant avec assez de régula- 
rité et séparés par une suture nette et bien marquée. Der- 
nier tour surpassant un peu la moitié de la hauteur totale. 
Ouverture ovale-oblongue, à bords simples, aigus et réunis 
par une callosité qui se trouve réfléthie sur la columelle, 
qui est droite. 

Hauteur 9 mill. 

Diamètre 5 

Celte physe, qui vit encore en Algérie, aux environs de 



— 88 — 

Bone et d'Alger, a élé recueillie à l'étal fossile clans les 
dépôls sablonneux de Geryville. 

Les échantillons de celte espèce, que nous avons exa- 
minés, diffèrent du typepar leur forme un peu plus trapue, 
un peu moins allongée. 



l,lMNSiA CANALIS. 



LiMNiEA CANALIS, Villa, iu Di/puy, Ilisf. Moll. France, 
p. 482, pi. XXII, f. 12. 1851. 

Dans les dépôts de l'Oued-el-Biod, près de Geryville, et 
dans ceux d'une ancienne daya, à 50 lieues sud-ouest de 
Brizina (Mares). 



limn2:a limosa. 



Hélix limosa, Linnœus, Sysl. nat. (éd. x), 1, p. 774. 

1758. 
LiMNiEA LIMOSA, Moquin-Taudoii , Hist. Moll. France, 

t. Il, p. 4G5, pi. XXXIV, f. 11-12. 

1855. 

Cette espèce, plus connue sous l'appellation de Limnœa 
ovala^ a été recueillie par M. Mares à l'état fossile dans les 
dépôls inférieurs de la vallée de l'Oued-el-Biod, près de 
Geryville, et dans ceux d'Aïn-el-lbel, à 10 lieues sud de 
Djelfa. 



— 89 — 

Les échantillons de celte Limnée, que nous avons exa- 
minés, peuvent constituer les cinq variétés suivantes: 

1 " Var. — Coquille de grande taille, semblable au type, 
seulement munie d'une fente ombilicale très-prononcée. 

2^ Var. — Mêmes signes caractéristiques que chez la 
var. {, seulement lest très-petit. 

o* Var. — Mêmes signes caractéristiques que chez la 
var. i, seulement test très-petit et beaucoup plus ventru. 

4" Var. — Caractères de la Limnœa vulijaris de C. 
Pfeiffer , — sp i re él a ncée . 

5^ Var. — Caractères de la var. 4, seulement test plus 
épais, et spire plus allongée. 



■LlVOimA. FXRAUDIERIANA. 



Testa elongato-lurrita, fragili, strialula, ac in ultime anfraclu 
passim obscure rugoso-malleata ; — spira lanceolalo-olongata; 
apice aculo; — anfractibus 5 cclerrinie crescenlibiis ac desceii- 
denlibus, superne praeserlim convexis, ac sutura perprofunda 
separalis; — ullimo maximo, dimidiam longiludinis superanle; 
— aperlura elongata, aiiipla; — peristomate aculo, simplicc; 
columella recta, patilulum coniorta ; margine columellari sub- 
patulesccntc; — marginibus callo junctis. 

Coquille fragile, allongée, de forme lurriculée, striée et 
offrant sur son dernier tour quelques petits méplats peu 
prononcés. Spire lancéolée, à sommet aigu. Cinq tours 
s'accroissant très- rapidement et présentant une marche 
descendante sensible. Tours convexes, surtout vers la 
suture, qui est très-profonde. Dernier tour très-grand, 
dilaté, dépassant la moitié de la longueur totale. Ouver- 



— 90 — 

turc allong(''e, à pc'rislome simple et aigu, rolnmello 
droite, un peu coiiioiirnée et plissée à sa partie supé- 
rieure. Boni columellaire réfléchi et dilaté. Bords margi- 
naux réunis par une callosité. 

Hauteur 12 niill. 

Diamèlre 5 1/2 

Hauteur de IVuverlure. 7 1/4 

Dans les dépôts d'Aïn-el-Ibel, à 10 lieues sud de Djelfa 
(Mares). 



XiIMNJEA FEREGKA. 



BucciNiM PEREGRUM, MuUei\ Verm. Hist., II, p. 130. 

1774. 
LiMNEusPEREGER, Draparnmid,lixh\. Moll., p. 48. 1801. 
LyMN.(EA PEREGRA, Lamaick, An. s.vert.,t. VI (2* partie), 

p. 101.1822. 

M. Mares a rencontré dans les couches inférieures de la 
vallée de lOued-el-Biod, près de Gerjville, une variété 
de cette espèce à test plus épaissi et à strialions plus pro- 
noncées. 



x.imn2:a maresi. 



Testa conico-turriculata, sal solida, siriaUila, ae obscure transverse 
vix niallcato-rugosa; — spira elongalo-conica; apico aculo; — 
aiifra(iil)us 7 cunvoxis, rcgularitcr ac ?al colciilor eresceutihus; 
— uilimo dimidiam longiludinisicquanle; aperlura recta, sub- 



— 91 — 

angulalo-obloiiga; — columella crassa, recla; — perislomale 
simiilice, acuto, infra rellexiusculo ; — margine colunicllari 
maxime reflexo , ac late adpresso rimamque umbilicalem om- 
nino obtegente; — callo crassiusculo. 

Coquille conique-turriculée , assez épaisse, ornée de 
stries plus ou moins régulières, et laissant apercevoir quel- 
ques petits méplats peu sensibles. Spire allongée, conique, 
à sommet aigu. Sept tours convexes, s'accroissant réguliè- 
rement et avec assez de rapidité. Dernier tour égalant juste 
la moitié de la longueur totale. Ouverture oblongue, un peu 
subanguleuse à sa partie supérieure. Columelle droite, 
épaissie, descendant jusqu'à la base de l'ouverture. Pé- 
ristome simple, aigu, réfléchi à sa base, mais surtout sur la 
partie columellaire, où il recouvre, et au delà, la fente 
ombilicale. Callosité assez forte. 

Hauteur 23 mill. 

Diamètre 8 

Hauteur de rouveilure 11 1/2 

Cette Limnée se trouve dans les dépôts contemporains 
de l'oued Kéroua, près d'El-Abiod-Sidi-Cheikh,à 35 lieues 
sud-ouest de Geryviile (Mares). 



1.IVINJEA FALUSTRIS. 



BucciNDM PALUSTRE, il!fw//er,Verm. Hist., II, p. 151. 1774. 
LiMNiEA PALUSTRES, Fleming, Brit. anim.,p.274. 1828. 

Dans les dépôts de la vallée d'Arba, à 25 lieues sud-sud- 
ouest de Gery ville (Mares). 



— î)2 — 



Dans les calcnircs récents du bord de lu nu r de Foiikii, 
près de Koléa (Mares). 



I.IMN2:A TRUItrCATUXA. 



BucciNUM TRUNCATULUM, Mw//^r,Verm. Ilist ., Il, p. 150, 

1774. 
tjMNiEDS TRUNCATULUS, Jcffi^eys, Sjsl. lest, in Trans, 

Linn.,XVI,2''part., p. 377. 

1830. 
Limn.œ:a truncatcla , Moquin-Tandon ^ Hist. Moll. 

France, t. II, p. 475, pi. 

XXXI V, f. 21 24. 1855. 

Dans le travertin de Sidi-Makhelonf, à 12 lieues nord de 
l'Aghouat (Mares). 

Dans les dépôts inférieurs de la vallée de l'Oued-el-Biod, 
près de Gcryville, ainsi que dans ceux d'Aïn-el-lbel, à 
10 lieues sud de Djelfa (Mares). 



ANCTX.US FXRAUDIERI. 



Ancylus Peracdieri, Bourguignal, Spicil. Malac. , 

p. 197. (Mars.) 18G2. 

Teslîi elongala, gibbosa, ad lalera omnino compressa, peilucida, 
lulcola, conceulrice sordide striata; aiitioe valde coiivexa, pos- 
lice concava; — dextrorsus sinislrorsusquc recla; apico 



— 93 — 

maxime postico, valde recurvo, acuto, mediano ; depressione 
.ipioali miiiima, rotundala, in exiromitale verticis sila; — aper- 
liira eioiigata; — marginiljiis laleralibus paululum arcualis. 

Coquille très-allongée, bossue, complètement compri- 
mée dans le sens de la largeur, un peu transparente, d'une 
teinte jaunâtre et sillonnée de grossières stries concentri- 
ques dues à l'accroissement. Test antérieurement convexe, 
poslérieurement concave, et rectiligne sur les côtés droit 
et gauche. Sommet aigu, très-postérieur, fortement re- 
courbé, situé dans la ligne médiane. Dépression apicale 
très-petite, arrondie, située sur l'extrême pointe du som- 
met. Ouverture très-allongée. Bords marginaux dextre et 
sénestre un peu arqués. 

Longueur 5 1/2 mill. 

Hauteur 3 1/4 

Cette espèce, qui vit encore actuellement aux environs 
de Djelfa, a été recueillie à l'état fossile par M. Mares dans 
les dépôts contemporains de l'Oued-el-Biod, près de Gery- 
ville. 



CTCLOSTOMA SUIiCATUM. 



Cyclostoma sulcatum, Draparnaud, Hist. Moll. France, 

p. 55, pi. XIII, fig. 1. 1805. 

Fossile au cap de Garde, près de Bone (Deshayes). 



— 94 — 



HTDROBIA PERAUDIERI. 



Hydrobia Peraudieri, Bourguignat, Spicil. Malac, 

p. 408. (Mars.) 18G2. 

Tesla rimata, elongatissima, lurriculato-conica, pallide cornea, 
striatula, ac sœpe passim spiraliter paululum lineolata; spira 
lanceolata, apice obtusiusculo; anfractibus 7 1/2 convexis, su- 
perne paululum subangulalis , regulariter crescentibus, sutura 
profunda separatis; — ultimo rotundalo; apertura recta, ro- 
tundala; — peristomale acuto, recto; — margine columellari 
reflexiusculo ; — marginibus subcontinuis. 

Coquille pourvue d'une fente ombilicale assez ouverte; 
test très-allongé, ttirriculé, conique, d'une teinte pâle 
corné, un peu transparent, strié, et quelquefois sillonné 
çà et là de petites stries spirales. Spire lancéolée, à som- 
met un peu obtus. 7 tours 1/2 convexes, un peu subangu- 
leux vers la suture, qui paraît, par cela môme, profonde. 
Accroissement spiral des plus réguliers; dernier tour par- 
faitement arrondi. Ouverture droite, presque ronde, à pé- 
ristome aigu et droit. Bord columellaire un peu réfléchi; 
bords marginaux presque continus. Callosité blanchâtre. 
Opercule d'un brun rouge. 

Hauteur 6-7 mill. 

Diamètre 11/2 

Hauteur de l'ouverlure 2 

Celte magnifique espèce, qui vit encore actuellement en 
Algérie, a été recueillie par M. Mares dans la couche infé- 



- 95 — 

rieiirc des dépôts conlemporains à Gery ville, dans la vallée 
de rOiied-el-Biod. 



HTDROBIA FHOXIA. 



Tesla aculo-elongata, conoidea, vix rimata, solida; — spira co- 
nica; apice acuto; — anfractibus G convexis, laevigatis, regii- 
lariter crescentibiis, sulura impressa separatis ; — ultimo in- 
flato-rotundato, lorum gibbosum promiiientem, sicul duplicem 
ad aperturam prœbente; aperlura rotundata; peristomate con- 
tiniio, siniplice, crasso. 

Coquille allongée, conoïde, à test épais, solide et pourvu 
d'une petite fente ombilicale. Spire conique, à sommet 
aigu. 6 tours lisses, convexes, s'accroissant régulièrement 
et séparés par une suture profonde; dernier tour assez 
renflé, arrondi, offrant sur sa partie médiane un renfle- 
ment proéminent sillonné par son milieu, ce qui lui donne 
une apparence d'un double tubercule. Ouverture arrondie, 
à périslome simple, continu, épais, bien qu'il ne soit 
point bordé. 

Hauteur 6 mill. 

Diamètre 2 

Celte Hydrobie a été rencontrée près de Gcryville, dans 
la couche inférieure des dépôts contemporains de la vallée 
de rOiied-cl-Biod (Mares). 



— 90 



HTSROBIA BRONDELI. 



Paludina acuta (1), Forhes, On the land and freshw. 

Moll. of Algiers, etc., in Ann. 
nat. Hisl. or Magaz. ZooL, etc., 
p. 254. 1838. 

— — r^ru^r, Catal. Moll. terr. fluv. du 

nord de l'Afrique, p. 37. 1839. 

— — 7?055Wîa55/er, Land undsussw., etc., 

in Wagner, Reise in der Re- 
gentschaft Algier, p. 251. 1841. 

— — Moreict, Catal. Moll. terr. et lluv. 

de l'Algérie, in Journ. Concli., 
t. IV, p. 296. 1853. 
HvDROBiA Brondelt, Bourgtiignaf, Spicil. Malac.,p. 110. 

(Mars.) 18G2. 

Testa rimala, obeso-conoidea, nilidula, sat solidula, cornea, vel 
fusco-luleola, fere Uevi; — spira obesa, apice obtuso; anfracli- 
bus 5 convexiusculis, celeriler crescentibus; — penullinio ulli- 
moque magnis, rotundalis, sutura profunda separalis; — aper- 
tura oblonga; perislomate reclo, continuo, adcolumellam pau- 
lulum reflexiusculo ac incrassalo; margine externo antrorsuni 
paululum arcuato. 

Coquille pourvue d'une faible fente ombilicale, à test 
obèse, conoide, assez solide, un peu brillant, tant soit peu 
transparent, presque lisse, d'une teinte cornée ou d'un 

(1) Non Paludina acuta des auteurs français. 



- 97 — 

brun jaiinûire. Spire courte, trapue, à sommet obtus; 
5 tours convexes, s'accroissant avec rapidité ; les deux 
derniers sont grands, arrondis, plus convexes, par consé- 
quent séparés par une suture plus profonde. Ouverture 
oblongue, à périslome droit, continu, un peu réfléchi et 
épaissi à l'endroit de la columelle. Bord externe un peu 
arqué en avant. 

Hauteur 4 mill. 

Diamètre 2 

Hauteur de l'ouverture 13/4 

Cette Hydrobie, qui est une espèce vivante d'Algérie , a 
été recueillie par M. Mares dans les dépôts salés d'une 
ancienne daya, 5 50 lieues sud-ouest de Brizina, dans 
la direction du Tount, du grand désert du Sahara. 



HYBROBIA ARENARIA. 



Hydrobia arenaria, Bourguignat, Sp'icW. malac.,p.m. 

(Mars.)18G2. 

Testa oblongo-pyramidali, corneo-viridesccntc, l;evi; — spira co- 
nica, apice obtuso; aiifractibus 6 fere planulatis vel paululum 
couvexiusculis, ccleriter crescenlibus, sutura margiiiataparum 
irapressa separatis; — - penuUimo ullimoque magnis; — aper- 
tura ûblongo-piriformi ; peristomate acuto, recto; margine co- 
lumellari rcflexo; margine extcrno antrorsum arcuato; margi- 
nibus callo junctis. 

Coquille oblongue, pyramidale, lisse, d'une teinte 
corné verdâtre. Spire conique, à sommet obtus. tours 
presque plans ou à peine convexes, s'accroissant avec 

7 



— 98 — 

rapidilé et séparés par une suture marginée, peu pro- 
fonde; les deux derniers sont grands el un peu plus con- 
vexes. Ouverture oblongue, piriforme, à périslome droil 
et aigu, seulement réfléchi au bord columcllaire. Bord 
externe arqué en avant; bords marginaux réunis par une 
callosité. 

Hauleur 4 1/4 mill. 

Diamètre 2 

Hauteur de l'ouverture 2 

Espèce vivante encore actuellement en Algérie, et qui 
a été trouvée par M. Mares aux environs de (leryville, 
dans les dépôts inférieurs de la vallée de TOued-el-Biod. 



HTDROBIA PIiAGIOXIA. 



Testa ri mata, clongato-conoidea, sat solida, kevigal.a; spira irrc- 
gulari, obliqua, sinistrorsus versa; — apice acutiusculo; — 
anfractibus 6 convexiusculis, celeriler ac irregulariter crescen- 
tibus, sutura impressa separatis; — tribus prioribus minulis, 
regulariter ac lenle crcsconlibus; — quarto dextrorsus valde in- 
flato, sinistrorsus minore; — pt^nullimo ullimoque maximis, 
convexiusculis; — apertura rolundato-piriformi; — perislo- 
m.Ue simplice, continue; — margine externo antrorsum ar- 
cualo. 

Coquilleallongée, conoïde, cà test lisse, assez solideetmuni 
d'une petite fente ombilicale. Spire irrégulière, oblique, 
se déjetant sur le côté gauche. G tours un peu convexes, 
séparés par une suture bien maniuée, s'accroissant avec 
rapidité et avec la plus grande irrégularité. Ainsi les trois 



— 99 — 

premiers sont petits, réguliers, tandis que le quatrième, 
très-renflé et très-ventru sur le côté droit, est de taille 
ordinaire sur le côté gauche; enfin les deux derniers sont 
énormes proportionnellement, tout en olTrant une crois- 
sance régulière. Ouverture arrondie, piriforme, à pé- 
ristome simple et continu. Bord externe un peu arqué en 
avant. 

Hauteur 4 mill. 

Diamètre 2 

Cette curieuse Hydrobie se trouve dans les dépôts con- 
temporains de la vallée de l'Oued-el-Biod, au sud de Ge- 
ryville (Mares). 



EnrSROBIA DOI.ICHIA. 



Testa exigua, vix rimata, elongato-turrlta, solida, Icevigala; — 
spira elongata, apice obtuso; anfraclibus 6 convexiusculis, sat 
celerlter cresceiUibus; pcnullimo maximo; ultime minore, 
sicut latérale coarclato, ad aperturam ascendenle, ac antrorsum 
sicut dejecto; — apertara rotundala; peristomate simpllce, 
continuo, paululum incrassato; marginc dextro anirorsum 
valde arcualo. 

Coquille exiguë, allongée, turriculée, lisse, à test assez 
solide et orné, une petite fente ombilicale à peine pro- 
noncée. Spire allongée, à sommet obtus. Six tours un peu 
convexes, s'accroissant assez rapidement. Avant-dernier 
tour très-grand proportionnellement. Dernier tour plus 
petit, un peu contracté latéralement, dévié et comme porté 
en avant, et olTiant vers l'ouverture une marche ascen- 



- 101) — 

dante. Celle-ci est presque arrondie, à péristome simple, 
conlinu cl épaissi. Bord droit très-arqué on avant. 

ïlnnlciir 2 1/4 niill. 

Diamètre 1 

Cette espèce, qui appartient au groupe de VlJj/drobia 
nana de Terver, a été Irouvécdans les dépôls de la vallée 
de rOiied-el-Riod, près de Geryville (Mares). 



BYTHINIA SIMII.IS. 

Cyclostoma simile, Draparnaitd, Tlist. MoU. France, 

p. 51, pl.i, f. iri. 1805. 
Bythima similis, Slein, Schneck. Beri., p. 95, 1850. 

Cette espèce a été recueillie par M. Mares, à Geryville, 
dans les dépôts inférieurs de l'Oued-el-Biod, et dans ceui 
d'Aïn-el-lbel, à 10 lieues sud de Djelfa. 



BTTHISriA I.UTEOI.A. 

pAMniNA LUTEOLA, Ruster, System, conch. cab. von 
Marhui und Chommlz (â^èdit.), 
g. Taludina, p. 44, taf. ix, f. 8-9. 
1852. 

Bytiiinia LUTEOLA, Bourguignat, Spicil. Malac, p. 115. 

1802. 

Dans les couches inférieures de la vallée de l'Oued el- 
Biod, près de Geryville, et dans ceux d'.4ïn-el-Ibel , à 
10 lieues sud de Djelfa (Marè.s). 



— 101 — 



BTTHINIA DUFOTETIANA. 



Paludina Dupotetiana, Forbes, on the Land and fresliw. 

Moll. of Algiers and Boiigia, 

in Ann. nat. Hist. or Magaz. 

zool., p. 254, pi. XII, f. 3. 

1858. 
— — Morelet, Cat. Moll. Algérie, in 

Jonrn. Conch., t. IV, p. 290. 

!8o5. 
Bythinia Ddpotetiana, lîourgmgnal , Spicil. malac, 

p. IIG. 18G2. 

Commune dans les dépôts inférieurs à Geryville, dans 
la vallée de l'Oued-el-Biod (Marè^). 



BTTHINIA JOB.S:. 



Testa subconico-oblongo-venlricosa, rimata, fragili; — spira co- 
nlca, apice aculiusculo; — anfraclibus 5 l,'2-6 coavexis, cele- 
riter crescentibus, sutura valde impressa separalis; — tribus 
priorlbus Ix-vigatis; — tribus ultimis plicato-coslatis; — costis 
prominenlibus, longitudinalibus, continuis, superne ad suturam 
prominentibus, inferne paululum evanescentibus; — aperlura 
rolundata, superne subangulata; — peristomate continuo, sim- 
plice, acuio, vix incrassato ; margiiie columellari retlexiusculo. 

Coquille de forme conique, allongée, un peu ventrue, à 



— 102 — 

lest fragile, pourvu d'une petite fente ombilicale. Spire 
conique, à sommet assez aigu. Cinq tours et demi à six, 
convexes, s'accroissant rapidement, et séparés par une 
suture profonde. Les trois premiers tours sont lisses, tandis 
que les trois derniers sont élégamment côtelés. Ces côtes, 
saillantes, surtout vers la suture, sont longitudinales, con- 
tinues sur chaque tour de spire, à l'instar des cotes que 
l'on remarque chez les Scalaria. Ouverture assez arrondie, 
un peu anguleuse à sa partie supérieure. Péristome con- 
tinu, simple, aigu, à peine épaissi, et réfléchi seulement 
sur la columelle. 

Hauteur 4 nul!. 

Diamètre 2 

Cette intéressante Bjthinie a été recueillie par M. Joha 
((il!«), dans les calcaires blanchâtres de la colline du Télé 
graphe, à Coudiat-Aty, près de Constantine. 



ra£I.ANIA TUBERCUIfATAp 



INerita tuberculata, Minier, Verm. Ilist., II, p 191, 

1774. 
Strombus costatus, Schroler, Flussconchyl., p. 573, 

pi. VIII, f. 14. 1779. 
Melanoides FASCIOLATA, O/u'/f/', Vov. de remj). ott., 

vol. II, p. 10, pi. XXXI, f. 7. 

1804. 
iMi:lama FASCIOLATA, fjtmarck, An. s. vert., vol. VI 

(2" part ), p. 107, n" 10. 1822: 



— 103 — 

vXDcshaijes, An. s. vert. (2'"éd.), 
vol. VIll, p. 434. 1838. 
Mrlania tuberculata, Bourçjuignal, Cat. rais. Moll.Or., 

p. «5. 1853. 

Teinta caiiico-oblongoque-Uirrita, lenui, plus minusve diaphana, 
— corneo-fusca ac s;epe flammulis luteoUs vel caslanois longi- 
tudinalibus aul inlerruplis, ornata; — eloganlissime spiralilcr 
rosliilis numerosis siilcala, vol tenuissimc decussala, aul sœpe 
Iransvorse tuberculoso-costata; — spira acula; anfractibus 10- 
12 vel 14 convexiusculis, sal regulariter crescentibus, sutura 
bene impressa separatis; — aperlura elliptica, basi fere rolun- 
dala; — peristomate acuto, siniplice; — columella albidula, 
ad basin paululum effusa. 

Coquille allongée, conique, tnrricnlée, assez fragile, 
plus ou moins transparente, d'une teinte fauve corné, 
quelquefois ornée de petites flammules jaunes ou d'un 
brun marron, longitudinales, et, la plupart du temps, in- 
terrompues. Test sillonné, d'une manière délicate et élé- 
gante, par une foule de stries spirales plus ou moins fortes 
les unes par rapport aux autres. Quelquefois ces stries sont 
interrompues par d'autres transversales, ce qui donne au 
test une apparence treillissée, ou, lorsque les stries sont 
fortes, une apparence tuberculeuse. Spire aiguë. 10 à 12, 
quelquefois jusqu'à 14 tours plus ou moins convexes, 
s'accroissant assez régulièrement, et séparés par une su- 
ture bien marquée. Ouverture elliptique, à base presque 
arrondie. Périslome simple et aigu. Columelle blanchâtre, 
un peu réfléchie veis la base. 

Hauteur 15^30 uiifl. 

Diamètre 5-10 

Celte Alélanie a été trouvée par M. Mares : 1° dans un 



— 104 — 

dépôt sablonneux de la vallée de l'Oiied-Mia, entre Ksar- 
el-Krima et Oiiargla; 2° dans nn travertin d'eau douce 
très-ancien, près de Biskra (province de Constanline); 
5° enfin dons les dépôts de la daya de Habessa, ancien lac 
desséché situé à plus de 200 lieues au sud d'Oran. 

Cette 3Iélanie, excessivement commune dans toutes les 
contrées méditerranéennes (1), otTre de nombreuses varia- 
tions dans sa taille et la disposition de ses stries. 

Ainsi cette espèce atteint quelquefois 0'°,45 de hau- 
teur sur O^.IS de diamètre, tandis que souvent elle 
mesure à peine 0",15 de hauteur sur O^.OS de diamètre. 

Cette coquille se trouve ordinairement sillonnée, de la 
façon la plus élégante , de stries spirales. Or quelquefois 
ces stries s'interrompent, et le test prend alors un aspect 
tuberculeux. De là le nom de tuberculala , établi par 
Millier en 1774. Lorsque les stries spirales s'etTacent, il 
arrive encore que les striations transversales deviennent 
exagérées, et se présentent sous la forme de côtes ; alors, 
dans cet état, c'est le Slromhus coslalus de Schrôler. 



MELANOFSIS FRASMOASA. 



BucciNîJM PRiEMORSUM, Limiccus, Syst. nat. (éd. Halœ), 

p. 740. 1700. 
— PRiEROSUM, Linnœus , Syst. nat. (éd. xu), 
p. 1203. 1707. 

(1) Elle se trouve même au cap de Bonne-Espérance, à l'île de 
France, el jusque dans l'iiide el la Chine. 



— 103 — 

Melanopsis PRiEMORSA, Dttpuj/ , Hist. nal. MoII. (5*fasc.), 

p. 450. 1851. 

Cette espèce, pins particulièrement connue sous l'ap- 
pellation de Melanopsis buccinoidea de Férussac (1), a été 
rencontrée fossile par M. Mares dans les dépôts de l'Oued- 
el-Biod, près de Geryville (prov. d'Oran). 



M£XANrOPSI3 MAROCCAKTA. 



BucciNUM MAROCCANUM, Clicmnilz, Conch. cab. (éd. r), 

t. XI, p. 285, pi. ccx, 
f. 2080 et 2081. 4795. 
Mklaxopsis Dufouri, Férussac, Monogr. du genre Mé- 
lan., in Mém.Soc. d'hist. nat.de 
Paris, t. I, p. 155, pi. vu, f. 46. 
4823. 
' — DuFOUREi, Deshaycs , in Lamarck, An. s. 

vert. (2^ éd.), t. VIII, p. 495. 
4858. 
— MAROCCANA , Morckt , Cat. Moll. Algérie, 

in Journ. Conch., t. IV, p. 297. 
1853. 

Fossile dans un travertin d'eau douce très-ancien, près 



(1) In Mém. géol., p. 54. 1814. — (Mclania buccinoidea d'O/i- 
ner, Voy. ciiip. olloni., t. I, p. 297, pi. xvii, f. 8. 1801.) 



106 — 



ilo Hiski;i, pioviiuo do Coiislanliiie, cl diuis les (lép«Ms 
«le rOued-el-Biod, près de Gery ville (Mares). 



MELANOFSIS MARZSI. 



losla ovato-conica, acula, solida, concolon:' , coslis crassis numo- 
rosisque minula; coslis sub sutura nodosis; — apice acuta, 
Itni; — antVaclibus 7 plauis, gradatis; ultimo diniidiam loii- 
gitudinis paululuui superaulo, iu parle suporiore iniitresso; 
aportura ovalo-laueoolala; — columella recta, truucata; sinu 
cûluDïellari a margine exteriore valide retroflexo; — margine 
cxteriore in medio antrorsum pauluUim arcuato; callo sal va- 
lido. 

Coquille conique, aiguë, de forme ovale, à test solide, 
dune teinte uniforme, orné de grosses côtes transverses, 
assez espacées les unes des autres, et présentant chacune, 
vers la suture, un renflement tuberculeux. Sommet lisse 
et aigu. Sept tours de spire plans et comme étages les uns 
par rapport anx autres. Dernier tour dépassant un peu la 
moitié de la longueur totale, offrant, vers sa partie supé- 
rieure, une inflexion bien prononcée. Ouverture ovale, 
lancéolée. Columelle forte, droite, nettement tronquée, 
dont la base se trouve un peu infléchie en avant, et sépa- 
rée du bord extérieur par un sinus profond, parfaitement 
arrondi; bord droit un peu arqué en avant. Callosité assez 
forte. 

Hauteur 15-20 miil. 

Diamètre 8-9 

Cette Mélanopside a été recueillie par M. Marcs dans 
la daya de Habessa, ancien lac desséché, situé à plus de 



— 107 — 

200 lieues environ au sud dOran. Celle espèce se trouve 
vn celte localité avec abondance, au milieu d'un dépôt de 
^a!>les salés. 

La Melanopsis Maresi est très-voisine, par sa forme et 
l'apparence de ses côtes, des Melanopsis coslata (1) et ca- 
rio.m (2) ; mais notre espèce diffère complélement de ce^^ 
Mollusques par sa columclle droite (et non courbe), plus 
allongée et infléchie en avant ; ce qui est le contraire chez 
les cosldla et can'nsa ; enfin par son sinus columcllaireplus 
profond, plus arrondi et presque fermé, tandis que chez 
les coslata et cariosa le sinus, comparativement plus pro- 
fond, est très ouvert. 



PISIDIUM NITIDUM. 



PisiDiL'M MTiDUM, Jcnf/us, Mouogr. of Cycl. and Tisid., 
in Trans. Camb. phil. Soc, t. IV, 
2" part., p. 504, pi. xx, f. 7-8. 
1852. 

Dans les dépôts de la vallée de l'Oued-el-Biod, près de 
Geryvillc (Mares). 



(1) Férussac, Monog. desMélan.,p. 28, n» 6, pi. i, f. 14-15. 
1823. — (Melania coslata, Olivier, Voy. emp. oUom., l. 11, p. 294, 
pi. XXXI, f. 2. 1804.) 

(2) Bossmassler, Tcon. ix ot x, p. 42, f. 680. 1839. — (Murc\ 
rariosus, Linnceus, Syst. nat., p. 1220.) 



— 108 — 



pisiDiura PusiLLura. 



Tellina PUSiLLA, Gmeliu , Syst. nat., t. 1 (pars vi), 
p. 5251. 1789. 

PisiDiUM pusiLLUM, Jenyns, Monogr. Cycl., in ïrans. 
Camb. phil. Soc, vol. IV, 2' part., 
p. 502, tab. XX, f. 4 G. 1852. 

Cette petite coquille, connue à tort sous l'appollatio»! 
de Pisidium fontinale (C. rfeilTer et Dupuy), a été re- 
cueillie par M. Mares dans les dépôts de la vallée de l'Oued- 
el-Biod, près de Gery ville, et dans ceux d'Ain el-lbel, à 
\0 lieues su<l de Djelfa. 



PISIDIUM CASSKTAXUM. 



Cakdu'm Casertancm, Poli, Test. ut. Siciliîc, t. I, p. 05, 

tab. XVI, f. 1. 1791. 

Pisidium Casertanum , Bourguif/naf , Cat. Moll. terr. 

fluv., rapp. par M. de Saulcy 
de son voy. en Orient, p. 80. 
(Dec.) 1855. 

Le type Casertanum n'a pas été rencontré jusqu'à pré- 
sent à l'état fossile en Algérie. M. Mares a seulement re- 
cueilli dans les dépôts de l'Oued-el-Biod, près de Gery- 



— 109 — 

\\\\g cl dans ccn\ tic IlassI-el-Arirhn, prcs de Tigri, à 
GO lioucs ouest de Geryville, une variété un peu plus glo- 
[)ulcuse de cette espèce. Cette variété, qui semble spéciale 
à l'Algérie, est connue sous l'appellation de Pisidium 
Lnmsternianum. Forbes (on the Land and freshw. Moll. 
of Algieres, etc., in Ann. of nat. Hist., p. 255, n" 43. 
1858. — Et pi. XII, f. 4 (mauvaise). 1839). 



USJIO CIRTANUS. 



C'est d'après divers échantillons brisés presque mé- 
connaissables, d'après de nombreux moules intérieurs 
qu(! nous avons pu parvenir à reconstruire cette espèce, 
qui malheureusement ne nous a jamais été envoyée en 
bon état de conservation. 

Cet Unio se trouve à la base de la colline d'Aïn-el-Hadj- 
Baba, du côté de Constantine, là où se montrent les argiles 
fossilifères et gypseuses qui contiennent VHelix subse- 

Voici à ce sujet ce que dit M. Joba fils : « Parmi ces ar- 
giles se rencontrent des couches plus ou moins disloquées 
d'un grès coquillier, très-dur, qui, avec des Hélices et des 
Bulimes , presque complètement dénaturés , renferme 
souvent une énorme quantité d'Unios admirablement 
conservés, mais qu'il est à peu près impossible d'obtenir 
avec le test. » (Note sur un terrain tertiaire des environs 
de Constantine, in Journal de Conch., t. X, p. 152. 
(Avril.) 1802. 

Or c'est avec des fragments informes de cette pro- 



— 110 — 

venance que nous avons pu reconnaître à colle M nielle les 
raraclères suivants : 

TfSla crassa, valdc inœquilatcrali, supra recta, — infra bisiniiosa, 
— aiitice brevi, rotuiidala, — poslice magua, dilatata, angii- 
lalo-rotundala ; — in ventre valvarum sulcum curvum ex lun- 
bonibusad margines prœbente; utubonibus promiiiontibiis, va- 
lidis; — ualibiis miniUis, recurvis; — deiUibus : cardiuah 
crasso, valido Irigonali; laterali s:\t tenui, paruni producto; in 
altéra val va receplis. 

Coquille h test épais, assez grossièrement strié; bord 
cardinal recliligne; bord palléal présentant une double 
sinuosité; partie antérieure courte, arrondie; partie pos- 
térieure très dilatée, grande, arrondie, bien qu'angu- 
leuse; valves offrant une dépression ou plutôt un sillon 
courbe très-prononcé, qui va en s'élargissant à partir du 
sommet jusqu'au bord marginal; sommets renflés, proé- 
minents, à natcs petits et recourbés; dent cardinale forte, 
épaisse, trigonale; dent latérale peu allongée, d'une 
taille médiocre. 

Longueur 63 nilll. 

Hauleiu- 31 

Epaisseur 22 



§111. 



Les Mollusques fossiles de l'Algérie que nous venons 
de signaler sont au nombre de 04 espèces, dont G2 ter- 
restres et 52 fluvintilos. 

Parmi ces 1)4 espèces, 16 apparliennenl à l'époque fa- 
lunienne , — 44 à une époque conlemporaine très- 
ancienne (i), — enfin 47 autres à une formation contem- 
poraine infiniment plus moderne. 

Les espèces faluniennes sont les suivantes : 



(1) Nous n'avons point reconnu en Algérie l'époque subapen- 
nine, qui est, comme on le sait, intermédiaire entre le faliinien 
et le contemporain, à moins, pourtant, que l'on veuille consi- 
dérer comme subapennins les calcaires de Rachgoun, du cap de 
Garde, du cap Férat, de Koléa, etc.; alors, dans ce cas, notre 
époque contemporaine très-ancienne pourrait être assimilée au 
subapennin. 



11-2 - 



Zoniles Semperianus, 
Hélix Dumorlicriana, 

— subsciiilis, 

— Desoudiniana, 

— Jobse, 

— Vanvincqiana, 

— gyrioxia, 

— rechodia, 



Bulimiis decoUalus, 
— Job», 
dandina Jobœ, 
Ferussacia atava, 
Carychium Nouleti, 
Planorl)is Jobaî, 
Bythinia Jobœ, 
Unlo cirlanus. 



Les espèces de la période contemporaine (1) très- 
ancienne sont : 



Succinea debilis, 

— ochracea, 
Zonites candidissimus, 

— Otthianus, 
Hélix aspersa, 

— pachya, 

— melanostoma, 

— laclea, 

— punctala, 

— vermiculata, 

— soluta, 

— subcantiana, 

— piilchella, 

— roseo-tincta, 

— explanata, 

— depressula, 

— globuloidea, 

— subrostrala, 

— Terveri, 

— Pisana, 

— Kolcensis, 

— variabilis, 



Hélix lineata, 

— Rozeli, 

— Berliori, 

— modica, 

— pyramidata, 

— Irochlea, 

— conoidea, 

— acuta, 
Bulimus decollatus, 

— pupa, 
Pupa amblya, 

— eclina, 
Physa contorta, 

— Iruncata, 

— Maresi, 
Limnsea Maresi, 

— truncalula, 
Cyclosloma sulcalum, 
Hydrobia Brondeli, 
Molania tuberculala, 
Melanopsis Maroccana, 

— Maresi. 



(1) Terrains quaternaires de la plupart des géologues; — plio- 
cène nouveau, période récenle, de M. Lyell; — pleislocène fresli- 



113 — 



Enfin les coquilles de l'époque contemporaine que 
nous considérons comme infiniment plus récente sont : 



Succinea Pfeifferi, 

— oblonga, 

— Maresi, 
Hélix aspersa, 

— pulcliella, 

— costata, 

— psammsecla, 

— cespitura, 

— variabilis, 

— submarilima, 

— lineata, 

— Geryvillensis, 

— Durieui, 

— Berlieri, 

— pyramidata, 

— barbara, 

— acuta, 
Bulimus decoliatus, 
Ferussacia subcylindrica, 
Pupa muscorum, 

— granum, 
Vertigo discheilia, 

— Maresi, 
Physa Brocchii, 



Physa truncaia, 

— Raymond! an a, 
Limnaea canalis, 

— limosa, 

— Peraudieriana, 

— peregra, 

— palustris, 

— truncatula, 
Ancylus Peraudieri, 
Hydrobia Peraudieri, 

— phoxia, 

— Brondeli, 

— arenaria, 

— plagioxia, 

— dolichia, 
Bythinia similis, 

— luteola, 

— Dupoteliana, 
Melania tuberculata, 
Melanopsis prsemorsa, 
Pisidium nilidum, 

— pusillum, 

— Casertaniim. 



Sur ces 94 coquilles fossiles, 27 seulement n'existent 
plus ou, du moins, n'ont pu être, jusqu'à ce jour, cons- 
tatées à l'état vivant. 



waler et marine de M. Morris; — loess el lehm de MM. Brown 
elLyell; — enfin terrains diluviens ou terrains modernes, ou 

bien postdiluvium, etc , d'un grand nombre d'auteurs. 

8 



— Ili — 
I os espèces perdues sont , 

t POUR L'iPOÇriE FALUNIEWE 



1. 


Zonites Somperinnus. 


^ 


Heli\ Diimortieriana. 


3. 


— >ub#enilis. 


4. 


— De^oudiniana. 


5. 


— Jol\T. 


(j. 


— Vanvincqiana. 


t . 


— gyrioxia. 


8. 


— recliodia. 


9. 


Bulimus Jobae. 


10. 


Glandina Jobs. 


11. 


Fernssacia atava. 


i± 


Carjcbium >'oiileli. 


13. 


rianorbis Joke. 


14. 


Bythinia Jobae. 


lo. 


Unio Cirtaniis. 



2» POUR L'ÉPOQUE COIW'TEMPORAIN-E TRES- 
AKCISIOTE. 

16. Heli\ subcanliana. 

17. — Koleensis. 

18. Pupa amblya. 
49. — ectina. 

20. Physa Maresi. 

21. Liranapa Maresi. 

22. Melanopsis Maresi. 



- 115 - 



FOUa L'EPOQUE CONTEMPORAINE PLUS 
RÉCENTE, 



23. Succinea Maresi. 

24. Ilelix Gcryvilleiisis. 

25. Limriœa l*eraudicriana. 

26. Hydrobia phoxia. 

27. — plagioxia. 



Ounnt aux 67 autres espèces renconlrées à l'élal fossile, 
elles vivent encore toutes maintenant en Algérie ou en 
Kurope. 

Parmi ces espèces, celles qui n'habitent plus actuelle- 
ment l'Algérie sont les Succinea oblonga, — Pupa mus- 
corum, — Physa truncata, — Limnœ acanalis, — Limna^a 
peregra, etc. 

Il existe 12 MoIIus(|ues seulement qui passent du con- 
temporain ancien au contemporain récent. 



Ces Mollusques sont 

Hélix aspersa, 

— pulchella, 

— variabilis, 

— lineala, 

— Berlieri, 

— pyramidala, 



Hélix acuta, 
Bulimus decollalus, 
Physa Iruncata, 
IJmniTa truncatula, 
llydroljja Brondeli, 
Melania luberculala. 



Une seule espèce, le Bulimus decollalus, se retrouve 



— 116 — 

parfaitement caractérisée dans le falunien et les deux pé- 
riodes de l'étage contemporain. 

Il va sans dire que ces Mollusques sont tous des es- 
pèces communes et excessivement abondantes à l'époque 
actuelle. 



EXPLICATION DES PLANCHES. 



Planche I. 



Fig. 1. Hélix Desoudiniana, Crosse, — de grand, nat., \uede 

face. 

2. — — Vue en dessus. 

3. — — Vue en dessous. 

4. Hélix Tigriana, Bourguigmt, — de grand, nat., vue 

de face. 

5. — — Vue en dessous. 

6. Hélix JoBiE, Bour guignât (Job^eana de Crosse], — de 

grand, nat., vue de face. 

7. — — Vue en dessous. 

8. — — Vue en dessus. 

9. ZoNiTES Semperianus, Bour guignât, — de grand, nat., 

vu de face. 

10. — — Vu en dessus. 

11. — — Vu en dessous. 

12. — — l^ar. MiNOR, — de grand, nat., vu 

de face. 



118 



Planrlio II. 



Fig. 1. lliiLix suBSENiLis. Cfosse, — de grand, nat., vue de face. 

2. — — Vue en dessus. 

3. — — Vue en dessous. 

4. — — /^flr. lÏELix siL.MLis, A/ore/e/. vue 

do face. 

5. — — f^or. IIelix senilis, Morelct, vue 

en dessous. 

6. Hélix RECH(tDiA, Bourgnignat, — grossie, vue de face. 

7. — — De grand, nat., vue de face. 

8. — — Vue en dessus. 

9. — — Vue en dessous. 

10. Hélix Vanvincql\na, Bourgnignat (Vanvincqule de 

Crosse), Far. minoh , — de 
grand, nat., vue de face. 

11. — — Vue en dessus. 

12. — — Vue en dessous. 

13. — — (lypt*) — de grand, nat , vue de 

face. 

14. — — Vue en dessus. 

15. — — Vue en dessous. 



Planche III. 



Fig. 1. Hélix Koleensis , Bourguignal. — Coq. de grand. 

nat., vue de face. 

2. — — Coq. de grand, nat., vue en dessus. 

3. — — Coq. de grand, nat., vue en des- 

sous. 

4. Hélix Dumortieriana, Crosse. — Coq. de grand, nal., 

vue en dessous. 

5. — — Coq. de grand, nal., vue en dessus. 



— 119 — 

Fig. fi. Hrlix DuMORTiERiANA, Crossc. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 

7. Hélix gyrioxia, Bourguignal. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 

8. — — Coq. de grand.nat., vue en dessus. 

9. IIelix psamm.ecia, Bourguignat. — Coq. considéra - 

blemenl grossie, vue de face. 

10. — — Coq. de grand, nat., vue de face. 

11. — — Coq. considérablement grossie, 

vue en dessous. 

12. — — Coq. considérablement grossie , 

vue en dessus. 

13. Hélix Geryvillensis, Bourguignat. — Coq. de grand. 

nat., vue de face. 

14. — — Coq. grossie, vue de face. 

15. — — Coq. de grand, nat., vue en dessus. 

16. — — Coq. de grand, nat., vue en des- 

sous. 

17. — — Coq. grossie, vue par le dos. 



Planche lY. 



Fig. 1. PuPA ECTiNA, Bourguignat. — Coq. considérablement 

grossie, vue de face. 

2. — — Trait indiquant la taille de la 

coquille. 

3. Vertigo discheilia, Bourguignat. — Coq. considéra- 

blement grossie, vue de face. 

4. — — Profil du dernier tour considéra- 

blement grossi. 

5. — — Trait indiquant la taille de la 

coquille. 

6. Vertigo Maresi, Bourguignal. — Trait indiquant la 

taille de la coquille. 

7. — — Profil du dernier tour considéra- 

blement grossi. 



— 1-20 — 

8. Vertigù Maresi, Boxirguignai . — Coq. considérable- 

ment grossie, vue de face. 

9. BuLiMus JoB.£, Crosse. — Coq. de grand, nat., vue de 

face. 

10. — — Coq. de grand, nat., vue par le 

dos. 

11. PuPA AMBLYA, Bourguignat. — Coq. considérablement 

grossie, vue de face. 

12. — — Coq. de grand, nat., vue de face. 

13. — — Coq. considérablement grossie , 

vue de profil. 

14. SuccLNEA Maresi, fiourâ-uî^na/.— Coq. de grand, nat., 

vue de profil. 

15. — — Coq. de grand, nat., vue de face. 

16. Planorbis Job.e, Bourguignat. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 

17. — — Coq. degrand. nat., vue en dessus. 

18. Ferussacia atava, Crosse. — Coq. considérablement 

grossie, vue de face. 

19. — — Profil considérablement grossi du 

dernier tour. 

20. — — Coq. de grand, nat., vue de face. 

21. Glandina ]obm, Bourguignat. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 

22. Carychium Nouleti, Bourguignat. — Trait indiquant 

la taille de la coquille. 

23. — — Coq. considérablement grossie , 

vue de face. 



Planche T. 



Fig. 1. Hydrobia tlagioxia, Bourguignat. — Coq. considéra- 
blement grossie, vue de face. 
2. — — Coq. considérablement grossie , 

vue de profil. 



— 121 — 

Fig. 3. IIydhobia plagioxia, Bourguignat. — Trait indiquant 

la taille de la coquille, 

4. IIydrobia DOLiCHiA, Dourçuignat. — Coq. considéra- 

blement grossie, vue de face. 

5. — — Coq. considérablement grosàie , 

vue de profil. 

6. — — Trait indiquant la taille de la 

coquille. 

7. Bythinia JoBiE, L'ourguignat. — Trait indiquant la 

taille de la coquille. 

8. — — Coq. considérablement grossie , 

vue de face. 

9. Hydrobia phoxia, Bourguignat. — Coq. considérable- 

ment grossie, vue de face. 

10. — — Coq. considérablement grossie , 

vue de profil. 

11. — — Trait indiquant la taille de la 

coquille. 

12. Hydrobia Peuaudieri , Bourguignat. — Coq. consi- 

dérablement grossie, vue de 
profil. 

13. — — Coq. considérablement grossie , 

vue de face. 
li. — — Coq. de grand, nat., vue de face. 

15. — — Coq. de grand, nat., vue de profil. 

16. Physa Raymondiana, Bourguignat. — Coq. de grand. 

nat., vue de face. 

17. Physa Maresi, Bourguignat. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 

18. — — Variété. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 

19. Physa truncata, Férussac. — Coq. de grand, nat., vue 

de face. 

20. Physa Brocchii, Bourguignat. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 



— 122 — 



Planche \l. 



Fig. 1 Melanûpsis Maresi, B our guignât. — Coq. de grand. 

nal., vue de face. 

2. — — Coq. grossie, vue en dessous. 

3. — — Dernier tour grossi, vu de face. 

4. — — Coq. de grand, nat., vue par le 

dos. 

5. LiMN.EA Peraudieriana , Bourguignai. — Coq. de 

grand, nat., vue de face. 

6. LiM.N'iEA Maresi, Bourguignat. — Coq. de grand, nat., 

vue de face. 
7.'Ancvlus Peraudieri, Bourguignat. — Coq. grossie, 
vue en dessus. 

8. — — Coq. grossie, vue en dessous. 

9. — — Coq. grossie, vue de profil. 

10. — — Coq. de grand, nat., vue de profil. 

11. — — Coq. de grand, nat., vue en des- 

sous. 

12. — — Coq. grossie, vue par derrière. 

13. Unio cirtanus, Bourguignat. — Coq. de grand, nat., 

vue du côté de la valve droite. 

14. — — Coq. de grand, nat., vue du côté 

des sommets. 



TABLE ALrilABÉTIQUË 



DES ESPÈCES ET DES NOMS SYNONTMIQUES. 



Pages. 

Ancjlus Peraudieri, Dnurguignat 92 

lUicciuiim Maroccanum, Chemnilz 105 

— palustre, MiiUer 91 

— peregrum, Millier 90 

— prjemorsum, Linnœus lOi 

— praerosum, Linnœus lOi 

— triincalulum, Mûller 92 

Bulinius decollatiis, Druguiêre 70 

— i^bx, Bourgiiignal 71 

— Jobii'anus, C/osse 71 

— piipa, Brxiguière 72 

I ytliiiiia Dupotetiana, Bourguignat ICI 

— Jt>b«, Bourguignat 101 

— luteula, Bourguignat 100 

— similis, Slcin 100 

Cardium Casertauuin, Poli 108 

Carj'cliium minimum, Dupuy hi 

— — fossile, Aouict 81 



— 124 — 

Pages. 

Carj'cliium Nouleti , Bour guignât 81 

Cyclostoina similc, Draparnaud 100 

— sulcatum, Draparnaud 93 

Ferussacia atava, Crosse 73 

— suhc'^lindr'xca, Bourguignal 75 

dandina Jobai, Bourguignat 72 

WaVxx acuiiv, MuUer 70 

— alabastrites, Michaud 54 

— aspersa, Muller 43 

— barbara, Linncpus 69 

— Berlicri, Morelet 06 

— candidissinia , Draparnaud 42 

— cespitum, Draparnaud 62 

— conoidea , Draparnaud 69 

— custata, Muller 57 

— dccollata, Linnœus 70 

— depressula, Parreyss 60 

— Desoudiniana, Crosse 51 

— Dumortioriana, Crosse 47 

— Durieui, M oquin-Tandon 66 

— e^planata, Muller 69 

— Geryvillensis , Bourguignat 65 

— globuloidea, Terver 60 

— gyrioxia, Bourguignat 59 

— Jeannottiana, Terveri 43 

— Johie, Bourguignat 52 

— Jobaeana, Crosse 52 

— Koleensis, Bourguignat 61 

— laclea, Millier 46 

— liniosa, Linnœus 88 

— haealà, Olivi 63 

— Maresi, Crosse 53 

— mehnosloma, Draparnaud 45 

— modica, Morelet 68 

— Otlhiana, Forbes ... 42 

— pachya, Bourguignat 44 

— Visaim, Muller 61 

— psanimaicia, Bourguignat 58 

— pulchella, Millier 57 

— punctala, Millier 46 



— 125 — 

Page». 

Hélix pupa, Linnœus 72 

— py raiilidala, Draparnaud 68 

— rechodia, Dourgiiigncil 64 

— roseo-tincta, Fortes 57 

— Rozeli, Michaud 64 

— Semperiaoa, Crosse 40 

— senilis, Lowe 49 

— — Morelet 48 

— soluta, Ziegler 54 

— subcantiana , Dourguignat 56 

— subcylindrica, /^/nnceus 75 

— submaritiraa, Desmoulins 63 

— subrostrata, Férussac 60 

— subsenilis, Crosse 49 

— Terveri, Michaud 61 

— Tigri, P. Gervais 53 

— Tigriana, Bourguignat 53 

— trochleâ, L. Pfeiffer 68 

— Vaovincqiana, Bourguignat 55 

— Vanvincquiae, Crosse 55 

— variabiiis, Draparnaud 62 

— vermiculata, Millier 50 

Hydrobia arenaria, Bourguignat 97 

— Brondeli, Bourguignat 96 

— dolichia, Bourguignat 99 

— Peraudieri, Bourguignat 94 

— phoxia, Bourguignat 95 

— plagioxia, Bourguignat 98 

Isidura Brocchii, Ehrenberg 84 

Limosea caualis, Villa 88 

— limosa, Moquin-Tandon 88 

— Maresi, Bourguignat 90 

— palustris, Fleming 91 

— Peraudieriana, Bourguignat 89 

— peregra, Lamarck 90 

— truDcatula, Moquin-Tandon 92 

Limneus pereger, Draparnaud 90 

— truGcatulus, Jeffreys 92 

Melauia fasciolata, Lamarck j02 

— tuberculata, Bourguignat t02 

Melaooides fasciolata, Olivier 102 



— 126 — 

Milanopsis Durourci, Deshayes 105 

— Dulbiiri, l'crussac 105 

— Marcsi, llourguignat lOd 

— Maroccana, Morelet 105 

— prœmorsa, Dupuy 1 04 

Nerita tuberculata, Mûller 102 

Paludina acuta, Fortes 96 

— Dupotetiaiia, Fortes 101 

— luleola, Kiisler 100 

Physa Brocchii, Bourguignat 84 

— contoita, Michaud 84 

— Maresi, Bourguignat 8(1 

— ^a'^mondiaaa, Bourguignat 87 

— truncata, Fcrussac 85 

Pisidium Casertanum, Bourguignat 108 

— Lumsternianum, Fortes 109 

— nitidum, Je?iyns 107 

— pusillum, Jcnyns 108 

Plaiiorbis Joba; , Bourguignat 83 

Pupa aniblya, Bourguignat 75 

— ectiaa, Bourguignat 7G 

— graoum , Draparnaud > 78 

Pupa muscorum, L. Pfciffer 77 

Strombus costatus, Schrôter 102 

Succinea debilis, Morelet 38 

— Maresi , Bourguignat 39 

— oblonga, Draparnaud 39 

— ochracea, de Belta 38 

— Pfeifferi, liossmassler 38 

Tcllina pusilla, Gmelin 108 

Turbo muscorum , Linnœus 77 

Uuio Cirtanus, Bourguignat 109 

Vertige discheilia, Bourguignat 78 

— Maresi, Bourguignat 79 

Zooilps candidissimus, Moguin-Tandon 42 

— Otlhianus, Bourguignat 43 

— Semperianus, Bourguignat 40 



Imprimé au nombre de iOO exemplaires, à Paris, en mai 1802, par 
M'"c V« BUL'CIIARD-IUZARD, rue de l'Éperon, 5. 



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Litk . BccaïuL, Paris 



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£Zeaassair ciel, et lit h . 



Imp.Bejojuet, Pans . 





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4. 5 

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10 





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-^. Levassair. deZ tt ï'ith. 



lUhSecyucl.Pa. 



J. B. BAII.T.IF.RE ET FILS, 

LIBRAIRES DE L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DE MÉDECINE 

riii' llaulefeuille, l'J, à Paris (I). 



EN VENTE 

OUVRAGES SCIENTIFIQUES 

DE 

J. R. BOURGUIGNAT 

(«le Paris). 



LES AMÉXÏTÉS MALACOLOGIQUES, 2 VOl. in-8 — 

avec 45 pi. n. lilh. — imprimés à 100 exemplaires. — 
Chaque volume 25 fr., soit, 50 fr. 

Le premier volume, publié par livraisons, d'août 185.'? 
à août 1856 (21 planches), contient les mémoires sui- 
vants : 

1. Du genre sfh^rium. 

2. Noie sur les Sphéries françaises. 

(1) A Londres, n. Baillièi-c, 219, Rcgcnt street; à New-Yobk, 
Baillièi'C brolhers, 4iO, Broadway; à Madrid, C. Bailly-Baillière, 
plaza ciel Principe Alfonzo, 10. 



3. Index du genro sfhjerium. 

4. l)esoripliun do \\4nnjlii<! C/iiiiiji. 

6. Description de VJncylus /'crrcfni.i i. 

G. Note sur quelques lois de la iKiMii'iicl.ituri- in.ilaoolo- 
gique. 

7. Description de la Melania Seguri. 

8. — de Vllelix Bargesiana. 

9. Du genre fisidium. 

10. FERA et EUFERA. 

11. Simple note sur le mot Pisuvi. 

12. D(ïS Pisidies françaises. 

13. Index du genre FISIIDIUM. 

14. Description du Pupa Gaudryi'. 

15. — du /hiliimix Rmjiarms. 
JG. — de Vlleli.r Idaliœ. 

17. Note sur la Nerila Uviirguignati de Récluz. 

18. Description d'une espèce nouvelle du genre FISI- 

Diura. 

19. Nouvelle dislrdjution des Sphœries françaises. 

20. Sur les genres Cyrcna, Sphœhuin et Pisidiiim. 

21. Du genre GUNDiACHiA. 

'■12. — lATIA. 

2{. — VAIiENCIENSTIA. 

2i. Réflexions sur les genres GundUichia, Lalia et ralen- 
cicnnia, suivies de la description de VAncyUis Cu- 
nnngianus. 

25. Monographie du genre DAUBEBARBIA. 

2;'). Descriiition de la CUmsilia cylindreUifonnis. 

2T. Description de VUnio I/ueli. 

28. — du Cyclostuma Gaillardoli. 

29. Catalogue de coquilles recueillies en Crimée et dans 

l'empire ottoman. 

30. Descriptions des Succinea Fgyptiaca et Raymondi, 

suivies du recensement des Ambrclles du continent 
africain. 

31. Description de la Succinea Baudoni. 

32. Note relative à la Succinea elegans de Risso. 

33. Description de Vil dix Brondeïi. 



— 3 — 

34. DcsciipliiMi de la Glaiidina UrondcU. 

35. — (Je la l.itnnœa nubigenn. 

36. — ûc \'À Physa Fischeriana. 

37. — de la Jiijl/iinia ('.aiUardoti. 

38. — de la Ihjlhinia lotifjiscata. 

39. — do la Bylltinin Muquiniana. 

40. — de la Jiylhinia Vutoniann. 

41. — de la dandina f^escai. 

42. Monographie des Jcéphales /luvialilcs de l'enipire 

oUonian. 

43. Noie relative à l'iiisloire du Dreissena fluvialilis. 

44. Supplément aux Jcéphales fluvialiles de Teinpire ol- 

lonian. 

45. Monographie des Physes du continent africain. 

46. Descriptions de deux Bylhinies nouvelles, suivies du ca- 

talogue des Périsloniacés des régions oriento-niedi- 
terranéennes. 

47. Descriplion de VIfelLr graphicolera. 

48. Des ZOnriTES de la section des Cryslallines. 

49. Des FÉRUSSACIES algériennes. 

50. Monographie du genre cjx:cilia]!iti:i.i.a. 

Le second volume des Aménités, publié é;;nlcnicnt par 
livraisons, d'octobre 1856 à avril 18G0 (24 planches), 
contient : 

51. Monographie du nouveau genre zosfeum. 

52. Note sur VHelix Codringtoni de Gray et sur quelques 

espèces voismes. 

53. Descriplion de VHelix sphwriosloma. 

54. — de VHelix Grelloisi. 

55. — du Zotiiles dcilus. 
66. — du BHHmH$ cpisomus. 

57. — du BuUmus pseudoe pisomus . 

58. — du Bulimus //umberll. 

59. — du Poinalias Rayianuin. 

60. Des Ccecilianella aciculoides et agicna, 

61. Description de VJncylus Sallci. 
62 — de VUnio Goniieri. 



— 4 — 

63. Donxièmo supi»lémoiU aux bivalves ilo l'empire ollo- 

m:n\. 
6\. Monoirraphie du jreure carychium. 
i>o. Doscriiition de V/feliar Dschuftnsi de Dubois.. 

66. — de VffiUx comephcra. 

67. Monographie du genre balia. 

68. — du genre azxca. 

69. Descriptions de quelques Bulimes scnesires de la 

Crimée. 

70. Note monographique sur le Bulimus psarolenus des 

environs de Niée. 

71. Description de la Succinea iiiegaloni/xia. 

72. Supplément au genre cartchium. 

73. Noie sur les Planorbes européens voisins du Corneus. 

74. Sur les Planorbes européens du groupe du Dufuuri. 

75. Description de V Hélix aimophila. 

76. — de l'Belix codia. 

77. Note relative aux Pannacella Valencienni et Moquini. 

78. Note sur les Limaces des îles Madère el Ténéritîe. 

79. Description d'un Zonite nouveau de la section des Cal- 

carinn. 

80. Catalogue des Zonites de la section des Calcarina. 

81. Lettre à M. Guérin-Méneville au sujet d'une singulière 

appréciation scientifique de M. H. Droiiot. 

82. Sur quelques espèces du groupe de VUelix aspersa. 

83. Catalogue des c<:»quilles européennes appartenant au 

groupe des Hélix pomalia. ligaia, etc. 

84. Description de la Litnnœa raphidia. 
83. Supplément au genre A2^ca. 

LES SPICILÉGES MALACOLOGIQL ES , l fort volume 

in-8 imprimé à ilX» exemplaires. — 15 pi. lilh.. n. et 
color. — Paris, lSCr2. iîo fr. 

Ce volume, complément nécessaire des Aménilés nia- 
lacohqiques, publié par livraisons, de décembre ISGO à 
mars 18(32, cont;eul les mémoires suivants : 

86. Monographie du genre choanomphalus. 



87. Catalogue des Mollu>fpjfs de la famille des Pnludinées 

recueillis, jusqu'à ce jour, en Sibérie el sur le ler- 
riloirc de l'Amour. 

88. Noie sur divers Limaciens nouveaux ou peu connus. 

89. Des Limaces algériennes. 

90. Monographie de la PnrinaceUa Deshayesi. 

91. Notice sur les espèces vivantes et fossiles du genre 

TESTAC2:Z.XA. 

9-2. Monographie du genre FTB.Gni.A. 

93. Notice monographique sur le genr».- gxtndlachia. 

94. Monographie du nouveau genr^ POEYIA. 

3.5. Monographie du nouveau genre broni}£I.ia. 
%. Notice monographique sur les lAmnées d'Europe ôa 
groupe de la Limnœa stagnalis. 

97. Notice sur les Paludinées de l'Algérie. 

98. Notice sur les F'ivipara d'Europe. 

99. Descriptions des Fivipara stelmaphora et Byihinia 

codia. 
100. Étude synonymique sur le genre axctIiUS. 

Ce dernier mémoire renferme 1' Thistorique du genre Ancy- 
lus; 2' la description da genre; 3' la division du genre en An- 
cylastrum et Vellelia; 4' les caractères dislinctifs des espèces; 
.')* la distribution géographique des Aucyles; 6* enfin les des- 
criptions de 80 espèces. 

TtsTACEA \0Vissi3iA quœ cl. de Saulcy, in itinere 
pcr Orientem, annis IHoOet 1851, coilegit. — In-8. 
Taris. — (Aug.; 1852. 2 fr. 30 c. 

MONOGRAPHIE DE LANCVLLS JAM. — Extrait (le 
la Hevue et .Magasin de zoologie, n° o, 1855. — 
Broch. in-8. 1 fr. 

DESCRIPTIONS D ANCYLES NOUVEAUX dc la Collec- 
tion de -M. Cumiiig, précédées d'une notice sur le genre 
Anc}lus, et d'un catalogue complet des espèces qui le 



— G — 

composent. — ln-8, avec i pi. n. lilli. — Londres, 
1<So,">. — (Kxlrait des Proceedings zoological Society of 
London, 1855.) A fr. 

CATALOGUE KAISOMVÉ DES MOLLUSQUES TER- 
RESTRES ET FLUVIATILES recueillis por M. F. de 
Snulcy pendant son voyage en Orient. — 1 vol. in-i, 
avec 4 pi. n. lith. — Paris, 1855. 12 fr 

MOIVOGRAPHIE DES ESPÈCES FRANÇAISES DU 
GENRE SPII^.RÏU3I, suivie d'un calalogiic synony- 
mique des Sphéries constatées en Fiance à l'état lo-^sile. 

— 1 vol. in-8,avec4pl. n. lith. Bordeaux, 185i. G fr. 

CATALOGUE RAISOMVÉ DES PLANTES VASCU- 
LAIRES du département de l'Aube. — 2 vol. in ^', 
Paris; juillet 185G. 5 1V. 

Le volume premier est le seul paru. — Il conticul le ca- 
talogue raisonné des plantes appartenant aux familles dos 
Acérinécs, — Ampélidées, — Berbéridées, — Caryophyl- 
lées, — Célastrinées, — Cislinées, — Crucifères, — Drosé- 
racées, — Élatinées, — Fumariacées, — Géraniacées, — 
Hippocastanées, — Hypericinées, — Linacées, — M:\\- 
vacées, — Nymphéacées, — Onagraires, — Oxalidées, — 
Papavéracées, — Papilionacées , — Polygalées, — Bc- 
nonculacées, — Bésédacées, — Blianuiées, — Tiliacées, 

— N'iolariées. 

MALACOLOGIE TERRESTRE Di: LILE DU ( IIATEAU 
DlF, près de Marseille. — In-S imprimé à lOt) exem- 
plaires, avec 2 pi. n. lith. — Paris, 1800. G fr. 

MALACOLOGIE TERRESTRE ET FLUVIATILE DE LA 
BRETAGNE, 1 voI. in-8 — avec 2 i»l. n. lilli. — im- 
primé à 100 exemplaires. — Paris, 18G0. 20 fr. 



Filiim nrindfjcum — METUODlis COXCHYLIOLOGICA 

DEIVOMIN.VTIONIS — sinc quo cliaos. — 1 vol. in 8 
imprimé à 100 exemplaires, — Paris, iSGO. 8 fr. 

Ouvra{Te didactique sur les règles qui président à la 
nomenclature scientifique. 

Voici les titres des chapitres contenus dans le volume : 
1. Sur les noms de classes et d'ordres. 
'2. Sur les noms de familles. 

3. Sur les noms génériques. 

4. Sur les noms spéciûques. 

5. Sur les noms de fausses localités. 

6. Sur les noms mal latinisés. 

7. Sur les désinences ella, ina, ilia, ana, etc., terminant 

un nom générique ou spécifique. 

8. Sur les mots pseudo et sub précédant un nom spéci- 

fique. 

9. Sur la désinence oides. 

10. Sur la variété. 

11. Sur les noms de sections ou de groupes. 

12. Sur les doubles emplois de noms. 

13. Sur rantériorité. 

14. De la synonymie. 

ÉTUDE SYXOKYMIQUE SUR LES MOLLUSQUES DES 

ALPES-MARITIMES publiés par A. Risso en 182G. — 
1 vol. in-8 imprimé à 100 exemplaires, avec 1 pi. n. 
lilh. et un portrait de Risso. — Paris, 1861 . 8 fr. 

PALÉOXTOLOGIE DES MOLLUSQUES TEIIUESTRES 
ET FLUVIATILES DE L'ALGÉRIE. — 1 vol. in 8 

imprimé à 100 exemplaires., G pi. n. lilh. — Paris, 
18G2. 12fr. 

Cet ouvrage renferme un aperçu géologique sur di- 
verses localités à fossiles de l'Algérie; enfin un catalogue 
et les descriptions tle 9i espèces fossiles. 



— 8 — 

MALVCOl.OGIE TF.URLSTKK I:T FLIVIATIIF. DE 
i/.VLi;Éi\iE. — 1 vol. in-S iiuprimt' à 100 exem- 
plaires, l'aris, 180:2. 12 tV. 

Ce travail, qui doit paraître au mois daoùt prochain, 
contient le catalogue et les descriptions de près de 
300 espèces de Mollusques vivants. 



SOUS PRESSE. 



MALACOLOGIE DU LAC DES Ql ATRE-CAXTOXS 

ET DE SES EXVIROXS. 1 vol. in-8, avcc 6 pi. lilh. 

LA PSEi'DOCOXCHYLiOLOGiE — OU de l'ignorance et 
du charlatanisme en matière malacologique. 1 vol. 
in-8, avec 6 pi. n. lithogr. 



P.%BIS. mP. DL «■' \' BOK liAKD-UlZARD, BtE DE l'ÉPEROX, 5 — 186'i. 



7390 n32 




cyc). 



(D 



SOUS PRESSE. 



MA]LAOOiiOGiE des MolIusques terrestres et fluviatiles de 
l'Algérie. Un vol. in-S». Prix 12 fr. 

MAiiACOiiOGiE du lac des Quatre-Caiitons et de ses environs. 
Un vol. m-S" avec 6 planches lithographiées. Prix. . . 8 fr. 



Paris. — Imprimerie Je madame veuve Donchard-Huzard , rue de l'Éperon, 5. 



3 2044 072 210 214