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Full text of "Premiers exercices grecs : versions et thèmes faciles"

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E. rçAGON 



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PREMIERS 

EXERCICES GRECS 

VERSIONS ET THÈMES FACILES 

SUR LA PREMIÈRE PARTIE DE LA GRAMMAIRE 
PAR 

E. RAGON 

AGRÉGÉ DE L' UNI V ERS I TÉ 



LIVRE DU MAITR£ 



SIXIEME EDITION" S^ER ?~J\ 



^ 1 







PARIS 

ANCIENNE LIBRAIRIE POUSSIELGUE 

J. DE G1GORD, Éditeur 
RUE CASSETTE, 15 

1920 

Droits de traduction et de reproduction réservés. 



OUVRAGES DE M. E. RAGON 



Grammaire française. 

Cours préparatoire, avec exercices et gravures » 65 

— élémentaire, avec exercices. . „ » 80 

— MOYEN 1 20 

— SUPÉRIEUR 2 •» 

Exercices français. Cours moyen 1 75 

— Cours supérieur 1 75 

Syllabaire et méthode de lecture » 50 

Analyse logique, leçons et exercices » 60 

Morceaux choisis de poètes et de prosateurs français. 

Cours élémentaire 2 » 

— moyen 3 » 

— supérieur 4 » 

Cahier de conjugaisons françaises \ 

— déclinaisons latines I Qh^xxn » 20 

conjugaisons latines \ L t 17 

— déclinaisons grecques V 

— conjugaisons grecques ) 

Grammaire latine ...'.. 1 80 

Petite grammaire latine 1 30 

Premiers exercices latins, avec double lexique 1 75 

Exercices latins sur la syntaxe, avec lexique 2 » 

Notions d'accentuation latine, avec exercices » 25 

Cent vingt versions latines données au baccalauréat » 80 

— . — — en feuillets détachés 1 » 

Grammaire grecque 2 50 

Préciô de grammaire grecque 2 » 

Premiers exercices grecs, avec double lexique 1 75 

Thèmes grecs . sur la syntaxe, avec lexique . . 2 » 

Ghrestomàthie grecque, renfermant tous les mots usuels 2 » 

Deux cents versions grecques (seconde et rhétorique) 2 » 

Tableau des verbes irréguliers de la langue attique » 25 

S. Jean Ghrysostome. — Éloge des saints Martyrs. Homélie 

après le tremblement de terre » 30 

— Homélie sur le retour de Flavien » 40 

Gicéron. — Pro Archia poeta. . . » 25 

Démosthène. — Sept Philippiques 1 26 

Fables d'Ésope, aveo lexique 1 » 

S. Grégoire de Nazianze. — Éloge funèbre de Gésaire .... » 50 

Homère. — Iliade : chants I er , VI, IX et XVIII. Chacun. ... » 30 

— — chant XXII » 25 

— Odyssée : chant I er » 30 

— — chants VI, XI et XXII. Chacun » 25 

— Petite Odyssée 2 » 

Lucien. — Dialogues des morts, avec lexique 1 » 

— Le Songe ou le Coq » 50 

Lucrèce. — Extraits 1 50 

Plutarque. — Vie de César 1 » 

Xénophon. — La Cyropédie, livre II » 75 

— Entretiens de Socrate, livre I er » 75 



TYPOGRAPHIE FIRMIN-mDOr ET C ie . — MESNIL (EURE). 



' i I' ET 



PREFACE 



Bien que ces Premiers Exercices grecs s'adressent 
aux commençants, ils ne renferment, même dès la 
première page, que des phrases complètes. La plu- 
part de ces phrases expriment une idée juste ou une 
pensée ingénieuse ; on a fait tout ce qu'on a pu pour 
rendre ce livre aussi intéressant qu'utile. 

Dès que l'élève a étudié l'article et yj^epa , nous lui 
donnons à traduire la phrase suivante : -h Go<pia ôupa 
tyî; EÙSou^ovtaç icjtév. Que lui manque-t-il pour la 
comprendre? la connaissance du verbe &lp(. Eh bien, 
rien ne s'oppose à ce qu'il apprenne dès maintenant 
un mot aussi essentiel. Une note mise en tête de 
l'exercice l'avertit d'étudier Vindicatif présent du 
verbe at|M. Un peu plus loin et successivement, on 
l'avertira d'en étudier l'imparfait, l'infinitif, etc. 

Ce simple moyen nous suffit déjà pour l'explication 
et la traduction d'une foule de phrases. Pourquoi 
n'en étendrions-nous pas l'emploi? Après avoir donné 
pendant quelque temps entre parenthèses les verbes 
autres que &i(u' dont l'élève a besoin, qui nous em- 
pêche de lui faire apprendre Vindicatif présent actif 
du verbe "Xuco, bien avant qu'on soit arrivé au cha- 



IV PRÉFACE 

pitre du verbe? Il pourra ainsi, dès la troisième dé- 
clinaison, expliquer des phrases comme celle-ci : 
Xàpiç yàpiv TtXTÊi xal eptç l'ptv. 

De même, attendrons-nous pour glisser des adjec- 
tifs dans nos phrases que tout le chapitre des noms 
ait été étudié à fond? Nullement. Quand on sait les 
deux premières déclinaisons, il suffit d'un coup d'œil 
jeté sur le paradigme de àyaGoç pour le bien savoir. 
Que les exercices sur àyaGoç soient donc placés entre 
la deuxième et la troisième déclinaison, et l'élève 
pourra, même avant d'avoir vu les noms contractes, 
dire en grec que les vaines espérances sont filles de 
l'imagination. 

Par une dérogation plus hardie à l'usage, nous 
avons rejeté les exercices sur les pronoms après ceux 
des verbes contractes. En effet, tant que l'on ignore 
la conjugaison complète même d'un simple verbe 
régulier, il est impossible de faire des phrases quelque 
peu variées, et cette variété même ressort nécessai- 
rement de l'emploi des pronoms. Du reste on ne 
saurait trop tôt s'exercer à la conjugaison, puisque 
c'est la seule partie vraiment difficile de l'étude mor- 
phologique d'une langue. 

Mais , dira-t-on , des phrases nombreuses et variées 
supposent forcément une connaissance au moins élé- 
mentaire de la syntaxe. C'est à quoi l'on a pensé. 
D'abord la première partie de notre grammaire ren- 
ferme sur l'emploi des cas, des pronoms et de cer- 
tains modes, sur le régime des comparatifs et des 
superlatifs, les notions les plus indispensables. A ces 
notions s'en ajoutent d'autres mises çà et là en tête 
des exercices. Par exemple, à propos des noms neu- 
tres en ov, il faut bien avertir l'élève qu'ww sujet au 



PRÉFACE V 

pluriel neutre veut le verbe au singulier. Autrement 
il serait déconcerté en lisant cette petite phrase : 
Ta ttîç 7txi$£iaç po^oc O'jx, Ê<mv aveu àftavQ&v. 

La connaissance des formes et des règles de syn- 
taxe est très nécessaire : elle ne suffit pas à rendre 
fructueuse l'étude d'une langue. Il faut y ajouter la 
connaissance des mots, et du plus grand nombre de 
mots possible. Seulement comme ce travail est fasti- 
dieux et pénible, il faut ne le faire porter que sur 
des mots usuels, bien classiques, tout à fait utiles à 
connaître. Chaque groupe de nos Exercices est pré- 
cédé d'une courte liste de mots grecs choisis avec 
soin à cet effet. Pour tout le monde ces listes seront 
une économie de temps; pour ceux qui auront le 
courage de les apprendre , ce sera le plus sûr moyen 
d'arriver à lire le grec sans dictionnaire. 

De même que notre grammaire rendrait peu de 
services sans les Exercices qui l'accompagnent, de 
même le volume d'Exercices destiné à l'élève ne pro- 
duirait pas tous ses fruits s'il n'était accompagné 
d'un Livre du maître, où la traduction est mise en 
regard du texte 1 . On n'y découvrira, nous l'espérons, 
aucune incorrection notable, d'autant que la plupart 
des phrases de ces exercices sont empruntées aux 
meilleurs auteurs; on n'y trouvera non plus que des 
formes et des mots appartenant à la langue clas- 
sique. Mais nous avons voulu que nos corrigés eussent 
encore d'autres mérites. Dans beaucoup de cas, le 
grec, qui est une langue très libérale, permet de 

1 Que les jeunes professeurs nous permettent de leur donner un 
conseil : nous les engageons vivement à lire à l'avance ces Exer- 
cices, et, au besoin, à les faire eux-mêmes la plume à la main. 
Leurs leçons auront dès lors une solidité qui en doublera le profit. 



VI PRÉFACE 



choisir entre deux formes ou deux tours différents : 
nos corrigés indiquent, quand il y a lieu, cette double 
manière de traduire. De plus, en regard des listes de 
mots du livre de l'élève , se trouvent dans le livre du 
maître des notes explicatives qui lui permettront de 
donner à ses leçons un caractère plus intéressant et 
plus personnel. 

Dans notre pensée, ce premier volume d'exercices 
convient aux classes de sixième et de cinquième, et 
doit leur suffire. Il n'est pas à propos d'aborder avant 
la quatrième l'étude suivie de la syntaxe. Mais ceux 
qui auront fait avec soin et d'un bout à l'autre ces 
Premiers Exercices grecs auront acquis peu à peu et 
par fragments une connaissance assez étendue de la 
syntaxe pour s'y mouvoir ensuite avec aisance. Et 
comme nous avons restreint cette partie de la gram- 
maire à de justes limites, il arrivera, nous l'espérons, 
une chose qui se voit bien rarement, à savoir qu'un 
maître conduise ses élèves sans encombre et avec 
profit jusqu'au bout de la syntaxe grecque. 



E. RAGON. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



Conseils de l'auteur à l'élève. 

Ce petit livre a été fait spécialement pour vous, qui com- 
mencez à apprendre la belle langue grecque. L'étude de la 
grammaire est par elle-même ennuyeuse, bien que très né- 
cessaire; grâce à ce livre d'exercices, elle deviendra, si vous 
le voulez , intéressante et tout à fait fructueuse. 

Souvenez-vous bien, en faisant ces exercices, que la pre- 
mière condition pour savoir une langue est d'en posséder à 
fond la déclinaison et la conjugaison, et de connaître le sens 
exact du plus grand nombre de mots possible. 

Ne traduisez donc jamais ces petites versions et ces petits 
thèmes sans avoir votre grammaire ouverte devant vous, et 
sans la consulter à la moindre hésitation. Tâchez d'écrire le 
grec correctement, d'après le modèle qu'elle vous offre. Ap- 
prenez aussi par cœur les listes de mots placées en tête de 
chaque page des exercices, même si l'on ne vous y oblige 
pas : ces mots sont tous usuels, fréquents, choisis avec soin, 
indispensables à connaître. En peu de temps vous serez am- 
plement récompensé de ce léger effort, et vous aurez le plaisir 
de faire vos devoirs presque sans le secours du dictionnaire. 

Tous les mots qui ne figurent pas en tête des exercices se 
trouvent dans les lexiques qui terminent ce volume, à l'excep- 
tion toutefois des pronoms , qui se trouvent dans la gram- 
maire, et qui sont supposés parfaitement connus. 

Dans les exercices, les chiffres entre parenthèses (§ 175) 
renvoient aux paragraphes de la grammaire; le trait d'union 
indique que les mots unis entre eux doivent se rendre en grec 
par un seul mot; les mots entre parenthèses sont la traduc- 
tion de celui qui précède; s'ils sont accompagnés du signe 
= , ils indiquent la manière de tourner en grec le texte fran- 
çais; enfin les mots qu'il ne faut pas traduire sont mis entre 
crochets, et, en particulier, [que] signifie qu'il faut employer 
après un verbe la proposition infinitive. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



PREMIÈRE DÉCLINAISON 

§ 13. — Noms féminins en a pur. 

Étudier l'indicatif présent du verbe stfxt', je suis (§ 65). 
RÈGLE. — En grec l'attribut ne prend pas l'article. 

Oùpa, porte £7u8u|j.i'a, désir, passion 

Gu[/cpopà, malheur cxià, ombre 

ecirépa, soir X^P a » P a Y s > contrée 

atTi'a, cause <opa, saison, heure 

1. 'H cocpta 0'jpa ttiç £i>Saip.ovia; ècriv. — 2u|x<popûv 
aiTta Iotiv Y] àoY/aa. — "E^a^ov (ils reçurent en 
partage, gén.) ol |/.ev ttîç o*ou"Xaaç, oi àè tyjç ê^euGe- 
ptocç. — Ttîv àw.apTL'av cpoêou (crains), <x.Xka (at) (mais 
non pas) tyjv 7uevt'ocv. — 'H opt^ocrocpta. ttjv à^yjôetav 
ÇyjTet (cherche) • tj Se (mais) oCkr^iw. ty)v çi^ococpiav 
«p&.uyet (fuit). — "Ayvotav xal (et) ocTtpiav 7) paOujju'a 
TtxTsi (engendre). 

2. La flatterie fait -fuir (àxe^auvei) l'amitié. — 
L'avarice est une cause de vice. — L'ombre des 
maisons s'allonge (repoTeivei) sur (ev, dat.) la place- 
publique. — Aimons (<piXô[/.ev) la piété et la vérité; 
faisons-la -guerre [iz^kt^^) au vice et à l'im- 
piété. — Les passions nuisent (pxà7rroi»ct, ace.) au 
bonheur. — Les oliviers embellissent (xospuci) 
la contrée; j'aime (cpiXc5) l'ombre des oliviers et 
les oliviers encore davantage. — [La] concorde 
et [la] vaillance sont le salut de la liberté. — - 
J'aime la forme des ancres, le pays des oliviers, 
la vue des rues, des ponts et des portiques, la 
saison de la chasse, le soir des journées. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



PREMIÈRE DÉCLINAISON 



§ 13. — Noms féminins en a pur. 

Notes. — L'attribut ne prend pas l'article afin de se 
distinguer plus aisément du sujet, qui en est très souvent 
accompagné. — * Le sens de oï f/iv. .. o" Bi est indiqué dans 
la Remarque du § 42. — 2 Quand mais s'oppose à une 
négation, on le traduit par àXXà; sinon, comme c'est ici 
le cas, on le rend par Se', qui se place après le premier 
mot du membre de phrase dont il fait partie. — 3 Tous les 
termes d'une énumération s'unissent entre eux par xoet. 

1. La sagesse est la porte du bonheur. — 
L'injustice est une cause de malheurs. — Ils re- 
çurent en partage les uns la servitude , les autres 
la liberté *. — Grains le péché, mais non pas la 
pauvreté. — La philosophie cherche la vérité; 
mais 2 la vérité fuit la philosophie. — La paresse 
engendre l'ignorance et le déshonneur. 

2. H xoXaxei'a ttjv (piXiocv ymû&jùvtu — H <pi>.ap- 
yupia xaxi'aç aiTi'a cerf. — 'Ev tyj àyopa y) eyjctà twv 
oUuûv 7rpoT£tv£t. — $i"Xûp.£v Êudéêfitav x.oci âV/)0£iav * 
xa'/ua Se xal oLG&Geiq. 7uo^£[/.c5|/.£v. — Ai s7?iôu[/.îat tt;V 
Ê'jSâiw.ovtav (3Xà7UTOU(7iv . — Al iXaïat %oG{/.oii<7i tyjv ^a>- 
oav ' tyjv twv s"Xauov (7/aàv (ptAto £at eti (/.aXXov Taç 
ÉXaiaç. — '0{AOvoia x.ocl àvô'paa tyî; i>.£uÔ£pia; cwTYiptx 

ÊffTiV. «ÏH^Cû T7JV TtOV àyX,upà>V lo£0CV Y/Û TY)V TÛV ÈX.ai(OV 

vcopav, jcal tyjv tc5v àyutûv îcal y£<pupûv xat cnroôv 6£av, 
jcxi tyjv tvjç O/ipa; ûpav &al tyjv tûv 7jj/,£pc5v éairÉpav 3 . 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



S 13. — Noms féminins en a mixte. 

Étudier l'imparfait du verbe eîfju , je suis (§ 65). 

86£a , opinion , gloire o'txt'a , maison 

pi'Ça, racine QiXarra, mer 

7ratS£t'a, instruction, science [xéXiTTa, abeille 

- piouiîa , muse àfxaf -n'a , faute , péché 

3. Aià (par) xapxeptaç xal çi>.o7rovia$ 7rapa<Tît£uà^e- 
Tat (s'acquiert) yi àoÇa. — 'Hsav iv SixsTaa XiôoToj/.tai 
lyvoç (près de) tôv Supaxoucrwv. — Ai MoOaai 8eat 
lilffiv. — Al vy)£ç (navires) 0y.XàtT7}ç olx.îoc& etatv. — 
'H pa0u[/.ta Taïç fJLeXfrraiç oux àpeajcei (plaît). — C H 
ttîç y'XoStttiç àxp&reia -rco^àç (nombreux) à|/.apTiaç 
THCTÊi (engendre). — Kpiriov (il faut juger) où xa-cù 
(selon) &6£av, àXXà xoct' àV/)9eiav. 

4. L'instruction est la racine de Tordre. — 
Fuis (cpeuye) [le] vice comme une vipère. — Imite 
((/.t|/.ou) le soin de l'abeille. — Dans les maisons 
des abeilles il y a de l'ordre. — Athènes était- 
maîtresse (êxpdhrouv, g en.) de la mer. — Il faut 
se servir (^pr^Oat, dat.) de la langue avec cir- 
conspection. — Tu obtiendras (teuÇei, g en.) la 
gloire par (ê>c, (jen.) la vaillance. — La piété 
dans les infortunes est un rocher dans la mer. 

5. [Ce] n'[est] pas la pauvreté, mais l'injustice 
[qui] est une source (= racine) de soucis. — Les 
Muses aiment (-/iWirai, dat.) la cithare et la lyre; 
la lyre et la cithare plaisent ( àplraouct ) aux Muses. 
— Mets (xaTdcôeç) le carquois sur la table, le butin 
dans le chariot, l'ancre dans la mer, la cithare 
sur le rocher, le couteau sur le. gazon , la table 
sur la place publique. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 13. — Noms féminins en a mixte. 

Notes. — 1 Cette phrase revient à dire : L'injustice, 
et non pas la pauvreté, est une source de soucis. Pour 
que le second terme vienne en tête, ce qui est plus vif, 
le grec n'a qu'à l'y placer. Le français, moins libre dans 
ses constructions, ne peut le faire qu'au moyen d'une for- 
mule mécanique : c'est... qui, c'est... que. Cette formule 
ne se rend donc jamais ni en grec ni en latin. — 2 La 
cithare était, comme la lyre, un instrument à cordes, mais 
aux sons moins graves. 

3. C'est par la constance et l'amour du travail 
que s'acquiert la gloire. — Il y avait en Sicile 
des carrières près de Syracuse. — Les Muses 
sont des déesses. — Les navires sont les mai- 
sons de la mer. — La paresse ne plaît pas aux 
abeilles. — L'intempérance de la langue engendre 
de nombreuses fautes. — Il faut juger non selon 
l'opinion, mais selon la vérité. 

4. 'H KcniHiioL £<>t! pt£a ty]ç Ei»co<;|/.faç. — «ÊeGye 
x%x.iav on; E^iftvav. — Mif/.ou tyjv 67ui[/.IXsiav tyjç p.e— 

^.ITTTjÇ. 'Ev TOttÇ TWV [/.Ê^lTToW oljClOOlÇ £<7TIV £U)C0<7- 

ilIol. — At 'AQvivai t*7)ç Goc^octtyjç EfcpàTOuv. — Aeï 
yprj<76ai ty) yXtoTTY) (/.et' eùXaêet'aç. — TeuCei oo£yiç èE 
àvSpeiaç. — 'H eùalêEta ev tccïç aTi%iaiç sctti TCÉTpa ev 

TY) ôa^aTTY). 

5. OÙy Y) 7?evfat, àXV Y) ào^/aa, i egti pi'Çoc [/.£pi(/.vûv. 

— Ai Montrai YjôovTai ty) >u6àp<% jcal tyj >,upa 2 ■ Y) 
Aooa xal Y) yaOxpa. ty.Tç Moucratç ôfplc»xou<jiv. — Koctoc- 

Gsç TY)V (papÉTpaV EV TY) TOaTUE^Y) , -TY]V ^£tav EV T'flà[/.àç7], 

TYiv ayxupav ev ty) OalaTTY) , tyjv xiôàpav ev tyj 7ï£Tpa , 
ty)v [/.à^oupav ev ty} 7û<£%, tyjv Tpàxe^av ev tyj àyopcj. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 13. — Noms féminins en y\. 

Étudier l'infinitif présent de elp.t', je suis (g 65). 

REMARQUE. — Après les verbes dire ou croire, [que] mis 
entre parenthèses signifie qu'on doit employer l'infinitif. 

àpxvj , commencement , comman- tj/ux 7 ] > âme 

Tsxvï], art, métier [dément etp^v-^ , paix 

TjSovvj, plaisir ^«/J)» bataille 

ffiyV) , crto)7T7] , silence vi'xtj , victoire 

tu/j) , fortune àpsxTJ , vertu 

Xu7ty) , affliction , chagrin cpcovvj , voix 

6. 'H ÔEOcéêeià Iotiv âpyjh T'oç co<ptaç. — MeXiTf\ 
g«£ei (conserve) tyjv £tu<7ty)[j.7)v . Platon. — n^yo 
|/iv )a>7i;ôv ai ttîç to^v]ç p.£T0cêo*Xat, Tr/jy/) Se t)0*ovojv t) 

TOJV T£^VWV Êu.7T£tpta. T?) T71Ç <\>V'/TlÇ <70J(ppOGVVY) T7)V 

ttî; ôpy/iç piO'/]v 7rau(7£».ç (tu apaiseras). — *Q dw- 

©pOTUVY] X,ai $DCaiOG'JVY), OGOCl (quelles) àpgTat £<7T£. — 

T'/îç û&Y)06iaç ttjv <po>VY)v aaou£ (écoute). — N6[/.i£e 
(crois) ty)v Ypa[/.t/.aTiîty)V ôupav tyîç £mGTY)(/.Y)<; elvai. 
-/^'H Gtyy) où cplpei (cause) pXa&yjv. 

7v Crois [que] le savoir sans la vertu est four- 
berie, [et] non sagesse. — L'affliction est la 
sœur du plaisir (dat.) — Les afflictions suivent 
(k'TCovTcu, dat.) les plaisirs. — J'admire (Gau^a- 
L'oj) les victoires d'Athènes. — Les calomnies 
excitent (zivouti) la colère. — Regarde (vo^iÇe) la 
piété [comme] la source et la racine des vertus. — 
L'amitié est le refuge de l'infortune. — Les arts 
ont (âpi»<7t) [leur] salut dans la paix. — La vertu 
apporte (cplpet) honneur et gloire. — Le plaisir 
de la flatterie nuit ({ftàTrai, ace.) à l'âme. — La 
paix fait naître (ti'xtel) les arts. — Des vertus 
sans gloire ne sont pas sans honneur. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 13. — Noms féminins en y\. 

Notes. — ' Quand deux propositions semblables ou 
deux membres de phrase égaux entre eux se font opposi- 
tion l'un à l'autre, le grec indique toujours cette opposi- 
tion par les particules uiv... os, qui se placent après le 
premier mot de chaque membre , et signifient d'une 
part... d'autre part, à la vérité... mais. Gomme cet 
emploi est perpétuel, on ne saurait trop tôt le signaler et 
l'expliquer aux élèves. — 2 ITtjytqv et pi'Çav étant attributs, 
ou, si l'on aime mieux, compléments attributs, l'emploi 
de l'article avec ces mots serait incorrect. 

6. La piété est le commencement de la sagesse. 
— L'exercice conserve la science. — Les chan- 
gements de la fortune sont une source de cha- 
grins, l'expérience des arts est une source de 
plaisirs 1 . — Tu apaiseras l'ivresse de la colère 
par la prudence de l'âme. — Prudence et justice, 
quelles vertus vous êtes ! — Écoute la voix de la 
vérité. — Crois que la grammaire est la porte 
de la science. — Le silence ne cause pas de pré- 
judice. 

7. N6j/.i£6 É7n<ïTy)[/.Y)v aveu àp£TY)ç Travoupyiav eîvai, 
ou <70<ptav. — Ty) Yjboyy) ào^cpy) egtiv y) ^u7uyj. — Ai 
\\J7tca 67uovTat TOLïç 7)0*ovatç. — 0au|/.dt£<i> tocç twv 'AGy)vc5v 
vftcaç. — Ai ÛioL&okod xivouGt, ttjv ôpy/jv. — Ttjv eÙGeês'.av 
twv ào£Tc5v 7r/iyy)v xal pi'Çocv vopLiÇs*. - — 'H <pi\ia xara- 
<puyo ÊGTtT'oç ^uGTu^îaç. — Al ziyy&i ccoTvjpiav ejçouaiv ev 
T'7) eipv)VY). — 'H àp£TY) <plpet tiu.y)v xai àôEav. — 'H 
ttsç îtoXax,Etaç y)Sovy) f&oénrTei ttjv ^uy/jv. — C H elpvîvY) 
tûctei Taç ziyvœç. — 'Apexal aveu SoÇvjç où/, eiaiv aveu 

Tl(/.7)Ç. 



PREMIERS EXERCICES CRECS 



8. Le désir des plaisirs est souvent une cause 
d'injustices. — Apportez ('pépaxe) du soin au com- 
mencement et à la fin de l'instruction. — La 
vertu est la force, l'impiété est une faiblesse de 
l'âme. — Regarde la piété [comme] une sœur 
de la justice. — Le savoir est la nourriture des 
âmes. — Parfois (êvlots) [ce] n' [est] pas la sot- 
tise, mais la sagesse [qui] est la cause du silence. 

— La gloire est l'ombre de la vertu. — Le soir 
est la fin du jour. — La nécessité fait trouver 
(e^-upiaxa) des artifices; parles artifices se gagne 
(<p£p£Tai) la victoire; la victoire apporte (cpepet) la 
fin des batailles et le commencement de la paix. 

— Connais (yvwOi) l'utilité du silence; le silence 
apporte [la] sécurité. 



<§ 14-15. -r- Noms masculins en aç et en yjç, et emploi 

des cas. 

RÈGLE. — Les noms propres de personne prennent ou no 
prennent pas l'article. 

TroÀtV/iç, citoyen [/.aÔYjxTJç, disciple 

Ô£(57roTY|ç, maître (herus) txéxYjç , suppliant 

ol/ir^ç, domestique, serviteur vauTV)ç, matelot 

SixaaTvfc, juge 7tp£aêuT^ç, vieillard 

9. Ol GTpOCTtÛTai TOI» EÉpÇou TOV Aet0Vt'0*aV X.<XT£ttT£l- 

vav (tuèrent). — Oi Tupo&OTai tt)v y)ttocv tyjç (rrpoc- 
Tia; ÉêouXovTO (voulaient). — Tvî; GcoT7)pia; twv 
tto>.itc5v xal ttîç x°^P aç : r\\>*£kri<5v.ç (tu ne t'es pas 
soucié), eô Tupo^OTOC. — 'AvacÇayopaç £Ùy£V£t,'a &ia<pé- 
pwv (remarquable, qui se distingue) r;v xod ^eya^o- 
(ppoauvY). — Tojv t£^vitwv oi te^vÏtoci xoitoci £igiv. — 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



8. 'H TtOV Y)0*QVtOV £7uQup'a TCO^XàjUÇ £(7Tlv <X0\>UCOV 

a'iTia. — 'ETutj/iXeiav cpepsxa tï) t£ àp^r) xat ty) t^uty) 
tt)ç 7uaio*aaç. — Trjç tyvyriç "h M»£V àpsTY} ptofno , tj Se 

à<7£b£ta àcGfi'vaà ÉaTiv. — N6p.i^£ ttiv euciêetav o*txouo- 

CUVY1Ç ào£X(p7jV. 'H LlZlGTYiysri TOJV ^U^COV TpOCpY) £CTUV. 

— 'EvtoT£ oîr^ 7) àvoia , àXk ' y) aocpta £<7tiv ama auo- 
7vr,<; (ou criy/jç). — 'H So^oc cjctà ttiç àp£TY)<; £<jtiv. — 

'H £GTC£pa T£^£UTY) T/fë Y^fXÉpOCÇ £<jTIV. 'H àvàyXY) 

Ê^eupiaxEi poyavàç ■ tocïç §£ [/.Yiyavcdç cpepsTat yj vtXY) • 7) 

<*>£ Vix.fl TY]V TWV (A<X)(ÔV T£^£UTY}V (p£p£t )Cal T7]V TYJÇ £tpY)- 

vyi; àp^Yiv. — TvwOi tt)v ttîç at-yriç toCpéXaav * ï) ctyyj 
à<7<pàXeiav <p£p£i. 



§ 14-15. — Noms masculins en aç et en y|ç, et emploi 

des cas. 

Notes. — * Kprofc (de xpi'vw) veut dire juge en général, 
par exemple, juge d'un concours ou de toute autre ques- 
tion soumise à un examen ; oua^ç, au contraire, désigne 
un juge qui rend la justice , le juge d'un procès. — 2 Son, 
sa, ses, se rend souvent par le simple article, et c'est ce 
qu'il faudra faire tant qu'on n'aura pas étudié le chapitre 
des pronoms. 



-9. Les soldats de Xercès tuèrent Léonidas. — 
Les traîtres voulaient la défaite de. l'armée. — 
Tu ne t'es pas soucié, traître, du salut des ci- 
toyens et du pays. — Anaxagore se distinguait 
par sa noblesse et sa grandeur d'âme. — Les 
artisans sont les juges i des artisans. — Les bri- 



ÎO PREMIERS EXERCICES GRECS 

Ol >.7î<7Tai ttjv ^wpocv IrçopÔouv (ravageaient) tocîç etcl- 
$po[/.otiç. — Toïç vauTaiç aplcjcet tj tyiç 6aXaTT7)ç Yjcuyia. 

10. Les Spartiates étaient amoureux de gloire 
et d'honneur. — Il est d'un maître de faire du 
bien (EÙspysTav, ace.) à ses (= aux) domestiques; 
[il est] d'un domestique de servir (Qeparaueiv, ace.) 
son (= le) maître. — Les soldats combattent 
((/.ofyovTai) pour (Tuepi, #en.) le salut des citoyens, 
les athlètes pour l'amusement des spectateurs. 

— Je hais (|/.tcû) les insolents. — Les poètes ont 
célébré (ûp^xaci) l'amitié d'Oreste et de Pylade, 
qui-étaient-de-même-âge. — Au juge convient 
(TrpoGYizU) [la] justice, au valet [le] zèle, au sup- 
pliant [Y] humilité. — Les auditeurs ne sont pas 
toujours des disciples. 

11. Les matelots ont besoin (àlovrat, g en.) de 
rameurs et d'un pilote. — Disciple, fuis (çsuye) la 
compagnie des menteurs. — Les domestiques 
portent-envie (cpôovooct) aux maîtres, les rameurs 
aux^pilotes , les simples citoyens aux princes. — 
Les poètes sont les serviteurs des Muses. — 
Après (|A£Tà, ace.) la victoire, le butin est pour 
les soldats une cause de plaisir. — Thucydide et 
le poète Euripide étaient disciples d'Anaxagore. 

— Regarde (v6p'(s) les législateurs [comme] des 
bienfaiteurs. — Écoute (àxoue) les conseils des 
vieillards. — Les vieillards aiment (ycapouci, dat.) 
la compagnie des jeunes gens. — Thucydide, je 
suis ton (<y6ç) disciple. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 11 

gands ravageaient le pays par leurs incursions. 

— Le calme de la mer plaît aux matelots. 

10. Oi SnrapTiaxai 7)crav epaarTat SoÇyjç ncd tuayiç. 

— "Egti 06(T7u6to'j to'jç olxItocç evepyereïv, olîutou o*s 

TOV fteOTUOT'/jV 6£pa7U£U£tV 2 . Ol [7.£V <7Tp(XTlCoTai 7U6pî 

T7)Ç TCOV TCO^ITCOV GCOTYlplOCÇ |/.â^OVT0Ct , OL 0° àOToQTai 7T£pl 

TY)Ç TCOV 0£<XTCOV 8iaTpt€*7)Ç. - — MlGCO TOUÇ ûëpiGTOCÇ. 

Ol 7TOlY)Tai TY)V <pi\l%V U{JÎ.VY)iCa(Jt 'OpSGTOU JtOtl IIlAàSou, 

YJÀl/tUOTÔV. Tô p.£V (HKOCGTT) 1i;pO(7Y)X£l oY/»0ClOCUV7) , 

TCO ($£ î>TCY)p5TY) GTCO'JOT) , TCO Sa l/t£TY) Ta.7t£LV0<pp0GUV7). 

Ol àxpoaTai oùx, elclv àel [/.aQviTai. 

11. Ol vaoTai ^ovxai £p£Tcov y.ai xuêgpvYiTOu. — 

*Q !/.aÔ7)Tà, (p£Oy£ TY]V TCOV <{/£UGTCOV oLuTa'av. — Ol 

OLX£Tai TOÏÇ 8cG~OTai; (pôovOUGLV , OL 0*' Èp£TaL TOÏÇ JCUOEp- 

VTJTaiÇ, Ol IV L^LÛTai T'HÇ Sl)VlXGTaiÇ . Ol 7T0l7)Tai 

ÔTUYjplTai TCOV MoUGCOV 6LGIV. MzTOC T7]V VLX.Y)V 7} >.eia 

toiç GTpaTitoTaiç egtlv r^ovriç aiTioc. — Oou/Cu^lSy); 
x,ai Eùpt7ui^v)ç 6 7rotY)T7)ç ^aOï]Toci Tjaav to'j» 'Ava^ayopou. 

— Toù; vojAoôéraç e'jepyÉTaç v6j/.tCe. — "Axoue tocç tcov 

7Tp£aêuTCOV GUJJlêoUÀàç. Ol TZptG&ÏÏTOLl ^aipOUGl "~~ TCOV 

vsavicov 6(xi)aa. — 'O ©o'jxuSîSyj , goç |/.aôv)TYiç elfM. 

Remarque. — Nous disons en français : le poète Euri- 
pide, l'historien Thucydide, l'orateur Démosthène, le 
roi Philippe; mais on dit en grec : Euripide le poète, 
Thucydide l 'historien j Démosthène l'orateur, Philipjie 
le roi (§ 149). 



12 PREMIERS EXERCICES GRECS 

DEUXIÈME DÉCLINAISON 
S 16. — Noms masculins ou féminins en oç. 

REMARQUE. — Le vocatif de &eôç est semblable au nomi- 
natif. 

6 ®eôç, Dieu 6 SouAoç, l'esclave 

o oiSàococÀoç , le maître (doctor) o'I-ktzoç, le cheval 
ô xf U(J oç, l' or *i vocoç, la maladie 

ô ôfj^oç, le peuple tj vtjsoç, l'île 

6 U7CV0Ç , le sommeil 6 vouo; , la loi 

ôàBsXcpoç, le frère o ©oêo;, la crainte 

12. 'O [/iv Xoyoç àpyupoç, y) ^è tuotto ^P 1 " 7 ^ &Tiv* 

— 'O vojaoç BiSàaxoçXoç ecrn tojv TroTaTwv. — Asyo'j- 
aiv (disent) ol 7uoi*/)Tai tov utuvqv àô*eXcpov eïvat toO Oa- 

VOCTOU. 'O 17TTC0Ç Jtal 6 OVOÇ (ÏqGàOI £1(71 TOO àvôpWTTOU. 

— Aî itloLi tw àvs^w xivoOvTai (sont agitées). — 
Au7uat àvôpcoTCotç TiV-Touai (engendrent) vosouç. — 
MtaOoç tyjç à|/.apTtaç ô GàvaTOç, — E'JXXaç IvItç^çev 
(remplit) 'AQvjvaç (povou. — 'O cpoêoç tou ©eoo tyîç 

^lX.aiO(7UVY)Ç àûVT) K-txl TsXeUTY) 6GTIV. 

13. [La] paix engendre (téxtei) [la] richesse. 

— Numa fit-passer (p.sTÉêaXev) les Romains de 
(ex, #en.) [la] guerre et du carnage à (sic, ace.) [la] 
paix et aux lois. — Philippe, tu es homme. — 
Dieu est le maître du monde. — Les Egyptiens 
croyaient (ev6p-/(ov) [que] le soleil et la lune étaient 
des dieux. — Ne recherche pas (p) Stoxe) l'or et 
l'argent, mais l'amitié des hommes et de Dieu. 

— La mer est un chemin qui -conduit (àyoucra) 
vers les îles. — Les vignes aiment (^aipouci, dut.) 
le soleil. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 13 



DEUXIÈME DÉCLINAISON 

,§ 16. — Noms masculins ou féminins en oç. 

iNOtes. — * A£<j7roT7iç, StSà<ixaXoç et xupioç signifient tous 
trois maître; mais 8e<î7rcîT7|ç est le maître qui possède, 
henis; xuptoç, le maître qui domine, dominus; Siâàaxa- 
Xoç, le maître qui enseigne, doctor. — 2 Dans les pro- 
verbes et les sentences de ce genre on supprime volontiers 
l'article; de même souvent après les prépositions. — 3 De 
la guerre, à la paix ne peuvent évidemment se rendre 
ici par un simple génitif ou datif. — 4 En grec, toutes 
les phrases s'enchaînent par des particules, le plus sou- 
vent par Se, or, et, d'autre part. 

12. La parole est de l'argent, le silence est de 
l'or. — La loi est le maître des citoyens '. — Les 
poètes disent que le sommeil est le frère de la 
mort. — Le cheval et l'âne sont les esclaves de 
l'homme. — Les forêts sont agitées par le vent. 
Les chagrins engendrent des maladies pour les 
hommes. — La mort est le salaire du péché. — 
Sylla remplit Athènes de carnage. — La crainte 
de Dieu est le commencement et la fin de la 
justice. 

13. TiVrei etpvivTj tcXoGtov 2 . — Nov[/.aç 'PwjAaiouç 
iv. tco^siaou &ai ©ovou [J..£Téêa)^v sic sipYjvyiv /.al v6f/.ouç s . 
— QCknzTZt, àvOptoTCo; si. — *0 @£oç etti oVtxottk 

TOO *6<7[AOU. Ol Aly'JTCTIOt SVQ£«ÇoV TOV V)\lQV JCOtl 

tt,v GsV/)vr,v sîvai Qeo'jç. — M?) oioxe ypucrov xai ap- 
yjpov, aX>.à tyiv yikioLv tojv àvOpcoTTojv xcù toO Osou. — - 
'II Ôà^aTTa ôo*6ç égfiv stç tocç vtqgouç ayouaa. — At 
-a^LTrsXox Tio v^uo ^oupouat. 



|4 PREMIERS EXERCICES GRECS 



14. Les chevaux craignent (<poêouvTai) les loups; 
les loups effrayent (<poêo0<7t) les chevaux. — Les 
hommes sont des frères; aux frères convient (opé- 
rai) la concorde ; de la concorde naît (yiyveTai) 
le bonheur de la vie. — Les livres sont une ri- 
chesse, et les médecins des maladies de l'âme. 
— Le peuple des Athéniens haïssait (éfAiaei) les 
tyrans; les tyrans craignent le peuple. — Dans 
la guerre, les champs sont ravagés (TÉ^vovTai); 
la guerre ravage (tI{avêi) les champs et les vignes 
et fait-périr (qXKugi) les hommes. 



'S 16. — Noms neutres en cv. 



Étudier l'indicatif futur de stpl, je suis (§ 65). 

RÈGLE. — Un sujet au pluriel neutre veut le verbe au sin- 
gulier. 

<pàpf/.axov , remède, poison texvov, enfant 

Çcoov, animal onrAov, arme 

Ssvâpov , arbre £ùàov , bois 

epyov, œuvre , travail weSiov, plaine 



15. '0 £povoç eérrlv opyrjç opxp{/.axov. — "0 ^oyo; 
ttî; ^u^ç ei&coXov Igtiv, — '0 @eô; (Jîov etW/cev (a 
donné) àv6pd>7roi; xat Çcootç. — 'A^éÇav&poç Aapeiov 
IvtJtTice (vainquit) x.al tq tcov Ilepacov GTpaTÔ-eSov elXs 
(prit). — Tcov àypcov y.0Li tcov àevcïpcov ot xapTuot [Aia- 
6oç tcov 7rovcov toïç yecopyotç etciv. — Toc tyjç TWCiôetscç 
po&oc ovx. Iotiv aveu àxavGcov. — Tô toû> Eùayopou 
eyxcoLuov epyov eoTtv 'Iaox-py.TOuç (d'Isocrate). 



PREMIERS EXERCICES GRECS 45 

14. Ot Ï7C7rot to'jç 'kdy.ODç rpoéoovTat, ot Xokoi to'jç 
ÏTwTîouç cpoêoucrtv. — Ot avOpoyrcot à(k},<pot £t<7t, TOtç 
S' ào*£^<pot; 7rp£7T£i 7) Ô[a6voi<x, Êx, Se tyîç 6[/.ovoiaç r\ too 
Piou Eu$ai[/.ovia yt'yv£T<xt 4 . — Ai pt'ê^ot x^outo; eiai, 

îtoà TÛV TY)Ç ^U/? 1 )? V0(7O)V t<XTpOt. 'O TCOV 'AGïlVOCttoV 

Sy)|/.o; to'jç Tupâvvouç lufoet ■ ot Se Tupavvot cpoêouvTat 

TOV <$Y)f/.OV. 'Ev TW 7U0^£fA(i> , Ot àypOt T6(AV0VTai * 6 

tc6Xs[/.oç T£|Avei piv tooç àypoùç îcai tocç à{/.7ué"Xou; ? oX- 
Xudt Se touç âv9pco7uouç. 



§ 16. — Noms neutres en ov. 

Note. — Il faut distinguer les trois mots ^Xotov, àvSpà- 
7roôov et Çwov de leurs synonymes. 1° izloiov, bateau, vais- 
seau de transport, s'oppose à vauç, navire de guerre; 
2° àvSpa7ro8ov , captif de guerre , esclave sur la tête duquel 
son vainqueur posait le pied (tov 7ro8a) s'oppose à olxs- 
ty)ç, esclave du logis, domestique, et à SouXoç, esclave 
en général, qui n'est pas indépendant. Ainsi les Grecs 
appelaient les Perses SoïïXot, parce qu'ils obéissaient au 
grand roi; 3° Çûov, animal, être vivant, mais Ô7)piov, 
fera, bête sauvage. 

15. Le temps est le remède de la colère. — 
La parole est l'image de l'âme. — Dieu a donné 
la. vie aux hommes et aux animaux. — Alexandre 
vainquit Darius et prit le camp des Perses. — 
Les fruits des champs et des arbres sont pour 
les laboureurs le salaire de leurs peines. — Les 
roses du savoir ne sont pas sans épines. — L'éloge 
d'Evagoras est l'œuvre d'Isocrate. 



16 PREMIERS EXERCICES GRECS 

16. Hérodote dit (<pv)<7i) [que] l'Egypte est un 
présent du Nil. — [Que] les œuvres correspondent 
((7U(A<pwv£nrto) aux paroles. — Les enfants sont l'or- 
nement de la maison. — Laissez (àçiere) les armes ? 
instruments de guerre ; creusez (ôpuT-c-exs) les 
mines, observez (oxowrtt*) les astres, faites paître 
(vIjAm) les brebis, œuvres de paix. — Les arbres 
donnent (àvaç^et) du bois, des feuilles et des fruits. 

— Les animaux sont les serviteurs de l'homme, 
l'homme est le serviteur et l'œuvre de Dieu. — 
La plaine est ornée (xo^etTai) d'arbres. 

17. Esclave, tu seras le prix de la victoire. — 
Jeune garçon, prépare (TuapaffxeuaÇe) un remède 
pour l'enfant, et le souper pour les esclaves. — 
Le sceptre est le signe de la royauté. — Les sol- 
dats aiment (yjxtpouTi, dat.) les armes, les jeunes 
filles [aiment] les roses, les enfants [aiment] les 
fruits, les tyrans [aiment] les louanges. — Jeune 
fille, que se voie (ocpOviTw) sur ton visage la 
piété de ton âme. — Les bateaux sont les ponts 
de la mer; les voiles des bateaux sont des ailes. 

— Les esclaves travaillent (spyâÇerou) dans les 
mines. — Le ciel, maison de Dieu, s'étend (exT6<- 
vstou) sans mesure au-dessus (6xép, gén.) des 
plaines et de la mer. — L'arc était l'arme des 
Perses, le javelot [était celle] des Athéniens. — 
Dans un bateau il y a des mâts, des voiles, des 
rames et des ancres; dans un camp il y a des 
tentes, des armes et des vivres; dans une mai- 
son il y a des tables, des lits et des sièges; dans 
les champs il y a des plantes et des arbres. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 17 



1G. 'IIpoôOTOç <pyjct tt]v Al'yu^TOv Stopov elvai tou 
NetXou. — Ta i'pya tolç ^oyotç au^cpcovaToj. — Tà 
T£xva y.ocrao; £STt ty); olvJ.y.z. — 'A<pi£T£ xk OTC'Xa , op- 
yava roXI[/.ou ■ Ta [xéra'XXa Se ôpuTTETE , gxotoïts Ta 
aarpa, Ta 7up6£xTa viflEte, elpYJW)ç I'pya.. — Ta SévSpa 
àva<puÊi çuXov xal <pu7\Aa /.al jcapTCOuç. — Ta £coa £<7Ttv 

àvOpcoTîOU U1T7)p£Tai, 6 S' àvQp(O7U0Ç- Ù7tYîp£TY)Ç EffTl Xal 

epyov toO 0eou. — To tceBiov SévSpoiç xociAeirai. 

17. AvSpxxoSov, lîni T r oç vfri7)ç àÛlov. — Mapaxaov, 
TrapaG/C£'jaÇ£ tco t£xvco <pap[/axov , tolç S' àvSpaTCoSotç 
oeïTuvov. — Ta GK7)7TTpov paaiAaaç gyijaeîov eartv. — 
Oi aTparuoTai toTç ott^oiç ^aipou^iv, ai Sa ^apÔsvot 
poSotç . Ta Se T£x.va xapTtoïç , ot Se xupavvot toîç £yxto- 
[Aiotç. — °Q xapOeve , Ô(d6y]tco £v tô 7tpoçd>7t(i) ■/) ttîç 
yu^YÎç Éucrsêeia, — Ta TTTAoïà £gti ÔaXaTTY); yé<pûpât ■ 
Ta to)V 7t"Xolcov IgtIol 7TT£pa èVriv. — Ta àvSpaîraSa Iv 
toiç [j.îtzXKoiç IpyàÇsTat* — '0 oûpayoç, otxoç 0£ou , 
IxTeiVETai aveu [/irpou urrep tûv tcsSiwv xal tyïç ôaXdCTTïjç. 

To TOÇOV OîvXoV TjV TWV IIspcÛV, TO Sa TCa)vTOV TCOV 

'AG'/)vattov. — Ev 7t"Xoi(i) elcrLv ittoi xai LaTia xai 
x,Ô7rat, xai, àyx'jpar £v Sa <7TpaT07réSw siai <7xr,vat xat 

ÔTrXa xal crma* iv Sa olxia elat TpàraÇai xai x/avat xat 
ebpai' £V àypotç Se £<tti «purà xal SévSpa. 

Remarque. — En français, on aime les phrases com- 
posées de plusieurs propositions simplement juxtaposées; 
en grec, cela est rare : le plus souvent, au lieu de juxta- 
poser les propositions, on les coordonne au moyen de os. 



18 PREMIERS EXERCICES GRECS 

RÉCAPITULATION 

SUR LES DEUX PREMIÈRES DÉCLINAISONS 

b xt'vSuvoç , le danger b oùpav^; , le ciel 

b 7roX£(xtoç, l'ennemi 6 aiô-ripoç, le fer 

b aTpaTTjyoç , le général b ycùxôq , l'airain 

b 7roTaf/.<$;, le fleuve b vexpo; , le cadavre 

18. Tw à^s'Xcpcb ^l£(7T7)T7)v (se brouillèrent) tue pi 

(au sujet de) Tr\c, x}/r)povo(/iaç. — *Hv èv tyj v/jgw 
'Açpo^tTT); lepov. — Tûv CTToaTioycov xoùç f/iv cpuyri , 
toÙç Se xai SavdcTw 6 &y)[aoç é£y)|/.{a><jev (punit). — 'Axa- 
yopeuet (interdit) IIi>6ay6paç toïç [AaôvjTaïç tov»ç xuà- 
[aouç. — "Ia> (A6v (marchons) pto[/.Y) xai 6u[/.$ iid 
(contre) tou; xo'Xepiou;. XÉNOPHON. — ripaTTOv-at, 
(se commettent) oï cpovot oï |/.èv ôpyri xai 6up,<o, oï Se 
7rovr/pt« xai em£o'.Ayj. 



T • 



19. StSyjpoç xai ^aAxoç tcoà&(/.o>v 2<ft1v opyava. PlA- 
TON. — "ApTOç xai xapxol toù S«7cvou o^a eaovTai. — 

'0 {Î7UV0Ç TWV {/,6V 7T0V(OV 7Tap0C[/.uôlOV , T(OV Se XtvSuVOJV 

"kvfi'fi eVriv. — 'H twv pap^àpwv crpaTtà év <7x6t(o yjv 
xai év Oopu&o • xavra^ou (partout) àyyeÀwv 8p6[/.oi, 
xai (ppoupôv cpwval xai GTpaTiwTato Spvjvot xai vexpûv 

Tacpot ' xai ev [jlv tw "Xocpw pOY) , êv Se tv.ïç tou <7ToaTO- 
raBou cxTQvatç (710J7TY). — '0 x^ootoç èÇousiav xapa- 
axeuàÇei (donne) ty) paôu^ia. ISOCRATE. 

20. La louange est le commencement de l'ami- 
tié, le blâme [celui] de l'inimitié. — La paix 
nourrit (xpecpei) bien (xo&ûç) le laboureur, même 
(xai) parmi des rochers; la guerre [le nourrit] 
mai (xaxwç), même dans une plaine. — Les 
peines font avancer (<pépouat) dans (eîç, ace.) le 



PREMIERS EXERCICES GRECS 19 

RÉCAPITULATION 

SUR LES DEUX PREMIÈRES DÉCLINAISONS 

Note. — Il sera bon de faire remarquer aux élèves que 
Xoyoç signifie également bien parole, langage ou dis- 
cours; ôS6ç , route, voie ou chemin; Swpov, don ou pré- 
sent. 

18. Les deux frères se brouillèrent au sujet de 
l'héritage. — Il y avait dans l'île un temple 
d'Aphrodite. — Des généraux le peuple punit les 
uns par l'exil , les autres même par la mort. — 
Pythagore interdit les fèves à ses disciples. — 
Marchons avec force et ardeur contre les enne- 
mis. — Les meurtres se commettent les uns 
par colère et emportement, les autres par mé- 
chanceté et par préméditation. 

19. Le fer et l'airain sont les instruments 
des guerres. — Du pain et des fruits seront les 
mets du repas. — Le sommeil est l'adoucisse- 
ment des peines et l'oubli des dangers. — L'ar- 
mée des barbares était dans l'obscurité et le 
trouble; c'étaient partout des courses de messa- 
gers, des cris de sentinelles, des gémissements 
de soldats (blessés), des ensevelissements de 
morts; c'était une clameur sur la colline: mais 
le silence (régnait) dans les tentes du camp. — 
La richesse donne libre carrière à la nonchalance. 

20. 'Ap^Y] piv <pt>.taç scnrlv ercaivoç, â^Opaç Se ^oyoç. 
— ElpYjvy) vstopyov xai £v rcÉTpaiç Tp£<pei xa^coç * Tzh\i- 
(j.oç Se xai év rceouo xoouoç. — FLovot cpepouaiv elç ty]V 



20 PREMIERS EXERCICES GRECS 



chemin de la vertu. — Les Romains appelaient 
(éxàXouv) la Sicile [le] grenier de Rome. — L'in- 
struction est un ornement. — Les hommes doivent 
(6<p£i>.ou(7i) à Dieu honneur, amour et obéissance. 

21. L'emportement de l'âme nuit (pXxxTsi , 
ace.) à la raison. — Les armes des soldats sont 
de («c, g en.) fer et de bois. — Les vents agitent 
(îuvougi) les rameaux des arbres, les voiles des 
bateaux, les voiles des vierges, les roseaux du 
fleuve, les plumes des cygnes, les nuages du 
ciel, la chevelure de la tête. 



§ 32. — Adjectifs des deux premières déclinaisons. 

Etudier l'impératif du verbe eî^, je suis (g 65). 

RÈGLE. — L'adjectif épithète se place entre l'article et lo 
nom, si ce nom doit avoir l'article. 

xaôapoç, pur iriiTo'ç, fidèle 

Trovïjpoç, pervers, mauvais Xf^poti utile 

£7ut7]8sioç , convenable, commode rucpAoç, aveugle 

Tôtoç, particulier, personnel {/.ôvoç, seul 

mxpôç, amer opOo'ç, droit 

xotvo;, commun [/.estoc , plein 

22. 'AyaQov o*£vo*pov àyaQoù; (pspei (produit) îcap- 

"ÎTOÙÇ, 7TOV7)pOV Se ÎTOVYipOUÇ. IIlGTQÇ ETOCipOÇ TGJ ETOU'pCj) 

xoivwvoç £gti tcov àyaQûv xai tojv xax&v. — Aeivvi jeai 
aldypà Sou>.£ta Sou*X£»J£tv (être l'esclave de) toiç yjoo- 
vaïç. — Kay.ol vou.01 xaxo'jç tuoàitocç ttoioOsiv. — 

Tu£TTGÇ (pU£t (produit) V0[7.à<; {/.EÀlTTOCt; E7TtTY)0£taÇ. 

— Tw oY/.ai'w rcapà (de la part de) 8s<Sv aO).-/ t£ surf 
{AtcrO^l xal o*ôpa yiyv£Tat (viennent). Platon. — 
Kopo; oux èVu twv JtaAtov. — Koivà Ta twv ^iàwv. — 



PREMIERS EXERCICES GRECS 21 

Tviç apex?]; oo*ov. — Tyjv SixtXfav t&{msïûv tyiç 'Pw^yiç 
r/.^Xouv oi c Pco{/.aTot. — H 7caioeia x6g|/.oç êcm'v. — 
Tw 0£Ô oi avQpa>7?oi ti[/.y)v xai cpOaav xai weiOap^iav 
oceCXouaiv. 

Ta twv GTpaTtoiTcov 6'nr'Xa sx GtSyjpou xai £u^ou èVriv. 
— Oi av£[/.oi xivougi toÙç twv $£V(^po)V xXà&ouç xai Ta 

TWV TC^OIWV îffTl'a X«i TO'jÇ TCOV 7UapO£V(OV 7U£7U>.OUÇ xai 

toÙ; too 7COTa{/.ou xaXà[/.ouç xai toc twv xuxvcov 7UT£pà 
xai tocç toO oupavou v£<p£"Xaç xai tyjv ttiç xeçaVoç x6|i.Y)V. 



S 32. — Adjectifs des deux premières déclinaisons. 

Notes. — * Ts se met après un premier terme pour 
annoncer le second, et son emploi se borne là en général. 
— 2 Au lieu de la construction habituelle twv osivîov iton)- 
twv, on dit quelquefois , en répétant l'article, twv ttoiyjtcov 
twv Seivwv ; mais twv 7tocyjtwv Bsivwv ferait ici un non-sens. 

22. Un bon arbre produit de bons fruits, un 
mauvais en produit de mauvais. — Un camarade 
fidèle partage avec son camarade les biens et les 
maux. — C'est un terrible et honteux escla- 
vage que d'être l'esclave des plaisirs. — Les 
mauvaises lois font les mauvais citoyens. — 
L'Hymetle produit des pâturages convenables aux 
abeilles. — De la part des dieux viennent à 
l'homme juste des prix, des récompenses et des 
dons 1 . — Il n'y a pas de dégoût (on ne se ras- 
sasie pas) des belles choses. — Ce qui appartient 
aux amis leur est commun (tout est commun 



22 PREMIERS EXERCICES GRECS 

<J>G6vo; 6<7Tt \(nrr\ ini (au sujet de) oX^oTpîoiç àya- 
ôotç. 

23. 'Ev tô xpoç (contre) toùç xaxouç tuo'XI^g) <7'J[a- 
[Aa^ov â'xo(A£v (nous avons) tov @eov. — 'H t'j^y) 
tu^Xy) Iffft. — BàvocTov xocl (orrçv , àoÇav >cai à^o.;iav , 
7rovov zat 7)($ovv)v, tc^oOtov x,où 7U£vtav éÇ fcou (à/ titre 
égal) ^ay^àvoufftv (reçoivent en partage) oï re.àya- 
ôoi xai ot xaxoi. — IlavoupyoO Xoyouç xat s^ôpou Bûpa 
cpoêou (crains). — Toc ûeouvocTa toï; àvôpu>7?oiç Suvocxà 
6<7Tt tô @£û. — *Q têîcvov, àyaôov l'aôi >cat àiV.aiov. 

24. L'ivresse est une courte folie. — Seule la 
pauvreté éveille (eyetpsi) les arts. — Une parole 
droite et juste est l'image d'une âme bonne et 
fidèle. — Dieu aime (t&toci, dat.) les actions 
justes. — Regarde-comme (vo|u£s) personnels les 
malheurs de tes amis. — L'Europe produit (Ixçé- 
pet) les fruits nécessaires à la vie ; elle renferme 
(i'XÊi) des mines utiles de fer, d'or et d'argent. 
— Une mauvaise fin naît (yi'yvsxai) d' (àxo, g en.) 
un mauvais commencement. — Je ne regarde 
pas (où vop£w) la pauvreté [comme] une courte 
maladie. 

25. Les villages étaient pleins de froment et 
de vin. - — Aie (â'/e) une âme pure. — L'amitié 
des hommes justes est stable. — 11 est d'une 
âme virile de supporter (çepetv) en silence (dat.) 
une fortune amère. — Les athlètes combattaient 
(ïjyom'ÇovTo) nus. — Le Parnasse était le séjour 
des Muses et des poètes habiles. — Les belles 
œuvres se-font (7coieiTai) avec, de bons instru- 
ments. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 23 

entre amis). — L'envie est une affliction au sujet 
des avantages cT autrui. 

23. Dans la guerre contre les méchants nous 
avons Dieu pour allié. — La fortune est aveugle. 

— Les bons et les méchants reçoivent à titre 
égal en partage la mort et la vie , la gloire et 
l'obscurité, la peine et le plaisir, la richesse et 
la pauvreté. — Grains les discours d'un fourbe 
et les dons d'un ennemi. — Les choses impos- 
sibles aux hommes sont possibles à Dieu. — 
Enfant, sois bon et juste. 

24. 'H (/iQï) [/.ixpà [/.ocvia e<jti. — *H izevict jjiovy) tocç 
Tr/vaç eyet'pei. — Aoyoç ôpOôç xal (H'xato; ^'/r t ç àya- 

6ïî; /.al TCIGTY)Ç ÊlSoAoV SGTtV. '0 @£0Ç TOÏÇ OlXaiQlÇ 

Ipyotç TîSeTai. — 'iSiaç v6|/.i£e twv <pft.<*>v tocç au^cpo- 
pàç. — 'H Eùp(o7ïY) éxcpspei to'jç tû (3uo àvayxatouç 
x.ao7uou; • ïjii Vt y priai {/.oc f/iTaHa aiSripou xai ypuaou 
xai àpyupou. — TeXeutt] xaxv) yiyveTai ccTcr' àpy/iç xaxrlç. 

— Où vo[m£<o Tï)v raviav {/.ixpàv voaov. 

25. Aî xâ>|/.ai (/.saTai viaav alrou xai oïvou. — Ey£ 
xaOaoàv <J/y£/)v. — 'H twv Sixaiwv àvOpoS^wv cpOua 
(kêoci'a SdTtv. — Avàpaaç saTi <\>vyv}ç aiyr) 7uixpxv tu- 
yy)V cp£p£iv. — Ol à6^Y]Tai yu[/.voi 7)ya>vi£ovTO. — 
riapvaaao; <$iaTpiêï) yjv twv MouaaW xai tcov 7coi7)Tâv 
tcov àavcov 2 . — Ta xaXà â'pya (ou Ta â'pya Ta xa^à) 
itaXotç opyàvoiç rcoieïTai. 



24 PREMIERS EXERCICES GRECS 

TROISIÈME DÉCLINAISON 

§ 19. — Noms a nominatif sans ç. 

Étudier l'indicatif présent actif du verbe Àùto (§ 66). 

6 pVJTwp, opoç, l'orateur 6 yenrwv, ovoç, le voisin 

b Yfsafov, ovoq, le guide, le chef 6 j^tr/ov , wvoç, la tunique 

xo Trpaytj.a, l'affaire, l'action Topvjua, le mot 

to 7rup , 7tupoç , le feu xo at;./,a , le sang 

26. Ol kockoi vo[/.Y) edovTat toO Tuupoç toO atwviou. — 
Ot u/èv àlaÇoveç p*/)|/.X(jiv , ol oè àyxôol <rrpxTicôTXi 7upày- 
w.a<7tSia<pepouai. — To EùxyyOaov tov jwcvova l'y si (ren- 
ferme) T7)ç te aXY)0&£aç jeai tt,ç oixaioauvYiç. — Tcô 
lSicj> xÏ|/.xtl I^Yi'Xenj/ev (a effacé) 6 Scott) p ià twv xv- 
0p(o7û(ov à|xapTTi[7.aTX. — 'Ev 'AÔTjvatç oi pTjTopeç T)ye- 
p.ove; toO &fj|Aou yjgxv. — 'Atto^ots (rendez) tx Kxi- 
dxpoç Kat'capt, kolï tx toû ©sou tû 0£cô. 

27. Les lois sont pour les hommes les guides 
de la vie. — Les possessions des hommes sont 
éphémères. — Rendons (vé^w^sv) honneur aux 
tombeaux. — Un voleur reconnaît un voleur et 
un loup [reconnaît] un loup. — Que les guides 
du peuple aient de la prudence (esto prudentia). 

— A (sv) Marathon, Milliade était chef des Grecs. 

— Berger, aime (<pftei) les moutons; moutons, 
suivez (É'-iTÊGOe, dat.) les bergers. — Le corps fait- 
la-guerre (izolz^zï) à l'âme, et l'âme au corps. 

28. Philosophe, ôte (â7u6Suôt) ta tunique. — 
Nous étions sans tuniques et [sans] chaussures. 

— Des voisins ne sont pas toujours des amis. — 
Les portiques sont soutenus (xvé^ovtxi) par des co- 
lonnes; les colonnes soutiennent (àvc^ouT-.) les por- 
tiques. — II y avait dans l'Olympe des Grecs des 
dieux, des génies bons ou mauvais et des héros. 



PREMIERS EXKRCICES GRECS 2" 



TROISIÈME DÉCLINAISON 

§ 19. — Noms à, nominatif sans ç. 

Notes. — Acu'uuov signifie non seulement divinité, mais 
génie intermédiaire entre les dieux et les hommes, sort, 
chance bonne ou mauvaise. — * Littéralement : les choses 
de César. Il n'y a aucun substantif à sous -entendre avec 
toc. — a II ne suffit pas de mettre xa\ devant le dernier 
terme, il faut le placer aussi devant le second. 

26. Les méchants seront la pâture du feu 
éternel. — Les fanfarons se distinguent par des 
paroles, et les braves soldats par des actions. — ■ 
L'Évangile renferme la règle de la vérité et de 
la justice. — Le Sauveur a effacé par son propre 
sang les péchés des hommes. — A Athènes les 
orateurs étaient les guides du peuple. — Rendez 
à César ce qui est à César 1 , et à Dieu ce qui est 
à Dieu. 

27. Ot VO|XOl TQIÇ àvôptoTUOlÇ TiYf[/.QV££ TOU pi'ou eiaiv. 

Ta X.TY)UjfcT<5C TÛV àvOpCoTÏCOV £<p7){/.Spa IffTtV. Tl(A7)V 

V£[AOJ|X£V TOÏ; |/.Vïjf/.aÇtV, ^Wp £7T7iytyvcS<7X.£l Cptopa X&l 

'k'r/.OÇ )aj/£OV. "EcT(0 E'jbOu)uOC TÛLÇ ^VELtOat TOÛ (>7)[XQ'J. 

- 'Ev MapaOcovi tjv 6 MiXriàoV); tûv 'EW/ivcov 7)yeu.c6v. 

'û 7COl(/.7)V, (pl'Xet TOC TTTpûêxTOC ' U) 7ïp6êcCT0C , £7C£<tQs 

TOl': 7îOtU.£(JtV. Ta GCO|J!.a TY) ^uyy) TCOX^L, Y) ($£ iJw^Y) 

TÛ (J(0^7.Tt. 

28. *Q (pfÀOWO£, à7u6^u0i TOV yi?$voc. *Hi/.2V 

àvc'j y^T(uv(ov y» aï u7UQ0Yjp,$CTWV, — Feitoveç qÙh àcriv àei 
v./oi. — At GToai x(o<7tv àvlyovTar ol ^£ xioveç tocç 
GToàç àv££Quatv. — 'Hcrav iv tw tîov EX'Xy.vcov 'O^uu/rca) 
O.-ol >tai Bûujjlqve; àyaOoi Y) xaxol , jçoù Yipto£ç 2 . 



26 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 20-22. — Noms à nominatif sigmatiçpie. 

y.6\ol\, axoç (6), flatteur ô'vu£, uyos (ô)i ongle, griffe 

àXa>7CY)£ , exoç (tj), renard 7iouç , 7ioSoç (6), pied 

vù£, vuxto'ç (yj), nuit eixwv, 6voç (tj), image 

xTjpu^, uxoç (6), héraut Sàxpu, uoç (to), larme 

29. Kevoù eTjulkç, cp£vooa£sT£ tocç tcov àvôpcoTOov 
<J;uyà<;. — '0 oîvoç tocç <pi'Xo(ppo<7uvaç waxsp e^atQv (p^oya 
èyeipet. XÉN. — Nuxtoç , Ta ypw^.aTa àçaviÇsTat (s'ef- 
facent). — '0 toîî yefrovoç àXexxpuœv out£ (ni) r,pipa<; 
O'jxe vuxtoç Gtwrra (se tait). — '0 Kupoç cuyxocXeï 
(convoque) tou; àp^ovxa; tou GTpaT£U{/.aToç. — Ot 
TraXaioi â'Xeyov (disaient) oti y) too à^sxTpuovoç cpwvY) 
tov TiovTa êx^oSeï (effraye). 

30. Le temps amène la vérité à (^poç, ace.) la 
lumière. — Donnons (Sû(aêv) aux vieillards des 
vêtements, aux soldats des armes, aux enfants 
des images, aux jeunes gens des espérances, aux 
orateurs des éloges, aux corbeaux des cadavres. 
— L'éléphant craint ((polirai) le serpent; les 
bêtes sauvages [craignent] l'éléphant. — Enfant, 
écoute (ôbcous) les paroles des vieillards. 

31. La divinité a accordé (evei(/.e) aux lions 
des ongles et des dents; les lions égratignent 
avec-les-ongles et mordent avec-les-dents. — 
Marie mouilla (â'ëpeÇs) de ses larmes les pieds 
du Sauveur. — Nous connaissons le lion à 
(Ix, gén.) ses griffes, le rossignol à son chant, 
le flatteur à ses paroles, le héraut à sa voix, le 
jour à sa lumière,. la nuit à son ombre, Dieu à 
ses œuvres. — Les veines conduisent le sang à 
travers le corps. — Les renards sont ennemis des 
coqs. - — Le renard trompa (y)7u<îctv)gs) le corbeau. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 27 



S 20-22. — Noms à nominatif sigmatique. 

Notes. — Xapiç, grâce, veut dire aussi faveur, ser- 
vice, et même reconnaissance. — l Tk Qy\pl<x 8è, ou toc Sa 
8-ripia plus souvent; il convient d'habituer les élèves à lier 
ainsi les phrases qui ont quelque rapport entre elles. 

29. Vaines espérances, vous séduisez les âmes 
des hommes. — Le vin éveille les sympathies 
comme l'huile éveille la flamme. — De nuit, les 
couleurs s'effacent. — Le coq du voisin ne se 
tait ni jour ni nuit. — Cyrus convoque les chefs 
de l'armée. — Les anciens disaient que la voix 
du coq effraye le lion. 

30. "Aya TTpoç to (pwç ty)v àXYjÔaav 6 ^povo;. — 
Aû|/.ev toïç ylpouçiv ecrÔYJTaç xoù toiç arparicoTatç oiz'kcc 
xaî toïç 7uatclv Elxovaç xai toiç véoiç (veaviatç) èXm'Saç 

XOCl TOÏÇ pY)T0p<7lV È7U0UVOUÇ XOÙ TOIÇ XOpaÇl VEXpOUÇ. 

'0 eXécpaç «poêarat tov o*paxovTa ■ toc Ovipia, àè* tov £>i- 
<pavTa. — 'Q rcai, ocxoue toOç Xoyouç tôv yEpovTwv. 

31. '0 oai[/.(ov £V£t[A6 tolç ^ioixTiv'ovuYjxç xal oo*6vTaç* 

01 0*£ XéOVTEÇ TOÏÇ OVO^l O*pU7ûT0U(7l , TOÏÇ S' ôSoOfft Sît- 

xvoucriv. — Mapi'a toiç Sàxpu?iv têpeÇs touç ttooV; tou 

ScOT'OpOç' 2 . I\yV(6<ÏX0[/.eV £$ ÔVU^WV TOV XÉOVTOC, È£ 

cp§Y)ç tt)v àvjBova , Ix ^.oywv tov xoXaxa , Ix (pcovri; tov 
xvjpuxa, ex (pcoTo; tyjv riuipocy, ex cxta; ty)v vuxtoc, ê£ 
è'pyojv tov 0£ov. — Al cp^éês; to a!|/.a Sta too cco[/.aTOç 
àyouciv. — Ai àXoj7T£X£ç toï; à^EXTpuoct ??o>i{jLiai eicrtv. 

'H àT^C^TûYjÇ TOV XOpaxa 7]7T3CT"y)<7£V. 

2 Aàxpuov fait au datif pluriel Saxpuotç ou Sàxpvffi, tiré de la 
forme poétique ôàxpv, Sàxpuoç. 



28 PREMIERS EXERCICES GRECS 



S 20-22. — Noms à nominatif sigmatique. 

adply capco'ç (yj), chair eocp, êapoç (xo), printemps 

tcévyjç, titoç (6), pauvre àycov, wvoç (6), latte 

7rXou(ycoç (ô) , riche ovo[xa (xo) , nom 

yéXwç, wxoç (6), rire arxofxa (xo), bouche 

32. Xàptç yapiv téxth xocl eptç epiv. — Oi piv 7ul- 
vy)T£; toi'; 7uevY)(yi poY)Qou<7iv (aident), 01 o*à 7rXou(>ioi 
tôw 7T£v-/ito)v à(7.£>o0(7iv (ne s'occupent pas). — Oî 
çuyàSeç ttîç waTptSoç è7u9uj/.oij<7iv (désirent), at dl 
^£^iSov£ç toO à'apoç, oi Bè cpûp£; rr\ç vuxtoç , oi o*s xo- 
pax££ T'flç tcov vExpûv ffaoKOç. — 'Q iroctàeç, Ta ÛTa 
7rap£^£T£ (prêtez) Taïç Ttov (70<pwv <7U|/.êoo>.aïç. 

33. La bouche des enfants dit la vérité. — fte 
te fie pas (p) mVc-a*) aux serpents ni (piSè) aux 
flatteurs. — Les fanfarons font (TcotoOct) d'une 
(èx, g en.) mouche un éléphant. — Le feu fournit 
lumière et chaleur. — Le général commande à 
la phalange; la phalange obéit (7U6tôeTat) au gé- 
néral. — Les philosophes appellent la tempé- 
rance [la] base de [la] vertu. — Le nom de la 
patrie est sacré aux bons citoyens. — Les hiron- 
delles sonf les messagères du printemps. — Le so- 
leil, la lune et les astres sont les flambeaux du ciel . 

34. Les Grecs ont célébré (lipyicav) dans des 
poèmes la bataille des Géants et des Dieux. — 
Les chèvres courent sur les rochers; les chemins 
difficiles plaisent aux chèvres. — Il est difficile 
de bien user (ypoaôai, dat.) des richesses. — 
L'athlète aime (-yioVrat, dat.) les luttes, l'orateur 
les affaires, le poète la lyre, le soldat la trom- 
pette. — Le rire fait-naître souvent querelle. — 
Les héros d'Homère ont la voix sonore et le rire 



PREMIERS EXERCICES GRECS 29 



§ 20-22. — Noms à nominatif sigmatique. 

Note. — ! Deux cas différents d'un même mot se pla- 
cent volontiers l'un près de l'autre. Le mot ept; est expli- 
qué et traduit dans la Remarque II du § 20. 

32. Une grâce fail naître une grâce et une 
querelle fait naître une querelle 1 . — Les pau- 
vres aident les pauvres , mais les riches ne s'oc- 
cupent pas des pauvres. — Les exilés désirent 
la patrie, les hirondelles le printemps, les vo- 
leurs la nuit, les corbeaux la chair des cadavres. 

— Enfants, prêtez les oreilles aux conseils des 
sages. 

33. To tcov 7rau>cov <7t6[aoc >iya ty)v à^riôstav. — 
M Y) 7UTT£0£ toI'ç o*pà/.ou™ (AYJOS toïç xo^a^tv. — Ol 

<XAa(6v£Ç 7TOtOlî(7lV l/. U.U10C; £*A£(paVTa. To 77Up 7rap- 

£V£t <pc5ç xal Q£p(X0TY]Ta. — 'O cTpar/iyoç â'p^et tyjç 
cpaAayyoç ' y) Bè <pà"Aay<; tû GTpaTYjyô TueiOsTai. — Ol 
<pt*X6cro(poi tt]v êyxpaTetav Aeyouffiv àp£T*oç >cp7)7i;ïo*a. — 
To tyjç TCarpiSoç ovo|/.a Upov s<>Tt tolç àyaôoïç rcoTuTcaç. 

— Ai ^e^iSoveç àyys^oi è'apoç (ou Yjpoç) eiptV. — '0 
r/Xtoç /.ai Y) gêV/jvy) jcat toc àaxpa }.afA7uào*£ç etcrl toO 
ôùpavou. 

34. Ol "Ea^VêÇ £V 7tt)tY)|/.a«7lV Uf/..VY)<jaV TY]V TÛV yt- 

yâvTcov x,ai Gctov p.à^Yjv. — Ai atyeç stuï. tôv 7U£Tptov 
TpÉ^ouTtv • al ^a^£7ïaà oo*ol ratç aiçiv àp£<j%ouow. — 

XaAETTOV £(7Tl £'J Yp^dGat TOÏÇ ^pY)pX(7lV-. "H^STat 6 

àOÀYjTYjÇ TOIÇ àywTtv , 6 p'/jTCOp tolç 7upày|/.a<7tv , OTCOIYJTY)!; 
ty) <pop(Aiyyt , 6 GTpaTtwTYiç Trj ad&7uiyyi. — 'O yé^coç 
-oXlà/.'.; tijctêi eptv. — Ol Yjpcosç tou 'Opz/ipou XatA7ïpàv 
ê^ougi tyjv ©wvyjv, aa^£GTOV o*e tov yélcoxa ■ ai ^àpiTe; 



30 PREMIERS EXERCICES GRECS 

inextinguible; les grâces manquent souvent aux 
héros. — Dieu a donné (è'Lw) [la] grâce à l'en- 
fant. — Le son de la voix reste dans les oreilles, 



§ 23. — Noms syncopés. 

Étudier l'impératif et l'infinitif présent de Xuw (§66). 

RÈGLE. — Avec l'impératif c'est la négation \)/r\ qu'on em- 
ploie , et non pas la négation où. 

7rvâ5(jt.a (to) , souffle , vent eXsuOepoç , libre 

vj/dyoç (ô), blâme xevoç, vide, vain 

àÀVjôsta (-/]), vérité yjxkt-KÔç , difficile 

35. XaX£7u6v £<7Ti >iy£iv kqoc, (à) yacrrépa raivcocav 
(qui a faim). — 'Icoàvvv); 6 paxTicrroç yjv warpoç Za- 
^apiou xai poTpoç 'E'Xt'ràê^. — HBovai îtaî yacrTpô; 
£7Ui6u|Aiat (^oyov (pépoucriv àvo*pi. — '0 xoivoç tojv àv- 

GpWTÏOJV XaTTip £(7TIV £V TOÏÇ OÙpaVOlÇ. KuëspVYJTOU 

piv £<jtiv àyaôou elç toc; tûv TCV£U{/.àT(ov [y.£TaêoXàç àp- 
(/.ogxgOoci (se régler), àv&poç o*è <io«poO elç Taç tï)ç tu^yjç. 

— 'H TuapGevoç Map l'a [roTvip la-ri too Storfipo;. 

36. Il est d'un homme libre de dire la vérité, 

— Ne soyons pas esclaves (pi &otA£uo>(/.£v, dat.) 
du ventre. — Les Lyciens recevaient (JXà^êavov), 
non-pas le nom de leurs pères, mais celui de 
leurs mères. — Père et mère, soyez des dieux 
pour vos enfants (tkcvov). — Acrisios fit jeter 
(l'ppu]^) sa fille Danaé dans la mer. — Regarde 
la patrie [comme] une mère commune. — Les 
enfants doivent de la reconnaissance à leurs 
pères et à leurs mères. — A la guerre les hom- 
mes luttent -contre (^àpvrai, dat.) les hommes. 

— Les vaines espérances sont filles de l'imagi- 
nation. — Ne sois pas un créancier dur pour un 
homme pauvre, pour des hommes pauvres. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 31 

TCO^àxiÇ iXkzi-KOUGl TOÏÇ ïipcoClV. '0 ©£0Ç £OG>}t£ TÔ 

7raio*t, X^P tv * — T^ T ^? *i ^X"^ ( ou ° ^X°0 ^ v T0 ^ 
(haï 7rapa|/.6V£t. Lucien. 



§ 23. — Noms syncopés. 

Note. — * Téxvov et Trou; veulent dire tous deux enfant; 
mais TÉxvov (de texeïv, enfanter) ne veut dire enfant que 
par rapport aux parents, comme liberi; tandis que tcoîïç 
veut dire de plus enfant par rapport à l'âge, comme 
puer. 

35. Ventre affamé n'a point d'oreilles. — Jean 
le baptiseur avait pour père Zacharie et pour 
mère Elisabeth. — Les voluptés et les convoi- 
tises du ventre sont pour un homme une source 
de blâme. — Le père commun des hommes est 
dans les cieux. — Il est d'un bon pilote de se 
régler sur les changements des vents, et d'un 
homme sage de se régler sur ceux de la fortune. 
— La vierge Marie est mère du Sauveur; 

36. 'EXeuOÉpov £<7tIv àv&po; àV/)Ô£iav "Àéyav. — Mï) 
o*o , A£uoj[v..£v ty) ya<jTpi. — 01 Auxiot sXoc[/.6avov où tq 

TWV TUaTÉpCDV OVO|/,a , CxXkOL TO IWV |/.Y)T£pa>V. — 'Q 

7ÛXT£0 xal |/.Y)T60, Ô£Ol £CT£ TOÏÇ TEXVOIÇ*. 'AîtplGlOÇ 

eppi^e ty)v ÔuyaTÉpa Aavr/jv eîç Od&aTTav. — Tyjv ttoc- 
Tpt'Sa v6|/.i^6 [A7)Tépa y.OlVY)V. — Xàptv 6<psftouiTiv ot 

rcaïosç toi'; 77aTpà<7i zat toc?ç [/.Y)Tpà<7ty. — 'Ev Tzo'kiy.cù 
avSpeç àvd*px<;i (xà^ovrai. — Ai xsyai éXtuSeç Guyax£p£ç 
(pavTOWi'aç elffiv. — M-/) l'cOt ^piQCTY)ç 7cixpô; àvSoî tce- 

V7)Tl , àv^pàdl 77£V7]Gl. 



32 PREMIERS EXERCICES GRECS 

RÉCAPITULATION 

SUR LES TROIS DÉCLINAISONS 

Étudier l'indicatif présent passif du verbe Àuw (§ 67). 
xocipoç, 6, occasion /p?j;j-a, to, chose, pL richesses 

ocpOotXfjLoç , 6 , œil Xtp/4 V ? £ V °Ç ? ° ? port 

ttto^os, 6, indigent Ô£p;j-oç, chaud 

cppovTiç , tâoç , 7] , souci £Tot;j,oç , prêt 

37. "Av6po.>7ir6; egti 7TV£U[y.a >cai c>uà jaovov. — Oî 
x.6"Xa>c£; toîç jtopaÇw iofaaçiv (ressemblent). — @£qç 
éveils (a donné) toïç XIougiv oc>jcy)v x.o.1 Ta^uTYjTa. — 
Ai 7:ovv)pal IXmoeç, ojç7rep oi xoucoi oovjyol erri (à) toc 
à|/.apTY)|/.aTa àyouciv. — /lioiv tyjv Aiovugi'qu Tupavvwa 
xaT£Xu<jEv (renversa). — Mlvs, -juàTep, xaT'(à)oUov. 

38. Des chairs s'ajoutent (7upo<7yiyv° VTat > da£.) 
aux chairs par l'effet des (1k, g en.) aliments. 
— Aux enfers (év "ABou) sont châtiés les méchants, 
maîtres, esclaves, pauvres, riches, indigents. — 
Les Libyens comptent (àptOpOct) le temps non 
par les jours, mais par les nuits. — Les fan- 
farons racontent (oYoyouvToa) comme véritables 
des actions imaginaires. — Nous éprouvons l'or 
dans le feu, et les amis dans les revers. 

39. Proserpine était fille de Gérés. — Les ri- 
chesses causent des soucis. — Bienheureux ceux 
[qui-sont] pauvres de richesses (gén.), mais riches 
de vertu! — En hiver, les bateaux restent dans le 
port, les troupeaux dans l'étable, les petits enfants 
au (ewfj dat.) foyer paternel. — Il y avait des 
sources chaudes aux Thermopyles. — Nous som- 
mes prêts à combattre (7wcA£[/.eïv) de [nos] corps et 
de [nos] biens pour la patrie. — - Il est triste pour un 
père de fermer (xaôeXeïv) les yeux à ses enfants. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 33 

RÉCAPITULATION 

SUR LES TROIS DÉCLINAISONS 

Notes. — i Le génitif "Aôou s'explique par l'ellipse 
de otxtx (g 185). — 2 Gomme les deux termes sont ici, non 
pas unis, mais plutôt opposés et mis en regard, et doit se 
rendre par 8s plutôt que par xoa. — 3 Dans cette phrase, 
pour un père signifie à un père, et se rend par le datif; 
mais après combattre, mourir, comme dans la phrase 
précédente , pour signifie en faveur de, et se rend par 
67rsp avec le génitif. 

37. L'homme n'est qu'un souffle et qu'une 
ombre. — Les flatteurs ressemblent aux cor- 
beaux. — Dieu a donné aux lions la force et la 
vitesse. — Les espérances coupables, comme les 
mauvais guides, mènent aux fautes. — Dion 
renversa la tyrannie de Denys. — Père, reste 
à la maison. 

38. Tatç aapçl càpxeç 7upoffyi'yvovTat ex tgW <jituov. — 

'Ev "A^OU i X.o\à£oVT7.l o£ JWWtOt , 0*£<jXGTai, ftoOXot, , izi- 
VY]T£Ç, TC^O'JGIOI , TwTto^Ol. Ol Àt'ê'JSÇ TOVypOVOV àpi- 

ôy.ouciv où Tatç Yjf/ipaiç, otXkk Taîç vuEiv. — Ot àla- 
Çovs; SiYjyoOvTai 7upày[/.aTa -jr^a-rrà w; àXviôwa. — Ta 

[AEV ^pufftOV £V TÔ m>pl ôV/.i(AaÇo[/.£V, TOl>Ç &£ Cpt'XoUÇ EV 

touç aTuyiaiç 8 . 

39. A'/)|/.Y)TpOÇ 0'jyàT7)p 7]V Il£p<T£<p6v7) . Ta X,P^" 

pwtTa (ppovTÎoaç 7uap£^£t. — Maxàpioi oî ^pY)[/.âTcov ttèv 

7C£VV)T£Ç, àp£T^Ç &£ 7T^0>J<7101. Xet{/.WVOÇ , [A£V£t Ta 

7T^0Ïa Èv TÔ >.l[/.£Vl, T(X &£ 7T0l[J!.Via £V TÛ GTaQuLcj), Ta 

§£ TraiSioc Met T7) TcaTpcocjc irsTioç. — *H(jav uviyal Ô£p|/ai 
êv Tfltïç 0£pj/.O7ruXaiç. — "Etoijaqi ecrjxev <T(o[/.a<?i xal ^p**)- 

(/.a<Jt 7tQ>.£fUÏV U7T£p TCaTptSoç. IïaTpl Xl»7U7)p6v £<7TIV 

toÙ; ô(p9a\j/.ouç toïç 77at<ji /.aOe^eîv 3 . 



34 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 24-25. — Noms contractes des deux premières 
déclinaisons. 

yYj, terre ttXoTov, bateau 

•nXoîiç, 6, navigation 7rap6évo<;, jeune fille 

olvoç, 6, vin Xi'ôoç , 6, pierre 

pfoç, ô, vie irpo(7W7rov, visage 

40. H 'ItocXio. <pu£i cuxaç. — Kap^Y)0*wv 0Liz(yj.i 
Sixe^i'ocç oXiyov 7rXoov. — IioT^àxt; ôpy?) vouv âvôpcoTrwv 
eEexà^u^e (a révélé). — 'Ev tô iuapà7uXcf) oi vaGxat 
'Aptova tov 7çoi7)Tï}v elç tyiv ôâlaxTav xaT£êaXov (jetè- 
rent). — 'O tûv TOvriTcov ptoç eoixe (ressemble) tô 
7uapà (le long de) yriv tc^ô, 6 o*è tgW tcXououov t<5 o\à 
Sa'XaTTYiç. — 'Op£<rrou toc ootoc àvsÇiQTOuv (cher- 
chaient) ot STuapTiaTat. — Ta <puT£uf/.aTa tocç j/iv 
pî£aç £V ty) yy), tyiv Sa x£<pa)à)v £v f/icco àlpi b^m. 

41. L'airain est le miroir du visage, et le vin 
[celui] de l'esprit. — Les matelots ont les astres 
[pour] guides de la navigation. — Le bateau 
était plein de pierres et de terre. — Les Juifs 
passèrent ({/.BTéêrjcav) de la terre d'Egypte dans 
la terre de Chanaan (Kavaàv). — Les Athéniens 
comptaient (&oyt£ovTo) l'argent par drachmes, par 
mines et par talents. — Les nerfs et les os de 
l'homme sont corruptibles, son esprit est im- 
mortel. — Les jeunes filles portaient (l'^pov) des 
présents à Athéné. — J'ai fait (ixo'.Yioapiv) sur le 
fleuve une belle navigation dans le sens (xaxa, 
ace.) du courant; mais au-retour (àvà7raXtv) nous- 
avons-eu (^pYjc-à^ôoc, dat.) une navigation diffi- 
cile. — Au (= dans le) commencement, Dieu fit 
(iizoiriGz) le ciel et la terre. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 35 



§ 24-25. — Noms contractes des deux premières 
déclinaisons. 

Notes. — * 'OÀiyov 7rXouv est un accusatif de distance 
(§ 186). — 2 L'usage grec est contraire à l'usage français, 
et met le qualificatif après le nom propre (§ 149). — 
3 La métaphore dans le sein de ne pourrait se rendre 
littéralement en grec. — 4 Cent drachmes faisaient une 
mine, et soixante mines faisaient un talent. 

-*Û. L'Italie produit des figuiers. — Garthage 
est à un court trajet de la Sicile 1 . — Souvent la 
colère a révélé la pensée des hommes. — Dans 
le trajet les matelots jetèrent le poète Arion 2 
dans la mer. — La vie des pauvres ressemble à 
la navigation qui se fait le long des côtes, et 
celle des riches à une navigation à travers la 
mer. — Les Spartiates cherchaient les ossements 
d'Oreste. — Les plantes ont leurs racines dans 
le sein de la terre 3 , et leur tête au milieu de 
l'air. 

41. KaTOTTJTpOV 7rpOGrd>7TOU JcCkY.QÇ IffTtV, oivoç ô*è vou. 

— Oi vauTat toÙç àcr-rlpa; è'^ouct tou 7ïïXou r)y£[/.6vaç. 

— To tcXoïov (/.ecjTOv Y)v Xi'9a>v x.al yyiç. — Oi 'Iou&afoi 
£/. y/jç Alyu7UTOu elç yy)v Kavaàv |/.£T£&y)(jav. — 'EXo- 
ytÇovTO oi 'A67)vatot to àpyupiov Sp3C^{/.ai;ç, îtai {/.vatç xal 
TaXàvToiç. — 'Av6pco7TOu vsûpa y.<x\ ôcrra (pGapTa, £<ttlv, 
àÔocva'TOç Bs vouç. — v E<p£pov ai 7uap9£vot (kopa, tyj 
'A6y)vo;. — IlXouv xocXov £v 7U0Ta|/.w /.octoc pouv £7uoiY)- 
cà{/.7)v, àvxnraXiv o*s xXô jolXhzîù £^pY]aà[/.£9a. — 'Ev 
Tri àp^yj, 6 0£oç £7To'y)G£ tov oùpavov koù tï)v y/jv. 



36 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 26. — Noms en -uç, -uoç. 

w/oç , v] , force aaa^a , chariot 

fkfcpuç , 6 , grappe xevxpov , aiguillon 

SpSç , 7] , chêne oWoç , semblable 

42. 'Eptvueç 'Op£«7T7)v iStcDjcov (poursui vaient) p,sxoc 

TOV «pOVOV T7)Ç {/.Y)TpQÇ. lloX^à/ClÇ OÙ^ 6 (3oÛÇ TY,V 

ap,a^av, à^V v) â[/.a£% tov (3oov .ix.^p£p£i . — CU twv tco- 
Tap.cov lyiïôeç toîç tyiç ôaXàTTvyç l^Gùni où* elaiv op,atotï 

— IIoT^obaç vi ttk <|>uyYJç âcOlveia ttj too Gojp-.axoç 
la/oï àxoXouGet (accompagne). — - Nû|/.i"Ce ttjv eX-^^a 
iGyùv êîvôu. 

43. Les proverbes disent [que] la tortue et le 
rat sont le symbole de la sécurité, le porc, de la 
malpropreté, la grappe-de-raisin, de la volupté. 

— Les héros antiques ne mangeaient (-fluôiov) pas 
de poissons. — Les grappes alléchaient (É&eTiaÇov) 
le renard. — Les anciens ne tuaient (àrcéiiTÊivov) 
pas un bœuf laboureur. — L'aiguillon stimule 
les bœufs et les brebis. — Les Furies étaient les 
servantes de Pluton. — La brebis mange l'herbe, 
le loup mange la brebis; le rat mange le blé, 
la belette mange le rat ; le porc mange les 
glands du chêne, l'homme mange le porc. 

§ 27. — Noms en -tç, -e<o;, et en -uç, ewç. 

cpufftç, v] , nature uavxiç , 6 , devin 

ouvajuç, 7], puissance, force, a<jcoç, digne 

toJiç, 7], rang [troupes «Jw^pôç, froid (cidj.) 

Tcpaçic, v], action péêaioç, stable, durable 

44. Tti octyjtYjaei tyjv 7rat^£tav */-Tc6a£0a (nous acqué- 
rons). II'O^UÇ OU o\(X(p£p£l 777)^£WÇ. TÛV 7u6X£G>V 

ai [xèv à-so^avxo (accueillirent) toùç Xoyouç twv 7rpsG- 



PHKMIERS EXERCICES GRECS 37 



§ 26. — Noms en -uç, -uoç. 

Note. — * A ceux de la mer pourrait se rendre litté- 
ralement en grec, grâce à l'article : xoïç r/jç OaXaTT^ç. Par 
cette construction, comme par une foule d'autres, le grec 
est plus voisin du français que le latin. 

42. Les Furies poursuivaient Oreste après le 
meurtre de sa mère. — Souvent ce n'est pas le 
bœuf qui traîne le chariot , mais le chariot qui 
entraîne le bœuf. — Les poissons des fleuves ne 
sont pas semblables aux poissons de la mer f . — 
Souvent la faiblesse de l'âme accompagne la force 
du corps. — Crois que l'espérance est une force. 

43. Al 7capot[/.iai "kiyouai ty]v yekw k%\ tov l/àîv 
GujxêoXov Btvai à(r<pa^£iaç , tov uv àîcaOapafocç , tov (36- 

Tpuv t)oovy)ç. — Ot izySkoLiol vipcosç OUX, TjCQtOV l^O'JÇ. 

Ot (3oTpu£<; £(k}iaCov tt)v oCkùi'KV/.a. . — Ot àpyatot où/. 
â7T£x,T£ivov pouv àpoTvipa. — T6 ît£VTpov ôçuvet TO'JÇ 
pouç xod tocç otç. — Al 'Epwu&ç (kpaTïXtvai yisocv tou 
"Aàou. — 'H |/.èv otç ttjv 7ïïoav toOi'ei, 6 o*è Xukoç tyjv 
oiv * xai 6 [/..Oç [A£V tov gïtov (touç Tuupoùç) , y) Se yaXyj 
tov pUv * y.al 6 y.h eu; (ùç) tocç ttîç o^puoç (îoc^àvou; , 
fc o*£ àvôpw7ro; tov guv (uv). 



§ 27. — Noms en -iç, -ea>ç, et en -u;, -swç. 

Note. — IloXtç signifie encore cite', EY«£. — » Où 8s, 
en deux mots, ne se dit pas, cela ferait confusion avec 
ojoi, née, ne... quidem. Il faut donc dire àXX' où. On 
pourrait, dire aussi : y^vj.y.i t/iv elfftv, àv^yxotat os ou (§ 13G). 

44. C'est par l'exercice que nous acquérons 
l'instruction. — Une coudée ne diffère pas d'une 



38 PREMIERS EXERCICES GRECS 

êswv, aï <U el; (envers) toù; Tzpia^nç iîêpi<rav (furent- 
insolentes). — Holtoiç tyr/ji ot vo[/.ot eigiv. — f H 
SixsXia p.saTT} rjv cràcewç. — Màvrt Kaxûv, (/tyyjv 
e^6. — IlpÉaêaiç îcal jtTjpuîteç ^.oyouç £7toiouvto (fai- 
saient) 7C£pl tyj; xaTa"Xu(7£o>; tou 7t<AÉ[x.qu. — Kaxov 
6r,piov 7) yaV7j , xaxov Se ô oçtç. — '0 >aôo; (pucei 
GX.*X7]poç, 6 Se x.pucrnxVXoç <puaa ^u^poç ègtiv. — Ooîc 

7)[/.£V £V §Uvà[X.£l. 

45. Le pied de la statue dépasse les sept (èVrà) 
coudées. — Les serpents ont leur venin dans 
les dents. — Les actions (= affaires) des Grecs 
sont dignes de narration. — La nature sans [Y] 
enseignement est une-chose-àveugle (neutre); 
l'enseignement sans [la] nature [est] une-chose- 
impuissante; l'exercice sans [la] nature et [1'] 
enseignement [est] une-chose-vaine. — Cherche-à- 
obtenir (£/)ra) [la] louange par tes actions, non par 
tes paroles. — [L'] ingratitude est la preuve d'une 
mauvaise nature. — Faites (koizXtz) au-moyen-de 
(àw>, gén.) la hache les portes des maisons. 

46. Les villes (àc-ru) envoyèrent (erapre) des 
députés à Philippe. — Les prytanes firent-mettre- 
à-mort (à7û£)CTeivav) le député et le valet du député. 

— Restez dans les rangs. — Cyrus attaqua (irpoi- 
iGoLkc, dat.) Sardes, ville de Lydie. — Dans la 
citadelle d'Athènes il v avait une source. — Les 
acquisitions de la vertu sont seules durables. — 
Les bûcherons fendent le tronc des arbres d'une 
hache meurtrière. — Nous croyons [que] la mort 
est la séparation de l'âme et du corps. — Les 
forces du corps sont utiles, mais non nécessaires. 

— Il met- en fuite les troupes des barbares. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 39 

coudée. — Parmi les cités les unes accueillirent 
les discours des députés, les autres se montrèrent 
insolentes envers eux. — Les lois sont l'âme de 
la cité. — La Sicile était pleine de factions. — 
Prophète de malheur, garde le silence. — Les 
députés et les hérauts étaient en conférence au 
sujet de la cessation de la guerre. — La belette 
est un animal méchant, et le serpent aussi. • — 
La pierre est naturellement dure, la glace est 
naturellement froide. — Nous n'étions pas en 
force. 

45. 'O tcoù; toO àvSpiàvTOç i>7zepÇ>%Xkzi touç iktoc 

— Ta tûv c EX^7)v<k>v TTpày^aTO. àEia Snoy^cjcCùç eartv. 

'H <DU(7LÇ àv£U p.aO'/]G£OJÇ EGTl TUCpXoV " Y) [/.àQYjGlÇ 

av£u <p'j(j£0)ç àcSuvarov ■ y) aaxioaiç aveu cpudEcoç jcal |/.a- 
OyJcêcoç [/.araiov. — Tatç TrpàçEGiv, [/.yj toîç Xoyoïç Itmci- 
vov £/)T£i. — 'A^apicTia koucîîç epuaeto; s'^ey^o;. — 

IIotEtTE tXTCQ TÏÏE^E/.ECO; TOCÇ OupOCÇ T(OV olfttaW (oiXtov). 

46. Ta à<jTY) TTpEaêetç £7î£{/.ir£ tô ^CaItzizcù. — Ot 7Upu- 

TO.VEIÇ àx£/tT£LVaV TOV 7Up£cê£UTY)V îtai TOV TOU Twp£G"ê£UTOG 

ÙTCYipÉTTiv. — Mevete lv Ta£ç tocEegiv. — 'O KOpoç Sàp- 

BfiGl 7CpO(7£€aX£, TT^Ç AuXlOCÇ 7U0^£l. 'Hv /CpYJVY) Êv T7) 

TÔoV 'AGyIVÛV àx-p07ï6X£i. At ÏCTY)(J£IÇ TT^Ç àpETTÎÇ [/.OVai 

PÉêatat EIGIV. Ol U^OTOp-Ol TO TÛV &£V($pa>V 7CpÉ[/.V0V 

GY^V>'J<Jl <p0Vl/CÔ 7w£^£*£l-« ToV ôàvaTOV VO|/.t'Ço|/.£V ElVai 

oiâXucriv TYJç ^uyjrjç /.ai toO co>{/.aToç. — Al tov Ga>[s,aTO; 
B<jv%|/.£iç y^pioci|Aat, oûCk 1 ou* 1 àvay&aïai elaiv. — Trjv 

TWV papëàpWV ^UVa{/.lV TpETTEt. 



40 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 27. — Noms masculins en -e»5ç. 

Étudier les deux participes du verbe t\\x( (§ 65). 
tepuç, prêtre xspaf/.£iîç, potier 

fonreuç , cavalier àysÀv) , troupeau 

cuyypacpeuç, écrivain, historien BdXoç , 6, ruse 
yovstç, parents (père et mère) àvocyxouoç , nécessaire 

47. MsTa tt)v Aiyewç Teleurrçv b ©y)ce'!*ç (3a0&eùç 
jtaT£<yTY) (fut établi). — Merà tyjv év (à) SaXapvi 
(/.ct7^Y)v ot Ppaëfiïç Eùpuêiào"'/) àvo*p£iaç âpt.GT£tov â'Boaav 
(donnèrent). — Aoyoç IgtIv àxévTpouç elvxi toùç tûv 
|/.£^itt(ov pa<7i>iaç. — *Hv riy.Tpoy-'Xoç (piXoç tû 'AytX- 
Xet. — '0 Iïogeio'cov IfAiaet (détestait) tov 'OSuGGÉa, 
cpovéa ovtoc too Ku/Xcotttoç. 

48. Honore (ripy.) tes parents, les prêtres et 
les vieillards. — Il est nécessaire aux historiens 
d'aimer (cpO^ïv) la vérité. — [Ce sont] les Pho- 
céens [qui] ont bâti (exTwav) [la] ville de Mar- 
seille. — L'amour des parents fait-naître l'a- 
mour des enfants. — Tu liras (àvayvcoa^) avec 
plaisir le livre de l'historien Thucydide. — Le 
potier jalouse (<pGov£ï, dat.) le potier, et les rois 
[jalousent] les rois. — On dit (liyouai) [que] les 
pasteurs sont les rois des troupeaux, et que les 
rois sont les pasteurs des hommes. 

49. La mer nourrit les pêcheurs. — Les cava- 
liers nourrissent les chevaux, les chevaux portent 
les cavaliers. — La vengeance -divine suit le 
meurtrier. — Il envoya (fwefjwce) une compagnie 
de cavaliers. — Les Éthiopiens regardaient- 
comme (ivo^iÇov) dieux les bienfaiteurs et les 
rois. — Homère a raconté (o*iv)YYJ<jaTo) les ruses 
et les courses -errantes d'Ulysse. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 41 



§ 27. — Noms masculins en - suç. 

Notes. — f Dans cette expression, de ne se rend ja- 
mais par ]o génitif, mais par ev et le datif, ou nspi et l'ac- 
cusatif; comme l'adjectif épithète, ce complément rîéter- 
minatif se met entre l'article et le nom. — 2 $ovéa o'vxa 
est l'équivalent exact de on yjv cpoveuç. — 3 Le Cyclope 
était fils de Neptune. 

47. Après la mort d'Egée Thésée devint roi. 
— Après la bataille de Salamine ' les arbitres 
donnèrent à Eurybiade le prix de la valeur. — 
On dit que les rois des abeilles sont dépourvus 
d'aiguillon. — Patrocle était ami d'Achille. — 
Neptune détestait Ulysse, parce qu'il avait tué* 
le Cyclope 3 . 

48. Ti'|/.a toÙç yoveaç xai touç Upsaç y.cd touç yepov- 
raç. — Toi; auyypa.(p£OGtv àvayjcatov sffTt ty)v o&YjOeiav 
«pi^etv. — Ol c&coxeïç Ma<7(jaXtav 7r6}.iv IxTiaftv. — H 
twv yovswv <pt^ia xatScov cpOaav TÛcrst. — MeÔ' y)0*ovy)<; 
âvayvwcêt tyjv fiiêXov 0o , j/.uo*lo*ou too (rjyypoMpÉtoç. — 
KEpa[/.£irç xepa^a cpSovEÏ , xal (3<x<jt>.£tç paci>.6G(7tv. — 
Aeyoudt roùç vop.Eocç tc5v àye^ûv paci^iaç Etvat , touç oè 
PaaiXIaç tg>v àvSpcov voj7.£aç. 

49. 'H GàXaiTOC toÙç àXUaç Tp£<p£i. — Oî i7U7ueïç touç 

Ï7T7TOUÇ Tp£(pOU(7tV , Ot S' 1777101 TO'JÇ ItcTTCOCÇ (pIpOUGlV. 

'H VÉ|/.EGIÇ TÔ CpOVEt £7U£Tai. TiÇlV 17TTC£0)V $7CeU.7FÊV. 

Ot AlOlOTCSÇ GeoÙç Ev6|Al(,OV TOUÇ TE. EUEpylTÛCÇ X.7.1 TO'JÇ 

pa«j'A£a.ç. — f/ 0(/.v)poç tou 'Oo\><7<7é"(i>ç too; SoXouç xai 



42 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 28. — Noms propres en -tjç et noms neutres en -oç. 
àvôoç, to, fleur ttXyjGoç, to, multitude 

opoç, to, montagne x £ ^ 0( m ™> lèvre 

7)Goç, to, caractère axsAo;, to, jambe 

xépôo;, to, gain ysvoç, to, race, naissance 

50. 'Av£yop,£Ôa >tai la^upa 8à&7U7) jcaî iG^upoùç ya- 
p.ôvaç. — "ùaizip xà tou lapoç avGv], outw Ta twv Ôvtjtojv 
yévT] ou 7roXu^p6vtà sgtiv. — Ta tojv EUpcraW Upà y,v 
£7u' opscïtv. — $auXoç "Xoyoç où ^auei rjOouç zalou. — 

'Avéyvtov (j'ai lu) tt)V 'ApiGTOT&ouç pyjTOpiXTjv xal toc; 
Ay)|/.0(>Ô£vouç By)|A7)yoptaç. — Oi "EXTorçveç tocç Tpivipa; 
•/.ai toùç TpiTjpàp^ouç àve^evov (attendaient). — Toîç 

àv6pco7UOlÇ TO TTUp £GTtV £7UX.OUpOV ^U^OUÇ /.ai. (7XOTOUÇ. 

51. [Les] gains déshonnêtes amènent toujours 
un châtiment. — Le temps est pour [les] hommes 
l'épreuve du caractère. — Il est difficile de 
mener une bonne vie avec (êv, dat.) de mauvaises 
mœurs. — Platon et Xénophon ont écrit (èypa<]r/v) 
une apologie pour Socrate. — Une multitude de 
fleurs charmait (crepra) les yeux. — La concorde 
des frères est semblable à un fort rempart. — Le 
Nil nourrit plusieurs (rco^à) races de poissons. 

52. Les marchands naviguent (rcTioust) en vue 
du (svejca, g en.) gain à travers les mers. — Jeune 
fille, ne te fie pas à ta beauté; car la beauté n'est 
pas de longue durée. — Le porteur s'afflige (Xu- 
raïTai, dat.) de la longueur du chemin et de la 
pesanteur du fardeau. — Les lèvres du sage cé- 
lèbrent (ùpa) la grandeur de Dieu. — Les com- 
mandants des trières s'appelaient (éxaXoCîvTo) trié- 
rarques. — Etends les deux jambes, Diogène. 
Que la maison soit fraîche en été, et chaude en 
hiver. — Bavarde est la race des barbiers. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 43 



§ 28. — Noms propres en -yjç et noms neutres en -oç. 

Notes. — f On dit également bien ô sxotoç et xo gxqtoc, 
génitif sxoxou et rïxoTou;, etc. — 2 Pour doit se rendre 
ici par OTtsp, parce qu'il signifie en faveur de. — 3 Chaque 
fois qu'il y a antithèse entre deux termes, et doit se 
rendre par 8é. 

50. Nous supportons et de fortes chaleurs et 
de rigoureux hivers. — Comme les fleurs du 
printemps , les générations des mortels ne sont 
pas de longue durée. — Les temples des Perses 
étaient sur les montagnes. — Une parole mali- 
gne n'atteint pas un beau caractère. — J'ai lu 
la rhétorique d'Aristote et les harangues de Dé- 
mosthène. — Les Grecs attendaient les trières 
et les triérarques. — Le feu est pour les hommes 
un préservatif contre le froid et l'obscurité 1 . 

51. Kép&Y) 7T0V71pà £/){M'av àst (pipZl. XpOVOÇ £<7tI 

pxaavo; viôouç âv9pa>7uotç. — XaX£— 6v egti àyaôov (3iov 
àyeiv Iv izovnpoiç -^Oecrtv. — 'O HXoltcov xai Eevoçûv 
iypa^av a7UO^oy&av U7ûèp EcoxpxTOuç 2 . — 'Avôcov 7z\rfioç 
ÊTepTCe toc o(/.|/.aTa. — 'H tûv ào^cpôv 6p.6vota 6[s,oia 
iariv icr^upô Tefyëi. — 'O Nst^oç Tp£<pet 7uoX*Xx yevvj 
lyGocov. 

52. Oi ejATropoi evexa tou xé'p&ouç o\à tgW raXaycov 7û)i- 

OU<j'.V. IlxpÔ£V£, |AY) 7Cl'(7T£U£ TÔ XX>A£l * TO yàp XX^Xoç 

O'J TTolu^pOVlOV £<7TIV. 'O <JX£l)0<p6pOÇ Xu7w£?T3Ct TW T£ 

[/.-/) x£i ttîç o^oO xal Tto pàp£i tou a^ôouç. — Ta tou crocpou 
yj.Ckr\ i»[/.veïTO tou 0£ou (/ivfiÔoç. — Ol ap^ovT£; tûv TpiY)- 
ptov Tpiyjpapyot exxXouvto. — Tw ayJ"kr\ àvdcTav£, w 
Aiôy£V£ç. — "Ecttco 'o olxfr Glpouç (7.£V tyjyziTri , ysi- 

{/.COVOÇ 0*= 3 àX££lVY). AàXoV £(7Tl TO TÔV /.OUp£WV yÉVOÇ. 



44 PREMIERS EXERCICES GHECS 

§29-30. — Noms neutres en aç et noms féminins en u>. 

cTY)p.e"tov , signe, signal xoc^oç, 6, ornement, monde 

tcpov, temple xâllo; , té, beauté 

cTpaT£u[jt.a , armée w^-ôç, cru 

àyaA^a, statue (d'un dieu) oeçtôç, droit, de droite 

53. "QfîTZZp O£(J7r0lV7] OO'jXt), OUTOJ T7) 7T£lQoï 1<7/'JÇ 

7uei0eTat. — Hx (0 ^X ^ ^'^/J^ (répond). — Oî tou 
IluQayopou [/.aGvjTal oùx, ÊyauovTO (goûtaient) %peôv. — 
To Se^iovxepaç l^s. — *Hps (il leva, c.-à.-d. donna) 
toiç xé'pacrt ttîç <pxXayyoç to (TTjp.eïov. — A'iSw efye 
(avait, trouvait) Solwv xalTip^v rcapà (près de, c/aL) 

TÛ 0*Y)|X(p. $£p(0 TY)V II&lQb) Y) TY)V 'ÀvdfcvKTJV. 

*Hv àyal^a. ty)ç AtSoiîç Êyyùç (près de) r?iç Swapr^ç. 

— 0avaTOç Iffrt twv £v y/jp* za/.wv (pocp^axov. 

' 54. Les hommes se-fâchent- contre (âyotvaçy.ToC<n, 
rfaf.) la vieillesse. — On dit (cpocd) [que] la pu- 
deur est l'ornement de la vertu. — Il y avait à 
(Iv, da£.) Rome un temple de la Persuasion. — 
Les taureaux frappent le berger de leurs cornes. 

— Les braves obtiennent une récompense. — 
Parmi les animaux (§ 15, 3°) les uns mangent 
des viandes crues, les autres l'herbe des prai- 
ries. — On dit [que] la pudeur est la citadelle 
de la beauté. — La rhétorique est l'artisan de la 
persuasion. — Apollon (§ 31) et Artémis (Diane) 
étaient enfants de Latone. — Etant jeune, songe 
(Êwo£t, ace.) à la pesanteur de la vieillesse. — 
[Le] calme (= paix) des passions se fait (ytyveTat) 
dans la vieillesse. — Étends les ailes de l'armée. 
■ — Les honnêtes gens sont dignes de respect. — 
Ils étaient remplis de viandes. — Cicéron a écrit 
(yiypa<p£) un beau livre sur la vieillesse. 



PREMIERS EXERCICES CRECS 45 



§ 29-30. — Noms neutres en a s - et noms féminins en w. 

Notes. — Tous les noms en -[j.<x sont neutres et se dé- 
clinent, comme pwf/.a. — ' Noter cette construction si 
grecque et d'une brièveté si commode, qui permet d'en- 
claver entre l'article et le nom un Complément indirect 
sans verbe exprimé : les maux (se produisant) dans la 
vieillesse, xà sv yVjp* xaxà. — 2 Bien distinguer les cas 
où sur signifie au sujet de, concernant. 

53. Gomme une esclave obéit à sa maîtresse, 
ainsi la force obéit à la persuasion. — L'écho 
répond à l'écho. — Les disciples de Pythagore 
ne goûtaient pas aux viandes. — Occupe l'aile 
droite. — Il donna le signal aux ailes de la 
phalange. — Solon trouvait respect et honneur 
près du peuple. — J'apporte la persuasion ou la 
nécessité. — Il y avait une statue de la pudeur 
près de Sparte. — La mort est le remède des 
maux de la vieillesse *. 

54. Ot àvOpwTCOi àyavaxToGot tô yripa. — ^acri 
tt)v alo*w îc6<j{AOv sÉvcci ttîç àp£T7,ç. — 'Hv £v 'Pi6{/.Y) 
Upov ri£!.BoiJç. — CK Taupoi tov 7roi[/iva toïç xipyjriv 
iratiouci. — Ol àyaOoi àvSp£ç yÉpwç Tuy^avoucriv. — 
Twv Çwwv T ^ p , £ V /-0£ ' y io^cc icftiei , toc o*e ty;v twv Xa- 
jj.oSvcov TCoav. — Ty]v aloâ cpaaiv eîvai tou ïiàXXouç 

à34p67roXlV. 'H pTjTOpt/CY) é(JTl 7T£t0o'jÇ SY)[/.tOUpy6ç. 

'AtuoXXwv xod "ApTe^iç Ay]toûç Teitva 7]<7av. — Néoç 
ojv , to toO yripcoç (3a.poç evvoçt. — Twv £7i;t9u{/.iûv àpvjvY) 
lv tô y/ipa yt'yveTai. — Ta xipaTa. (ou x&poc) too axpa- 
teu(/.octoç àvdcT£ive. — Oi xaXoi x,àyaOoL àvSpEç alSoG; 
àçioî £laiv. — Kp£c5v pzazoi Yiaav. — réypacpE 6 Kifci- 
pojv x,aXov 7T£pt too yopcoç 2 (JiêXiov. 



46 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 31. — Noms irréguliers. 
Étudier le participe présent de Xuw. 

Tcyjyvi, source fiiXi, itoç, tô, miel 

É>wi/.yj , vigueur Sjt'cpoç , tô , épée 

Xuxoç, 6, loup Kpovo;,6, Saturne 

Tacppoç , f\ , fosse , fossé àpforspoç , gauche 

55. Tô SopaTi 7zlriydç (frappé), îtaTaçeuyet 7rpoç 
rà 'AyO^ico; yovaTa. — At 'A[/.a£oveç yuvaîjtEç ttoXe- 

|/.i)cal v](7av. — *Q ôeot, [/.àpTupEç lare tt)ç xpà$£w<;. Ot, 

|/.àvT£tç £7ri'(7T£uov (se fiaient) toi; opvwt xal o\(X TCOV ÔûVt- 
Gtov toc e<î6f/.eva eÇyitouv (cherchaient à connaître). — 
'H ^etp T7]v /£ïpa vi£ei (lave) , o <$£ ào*£>>(po<; tw à&£>.<pô 

piO7)0£t (aide). A»! TY)Ç TWV avOpCOTOOV X£Ç3&Y)Ç TpfyfiÇ 

7ip(G^7)VTai (sont comptés). — Ilo^Xàîctç 6 tou àv- 
GpcuTCou ptoç £îc (à) Tpt^ô; xp£[/.àwuTat (est suspendue). 

— Ta OVEÎpOCTa texvoc T7}Ç vujctoç egt.i. — 'Ev ôv£ipa— 
giv eiSev (il vit) 'AtuoXIw zal Ai'a. — 'H (k£ià (y£ip) 

TY)Ç âpMJTEpaç (yEtpOç) 7TpO£y£t. AlOCV , <7ÔT£p 'E^vj- 

vcov, tocç <pà"Xayyaç tôv Tpwwv ip pvj$aç (tu as rompu). 

56. Les chasseurs se servent (ypwvTou, dat.) 
de rets et de chiens, les pêcheurs de filets. — 
Les chênes étaient consacrés (upoç, g en.) à Zeus. 

— La nature a donné (êvei^e) aux hommes [la] 
vigueur et aux femmes [la] grâce. — Médée re- 
gardait (û7U£ê>.£7r£) ses fils, tenant dans [ses] mains 
une épée. — Les fossés étaient pleins d'eau. — 
Les Géants étaient les fils de la Terre. — Du temps 
de (s™, gén.) Saturne, il y avait des sources, 
non seulement d'eau, mais encore de miel et de 
lait. — La pudeur est l'ornement des femmes. 

57. Les loups et les brebis craignent (çoêoOvTai) 
les chiens; mais les chiens- portent-secours ({Jotq- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 47 



§ 31. — Noms irréguliers. 

Notes. — * Les compléments d'un nom peuvent ainsi 
s'emboîter les uns dans les autres, grâce à l'article. — 
2 "Ovstpo; fait au pluriel soit Svetpot, soit ovstpata. — 3 L'el- 
lipse du mot xetp se fait habituellement avec Be£ia et àpta- 
T£pà, comme on dit en latin dextra, sinistra (manus). — 
4 II y a antithèse , donc 8é. 

55. Frappé d'un coup de lance, il se réfugie 
aux genoux d'Achille. — Les Amazones étaient 
des femmes guerrières. — Dieux, soyez témoins 
de l'action. — Les devins se fiaient aux oiseaux, 
et par les oiseaux cherchaient à connaître les 
choses futures. — La main lave la main, et le 
frère aide le frère. — Les cheveux de la -tête des 
humains 1 sont comptés. — Souvent la vie de 
l'homme tient à un cheveu. — Les songes 2 sont 
les enfants de la nuit. — 11 vit en songe Apollon 
et Zeus (Jupiter). — La main droite l'emporte 
sur la main gauche 3 . — Ajax, sauveur des Grecs, 
tu as rompu les phalanges des Troyens. 

56. CU 0Y)p£UTat àpfcUGi xat kugI ^pwvTat, oî §' àXieîç 

àix-Tooiç 4 . — Al Ô*pU£Ç Y](7aV Lspai TOO Atoç. — TI 
<p0<7iç evet(/.e toîç {/.èv àv&pàcrt, pcop,7)v, tocîç o*è yuvaiÇî 
/apiv. — 'H MyjSeta tou; uioùç (ou ulêTç) Ù7ziÇ>\e7te f 
£icpoç èv yspciv e^ouca. — Ai Taçpoi Yjcav [&&<rrai Go*a- 
to;. — Oi ytyavTeç ttî; Fti; ulol (ou uleïç) y)<jav. — 
'Etù Kpovou 7îr,yat Y]<jav ou p.6vov O'^aTo;, àX>>à xai 
(/.£*Xito; >cai yà^afx/roç. — 'H al$o>ç x6<7|/.oç twv yu- 
voci&ûv egtiv. 

57. Ot TvOîcoi >coù ai oieç touç jcuvocç çoëoOvTai • oi o*è 



48 PREMIERS EXERCICES GRECS 

OoOsi) aux brebis contre (!tu(, ace.) les loups. — 
L'affaire s'est passée (eyevsTo) devant (êv, dat.) 
des témoins. — L'aurore est le commencement 
du jour. — Le jour suit (eWc-at, dat.) l'aurore, 
le soir [suit] le jour, la nuit [suit] le soir, l'au- 
rore [suit] la nuit. — Les gardiens du navire 
avaient fui (eçuyov). — Les Grecs appelaient (éxà- 
*ouv) Hérala femme de Jupiter (Zeus). — L'âme 
commande au corps , aux mains et aux pieds ; 
mais les mains et les pieds n'obéissent (wetôwrai) 
pas toujours à l'âme. 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES SUBSTANTIFS 

Xoijaoç, o, peste 6wpa^, axoç, ô, cuirasse 

at£, aîyoç, tj, chèvre eroç, tô, an, année 

èraïpoç , 6 , compagnon ôépoç , to , été 

(foxT-^piov , bâton x £t ! JL( ^ )V j wvoç, 6, hiver, orage 

eôvoç, to, nation toIjov, arc, pi. flèches 

58. "Avo^peç dal tcoXiç , àXk 1 où Tety*/; oùoè vvieç àv- 

opÛV XeVOCt. W Q(77T£p TY)V O^LV £V Ô'-pôoX^Û , O'JTCO TGV 

voOv sv 4" J X?) ® £ Q£ sOviîtÊv (a mis). — Aoi[/,ou ésof/ivou 
xai c£t(7[A0u alaOàvovTai xuveç /.aï (3osç xâct aîyeç xal 
ocp£tç. — BajtT'opiov epopw (je porte) oùx Iv &<rtéi, 
aXXà xaQ' 6o*6v. — Elç to IlXàTcovoç enroba {/éXittoci 
xYiptov £tpyà(javTo (firent). — '0 àvQpa>7?o; ex, rcaiSlou 
[/.Iv luaïç ytyverat , Ix o*è 7uouo*ôç p,eipàxtov , Ix o*è |iet- 
paxiou veavfoxoç , £x Se veavfoxou veavtaç , ex o*£ veoeviou 
àvvjp, ex Bè àvBpô; 7rp£<jêoTY)ç. — 'O àytoç IlaOXoç tgW 
IOvûv à7r6(jTo'Xo; 7]v. — Ks'pxY) çàp(j.axa &$<*>x& (donna) 

TOtÇ '0<W<7£tOÇ ÉTaipOtÇ. 

59. Le temps renferme des siècles, les siècles 



PREMIERS EXERCICES GRECS 49 

ît'JVgÇ TO.LÇ olfflV £7U TO'jÇ XuXOUÇ pOY)0o'Ji7lV. To 7rp7.Y|/.a 

cv [/.CtpTUfflV lylviTO. — "Efc>ç 7](xepaç àp^Y). — Tyj Km 

Y) Yj^ipa Ï7T6Tai, TY) Yi(7.£pZ Y) ÏGfttyoL , TY) laizé^Oi Y) V ' £ , 

tyj vuîctI Y) ao;. — CK tt,ç veco; (pijXaaeç £<puvov. — Oî 
*E^Y)vg; aftàXauv "Hpav tY}V Aiàç yuvatxa. — TI ^u^Y] 

tou cwj/.aTOç ûtpx 61 * a & T( " JV X £l P^ v * a ^ T( ^ v 7TO "^ V " a ^ 
Ss ^sïpeç îtai o! 7ïïq()£; oùx. àel tyj <|/uyy) TceîQovTai. 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES SUBSTANTIFS 

Notes. — ' Dans le style ecclésiastique, xà eôvyj signifie 
Jes nations idolâtres, les gentils, les païens. — 8 La 
mti£, le jour ne sont pas ici des compléments directs, 
puisqu'on pourrait dire de nuit , ou pendant la nuit; il 
faut donc le génitif de temps (g 15). 

58. Ce sont des hommes qui forment une cité, 
et non des remparts ni des vaisseaux vides 
d'hommes. — Comme il a mis la vue dans l'œil, 
de même Dieu a mis l'intelligence dans l'âme. 
— Quand une peste ou un tremblement de terre 
doivent avoir lieu , les chiens , les bœufs , les 
chèvres et les serpents le pressentent. — Je porte 
un bâton non pas à la ville, mais en voyage. — 
Des abeilles firent un rayon de miel dans la 
bouche de Platon. — L'homme de petit enfant 
qu'il était devient enfant, d'enfant jeune garçon, 
de jeune garçon adolescent, d'adolescent jeune 
homme , de jeune homme homme fait, d'homme 
fait vieillard. — Saint Paul fut l'apôtre des gen- 
tils i — Circé donna des poisons aux compagnons 
d'Ulysse. 

59. '0 vpovoç oclôvaç eyéi, oi atcov£<; Ity), Ta I'ty) 



50 PREMIERS EXERCICES GRECS 

des années, les années des mois, les mois des 
jours, les jours des heures. — A l'hiver succède 
le printemps, au printemps l'été, à l'été l'au- 
tomne, à l'automne l'hiver. — Hercule reçut 
(ï\o&z) de (xapà, gén.) Mercure une épée, d'Apol- 
lon des flèches, de Vulcain une cuirasse, d'A- 
théné un voile. — Les flatteurs sont semblables 
aux amis, comme les loups aux chiens. — Les 
cornes sont les armes des bœufs. 

60. Les bons parents s'occupent (Éxt^eloîJvTai, 
gén.) de leurs enfants depuis [leur] naissance 
jusqu'à [leur] accroissement complet, — Les gre- 
nouilles chantent (xejcpàyact) la nuit et les cigales 
le jour. — Il est impie de manger (à^acôat, gén.) 
des chairs humaines. — La beauté du corps se 
fane comme les fleurs du printemps. — Ce que 
(Ô7U£p) est un pilote sur un vaisseau, un cocher 
sur un char, un coryphée dans un chœur, [la] loi 
dans un État, un général dans un camp, Dieu est 
cela (touto) dans le monde. . 

61. Chez les Indiens la classe (= race) des 
prêtres est séparée (SuopiGTai) de la classe des 
pasteurs, des laboureurs et des artisans. — Dans 
la paix les fils ensevelissent les pères, et dans 
la guerre les pères [ensevelissent] les fils. — Le 
soir est le repos des fatigues, le point du jour 
[en est] le commencement. — Les borgnes sont 
rois dans le royaume des aveugles. — Les pré- 
dictions, les présages et les rêves sont choses 
vaines. — Les yeux et les oreilles sont les témoins 
de la vérité. — Agamemnon outragea (y)tî(av}o&) 
Chrysès, le prêtre d'Apollon. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 51 

[/.riva; , ol |ay)V£ç y){/.lpaç , aï yiptipai (opaç. — T(o yzi- 
povi to eap ÉWrai, tô eapi (ou 7)pi) to Oepoç, tû ÔÉp£t 
y) 07Twpa, Trj oTCtopa 6 ^eiuuov. — 'HpxxTtfj'ç IXaêe 7uap' 
'Ep[/.oO £i<poç , 7uap' 'A7r6^Xa>vo; To£a , ^ap 1 Tlcpaicnrou 
Ocopaxa, TCap' 'AOyivôcç 7C£7U^ov. — Ol jcoXâxeç 6^-otoi 
liai (Qikoiq ojcTTep ol lux,ot johji. — Ta x,sp«. (ou xe- 
paxa) êcrriv 07rXa tûv (Soûv. 

60. Ol àyaôol yovetç tcov -twciSgov £7ut{A6^oCvTat ex- y£- 
vécreax; elç iikiicw auÇYicriv. — Kfi/tpdcyaciv ol [/iv pdc— 
Tpa^oi vj/Ctoç, ol Se T£TTiy£; 7)|ii,épaç *. — 'Avoatov 
£gtiv àvOpcorai'cov xpEûv à^a^Oat. — To tou c(o (/.aTo; 
y.iXkoç [/.apaiv£Tai (ôç Ta tou eapo; (vjpoç) àvÔT). — 
"Orrep ev VY)ï (/.èv KuêEpvyJTYjç , ev ap[/.aTi Se yjvio^oç, £v 
/opû Ss jcopuçaïoç , £V Tz6\ei Se vojxo; , ev (7TpaT07CÉS<j> Se 

7)y£{/.à>V , TOUTO @£0Ç EV K0<7[/.(0. 

61. Ilapà toTç 'IvSoïç to twv lepetov yevoç SuoptGTai 
tou t<IW voj/itov 7.<xl yetopyûv &al S7)[j.toupy(ov ylvouç. — - 
'Ev [X£v ty) elpYjvT) toÙç iraTÉpaç ol uletç (ulol) Ôoctttougiv, 
ev Se tw izoli^cù too; uieïç (ulouç) ol 7uaT£p£ç. — 'H 
piv £G7ï£pa twv 7rov(ov àvsbirauGiç , 6 Se opOpo; àpyj/). — 
'Ev tt) tôv Tucp"X(ov àp^vî (^t6pa) paai^eï; eigiv ol £T£- 
p6(p6a^(/.oi. — MavT£Ïat îtat olcovoi y-al Êvu7uvia [/.aToaa. 
£CTi. BlBLE. — MàpTupEç tyjç à'krficioiç eigîv oLôcpôaX- 
(aoI xal toc wia. — 'Aya^i^vtov y)t£{x.v)<js XpOcviv , tov 
'AttôVXwvoç Uoea. 



SIIERS EXEP. 



13-35. — Adjectifs parisyllabiques composés 
ou contractes. 

. allié lit 

- - tae d'i. ,ce 

tin prière 

:ti .: . étroit 

I faire — L. - -.: -f 

— $ry.:: _ ■ - honorai 

t -." : — M." . : -■, j/rruy. y. u, — 

A. M ;.?:■.■. t;. II ;■ - - - — X. - 

%culi - j'ai trouvé). 

63. Tua- - . un corps mortel et une 

à me immortelle. — E»ieu n'est pas sourd 

. à une juste prière. — Il 
s 1 jleva =■ _: ■■.-.: une querelle périlleuse et terrible. 

— Les cités barbares apportaient ...... s ri- 
buts aux eit - _ s. — L'agriculture est un 
art sans r et bienfaisant = humain). — 
langage de la vérité est simple, le mensong 
double ou plutôt : multiple. — L'a 
de Cyrus avait ilyi une cuira— r, un casque 
d'or, des bracel< - r et une tunique de pourp 

- Byzantins faisaient - g 
le monnaies de -fer. — Il y avai: 
maison des cuirasses d'or, un lit d'ar^ 
masques d'airain. — En hiver, la violence 
vents re: - la mer innavigable. — L - 
rit si simple et bienveillante. — Les sirs 
immc - s t d'un enfant, non d'un homr.. 



TRI- EXERCICES GRE - 



S 33-35. — Adjectifs parisyllabiques composés 
ou contractes. 

— ' / 
neuf li t qui portent 

un le nom d'une des M 
d'un 1 
d'un dieu. 

Phalaris fît faire un taureau ci 
rain. — I -ta 

l'injustice. — La maison a une entrée étroite et 
facile à garder. — Les villes renferment peu de 
bons . et beaucoup de méchants. — Le peu- 
honorait Démosthène. qui étai: né à la cité. | 

— Ne crois pas que ta m - . it malveillante. — 
- Muses d'H- ' : sont immortelles. — J 

trouvé un anneau d'or sur le chemin. 

63. rot " rroç ït^/i: - : . . . — 

/. . - 

. — A: : 

H Y£ "- "i ::.- 

I /- 

-.:. \ — 

■ 

— K. : . :a/.7. /.: 

H" 

71/7./ /.;;•. r. — Xé 
/. 

H : 

— A. 



54 PREMIERS EXERCICES GRECS 

— La Parque est inexorable. — Les Athéniens 
élevèrent (àvéVryisav) une statue d'airain à (== de) 
Phocion. — La colère est déraisonnable. — Les 
malheurs d'autrui sont utiles à l'homme sensé, 
car l'homme sensé s'instruit par (ék, gên.) les 
malheurs d'autrui. 

' " ■■■ - ■■■ -.1.1 ■ . .11 . ■ ■ I — ... M I ■— ■— | » ^f l— ■ ■ ■— ■ — -, ■ „ ■- _ III ^» 

§ 36. — Adjectifs imparisyllabiques eu wv. 

RÈGLE. — Dans des expressions comme ceux qui disent, ceux 
du roi, on rend ceux par l'article : les disant. 

£7u<m5(j.wv, savant, qui connaît Suvaroç, puissant, capable, 

eXeoç, 6, pitié [(gén.) fxérpioç, modéré [possible 

(j.v-/j[j.o)v, qui se souvient (gén.) {/.eyocXocppcov , orgueilleux 

àcppwv, sans raison, insensé AoiSopia, injure 

65. Outs ^pucôç out£ àuvocam'a touç àvôpcoTTOu; euSai- 
p.ova; Tuoteï (rend). — 'Q PocciXeïç, [/.vy)[x.oveç 6<jts tyjç 
ÔVY)TOU <puC£0>Ç. — 'H twv sùcppovcov jcal 6[/.oyvw|i.6va)V 
àvÔpa>7rcov auvoueria 7uoi£t £'j<ppova. jcaî o[/.oyvco|/.ova. — ■ 

Ty)V VauV £XLTp£7U£ (/.OVOV TOIÇ T7)Ç GaX3CTT7)Ç £7U<7T7)[/.0C'.V , 

— Iïo^àxtç oi [/.eyo&oçpoveç àcppovÉ; eiciy. 

66. Ceux qui ont (participe) des désirs modé- 
rés sont sages. — Les petits enfants sont encore 
sans raison. — Des trésors d'or et d'argent ne 
rendent (tuoioOgi ) pas sage ni (où&) heureux. 

— Soyez compatissants, car Dieu a (woietTai) 
pitié de («ri, da£.) ceux qui le sont (= des com- 
patissants). — Les hommes savants ne sont pas 
toujours affables. — Il est d'un homme sage de 
mépriser (>caTa<ppûV£ïv, gén.) les injures. — Il n'est 
pas possible d'avoir une vie toujours heureuse. 

— Un fils sage réjouit son père, un fils insensé 
est un chagrin pour sa mère. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 55 

— TI Moïpa à7rapaiTY)TOç £<7tiv. — 'AvSpt'avTO. 2 «Êcoia'a)- 
voç yaXxoov ot 'AQyjvatot àvecTVjdav. — H ôpyv) aXo- 
ytTTo; £(7Ttv. — 'AxXoTpiai <yu|A<popat ^py)ci|/.ai eldi tw 

flppOVtULW . 6 yàp <pp6vt[/.OÇ (7.7.V0OCV£t S, àX^OTplWV (7U|/.(pO- 

ptov. 



§ 36. — Adjectifs imparisyllabiques en wv. 

Notes. — * MeyaXocppovsç acppovsç. Cette répétition d'une 
même consonance s'appelle allitération ; les anciens y 
prenaient plaisir. Exemple : Fabricando fit faber. — 
2 Scocpctov veut dire sage dans le sens moral, vertueux, 
prudent; aoyoç veut dire sage dans le sens intellectuel , 
savant, les sages de la Grèce. 

65. Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heu- 
reux. La Fontaine. — Souvenez - vous , ô rois, 
que vous êtes mortels. — La société des per- 
sonnes gaies et conciliantes rend joyeux et con- 
ciliant. — Ne confie ton vaisseau qu'à ceux 
qui connaissent la mer. — Souvent les orgueil- 
leux sont déraisonnables 1 . 

66. Ot 6^ovt£ç [ASTptaç É7Ui9u|/.iaç crcocppovsç 2 sla-tv. — 
Toc 7ïïato\'a !ti acppova. egtiv. — 0v)<Mcupot ^puaoO /.at 
àpyupou où xotoOcrt crcocppova, oùo*' £ÙSat[/.ova. — "Ecrs 

6)»£7)[/.0VEÇ * 6 yàp 0£QÇ eXeOV 'TTOlElTat £7Ù TOIÇ £XEY)|/.0<7tV. 

— Ot e7uiffT*o[AOV£ç àvo*p£; oùy. àfii çt'Xocppoveç EicrtV. — 
Sw<ppovo; àv^po; Êcrrt tûv Aot&opttov jcaTa<ppov£ïv. — .Où 
(Vjvarov (3tov «Et £Ùo*ati/.ova s^eiv. — Ytoç ccocppcov 

eÙ(ppàtV£l T0V 7UaT£pa , UtO; 0*È ÔC(ppCOV XuTCY) TY) |A7)Tpi. 



$5 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 37. — Adjectifs contractes en tjç. 

àaGcvVïç, faible, malade ïvtoi, quelques-uns 

£u<re6^ç, pieux BÀ<£ë7j, dommage, dégât 

àacpaXrjç, sûr, assuré Tpcfaos, 6, manière, pL mœurs 

àxpi&qç, exact o'x^ç, &> foule 

67. $Oa«.ç â^'/oOou!; àye'JTTo; sartv Y) Tupavvtç. — 
'Evoesiç twv 87ciTY)^£ta)v IcfAsv . — 'Enrocvà^Go (je ramè- 
nerai) tov Ttauta erffliv fcat ûviSL — 'E'XeuQépou &v&poç 
£<7Tiv ôctl toc àV/jOvi Xeveiv. — 2uyyva>[/,Y) |/.ev Y)^ipou 
(p'jcreoSç Ion, Tij/xopta o*è Oripuo^ouç. — Ol ftaXaioi twv 
àvQpwTïtov 7Uupo;' àrjQsïç yjçrav. — Oi w EX>7)veç 1/00; 
â>yQ(Aa£ov (appelaient) to-j; àjAaM'; xai àvoY)TOuç. 

68. La vigueur ignorante engendre souvent du 
dégât. — Epaminondas était [fils] d'un père 
obscur. — Le vin rend (îuota) le corps vigoureux, 
mais l'âme faible. — Parmi les écoliers les uns 
sont studieux, les autres ne [le sont] pas. — 
Quelques-uns aiment mieux ((xxVXov) des aliments 
coûteux et désagréables que (ri) [des mets] à bon 
marché et savoureux. — Je connais deux(Boo) 
vieillards , l'un morose , l'autre bienveillant. — 
Les aliments coûteux rendent («ouï) quelquefois 
malades les [gens] bien portants (= sains). 

69. Dieu aime les mœurs naïves et pieuses. 

— Soyez studieux, et vous serez savants. — 
Gloire et richesse sans jugement ne sont pas des 
biens assurés. — Je mène une vie pauvre, mais 
sûre et exempte de crainte. — H y a dans la 
Laconie des carrières d'une pierre magnifique. 

— Vous êtes dépourvus de mémoire. — Souvent 
les philosophes donnent sujet de rire à [la] foule 
ignorante. — Je dirai (épw) l'exacte vérité. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 57 

§ 37. — Adjectifs contractes en v^. 

Notes. — 1 Cette affirmation est tout à fait contestable. 
Voyez ce que dit Bernardin de Saint- Pierre de l'usage du 
feu, dans nos Morceaux choisis, t. I, p. 218. — 2 Le 
grec aime cette formule, dont on verra d'autres exemples 
g 136, Règle, et g 383, 84, 3°. 

67. La tyrannie ne sait pas ce que c'est qu'une 
vraie amitié. — Nous manquons du nécessaire. 
— Je ramènerai l'enfant sain et sauf. — Il est 
d'un homme libre de dire toujours la vérité. — 
Le pardon indique un naturel pacifique, la ven- 
geance un caractère féroce. — Les premiers 
hommes n'avaient pas l'usage du feu 1 . — Les 
Grecs appelaient poissons les ignorants et les 
sots. 

68. 'A(/.a0Y)ç pa)[A7) TZQXkoixiç tmctei p^à&rjv. — 'Eîra- 
p,£ivct>vdaç TvaTpoç vjv àcpavouç. — Oîvoç tq piv ç&t&oL 

E'jpaXJTOV 770 UT, T/)V Se ^uy/)V àcrôfiV^. T(3v U.aÔV)TO>V 

oï (^iv cpi"Xo[xa6a; eiaiv, oï Se ou 2 . — "Evioi (xaA'Xov 
^aïoouai ciTtoiç 77oXut£X£<ti /.ai àrjo^Tiv ri eO?Aéai xai £77fr- 
T£p77£<7iv. — Àoo 77p£aê'jTaç yi.yvco(7/-oj, tov uÀv §o$y ipv) , 

TGV Bè EUf/.£VY). Ta 770^UT£V7) GlTtOC 770l£? £V10T£ TO'jÇ 

uytfiïç àafkvaç. 

69. '0 0£OÇ ya(0£t Tp0770lÇ à<p£^.£Gl XOCl £U(7£ë£atV. — 

^iXoLtaO^ £<jT£, jcal 77GAu(y.aO£ï<; £<7eode. — Aoça xat 
x'Xo'jto; àv£u guv£ç>£oj; oùx aGcpaTà) XTY)p,aTà Êgtiv (moins 
bien eIgiv). — EUvi^pov pt.ev, àcçaXvj o*à xal ào*£a |3tov 
ivw. — EIgiv iv tt) AaxamxTJ XaTOLu'at TaOoO 77oXim- 

XOUÇ. 'EvO££ÏÇ £GT£ fAVY)U.7)Ç. 0'. Cpi^OGOCpOl ji- 

XtoTa 7uo*X>wdcxiç à^aOsï o/Xg) Tcocpl^ouatv. — Tï]v àxpi^TJ 
àVoOfiiav Êpôi. 



PO 



58 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 38. — Adjectifs mixtes non contractes. 

tcjoç, égal crécpavo; ,* 6 , couronne 

Xsuxdç , blanc xpoêai-ov , mouton 

aojpoç, fou, sot xojryj, chevelure 

tsXoç,to, fin, impôt, magistrature 7uoytov, o)vo;, 6, barbe 

70. 'H ev Sa^apvi vaup-a^ia £7ïïoiy)G£ (fît) po7r/jv 
a7ravTOç toû ttoXe^ou. — Euts^eï; Tacpod ;cai teai %%,g(' 
liai Aay.£oV.t.[xovtoi;. — IlàGY); Tupâ^ew; to t£Xûç 77pc 
(avant) tyjç àpX'^Ç éÇeTa^e. — Ol ^eOcrai TràvTtov 
àoiiO)[/,àTcov aiTtot sien. — Aet £7ut{/.e>.eï<j0at (s'occuper) 

TWV TÊXVCOV f/.£Ta TTCCOTJÇ TTrOuS'OÇ. Tû KupO) 7HCVT6Ç 

é7T£i9ovTo (obéissaient) ekovteç, — "Atwcv Çtoov 6vt)t6v • 
airaç <$è àvGpwxo; t,ôov ■ airaç oûv àvQpcoTro; Gvtjtoç. — 
'0 Titoç tt]V B£p£viV/jV à<pyj}t£V (renvoya) àxcov &xouaav. 

71 . La terre entière est le tombeau des hommes 
célèbres. — Parmi les moutons , les uns sont 
blancs, les autres noirs. — Brave de-bon-cœur 
les dangers. — La nature ne fait (o\'<Wi) pas 
h tous les hommes des dons gracieux. — Dis 
toute la vérité. — Tous les [hommes] injustes 
ne sont pas injustes de-leur-plein-gré. — Le dis- 
cours de Démosthène sur la couronne commence 
ainsi (wck) : « Athéniens, je prie tous les dieux. » 

72. Pourquoi (té) as-tu la chevelure noire et la 
barbe blanche ? — Le temps est le médecin de 
tous les chagrins. — Les femmes font (xoioOgi) 
à regret les ouvrages des hommes. — Dès le 
printemps reviennent toutes les tribus des noires 
hirondelles. — Argus avait (elx £ ) des yeux sur 
(êv, dat.) tout le corps. — Tous les hommes ne 
sont pas fous, presque tous sont vains. — Iphi- 
génie, tu meurs volontiers pour toute la Grèce. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 59 

§ 38. — Adjectifs mixtes non contractes. 

Notes. — ! Remarquez le rapprochement voulu des 
deux noms propres et des deux cas de l'adjectif. — 

2 Parce que leur souvenir se répand et vit partout. — 

3 Parce que, disait un charbonnier, j'ai plus travaillé des 
mâchoires que du cerveau. 

70. La bataille navale de Salamine décida de 
toute la guerre. — Tous les Lacédémoniens ont 
des sépultures simples et égales. — Pèse la fin 
de toute action avant de la commencer. — Les 
menteurs sont cause de toutes sortes d'injustices. 

— Il faut s'occuper des enfants avec une entière 
sollicitude. — Tous obéissent debon cœur à Cyrus. 

— Tout animal est mortel ; or tout homme est 
un animal; donc tout homme est mortel. — Titus 
renvoya Bérénice malgré lui et malgré elle 1 . 

71. 'Avo*ptov £7U(pavtov tzolgol y) yr\ Toccpo; 2 . — TtOV 

TCpoêaTCDV TOC |/£V XSUJCOC, TOC 0*£ {J.sXoCVa £(7Tt. — 'Ex.wv 
X,IVO*UVOUÇ Ù7ïï6[V.£V£. 'H <pu<TlÇ OU 010(0(71 TCÔCGIV OCvôpCO- 

tcoiç o*copx ^ocpfevTcc. — IIôLgocv ty)v à^ÔEtav >iy£. — 
IldcvT£; àoY/COi (ou tcocvteç oi àStîtoi) oî% IxovTeç aoY/.oi. 

— '0 Ay)|AOc6£vouç Trepi tou (7T£<pdcvou Xoyoç àp^erai 
woV û àvSp£ç 'AOyjvocïoi , toi; 6soiç eu^o^ai izoLai. 

72. Tî eyetç tyjv [/.èv k6|/.v)v [/iXawocv, tov c>£ Ttwytovoc 
>£uxov 3 ; — IIocggW Xu7T(ov (ou Twv )a>7r(ov) locTpoç £<TTtV 6 
ypovo;. — Ai yuvataeç àxouffai 7roiou<7& Ta tûv àvopûv 
epya. — "A [/.a tô eapi (ou %' vjpt) e7uav£p^ovTat 
7uôc<jai ocItùW [aeXouvcov ^£)a66vcov (puXou. — "Apyo; ocpôal- 
aoùç êIyê £v tcocvtI tû gg^octi. — Mcopoi f/,ev oû>c elaiv à-rcav- 
teç oi àvôpw7uoi, [aoctocloi o*è a^£^ov 6c7rocvT£ç. — 'ATCoôvip- 
c>cei;, œ T<piy£v£ia, ou» oocousa wèp 7Ç04<ïY);ty}$ *E>.>.àSo;; 

A 



ÇQ PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 39. — Adjectifs contractes en u;. 

ppaSu; , lent oç-jç , aigu , acide , vif 

ppa/uç, court êptjrjç, perçant, acre 

jkpuç, pesant, grave ?)ptauç, demi, moitié 

pocQuç, profond eùpuç, large 

yXuxùç , doux eùôjç , droit , direct 

Tpa/u;, rude, rauque ôpaauç, hardi 

73. 'H i|w£y) tû aoS[xaTt auvvÎTUTai (est attachée) (âpa- 
o*e? Tayeia. — Twv àyaOojv evs*x? upa.TTEiv <kï rà viSea , 
à"XV où Ta àyaOà twv rçoiwv svpça. — 'H Té^vTj [tcocpoc, 
6 o*è pioç ppa^uç. — Ilo^'Xày.ic; Ppz^sîa y)ôovy) p.a/.pàv 

Tl'&TGl XuTCTflV. OÙy àxadt TOIÇ TTpeaê'JTOUÇ jfopù TO 

yvîpaç IcTtv. — Toùç $|/.faeiç tôv GTpocTUoTàW ev tô 

GTpa.TQ7TT£0\o )k6l7ïO{i.£V. 

74. La crainte gâte (Xu^aweToa) tous les plaisirs 
(== choses agréables). — Donnez (<$6t&) au men- 
diant la moitié du pain. — Ménélas avait (dye) 
les épaules larges. — Une plaie profonde a be- 
soin (SeiTai, gén.) d'un médecin habile. — Ne 
recherche pas l'agréable, mais le beau et l'utile. 

— Le caractère (plur.) des hommes de bien est 
droit et simple. — Espérances, vous êtes agréables, 
mais trop courtes. 

75. De nuit la chouette fait entendre (Ïtqgi) une 
voix rauque; le jour le coq [fait entendre sa voix] 
perçante. — [Les] songes rapides sont le sym- 
bole des douces espérances. — Après un son 
grave un son aigu est agréable. — Le vinaigre 
se fait (rcoiEtTai) avec (la, gén.) du vin acide. — 
Les eaux des fleuves sont douces, celles de la 
mer [sont] amères. — Je paye la moitié de l'a- 
mende. — Il est agréable de regarder la lumière. 

— Les fanfarons sont lâches dans les batailles, 






PKKM1KRS EXERCICES GRECS 61 



§ 39. — Adjectifs contractes en uç. 

Notes. — 1 'AXX' où, et non pas, n'est que l'expression 
oùx... àXXà renversée. — 2 On pourrait dire également bien 
to Tjijucru ou tt)v Y][jLi(rsiav Toî3 crpa-rou. Le grc a ceci de 
particulier qu'il permet de mettre 7]tjucuç au genre du gé- 
nitif suivant: 6 {juueuç xou gpdvou. — 3 C'est-à-dire il est 
doux de vivre. 

73. L'âme est attachée au corps, elle prompte, 
lui lent. — Il faut faire l'agréable en vue du bien, 
et non pas 1 le bien en vue de l'agréable. — L'art 
est long, la vie est courte. — Souvent un court 
plaisir engendre une longue affliction. — La vieil- 
lesse n'est pas pesante pour tous les vieillards. 

— Nous laissons dans le camp la moitié des 
troupes 2 . 

74. '0 <p6êoç TÇWTOL TOC 7)8eOC ^U|AaiV£Tat. — A6t£ 
TÔ TwTW^Co TO Y)|/.M7U (OU TOV 7}{JU<7UVj TOO àpTOU. 

MevÊ^aoç (ou M£vsXea>ç) eupeaç toÙç a>{/.ouç dyj.. — Aeï- 
Tat. wV/iyo paOsta aocpoo îaTpoO. — M'/) ofcoste to y)$u, 
àX.Xà to jtaXov xai to ^pyiffij/.ov*. — Ta twv àyaôûv 
àvopiov tjGy) sùOéa Icrn /.ai aTcr^a. — 'Q lXTtr(ôe^ s YjSaai 
uiv £GT£, Ppaysïat Sa àyav. 

75. Nox.to^ [/.Èv ?) y^aùc; Tpa^eîav <ptovY)v r^criv, Y)[/i- 
pa; Se 6 à'X£X.Tpi>ojv opi[i.eïav. — Ta^etç ov£'.poi y7.ux,£iojv 
(X?7io(i)v au{/,boX6v àdv. — Mstoc <p06yyov (3ao'jv cpôoy- 
yo; ô;ù; rihuç égt'.v. — 'E$ ô£soç ol'vou to o£o<; 7toieïtoci. 

— Ta |/.èv tcov 7roTa[/.cov O'ôaTa yXo>da etti , toc Se tyiç 

67.Â7.TT'/1Ç ttlXpa. TÎVW TO -7] [AIGU ?{ptf)[14t (tO'J TljAT)- 

[7.7.T0:). — 'HSù to <pwç pX£7T£'.V 3 . EURIPIDE. — Ot 
àÀa(6v£ç Y.OLY.01 |/iv £ic»tv £v Taiç [/.àvjxiç j 6pa<7£ï<; Sfi £V 



62 PREMIERS EXERCICES GRECS 

hardis dans les entretiens. — La jeunesse est agile 
et légère, la vieillesse est lente et pesante. 

§ 40. — Adjectifs irréguliers. 

7ia(jt.7roXuç , innombrable xoucpoç, léger 

epïijjioç, ov, désert xpàxoç, tô, puissance 

(xotTato;, oç ou a , ov, vain 0-rjpi'ov , bête sauvage 

SuotuxtqÇj malheureux toîcoç, 6, lieu 

76. Atxata y^ûTTa l'^fit Kpafoç f/.éya. — Ta jjÂyoCky. 
o*wpa ttjç tu^yjç e^et cpoêov. — Kpotacp Y)v T:oXkr\ GTpa- 
Tià xai tto^ù 7rX^8oç GU(/.|/.3c^a>v xat TCàj/.raA^a ^pri^c/ra.. 

IlQXXà ÔTipta £CTtV £V TOtÇ £pY)p.OtÇ T07COIÇ. "Hv 

vùt (âaOfiîa x,at <7ta>7U7) TtoXkri . — Tûv toi! 'Itigou [/.aÔYj- 

TtoV Ot raAXot 7U£V7)T£Ç 7]<j7.V. IloXùv ypOVOV vJ^Y) 7UO.(7tV 

l7Ut6ou^eu£iç. IsOGR. 

77. Cérès et Prosetpine s'appelaient (wvo^à- 
Covto) grandes déesses. — La plupart des hommes 
sont vains et légers. — Plusieurs petits ruisseaux 
font (7701a) à (fil;, ace.) la fin un grand fleuve. — 
L'imprudence est la cause de nombreux et grands 
malheurs. — Je vis (êI^ov) une foule nombreuse 
sur la place publique. — La vie de la plupart 
des hommes est en butte (Û7roscetrai) à d'innom- 
brables malheurs. — La plupart du temps l'édu- 
cation a .(7coi£ï) uue grande influence sur (rapt, 
ace.) le caractère. — Ils furent convaincus (ixk<a- 
cav) de méfaits nombreux et importants (== grands). 

— Nombreux sont les yeux et les oreilles du roi. 

— Les études détournent les jeunes gens de 
beaucoup de fautes. — Parmi les hommes quel- 
ques-uns sont riches, beaucoup sont pauvres, la 
plupart sont malheureux, 



PREMIERS EXERCICES GRECS 63 

toiç Xoyoïç. — 'H [/.èv v£Oty)<; Ta^aa xat xoucpY) .gçxt, 
to Se yripaç (3pao*ù jial |3apu. 



§ 40. — Adjectifs irréguliers. 

Notes. — 1 Dans cette locution, exw signifie renfer- 
mer, et cpo^o;, sujet de crainte. — 2 La règle Est mihi 
liber est aussi grecque que latine. 

76. Une langue juste a une grande puissance. 

— Les présents considérables de la fortune sont 
accompagnés d'alarmes 1 . — Cyrus~ avait 2 une/fjûfru 
armée nombreuse, une grande quantité d'alliés 

et d'innombrables richesses. — Il y a beaucoup 
d'animaux sauvages dans les déserts. — Pro- 
fonde était la nuit et profond était le silence. — 
La plupart des disciples de Jésus étaient pauvres. 

— Depuis longtemps déjà tu cherches à nuire à 
tout le monde. 

77. AY)j/.7)TY)p xcd KopY) wvo^aCovTO ^.eyàXat Osai. 

— Ot izoXkol twv àv9poS7rcov |/.àTaiot jcai >cou<pot elaiv. — 
IloWà jj.iy.pcc paOpa eiç to Ti\oç [/iyav 7uoTa'[/.ov tcoie?. 

— 'H àêoiAia atTta Icrt TzoXkow y.od p.syàlcov ffup- 
«poptov. — Etoov 7uo^ùv o^ov sv tt) àyopa. — Twv 
TzoXkûv 6 Ptoç 7ua[/.7r6^.Xaiç auj/^popaîç Û7?ox&iTai. — Ta 

770VXà Y) 7wai^£ia |A£yà>.Y)V p07ÏT)V 7UOl£l 7T£pt TOC 7]6y) (ou 

touç TpOTTOu;). — rioXlcov xai [/,£yàX<ov àoiîCY)|/.àTa>v 
izktoGOLv. — 'Qtcc y.cu ôç9a>.[/.oi n:o>.>.oi (Saçi^icoç. — 
Ta (Aa6Y)[/.ocTa touç veouç à7coTO£7U£i îîo'XXcov àp,apTT,^à- 

T(OV. TàW àv0p(o7U(OV EVIOt 7cX0U<Jl0t, 7T(AWt <$£ 7U£VY)T£Ç, 

oi 6È 7UO^Xoi o^uaTu^aç. 



64 PREMIERS EXERCICES GRECS 



RÉCAPITULATION SUR LES ADJECTIFS 

[xéaoç, médius 7coix&oç, varié, divers, rusé 

Aot[/.7cp<$ç , brillant vôoxov, dos 

epu9poç , rouge pt';, ptvoç, \ , nez 

axpoç, suînmus Xi'txoç, 6, faim 

78. '0 /.pozoSa'Xoç e^£^ ô<p6aX(/.0'jç Go; /.ai oSovraç 
[AeyàXouç /.a/rà Xoyov (en proportion) tou croj^aTo; 
/.ai ovu^aç jcapxepoùç /-al 6ép(/.a àppv)/.TOv IttI toO vcoiou. 

— '0^'j e<m tÔ tcov àcrru'Wv <pàpu.oocov. — 'H tojv 
Ks^tcov yri , ùypà oûcra, vo^àç KoXk&c, cpapat. — 'Ev 
op£<7i t>puç à/.pa |/.ev çp£p£i paAàvouç , pic?) ^è {/.s^iTTaç. 

— IIq'XXôv o Xi{/.o; yi'yv£Tat oiSàcr/.a'Xûç. — 'Ev tcoT^oïç 
Ç'jXoi; GaVXa Tïû'p , 67:01» (là OÙ^ §£ où* âVrtv 6 £pi<7Ti/.oç, 
r)ai»ya^£i [J>y~yr\. Bible. 

79. Près de l'Italie se trouve (xefaoci) la Sicile, 
île heureuse et peuplée. — Dieu a donné (e&wxe) 
au monde un mouvement éternel. — N'aime pas 
un rire effronté. — Par la bienfaisance nous 
sommes semblables à Dieu. — Il a le visage 
rouge, la chevelure blonde, la barbe longue, les 
épaules larges, les jambes courtes, le cou épais, 
le nez grand, les lèvres petites, la poitrine étroite, 
la voix aiguë, les bras forts. — Je déteste (peu) 
une maison obscure, un vent humide, une ville 
déserte, des chemins raboteux; mais j'aime (yîSo- 
(jLoct, dat.) une nuit brillante, une voix douce, un 
jour serein, des fleurs variées. 

80. Que les juges soient justes, les prêtres vé- 
nérables, les magistrats prudents, les généraux 
expérimentés, les soldats hardis, les maîtres 
doux, les serviteurs actifs, les vieillards modérés. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 63 

RÉCAPITULATION SUR LES ADJECTIFS 

Notes. — J On dit en grec BévSpov axpov, [jâgqv, comme 
en latin arbor summa, média. — 2 Ne pas confondre 
Xt^oç , faim, et loipôç , peste. — 3 En grec, le subjonctif 
ne doit pas s'employer pour l'impératif. 

78. Le crocodile a des yeux de porc, des 
dents d'une longueur proportionnée à celle de 
son corps, de fortes griffes et une peau impéné- 
trable sur le dos. — Le poison des aspics est 
violent. — La terre des Celtes, étant humide, 
produit beaucoup de pâturages. — Sur les mon- 
tagnes le sommet du chêne porte des glands et 
le milieu des abeilles 1 . — La faim 2 enseigne 
bien des choses. — Le feu prospère dans une 
grande quantité de bois ; mais là où n'est pas le 
querelleur, la lutte s'apaise. 

79. 'Eyyùç 'ItoCkioLq xsItoci tj St/sTia, vrjrjoç eùoVi- 

OXOV /al 7roX'JXv0ûCO7wOÇ. 'O @£0Ç EOtoîCe TÔ %0<7[/.<p 

ftt8iovx(vir}(Tiv. — M'/) cxlpye yé"XcoTa xpOTSTY). — Eûep- 
ytaiof, Begj opioiol éa[/£v< — Ey&i gpyôpov to 7up6ora>7rov 
/al çavOr,v T7).v /o»ry;v /ai (xa/pov tov TroWcova /ai 7rXa- 
tb; Toùç wjaoo; /ai j3payéa Ta c/£ÀY) /al Tîayùv tov 
Tpy.yTjlov /ai jxeyà/.Yiv tt)v piva /ai |MX.pà Ta j^eîV/) /al 

CTcVOV TO TTT/Oo; /ai ÔCSÏaV TY]V (ptOV7)V îtal IG^UpO'JÇ TO'JÇ 

ppa^ioyaç. — M'.toj g/ot£ivt)v ol/tav /-ai Oypov ovêjaqv /al 
woXtv è'prj^ov /al Tpa^eiaç ôSo-ùç ■ v^o[/.ai Se lajx7ûpa vu/ti 
*ai yXuzeia <pa)vyj /ai s'jck'w */)i/spa /.ai, tttolx.i'Xoi^ gcvOegi. 

80. "Ovtwv 3 ol qik<%<&k1 ôj/aio-t /al ol UpEïç cap.vol 
xal ol apvovxsç <ppovi{/.ot /ai ol cTpaTTjyol fy.-apoi /ai 
ol CTpaTuoTat Opaaeïç /ai ol oEcrrcoTat vip^spot /ai ol 
qu&toci TTTOuôaiot /ai ol TCpeaêuTai f/iTpioi /ai ol vsaviai 



66 PREMIERS EXERCICES GRECS 

les jeunes gens généreux, les jeunes filles dé- 
centes , les enfants gais , les amis fidèles , les 
riches magnifiques, les pauvres économes, les 
maîtres savants, les élèves zélés : que tous les 
hommes soient pieux-envers- Dieu. 

§ 41. — Comparatifs et superlatifs en -xspoç, -raxoç. 

xapSt'a , cœur cpOovspoç , jaloux 

jxépoç, xd , partie tijaioç, oç ou a, ov précieux, cher 

Xpoa , peau , couleur -jrpao;, 7ipaaa, 7rpaov, doux (d'humeur) 
xax^yopoç, 6, accusateur sùysv-^ç , nohle, de bonne race 

81. Oî piv '(yitoOsi (recherchent) Ta ^aprrpoTaTa, 
oï Se Ta ^p7)(7t(/.(oTaTa. — Ot àSuvaTwTaTOi tôv àv- 
9pco7ïwv y.ai (aussi) <p0ov£pwTaTOi etfftv. — Ta 7roXXà 
Tiyouci (on dit) • àcpcovoTepoç l^Ouoç, [/.e^àvTepoç KOpaxoç. 
TOV TOU SojJCpdCTOUÇ GàvaTOv TOU tôv xaT7)y6ptov ptou 

£'JTU^£CT£pOV VO|UÇ,£. Tôv àvOpwTCOOV q>t>.£l (aime) TO'JÇ 

GO)<ppOV£C)T£pOU; XOtl ^apt£<7T£pOUÇ Xal £UyV(i){/.OV£CT£pOl»Ç. 

82. Une guerre glorieuse est plus souhaitable 
qu'une paix déshonorante. — Il n'y a pas de 
possession plus précieuse que la sagesse. — 
Plaire à beaucoup [de gens] est [la chose] la plus 
difficile ((WyjpYlç) de toutes. — [La] gloire est 
un faible appui (= ancre); [la] richesse [en est 
un] plus faible encore. — Dieu voit (ôpa) les plus 
profonds [replis] du cœur humain. — Dans le 
corps le cœur est la partie la plus vulnérable. — 
L'abeille trouve dans les fleurs les plus acres et 
les épines les plus rudes le miel le plus doux. 

83. Les Ethiopiens sont très noirs de peau 



PREMIERS EXERCICES GRECS 67 

yevvaïoi xai cà 7rap9evoi sÙTCps7U£Ïç y.at 01 7:aïo£ç iXapol xat 
oi <p&ot TûLdToi xat ol 7u^.o»J(itot (i.eya^Q.Trp£7T£ï<; xai oi 7U£- 
vy]T£; (peiftdAot xai ol Mac/iaXoi 7roXu[/.a8£Ï; îtai ol [/.a- 

Qy)TOÙ 7ïp69u{/.Ot , 77XVT£; (U 01 àvôpC07T0l OeOGfiêEÏÇ. 

§ 41. — Comparatifs et superlatifs en --repoç, -toctoç. 

Notes. — On peut ajouter à la règle des comparatifs 
que dans les adjectifs en -toç, i est toujours bref: tijaioç, 
TijxiwTgpoç. — * Quand un superlatif est accompagné de 
l'article, il ne faut pas placer entre les deux le génitif qui 
en dépend (§164). — 2 Ilpaoç emprunte tout son fémi- 
nin, et ordinairement son pluriel, à l'adjectif poétique 
îrpadç. 

81. Les uns recherchent ce qui brille le plus, 
les autres ce qui est le plus utile. — Les hommes 
les plus incapables sont aussi les plus jaloux. — 
On dit d'ordinaire : « Plus muet qu'une carpe, 
plus noir qu'un corbeau. » — Regarde la mort 
de Socrate comme plus heureuse que la vie de 
ses accusateurs. — Parmi les hommes aime les 
plus sensés, les plus gracieux, les plus équi- 
tables. 

82. n6^££/.0Ç EV&oEoç £!pY)VY)Ç OClG^paç aip£T(OT£pO?. 

OÙ/. ECTl <70<ptaç JCT7)l/.a TL[/.tMT£pOV. Eta'X'XoïÇ àp£G)t£lV 

7t:ocvt(ov egtI Suc^£p£<7T3CTOv. — AoEa à(jÔ£V7]<; avjcupà 
«rri, 7uXoijtoç 6Ti à(70£V£<7T£pa. — '0 Qzoç opa Ta (3a- 
6'jTaxa tyîç àvSpcoTTLVYiç xapbiaç 1 . — 'Ev tÇ> acofAori yj 
xapBi'a zaïptcoTOCTOv jjâçoc, écrrfv. — 'H f/iXtTToc eû- 
piencei £v opt|/.uTàTOtç àv0£<yi xai TpayirràTatç àxàvQaiç 

TO |/.é7.l TO yX'JXUTaTOV. 

83. Ol Al0tO7T£Ç TY)V ypOOCV p.£^0CVTaT66 £1<TIV. '0 



68 PREMIERS EXERCICES GRECS 

(ace.) — Agésilas était très doux pour ses amis, 
très redoutable à ses ennemis. — La fortune est 
plus puissante que toute prévision. — L'or est 
plus précieux que l'argent; mais la vertu est plus 
précieuse que l'or. — \ Aristide passait pour(svo- 
[//(eto) le plus juste des Athéniens, Socrate, pour 
le plus sage des Grecs. — De tous les fleuves le 
Nil a l'eau la plus douce. — Les chemins droits 
sont plus courts. — Le lion est le plus noble des 
animaux-sauvages. — Les insensés croient être 
plus sages que les [gens] sensés. — Les plus 
pieux sont aussi les plus heureux. 

§ 42-43. — Comparatifs et superlatifs en -uov, -wroç 

et irréguliers. 

rxlfjyôvi] , honte Btivoia , pensée 

etèo;, tô, aspect, figure àxpar/jç , intempérant 

£{jL7r£epia , expérience àSixoç, injuste 

aic&v, wvo:;,6, durée, éternité GirouSaïoç, vertueux, sérieux 

84. Sup.ëoi>XeU£ 0.7] TOC 7)01(7X01, OtXkk TOC KÔtXklGTOL. 

'O $tXQK.T7)TY)Ç TAEVc T(p 'OoUC7<j£Ï ' 'Q X.0CX.<oV X.7.— 

kicte, à(pcç [7.oi (rends-moi) toc toEoc. — Tri &y.ëkilcf 
l/6poç gl|/.i 3 T7) Sa cpi"XapYupia e^8wov, è'^Gictto; o*è t/j 
xa/aoc. — Tr,v xaxiGTTjv o*otAei'av <5oiAeuoutiv (subir la 
servitude) oi outpotTEÎç. — MlytcTOv Iv s),oc^t,'<7T(p iârl 

VOUÇ £V àvOp(07UOU ffCOUOCTl. N6p.l^£ T7JV ©lXot70©l'av àpi- 

ctïjv £tvai too vou acry.YjGiv. — 01 [xèv II eogou tto'X'Xoj 

VXUOUÇ (OU TUOXÙ 7U>.£lOV£ç) TÔV 'EVXyjVOJV T)(7âlV £V MoC- 

pocQôvi, oi S' "EXV/jveç twv riEpcôiv ftoXXtji PsATtouç (ou 

TCO'XÙ [JeXtiOVEç). "A[/.£lVOV "<7Tt T'JV TOtÇ èX(£tTO<FIV 

ÊTtaiveÔ-Tivat (être loué) $ qveuWJtjvou (être blâmé) 



PREMIERS EXERCICES GRECS 69 

'Ay/iTiXao; T|V tqiç |/.èv <pt'Xoi; xpocoTaTOç 2 , toi; (>' i^- 
Opoî; çpoêepcoT7.To;. — 'II T'jyv) 6uv#tU)T£p* èejf t xàa'/i; 
7rpovotaç. — Xpuffoç (A£v àpyjpou TijMompoç, àpar/) o£ 
ypoTOu TifAtompa. — Twv 'E»ovcov 'Api<ïTi6Y)ç [/iv 
otîcaiOTaTOç, So»tpàTY)ç Bè ccxpcoTOcroç svopÇsTO. — € 

NeîXoç £/£& uàtop y"XuxjJTaTOv 7ra.VT(OV TCOV XOTa^OJV. — 
Ai E'jQsiai oSol Ppay uTepai elcrtv. — 'O XéaiV vjyzvia- 

TOCTOV £CTTl TCOV 0Y)plCOV. Ol à'<ppOV£Ç VO|M'(pQUfflV EtVOCî. 

toW actxppovcov Gocpompoi. — Oi £'j«je€e«7TaToî ûai v.y.1 

§ 42-43. — Comparatifs et superlatifs en -(wv, -wtoç 

et irréguliers. 

Notes. — 1 Tàç iAttfôotç se rend ici par des espérances, 
malgré la présence de l'article, parce que l'adjectif n'est 
pas placé entre l'article et le nom. Voy. ,§ 150. — 2 Parmi 
se rend ici par le génitif, parce qu'il dépend d'un super- 
latif. Gela revient à dire : les plus indociles des soldats. 

— 3 M-q, et non pas où, puisque le verbe est à l'impératif. 

84. Donne les conseils, non pas les plus 
agréables, mais les meilleurs. — Philoctète di- 
sait à Ulysse : « le pire des lâches, rends-moi 
mes flèches! » — Je suis ennemi de la négli- 
gence, plus ennemi de l'avarice, tout à fait en- 
nemi de la méchanceté. — Les intempérants 
subissent la pire des servitudes. — L'intelligence 
dans le corps de l'homme est une très grande 
chose dans une très petite. — Cois que la philo- 
sophie est le meilleur exercice de l'intelligence. 

— Les Perses étaient beaucoup plus nombreux 
que les Grecs à Marathon, mais les Grecs étaient 
beaucoup plus braves que les Perses. — Il vaut 
mieux être loué avec le plus petit nombre que 



70 PREMIERS EXERCICES GRECS 

gÙv toïç 7ïXdoaiv. — Oi ^purriavot 7rept ts ttîç toO (3iou 
TsleuTvi; xai tou «rufjwravTOç alûvoç yjBiouç tocç eXm'Saç 

I^OUfftV (§ 150). 

85. La mort à la guerre est très belle. — 
La médecine [qui s'occupe] de (^epl, ace.) l'âme 
est le plus grand de tous les arts. — La mort est 
préférable à la honte. — Il est plus facile de se 
taire (ciyav) que de dire des choses-préférables 
au silence. — Il est d'un chrétien d'aimer (cpO^ïv) 
ses plus [grands] ennemis. — [Ce] n' [est] pas 
la plus longue , mais la plus vertueuse vie [qui] 
est la meilleure. — Gyrus était fort-beau de 
figure (ace.) etfort-humain de caractère (= d'âme), 
très studieux et très passionné-pour-la-gloire. — 
Thersite étaitle plus laid des Grecs. — Parmi les sol- 
dats, les plus indociles sont souvent les plus lâches. 

86. L'expérience des vieillards instruit les 
jeunes gens. — Le sommeil le plus profond [est] 
le plus agréable. — Il est beau de mourir (àrco- 
Gavsiv) pour la patrie, plus beau [de mourir] pour 
Dieu. — Crois [que] la santé est meilleure que la 
richesse, [que] la pensée est plus rapide que le 
vent, [que] la vertu est plus facile que le vice, 
[que] les fautes sont plus honteuses que les 
malheurs , [que] les sots sont plus nombreux que 
les sages. — Cherche (Cri-rei) à être non pas très 
fort parmi (êv, dat.) les forts, ni (piSè) très rapide 
parmi les rapides, mais excellent (= très bon) 
parmi les bons. — Une pauvreté juste vaut 
mieux (= est supérieure) qu'une richesse injuste. 
— Que les jeunes gens respectent (ai&e<yôévTo>v) 
les vieillards. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 71 



d'être blâmé avec le plus grand. — Les chré- 
tiens ont sur la fin de la vie et l'ensemble de 
l'éternité des espérances 1 plus douces [que les 
incrédules]. 

85. 'O Êv TCO^£f/.ù) ÔOCVOCTOÇ £GTl KOtXkwtOÇ. 'H 

7U6Ût TTjV ^UY^TjV loCTpHCT] 7C0C<JaW £GTt T£^V(OV [/.£yt<7TYJ . 

'Atm'vwv tyjç alcr^uvT); 6 Ôxvoctoç. — 'Paov Égti ciyav 
71 >iyav à(jt,£iva) (ou àj/.£ivova) Giyyjç. — XpiGTiavoO Ioti 
toÙç ijpiazouç <pi"Xav. — Oùv 6 [/.yjjckïtoç , à)A 6 G7rou- 
BaioraTOç pi'oç àpiGTo; Icti. — KOpoç y)v à6oç |/iv xà\- 
T^gto; , ^X^ v ^ <piAav9pa>-6TaTOç , xxl <pi"Xo[x<xÔ£- 
gtoctoç jcal cpi^OTitAOTaTOç. — ©epcroriç vjv twv 'EX^yjvcov 

aîffYlGTOÇ. TcoV GTp<XTtG)Tt5v 2 01 à7Tr£l9£GT<XTOL TCO^- 

86. 'H TÔV 7Up£<jëuT£p(0V £J/.7reipta TO'jÇ V£tOT£pOUÇ (H- 

Bà<7X£i. — '0 paôuTOCTOç G'xvoç yiSigto;. — Kgcaov oTuèp 
tyîç 7raTpt'Boç àxoGaveiv, xxXXiov Bè U7iràp toO @eûO. — 
N6|/.i£e ttjv ûyieiav too tcIoutou à[/.eiva> (ou à|/.etvova) 
slvai, ty)v Se Siàvoiav tc5v àv£[s,a>v Ôxttco (ou OxTTOva), 
ttjv S' àpETYjv tyîç xax&aç paco (paovx), Ta 6è à{/.xpTY)- 
[xoctx twv GU|/.q>opwv a'iGY^tw (ou atcY^iova), toÙç S' àvor)- 
tou; tûv GO<pàiv 7uXetouç (ou 7u"X£tovaç). — ZrVra £Îvai 

[/.Y) 3 £V TOÎÇ LGYJJpOtÇ l<7YJjpOT0CTOÇ [/.'/)§£ £V TOÏÇ T%'/ici TX- 

Xigtoç, àXV £v àyaOotç ixptGTQç. — Ai/caia ravia xpefarcov 

EGTl TUAO'JTOU àSt'îtOU. AIBegÔÉVTWV 01 V£COT£pOl TOOÇ 

TCpEGOUTfipO'JÇ. 



72 PREMIERS EXERCICES GRECS 



g 44-45. — Comparatifs des adverbes. 

as-roc, b, aigle cpopTiov, fardeau 

apxoç, 6, pain aù^cpopoç , ov, utile, dat. 

[j.uOoç, 6, fable xaxoupyoç, ov, scélérat, coquin 

87. E'i (si) T'a tûv (pî^wv xoivà lori, |/.à>.i<jTa o*£Ï 
jcoivo'jçtwv <pi"Xwv eîvoci to>jç <pftouç. — YVvoç, àyp'J7UVt'a, 
à[/.©OT6pa toO {/.£Tpiou p.allov, y,ax,6v. — Kupoç toÙç 
fcaxoupYouc à<p£i$£<7TaToc £Ttp,c9p£tTo (punissait). — Ta 
uiyaXa opï) lyouffi jxa'X'Xov ri toc [/.utpft ol ©Utoi. — Tov 
ïtaipov o'j 7T£pi(jL£vovT8ç ou .ftoiDffopeOa (ferons, livre- 
rons) TV)V [jA'fW GUpjJpOpCOTOCTOt TY) TCO^ei. 

88. Parle plus clairement et plus exactement. 

— Je sais (oïS«) très exactement toute l'affaire. 

— Les fables plaisent à tout le monde, mais sur- 
tout aux enfants. — Que le soldat craigne (<po- 
êacOto) son chef plus que les ennemis. — Ésope 
portait (ê<pâpg) les pains : après le dîner, le far- 
deau étant plus léger, il marchait (g7ÇQp£ys?o) plus 
vite que ses compagnons. — Les Cretois vivaient 
(BiTîyov) le plus sagement de tous les hommes. — 
Nous traversons (SwGrapâfxsv) maintenant la mer 
plus sûrement et avec-moins-de-danger qu'au- 
trefois. 

§ 46-48. — Noms de nombre. 

[a-^v , [/.Y)vdç , 6 , mois <rx% a > forme 

auTtsAoç, 7j , vigne ouiXi'a, conversation, compagnie 

{xé6Y|, ivresse TreÇoç, fantassin 

Tpaupa, blessure, plaie êvavri'oç, contraire, adversaire 

89. 'Avzyapctç eX£y£ (disait) ttiv àp-^ov tpÉpsiv 

Tp£ÏÇ (iOTÛUÇ , TOV 7UOÛTOV Y)O0V7)Ç, TOV Û*£OT£pOV piO*/)Ç , 



PREMIERS EXERCICES GRECS 73 

§ 44-45. — Comparatifs des adverbes. 

Note. — ! La construction de l'ablatif absolu eu latin 
a pour équivalent en grec le génitif absolu : L'homme 
étant immortel, les scélérats craignent la mort, àôavâ- 

tou ovto; tou avâpcoTioi) , Tov Oavocrov ai xaxoupyot cpoêouvxca. 

87. Si tout est commun entre amis, il faut 
surtout que les amis des amis soient communs. 
— Le sommeil, la veille, quand tous deux dépas- 
sent la mesure, sont un mal. — Cyrus punissait 
sans aucun ménagement les coquins. — Les 
aigles habitent les grandes montagnes plutôt que 
les petites. — En n'attendant pas l'occasion fa- 
vorable, nous ne livrerons pas la bataille de la 
façon la plus utile à la cité. 

88. SacpédTepov Xeye xal à/tptêscTspov. — 'Àxûtëé- 
azoiTOL oiba xav to 7?p&Y{Mi. — Ot, jxOÔoi Tuacrtv àp£Cx.ouci, 
[7,x)ac>Ta os 7cat<rtv. — '0 (7TpaTttoT7)ç <poê£iaÔa> (/.aX^ov 
tov àp^ovTa r, toÙç 7vo)v£(j.louç. — '0 Autcûtco; tqu; àp- 

TO'JÇ £<p£p£ ' |/.6Tà Se TO àpiGTOY, TOO CpOpTlO'J /.OU(pOT£pOU 
0VT0Ç 1 , ÔXTTOV TCOV £Tai'p(OV £7T0p£'J£T0. Oî KDY)?£fi 

7ràvTwv twv àvôpwTcov cto<ppov£(TTaTa oYTiyoY. ■ — Ttjv 
OscXccttocv vuv àff(pa^£<7T£pov v.cd àx.ivSuvoT£pov 7i wà^ai 

luCfrEptULUV. 



§ 46-48. — Noms de nombre. 

Note. — * Les Grecs comptèrent les années par olym- 
piades, à partir de l'institution des jeux olympiques, l'an 
776 avant Jésus-Christ. 

89. Anacharsis disait que la vigne porte trois 
grappes , la première, une grappe de plaisir, la 



74 PREMIERS EXERCICES GRECS 

tov TpiTov ày)Staç. — "Kktye. 2>è xat (aussi) îtpeïTTOv 
eva (p&ov £^£iv tcoX^ou ocl;tov 71 7uo^ov^ |/.7)&6voç à£fooç. 

— H Stx.e"Xtoc sort Tptywvoç tô <j£/)|/.aTi. — 'OXuja- 

7Ulàç V)V ^pOVOÇ TSTTOCpwV £TtoV Y) 7T£VTY)XOVTa. [/.7)VCOV EX- 

Xyîviîuov. — Tvipaç >tod -rcevîa Suo Tpauj/.aTa, SuaOe— 

p3t7TSUTa. 

90. De-même -que (ÛGrap) un banquet sans 
conversation, de même (outcd) [la] richesse sans 
[la] vertu n'a rien d'agréable (nihil jucundum). 

— Vingt- quatre éléphants escortent le roi des 
Indiens [en-qualité-de] gardes-du-corps. — [Les] 
deux-choses les plus opposées à la prudence sont 
la promptitude et la colère. — Il y aura plus de 
joie dans le ciel au- sujet (éwf, dat.) d'un-seul 
pécheur qui -fait- pénitence ( pLSTavooGvTi ) qu'au 
sujet de quatre-vingt-dix-neuf justes. — Pyrrhus 
fit- la- guerre ( £7i;<A£pjG£ ) en Italie deux ans et 
quatre mois. 

91. Hannon l'ancien (senior) fît-passer (iizi- 
pacs) de Libye en Sicile des forces considérables, 
cinquante mille fantassins, six mille cavaliers et 
soixante éléphants. — Platon mourut (i'zCkv'j'zr^i) 
la première année de la cent-huitième olympiade. 

— Nul domestique ne peut (Sûvonrai) servir (Sou- 
^£oav, dat.) deux maîtres. — Cent drachmes font 
(tcoioOgi) une mine , et soixante mines [font] un ta- 
lent. — Pythagore prescrivit (sizi^o^e) à ses dis- 
ciples un silence de-cinq- années. — Diogène 
disait (sXeye) [que] les amis sont une-seule âme 
en deux corps. — Cent quarante -six ans (dat.) 
avant la naissance du Christ arriva (syeveTo) la 
ruine de Corinîhe. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 75 

seconde, d'ivresse, la troisième, de dégoût. — 
11 disait aussi qu'il vaut mieux avoir un seul 
ami estimable que beaucoup d'amis sans valeur. 

— La Sicile est de forme triangulaire. — Une 
olympiade 4 était une durée de quatre ans ou 
cinquante mois grecs. — Vieillesse et pauvreté, 
deux plaies difficiles à guérir. 

90. "Q(77C£p GU{/.7u6(7tOV <XV£U 6[X.l^.l0CÇ , OUTID 7rXoUTOÇ 

aveu àp£TYi; oùSèv yi^'j 6Y£t. — TéVrapfiç xod eixoai 

TÔ fioLGlklï TWV 'Iv^ÛV (ppOUpOl 7Cap0t(/.£VOUGlV £^£<pa,VT£Ç. 

— Auo toc svavTtcoTaTa sùêouXia egti toc^oç Te xat 
opyr). — Xapx f/.£iÇa>v âVrou ev tû oùpavô £<p' ivt àf/.ap- 

T(jAÛ pl£TaVOOÛVTt Y) £7?' £V£VY)ttOVTa £VV£0C SllCaiOlÇ. 

IIuppoç Êv 'licckioç £7&oX£|/.y]<t£v ety) &uo xocl [/.yivixç T£T- 

Tapaç. 

9 1 . "AvVOJV 6 7Tp£(7êuT£pO; £X TY)Ç AtS'JYJÇ £T£paG£ [/.£- 

yxkr\v B'Jva|Aiv sic Sixe^U'ocv, raÇûv {/.upiàBocç tu£vts , br- 

Tiréaç Se l^axta^t^touç , &£(pavTaç Se éÊ;Y)x.ovTa. — c O 

IlXoCTtOV £T£^eUT7)(je TÔ TCpcoTà) £T£t T71Ç ÔyOOYJÇ X9CI £X,0C- 
TOCTTYIÇ O^U[/.7wà&OÇ. OÙSàç olx,£T7)Ç SuVOCTOCL SuQÏV 

xuoioiv (ou Suo jcuptoiç) SouXeoew. — 'Ejcoctov opa^{/.al 

TCOioCÎGt [xvav, ê^Yi^ovTa Se {/.va? Ta^avTov. — ïluOayopaç 
toiç [/.aGï)Tatç £TC£Ta!;£ 7U£VTa£T7J (jttoTTiov. — Atoylvriç 
è'X£y£ tov; çiXouç £ivat {/,iav <\>\jyy)v ev Suotv aco|/.aai (ou 

CWlJLGCTOtv). C, EQ >tat TÊTTapàîCOVTa XOti ly-OCTOV ETEGl 

7TpO T7ÎÇ TOU XpiGTOU yEVEGECOÇ £y£V£TO 7) (pôopà Ko- 

pivôou. 



70 PREMIERS EXERCICES GRECS 



RÉCAPITULATION SUR LES COMPARATIFS 

SUPERLATIFS ET NOMS DE NOMBRE 

wov, œuf àptÔffcdç, 6, chiffre, nombre 

(jly|Xoç, tô, longueur cepoç, respectable, grave 

aX<o<jiç, ï] , prise cpoêspoç, effrayant, craintif 

(yufjiêouXoç , 6, conseiller syxpomfa, tempérant 

92. Ta izkiiGTOL (ou ià tuoXAoc) tc5v (wcov yjtto) 
(ou viTTOva) tyjç yacnrpo; Igttiv. — Ol e)i<pavT£ç Çgïgiv 
(vivent) êty) 7rXato tôv (kootocuov * tûv os Atê'jxôv 
ol 'IvSucôt ^et^ouç ts elai /-ai ta/jjpoT£poi. — '0 xpo- 
3co^£i'Xoç ytyv£Tai [/iyicrroç £$ ÊXa^tcTOu ' to piv yàp 
wov où [/.£tÇov IdTi ^Tivsiou, aùro; (lui) Se yiyv£Tat y.ai 
(même) âTUTaxaioY/tà-Try^uç. — Kouctîç yXwTTYjç où^èv 
©oê£pcoT£pov. — At'jcaiov èVrt touç jtpetTTOuç apX £lv T( ^ v 

Y)TTOVWV (§ 195). 

93. Il n'y a rien [de] plus agréable à des en- 
fants [que] [leur] mère. — Aucun conseiller n'est 
meilleur [que] le temps. — La longueur de l'ar- 
che était de trois cents coudées. — Il vaut mieux 
mener une vie pauvre , mais sûre et exempte- 
de-crainte qu' [une vie] riche et périlleuse. — 
Rien n'est plus injuste que la colère, plus res- 
pectable et plus stable que la vertu. — De deux 
routes la plus longue (§ 19o) est souvent la plus 
sûre. — Il n'est pas facile de changer ((/.eTa&xXeïv) 
une nature perverse. — Laisse (xaTàXira) à tes 
enfants une belle réputation plutôt (= plus) 
qu'une grande fortune. 

94. Il est plus facile de commander aux ani- 
maux qu'aux hommes. — Le chemin le plus 
court n'est pas toujours le plus facile. — 



PREMIERS EXERCICES GRECS 77 

BÉCAPITULATÏON SUR LES COMPARATIFS 

SUPERLATIFS ET NOMS DE NOMBRE 

Notes. — * Tocctyi étant attribut ne doit pas être pré- 
cédé de l'article. — 2 On supprime volontiers l'article 
après les prépositions, surtout dans les locutions usuelles. 
— 3 II s'agit évidemment de Gyrus le Jeune, qui avait 
pris des Grecs à sa solde pour faire la guerre à son frère 
Artaxercès. 

92. La plupart des animaux sont esclaves de 
leur ventre. — Les éléphants vivent plus de 
deux cents ans; ceux de l'Inde sont plus grands 
et plus forts que ceux de la Libye. — Le croco- 
dile, de très petit qu'il était, devient très grand : 
en effet, son œuf n'est pas plus gros qu'un œuf 
d'oie, et lui, il a jusqu'à dix- sept coudées. — 
Rien n'est plus à craindre qu'une langue mé- 
chante. — Il est juste que les plus forts com- 
mandent aux plus faibles. 

93. OÙX. 6<TTIV OUO*£V [/.7)TpOÇ 7$10V T6XV01Ç. Su{/.- 

êoiAoç oùSetç i<7Ti PeXTiwv ^povou. — To p/o^o; ttiç 

îuêlOTOO Y]V <TpiaX.OGUOV 7UY)^£Gi)V . KûÊÏTTOV £GTl àyeiv 

7T£Vt,^pOV [iiv, OL<7(p%'kr} 0*£ Y.OLÏ ào*£0, (îlOV Y) 7ï);QUr>lOV JtSCl 
£7uixiv^uvov. — O'joIv opyoç à(HîUoT£pOV, àp£TY)Ç os <7£|A- 
voTepov xal pfiëaiOTfipov. — Auoïv oooïv (ou Ô'JO oocov) 
r\ p.a/.poT£pa 7uo^axtç à(j(pocl£(7T£pà iariv. — $ugiv tto- 
vvipàv |/.£Taëa\£tv où pao\6v Êcttiv. — KaTotXtTCS toïç 
rcaial Séçav jcaV/jv [aôcXIov y) tcXoutov piyav. 

94. 'Paov £<7Tl (mcûV 7) àvôpa>7utov àp^Eiv. — 'H Ta- 
ytiTY) ô&oç o'jy. leiTiv àet pa'ffTY) 1 . — '0 EyjtpaTriç o*£rrai 
tuoàXû (ou tcq'X'j) éIocttovojv ri 6 àxpaTyjç. — Oi ITXoc- 



78 PREMIERS EXERCICES GRECS 

L' [homme] tempérant a-besoin (outrât, gén.) de 
beaucoup moins-de-choses que l'intempérant. — 
Les Platéens n'envoyèrent (ïniptyoLv) pas moins 
de mille guerriers à Athènes. — Les Béotiens 
vinrent -habiter (uxtcav) la Béotie soixante ans 
(= la soixantième année) après [la] prise d'Ilion. 
— Le chiffre de l'armée de Cyrus était, pour les 
Grecs (gén.), [de] dix mille quatre cents hoplites 
et deux mille cinq cents peltastes, pour les Bar- 
bares, [de] cent mille [hommes]. 

COMPARATIFS, SUPERLATIFS ET NOMS DE NOMBRE 

(suite) 

Si'xt), procès o\j/iç, 7], vue, visage 

TioXnEîct, gouvernement -/eXt&ov, ovoç, -îj, hirondelle 

BaxTuAoç , 6 , doigt Ivtauxoç , b, an, année 

à7r<xT7i , tromperie Àeïoç , uni , lisse 

95. El; (ko; IffTiv, où TvoXkoi. — M t'a ^£>,tStov l'ap 
où TTotat (fait). — napaSoGY) (fut livré) 6 StoxpàTnç 
toïç "EvSexa. — '0 pto; tôv àvGpcoxtov {/.6<jt6ç eotiv 
àxaT/jç, 7T0V7ipiaç, ^uir/jç , {/.upicov à^cov (autres) 
xaxûv. — IlTO^s^atoç 6 7upûToç Scott) p liz^oLkêlTo 
(était surnommé), 6 Sa SsuTepoç ^tXà^lcpoç , 6 Sk 

TptTOÇ EÙepylTTJÇ, 6 ^£ TETapTOÇ ^t^OXaTCOp, 6 Se 7U£(7.- 

7TToç 'E7ut(pavy]ç, 6 Se ejctoç ^t^op^Ttop. — OùSeiç Syjuto; 

>tà)0u0V 7) VO{/,t(/.COT£pOV Y) <7£[/.V0T£p0V 7Q oY/.atOT£pOV TtOV 

'AOvivaiwv Ta; Sty-àç i^txa^e (jugeait). — <£iXapyupou 

O'jScV àv0[/.C0T£p0V. 

96. Nous choisissons (éx>.eyé|As6a) le chemin 
le plus uni et la vie la plus exempte d'affliction. 
-—Les méchants suscitent aux bons la guerre la 



PREMIERS EXERCICES GRECS 79 

Tcaeïç ou* elocTTOu; (ou i'XotTTov) yCkbàv àv^paW (ou 
ri yOaou; àvo*pa<;) stç 'Aôrivaç àxe^^xv. — Boiorcm éÇyî— 
kogtû mi (/.exà 'Daou àXcoGiv 2 ty]v Botam'av to/UGav. 

ToG K6pOU 3 CTpaT£U|/.3tTOÇ Y)V àplô|/.OÇ, TÛV |/Av 'EX- 

V/jvtov oxXïTat (/.upiot xat TSTpafcoaiot , 7f£Vra<7Tai Bs 
SttrytXtot îtal 7T£VTax.6(7tot ■ tcov o*è Bapêxpcov ^exouuc— 

ULUÛlOt. 



COMPARATIFS, SUPERLATIFS ET NOMS PE NOMBRE 

(suite) 

Notes. — * C'est-à-dire une seule exception ne crée 
pas ou ne détruit pas la règle. — 2 Ainsi nommé ironi- 
quement parce qu'il avait fait tuer son frère. 

95. Il n'y a qu'un Dieu, et non plusieurs.. — 
Une seule hirondelle ne fait pas le printemps 1 . 
— Socrate fut livré aux Onze. — La vie des 
hommes est pleine de tromperie, de méchanceté, 
d'affliction, de mille autres maux. — Le premier 
Ptolémée était surnommé Soter (sauveur), le 
deuxième Philadelphe (ami de son frère) 2 , le 
troisième Évergète (bienfaiteur), le quatrième 
Philopator (qui aime son père), le cinquième 
Épiphane (illustre), le septième Philométor (qui 
aime sa mère). — Nul peuple ne jugeait les 
procès avec plus de soin, de respect de la loi, 
de gravité ou d'équité que les Athéniens. — Il 
n'est rien de plus inique qu'un homme cupide. 

96. 'O&OV |/.£V T7]V >£10TCCTY]V £xX£y6[X£9a , (Stov Se 
TOV àXuTCOTOCTOV. IlàVTWV TOV OCtGY IOTOV T£ 7.0.1 yjzkt- 



80 PREMIERS EXERCICES GRECS 

plus honteuse, la plus pénible, la plus impie et 
la plus acharnée de toutes. — Les Athéniens 
fournirent (rcapéV^ovTo) des vaisseaux plus nom- 
breux et une armée plus grande que leurs alliés 
tous-ensemble. — Ils abordèrent (evlirupv) l'un 
des députés. — H y a trois Grâces et neuf Muses. 

— Il y a quatre gouvernements : démocratie, 
oligarchie, aristocratie, monarchie. 

97. L'Iliade a vingt- quatre chants, l'année a 
quatre saisons, la semaine a sept jours, les 
mois en ont trente ou trente-et-un , la main a cinq 
doigts. — La vue est le plus vif des sens du corps. 

— Il y a dans l'année douze mois, dans le mois 
trente jours. — 11 n'est pas de mal plus grand 
que le péché. — Les blessures d'un ami sont 
plus dignes-de foi que les baisers d'un ennemi. 

CONJUGAISON 

§ 65. — Verbe sîpf,Je suis. 

RÈGLE. — Toute conjonction composée de 3cv, comme !av, 
n, otocv, quand, etc., veut toujours le subjonctif. 

}avy)(A7| , mémoire àôXtoç, misérable, malheureux 

qvos , 6 , âne xupioç , maître de 

xap-rroç, 6, fruit ôsiAoc; , poltron 

yvto;jt.7], pensée, opinion gïtoç, 6, blé, vivres 

98. 0'JO*£V £<7TtV Y) {/.V/JJ/.7), £0tV [7.7) VOOÇ 7Uap7) . SuV- 

&j/,£V toïç àyaQoïç. — f/ E"X"XY)V£ç , àêl rtaïSéç Itfte. — 
'O ovoç à-rraXàç oucaç lâBiei iàç àîtàvSaç. — Kuptot 
£<î6f/.e9a 7rà<jY)ç Tviç IraXfaç. — rioll/V àTr^aGa ^povov. 

*Hv 7U0T£ X.P^ V0 ? ° T£ ( 0U ) ^ ê0 * (** V *)<***» OvTITà ($£ 

yévT] oùx. Yjv. — napr,[7.£v. — 'Ayaôoi TFoXfcftl coj7.£v, 



PREMIERS EXERCICES GRECS 81 

ttcotoctov x.at àvostcoTaTOv y.a.1 i')(6t,<7TOv tzq'Ke^w toTç 
àyaOotç ot x.a*o& 7rap£^ouctv. — Oi 'AOYjvaïot. vaCç 
tc^eiouç (TC^ei'ovaç) TzoLpiayovzQ x.ai [/.£i£a> (|A6i'Çova) gtooc- 
tixv Y) (juj/.7uavT£ç oi cu[/.{/.a^oi. — c Evl tojv 7?p£<ro£cov 

ÉvfiTUyOV. Tp6ÏÇ £IGI XàpiT£Ç , £VV£OC 0£ MoOffOtl. 

Eiffl 7ro^tT£tat TSTTapeç, §7][/.0}cp%Tia, ôXiyap^ia, àptcr- 
t o *<c p 3CT i a , [ao v a pj^ t a . 

97. C H 'I^tàç l^ei TSTTapaç ïtal efxoffi pa^coBi'aç, 6 
S' ÊviauTÔç TÉTTapaç wpaç , yj V éêBo[/.ocç Y)[/ipa; £77Ta, ol 

($£ [A.Y)V£Ç TptàjtOVTOC Y) TplàttOVTO. [/.10CV, 7) (U ^6ip 7UEVT6 OOCfc- 
TU^OUÇ. 'EaTlV Y) 0<J/tÇ Ô^UTaTY) TtOV (Slà) TOO GtoJXOCTOÇ 

aldôiocfiwv. PLATON. — Eltflv £V tô £ViauTÔ oq>ô£X% 
p/7 ( v£ç, iv Se tû |AY]vl TpiàîcovTa vipipat. — t A[/.ocpTtaç 
(/.eïÇov oùx, Ioti xoucov. — 'AEiotckttotepoc £<ra Tpa'jp.aTa. 
(pilou ri (pi^Yj^aTa £^0poO. Bible. 



CONJUGAISON 
§ 65. — Verbe ttpf, je suis. 

Notes. — Les exercices sur les pronoms ne viendront 
qu'après les verbes contractes. — ! Le participe, quand il 
n'est pas précédé de l'article, équivaut souvent à une 
proposition accessoire, et se traduit, selon les cas, par 
lorsque, 'parce que, si, quoique. 

98. La mémoire n'est rien, si l'intelligence ne 
l'assiste. — Fréquentons les gens de bien. — 
L'âne mange les ronces quand elles sont ten- 
dres 1 . — Nous serons maîtres de toute l'Italie. 
— Tu as été longtemps absent. — Il y a eu jadis 
un temps où il y avait des dieux et où il n'y avait 
pas de races mortelles. — Nous étions là. — 



82 PREMIERS EXERCICES GRECS 

êutu^êïç àe GTpaTtwTai £t{/.ev (et7)|/.£v). — Sibç tôv 
'Iouoauov, 7uept£t. — ToW à7r6vTcov àet to à|/.àpTY)[/.à 
i<7Ttv. — noX>.oi a9Xto£ elai , xav (quoique) vXouauo- 
toctol wçtv. — Àoxeî (semble) toc e<r«$j/.eva tûv rca- 
povTtov xaXTito eîvai. 

99. Aristote dit (<pv)<rt) [que] amères sont les 
racines de l'instruction, mais doux [en sont] les 
fruits. — Si (eàv) tu es studieux, tu seras savant. 

— Ne sois pas indocile à l'égard de tes parents 
(dat.) — Celui qui-est-avec (participe) des sages 
sera sage. — Sois doux pour les malheureux. 

— Dans [la] bataille les poltrons sont absents, 
bien que (xav, subj.) ils soient présents. — Les 
méchants ne seront pas toujours impunis. — Que 
la vérité préside (= soit présente) aux discours 
des chrétiens. — Est-ce que (apa) tu étais dans 
le tribunal? J' [y] étais. 

100. Il n'y avait pas de blé dans le camp. — 
Vous êtes et vous serez utiles à la cité. — 
L'homme de bien est et sera heureux. — Etant 
enfants, nous apprenons -par- cœur les pensées 
des poètes. — Le présent (= les choses pré- 
sentes) [est] court, l'avenir (= les choses devant 
être) [est] incertain. — Nous serions heureux si 
nous étions sages. — Que le coupable se pré- 
sente. — Le Christ sera toujours avec l'Eglise. 

— Tous ont droit à la récompense. — Les en- 
fants n'avaient point part aux soucis de leur 
père. — Soyez studieux, afin que vous soyez 
savants. — Il est quelquefois utile d'être ab- 
sent. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 83 

Soyons bons citoyens, puissions -nous être sol- 
dats heureux! — Dieu des Juifs, tu l'emportes. 

— Les absents ont toujours tort. — Beaucoup 
sont misérables, malgré leurs grandes richesses. 

— L'avenir paraît plus beau que le présent. 

99. 'ApfjTOTE^YjÇ <p7)<Jt TY)Ç 7?ai$6l'aç T(XÇ (/.£V pt£<XÇ 

eivoct Tciîtpàç, y^ujcei; Se toÙ; xap-rcouç. — 'Eàv yjç <piXo- 
[/.aÔYiç, Içei 7roXu(/.a8YJç. — Mvj à7U£iÔ7)ç i'c0t toÏç yo- 

VEU(71V. '0 GUVtoV GOCpOtÇ <70(pÔç £(7T<3U. IIpÔCOÇ Ïc6l 

TOÏÇ Su<7TU^£<7lV. Ot §£tXot £V (/.à^Y) 0C7T£tC»l , ÎCÛCV TCOCp- 

û(7iv. — Oi Ka&ol ou* a£t àTi(/.wpy)TOi ecovTai. — 
'A^YjÔEta 7uap£aT(o (mais non rcapr)) toïç twv x.P l<7 ~ 
Tiavwv Xoyotç. — Y Ap' 7]<70oc ev tô Six.a<7TY)pup ; *Hv 

(OU 7]). 

100. SlTO; OUX. Y)V £V TÔ CTpCCTOTTEOtp. XpY)(7lf/.Ot 

£gt£ (après un mot, comme enclitique) xal IWOe 
ty) 7r6"Xet. — € àyaOoç àvvjp EÙSou'jxtov Igts zoù ëarai* 

— IlatSeç ovteç tocç twv ttoiy)tcov yvwjAaç £/.p.a.v9àvop.£V. 

— Ta {xÈv 7uapovTa Ppoc^éa, Ta Se Iffoueva aSrjla. — 
Eùoaij/„oveç àv £Ï[aev (eI'yijaev), ei eifAev ccotppovEç. - — 'O 

OClTtOÇ 77ap£(7TO). '0 Xpi(7TQÇ àel TY) 'Exx^.Y)a&^ GUV- 

ESTOCl.* MÉTEGTL 7US(J!S TOU y&'pO)Ç. ToïÇ TEttVOtÇ où 

|A6TY)V TWV TOU 7UaTpO; CppOVTl'StOV. "E(7T£ <pi^oj/,a- 

Geïç, iva 7woXu^ocOeT<; yjte. — 'Evicte ^pY)<njxov eortv 
dùvçivai» 



84 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§66. — Voix active de Xuo>. 

RÈGLE. — Le verbe àxovw, entendre, écouter, veut le nom 
de la personne au génitif, le nom de la chose à l'accusatif. 

7cict£u(o, croire, confier, se fier Àouw , laver 

ÔepaTreuw , soigner, honorer ttouSsuw , instruire, élever 

cTpaTsuco , faire une expédition £svoç , étranger (advena) 

cpoveuw , assassiner Cxocvoç , capable, suffisant 

101. AoO à)T0C 6^0 [AÊV, y^WTTav 0*£ (/.LOCV, tVOC 7ïï),£!,'w 

{/iv àxoutop.£v, £)>dcTTa) Se ^syco^sv. — 'Expouo^ev ty)v 
ôupav. — Tlapà (en comparaison de) toc £$a ôercep 
8soi av0pw7roi [3lot£uouci , <pO<yei xai t£> <j<o|i.0CTi xai ty) 

^U^T) XpaTtCTT£UOVT£Ç. Ta J£pY)(/.aTa 0*Y)|Jt,S'J<ïaT£ TCOV 

(poveiKjàvTwv 7uaT£pa; 7)[/.tov (de nous) xaluUïç x.ai à?kV 

(pOUÇ. "A^OVTOÇ KU3CVOU OUX, 7}X0U<jà 7U0TE. K"X£0- 

[aIvyiç £7rpaTT£v 07U(oç (en sorte que) Aï)[/.àpaTov itonô- 
C£t£ paGt"X£uovTa. — Toùç pacri'Xé'aç x.oXocx.e'jovt£ç ot 
x6);ax.£ç tov 8y)|aov Stacpôapoucriv. — Oi KpTJTÊç àyaOol 

102. Ne garde pas une haine immortelle, toi- 
qui-es {== étant) mortel. — Diogène disait [que] 
les hommes bons sont les images des dieux. — 
Les malhonnêtes [gens] ne regardent qu'au (elç, 
ace.) gain. — Les servantes lavèrent les pieds 
à Ulysse. — [C'est] Homère [qui] a instruit [par- 
fait) la Grèce. — Les mœurs honnêtes pro- 
duisent de bons fruits. — Antée régnait-sur la 
Libye , et forçant les étrangers à lutter, il [les] 
assassinait. — Les lois ont toujours défendu de 
frapper des [hommes] libres. — Nous soignerons 
les malades. — Ne ferme pas tes oreilles aux 
(rcpoç, ace.) conseils des vieillards. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 85 



§ 66. — Voix active de Au<*>. 

Notes. — * Comme on le voit, le grec et le français 
sont ici d'accord ; le latin , au contraire, emploierait à l'ac- 
cusatif un pronom personnel comme sujet de l'infinitif: 
putas te posse regnare (cf. 234). — 2 A la condition tou- 
tefois que les jeunes gens soient studieux et dociles. 



401. Nous avons deux oreilles, mais une seule 
langue, afin d'écouter davantage et de parler 
moins. — Nous heurtions à la porte. — En com- 
paraison des animaux, les hommes vivent comme 
des dieux , ayant une supériorité naturelle et de 
corps et d'âme. — Confisquez les biens de ceux 
qui ont assassiné nos pères, nos fils et nos frères. 

— Je n'ai jamais entendu de cygne chanter. — 
Cléomène faisait en sorte de détrôner Démarate. 

— En flattant les rois, les flatteurs perdent le 
peuple. — Les Cretois étaient habiles à tirer de 
l'arc. 

102. 'AOavotTov e^6pav [/.y) (pu^a.TT£, 9vY)To$ wv. — 

Aiovsvyk toÙç àyaôovç avopaç ôeûv â'Xeysv etxovaç eivat, 

CU 770V7)pol tlÇ TO K£p$OÇ [AOVOV à7U0êX£7U0U(JlV. 

Ai OÊûàrcaivai touç jçoqocç tco 'O^ucraer eloucrav. — 
tf O«/.Y)poç tt]v 'E'XXàoV, ftSTCafôeux&v. — KaXoù; xapxoùç 
oi csu-voi Tpo7UOi <puouatv. — AiêuYiç i£v,<jCk£uw 'Avxaïoç, 
Xat to'j; Çevouç àvayxà'Cwv rca'Xaiav e<pov£U6. — TÙ7U- 
T£iv g'AEoOépouç ot v6[/.ot &it gx&iXuffav. — Toùç àa0£V6?ç 
Ô£pa7reu«70|/.£V. — Mv) xlsTs (ou [aï] xXstV/iç) Ta o>Ta 

7ÇOOÇ TOCÇ TÛV 7rp8<76l»TÛV cu[/.êoiAàç. 



86 PREMIERS EXERCICES GRECS 

103. Me voilà (= je suis présent) comme tu 
[P] as ordonné. — C'est Hercule qui délivra 
(= délia) Prométhée. — Vous avez fait- une- 
expédition contre (elç) Chypre. — Il ne faut pas 
croire (aor.) aux oracles. — Tu crois être capable 
de régner. — Les Égyptiens ont cru (parf.) [que] 
les rats étaient des dieux. — Nous avons couru- 
des-dangers (parf.) pour la patrie. — Écoutons 
le divin Maître, et puissions- nous [P] écouter 
toujours. — Il est agréable et utile d'instruire 
les jeunes gens. — Je lavais le corps de l'en- 
fant. — Que les élèves écoutent (prés.) le maître. 
— Seigneur, exaucez (aor.) les malheureux. — 
La plupart [des hommes] sont- esclaves de Po- 
pinion. 



§ 66. — Voix active de Xuw (suite). 

aufjiêouXsuM , conseiller taxpdç , 6 , médecin 

xivBuveuco, courir un danger, risquer eôoç, to, habitude 

cp'jxsuw , planter ttovoç, o, peine, iatigue 

ôuoj, immoler aytoç, saint 

104. "Eôoç o\Baa>ta tov tcovov ©Ipsw. — 'H tyî; 
aY)0*6voç çpcov/] ykuyLétVL èWtv àîtoucai. — AévSpa <pu- 

T£UO|A£V Y.od TOÏÇ UGTSpOV £<TO|/.£VOtÇ. XàptV OtfEÎXopLfiV 

toTç yovEUGtv. — Asï àpeV/tav O'j tolç tzoXKoïç , olWql 
toïç àyaÔoïç. — Hàoval ôpu7UTOUffat to <rô{/.a (3Xàx- 
tou<ji /.al ttjv tyvyyiv. — A.igyj>6v êcrt tocïç TjSovaïç xai 

TTÎ ya<7Tpi X.al TCO Qu{S,b> Û*OlA£U£lV. IIpQG£Y^£ tov vouv 

tva (xy) à[/.apTavy)ç. — Oj xgAugei; touç iroTapLOÙç à; 



PREMIERS EXERCICES GRECS S7 

103. Iïàp£i[/.i w; Ix&Eudaç. — 'Hpax^ç IIpo^YiôÉa. 

£>.U(J£V. 'EçTpaT£U<jaT£ SIC Ku7UpOV. O'J 0*£l 771*7- 

T£ucat toÏç [/.avTeioiç. — IIlgteoeiç lx.avoç eîvat * pacrt- 

>.£U£tV. Ol AtyOTUTtOt 7U£7UlGT£U/CaGt TO'jÇ [AOÇ OeOUÇ 

Eivai. — KsîcivSuv£U)ta|/.! t .v ûrcÈp ty)ç rcaTpiBoç. — Toû 
6eiou ^i^aaxiâ.'Xou àfcouioj/.Ev, xai ocei &&quqi[/.ev (àx,ou- 
aai[/.£v). — HcVj xai ^pr](7i{/.6v ecti toÙç vEampouç (ou 
véou;) 7vat^£'j£tv 2 . — To tou irat^oç <7ù>{x.% â'Xooov. — 
Ol [/.xOy)Tal toO $i^a<7%aXou àxouovTcov (âx.ouÉTtocav). 
— Kupt£, eEà/.ouGOv twv àOTiwv. — AouXeuoikjiv ol 



§ 66. — Voix active de Àuw (stûte). 

Notes. — i En prose, Ôu;j.dç n'a que le sens de ardeur, 
emportement, transport de colère; le sens de cœur, âme, 
est exclusivement poétique. — 2 Un des traits les plus 
saillants de la langue grecque est l'emploi très fréquent 
du participe. Nos propositions relatives se rendent presque 
toujours ainsi. 

104. L'habitude apprend à supporter la peine. 

— La voix du rossignol est douce à entendre. 

— Nous plantons des arbres même pour ceux 
qui vivront plus tard que nous. — Nous devons 
de la reconnaissance à nos parents. — Il faut 
plaire non à la multitude , mais aux gens de 
bien. — Les plaisirs en amollissant le corps 
nuisent aussi à l'âme. — Il est honteux de se 
faire l'esclave de la volupté , du ventre et de l'hu- 
meur 1 . — Fais attention, afin de ne pas te trom- 
per. — Tu n'empêcheras pas les fleuves de se 



88 PREMIERS EXERCICES GRECS 

" <m — ■ — ' i 

tt)V Oà'XaTToev i[j&yXkiw. — Sc*»cpaTY)ç eXevev ev l/„6vov 
àyaôov elvai, ttqv e*77t«jTY)(/.y)v, xai ev j^ovov zaxov, t?)V 
âf/.ocôiocv. 

105. Pythagore a dit (elra) [que] la meilleure 
des républiques [est] celle qui a de bons citoyens. 

— Alexandre se fia (parf.) au médecin Phi- 
lippe. — Fions -nous au Père [qui est] dans le 
ciel. — Je chanterais, si tu l'ordonnais. — Per- 
sonne ne se fie au menteur même quand-il-dit- 
la-vérité (part.). — Il est plus facile de conseiller 
que d'agir. — Nous honorons Dieu ; les esclaves 
honorent leurs maîtres; le médecin soigne les 
maladies. — Regarde où (tcoG) tu marches, de 
peur que (ïva pi, subj.) tu ne tombes. 

106. Puissé-je entendre le vrai! — Saint Paul 
dit à tous les chrétiens : « Réjouissez-vous dans 
le Seigneur. » — La plaine était remplie de [gens] 
qui-fuyaient et poursuivaient, qui -frappaient et 
tombaient. — Les prêtres des Juifs immolaient 
autrefois des victimes. — Souvent les -deux 
oreilles entendent, mais l'esprit n'entend pas. 

— Nous conseillerons au peuple les meilleures 
choses. — Il faut sauver ceux qui-sont-en-danger. 

— Les Grecs firent- une -expédition contre (lirC, 
ace.) Troie. — Compare ceux qui régnent main- 
tenant à ceux qui ont régné autrefois. — Nous 
avons couru des dangers (parf.) pour la patrie. 

— Ceux qui conseillent le plus [sont] d'ordinaire 
[ceux qui] risquent le moins. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 89 



jeter dans la mer. — Socrate disait qu'il n'y a 
qu'un seul bien, la science, et qu'un seul mal, 
l'ignorance. 

105. IluOxyopocç tûv tzo'Kiom etrav àpL<7TY)v tyjv izo'ki- 
toc; àyocQoùç â'^oucav. — '0 'ATi^av&poç Qikiiziziù t£> 

î,aTpW 77£7ITl<7T£U/CE. rh<jT£'JOJ^£V TÔ IloCTpi TÛ £V O'jpOC- 

VÛ. "A($Ol[Xl (XV, 61 X£À£UQIÇ. OÙ^£lÇ TÛ ^£U<7Tr) 

TUWTeuet y.od oc^tîOeuovti. — 'Paov lazi (7uf/.€ooAs>j£iv y] 

TUpXTTfilV. TÔV ©£0V Oepa7U£UO|/.£V * OÏ ^OUAOt TO'JÇ <$£G- 

7C0Taç 6£pa7T£'JOU<7tV * 6 ÎOCTpOÇ TOC VOffïl|/.aTa 0£pax£U£i. 

— Bà£7U£ tcou pa^t'Ceiç , tva (///) mirr/jç. 

106. 'A)toùot(J!.t to oLkr^iq. — Alya 6 àytoç Ilao^o; 
Tract toiç ^ptdTtavoîç * (( Xoup£T£ £V tû Kupi'co. )) — 

M£<JTOV Y)V TQ 7U£&lOV (p£UyOVTa)V X.0CI ?HtoX.6vTCOV 2 , tcociov- 

tojv xai 7ti7tt6vtcov. — Ol twv 'IouSauov tep£tç Upaoc 

7ïà)vOCl Ê'O'JOV. IIo^.\a}ClÇ à>tOU£TOV TCO â)T£, 6 0£ VOUÇ 

OÙ/C, (XXOUEl. Tû Sy)[S,(i) TOC (3£"XTIGT0C CU[AêoOÀ£UC>0(/.£V. 

Afi? (TwÇfilV TOUÇ yavBuVEUOVTOCÇ. Ol "EàXyIVEÇ ÊdTpOC- 

T£U(7av £7ui Tpoiav. — Toùç vov (3oc<7iXeuovtocç iuapa- 
GoùCke toTç Traçai PaciXEuiaai. — 'Yrap t*7)ç 7raTptSoç 

X£XlvSuv£U}Ca[/.£V. Ol L/,CcXl<7T0C <7u|/.ëouXeoovTeçTà 7ro"XAX 

ngKTTa jçivSuvEuoystv, 



90 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 67. — Voix passive de Xuo). 

RÈGLE. — Tout participe ou adjectif jouant le rôle de com- 
plément déterminatif d'un nom se place entre l'article et ce 
nom, ou après le nom en répétant l'article. Ex.: Les cités bien 
gouvernées , a\ eu uoXiTevôfjievai iroXeiç, OU ai nâXeiç a\ eu ttoXitsuo- 
fxevac. 

7roXtT£uw , gouverner, administrer Àoyt^fxdç , ô , raison 

xoXaxeùto, flatter (ace.) Xdcpoç , ô, colline 

tôputo, construire XuatTeV/iç , avantageux 

6(x6vota , concorde àpyo; , oisif 

107. navre; ot Guyypa^ai; où 7n.GT£uovTai àXviSsuetv. 
— "E^aips >co^aît£u6[/.£voç. — Aiovucrioç (Ha tov cpoëov 
'/lvayx.à^£TO ^>£p£tv u7uo tov yi/raWa. ct^Y]pouv OoSpaxa. — 

CU XO^aXÊUOVTEÇ 7UGT£uÔ£VT£Ç TOUÇ 7UlGT£UOVTaç P^cfouTOU- 
(71V. "Av£U 6[/.OVOtaÇ OUX. OCV TCOXlÇ £0 7UO^tT£uO£ÎY). — 

\>v 'O ©e^kjtozXtî; , £Tt (encore) 7U0UÇ WV, éOauaàÇfiTO î)7TO 
tou (HoV.sxb&oo. — • TI ^uyv) Tp£(p£Tat toT; |/.aGy)|j!.a(7t. 
-Sl^O Kupoç Tri twv EUpcrûv TTOCl^ia £7ra.t^£u9'/i. — Àu- 

GtT£"X£GT£pOV ÊOTl /wOX>à^£C>0ai 7) KO)uXK£t>£GÔai ' JJL7) ^atp£ 
XOlaX.£UOfJ.£VOÇ. 

108.^ Cyrii s, étant encore enfant, à l'époque où 
(otê) on l'instruisait avec son frère et plusieurs 
enfants, était regardé [comme] le meilleur de 
tous. — ^Les enfants des Perses, depuis cinq ans 
jusqu'à vingt-quatre, étaient instruits à tirer de 
l'arc , à monter à cheval et à dire la vérité. — La 
raison abandonne ceux qui sont affaiblis par 
l'ivresse. — v Dans les cités bien gouvernées per- 
sonne n'est oisif. — Dans un danger commun 
tous s'empressent pour (IVt, dat.) ceux qui sont 
en danger. 

109. On nous empêche de dire la vérité. — 
Les Trente, après avoir assassiné beaucoup [de 



PREMIERS EXERCICES GRECS 91 



S 67. — Voix passive de Xuw. 

Notes. — La règle très importante indiquée ci-contre 
est développée dans notre syntaxe (§§ 298-299). — * Jus- 
qu'à nouvel ordre, il convient de rendre le pronom on 
par le passif grec. — 2 II s'agit des trente tyrans que 
Lysandre imposa aux Athéniens après la prise de leur 
ville, et qui furent chassés, huit mois après, par Thra- 
sybule. — 3 Afin de ne pas être atteintes par les déborde- 
ments du Nil. 

107. On ne croit pas à la véracité de tous les 
historiens. — Il aimait à être flatté. — Denys 
était contraint par la peur à porter sous sa tu- 
nique une cuirasse de fer. — Les flatteurs, quand 
on les croit, nuisent à ceux qui les croient. — 
Sans la concorde un Etat ne saurait être bien 
gouverné. — Thémistocle, étant encore enfant, 
se faisait admirer de son maître. — L'âme se 
nourrit de l'étude. — Cyrus reçut l'éducation des 
Perses. — Il est plus utile d'être châtié que d'être 
flatté; n'aime pas à être flatté. 

108. KOpOÇ, 7CaïÇ ETl 0>Vj OT£ É7MCi8eu6TO [Z.£Ta TO'J 

ào£)\.<poijî xai TtoXk&v rcaâcov, tuocvtcov Kp&riGroç (pé"X- 

TMTTOÇ OU àpiÇTOç) £VO[AÎ^£TO. Ot LUpSÛV TCaiSfiÇ à^O 

TCÉVTE £TWV pLE^pt, TETTfltpcoV XOti ElXOfflV eTTaiBfiUOVTO TO^£U£tV 
7.7.1 i7T7U£'J£lV XOCl àV/jÔEUElV. AoyiG^OÇ à7TO^£l7U£t TOÙ; 

j/iOr, -apa'Xs'X'j^ivo'jç. — 'Ev raïç £Ù TuoXiTE'JO^ivaiç xo- 
Xfiatv oûosiç àpvoç s'cttiv. — 'Ev xoivô xiv^uv(p 7i;àvT£ç 
exouoàÇouaiv iizl toiç xtvSuvEuoixyiv. 

109. Kci>Xuo(/.eQ% 4 à).7)6EU£tv. — Oî TpiàxovTa 8 , 7ro\- 
fooç cpov£U'7avT£; , xal aÛTOt £<pov£u9v)Gav. — Flapà toi; 

7 



92 PREMIERS EXERCICES GRECS 

citoyens], furent assassinés eux-mêmes (<xùtoi). 
— Chez les anciens , on immolait quelquefois des 
hommes aux dieux. — Les habitations d'Egypte 
(= en Egypte) sont construites (parfait) sur des 
collines. — Les Athéniens sont très bien instruits 
(parfait) dans (^poç, ace.) la philosophie. — Le 
général tombe frappé-d'une-flèche (aor.) au (eîç) 
visage. 



§ 67. — Voix passive de Xuco (suite). 

7tùXtj, porte (de ville) aTrafôaaoç , ov, ignorant 

ôSotudpo; , 6 , voyageur ocv-wcfsÀyjç , inutile, nuisible 

pïyoç , to , froid glacial xocAoç xàya6o<; , bon, honnête 

xaprepoç , endurant, patient àXÀorpioç , étranger, alienus 

110. OùoYtç Y.7.TOL (par) izôlaç i|-^g* (sortait) \ 
x,&K^Ei[/ivai yàp v)c>av Traçai. — Oute Ta >.6y6(/.eva tov 

6eov XavOàva out£ ià 7cpaTTO[/.£va. — AyjXoç, 7rpOT£pov 
où aet(78eï<7a , £<TEia9v) xaTa tov n£Xo7rovvYj(7iaîcov 7roX£|/.ov. 

0<jX. àvco(p£^£Ç £<7TtV TY)V y£CO|/.£TpiaV 7T£7Ua^£OC>0ai. 

'Eàv Ppao*uvcop.£v, 7rap£<>6|AÊ0a ote ai xuXai xeîc^eîcjovTat. 

— Oi 7TC7cat&£i>|/ivot tûv a77ai^£UTcov xp£iTTOV£ç xai 

£'jSat{/.OV£(JT£pOl ElflftV. Ta 07T*Xa E^piGÔT) ^pU<TO£l&£Ï 

vpwt/.aTi. Xén. 

441. On adoucit les maux par la patience. — 
Il faut (ftp*)) [q ue ] l es parents soient honorés par 
les enfants. — La vigueur du corps se perd par 
l'intempérance. — On tond les brebis. — Les 
voyageurs étaient accablés par la faim. — On 
immolait de nombreuses victimes. — Son argent 
a été confié à un honnête homme. — Nous nous 
instruisons par les maux d'autrui. — Que les 



PREMIERS EXERCICES GRECS 93 



wa^atotç, àvôpwTïïOi toI'ç (koiç Êviote ÈÔ'jovto. — Ai év 

AIVVTTTW OlX.Y)G£lÇ 6TCI )^6<piOV l'&p'JVTOCl 3 . Ol 'A9y)V0CIOI 

ttoo; <pi"Xoaocpiav àpiTTa 7U£7rat'^£uvTat. — '0 (7TpocTY)yo; 



§ 67. — Voix passive de Xuw (suite). 

Notes. — ! Ne pas confondre le nom propre Ayjàoç, 
Vile de Délos, avec l'adjectif StjXoç , évident, certain. — 
8 IIXoutoç ne s'emploie habituellement qu'au singulier; 
Xp"»jji.aTa ne signifie richesses qu'au pluriel; en français, 
il n'y a pas grande différence entre la richesse et les ri- 
chesses. 

110. Personne ne sortait par les portes, car 
elles étaient toutes fermées. — Ni ce qu'on dit, 
ni ce qu'on fait n'échappe au regard de Dieu. — 
Délos 1 , qui jusque-là n'avait pas été ébranlée par 
un tremblement de terre , le fut pendant la guerre 
du Péloponèse. — Il n'est pas sans profit d'ap- 
prendre la géométrie. — Si nous tardons, nous 
serons là quand les portes se trouveront fermées. 

— Les hommes instruits sont supérieurs aux 
ignorants et plus heureux qu'eux. — Les armes 
furent recouvertes d'une couleur d'or. 

111. Ta Y.CLY.OL TY) X.apT£pi(Z XOUCptÇgTai. XpV) TO'JÇ 

yovéaç ot:o tôv 7rcuo*tov ÔEpaireueaOai. — 'H toû <jtoj/.a- 
to; i<J*£Uç àutpoiTelç o\oc<p6£&p£Toa. — KeipeTai toc 7rp6- 

bOCTOC. Ot Ô&OlTTOpOl TÛ Tajxô Imé^oviro. — noX"Xà 

Upeia £G'j£to. — Toc ^pyip.aTa Y.yJ\& xàyocQû 7î£7U<7T£utoc. 

— IIat<ku6[A£8oc îcockol; àXXoTpioiç. — Oî TCpoSoTat £$£- 



94 PREMIERS EXERCICES GRECS 

traîtres soient chassés de la ville. — Si tu dis la 
vérité, tu seras toujours cru; mais celui qui ne 
dit pas vrai ne saurait être cru (aor.) — Parlez, 
Seigneur : vous serez écouté. — On avait fermé 
les portes; les portes furent fermées. — On bri- 
sera la porte. — On nous invita à nous baigner. 
— Il crut avoir été entendu. — Riche, tu es flatté 
à cause de ta richesse. — On m'a élevé à être 
endurant contre (^poç, ace.) le froid. — Les 
athlètes se frottaient d'huile. 



§ 68. — Voix moyenne de Auto. 

po'jXsuojxai , délibérer, décider Xouopai , prendre un bain 

auu.-êouXsuofxat, consulter (dat.) ctyov , mets 

Trauo^at, cesser f3wj/.dç, ô, autel 

yeuofxai, goûter (gén.) xpqar&j bon, favorable 

112. 'A^é^OCvàpOÇ 67TTI TOV KuO*V0V 7TOTa[7,OV 7]/.£ 7.0U- 

<j6[/.evoç. — Xougyjç 6 ' ' AizôXkoivoi; Upeùç eêou^STO ty)V 
Guya/répa. ^ucacrGoct. — Où pao\6v este £Ù xo)aT£U£<jGai. 
— Aoucàf/,£vot, toïç Geoïç â'Guaav. — Eiç paXavetov sp^o- 
{/.at Xou<r6[/.£voç. — reuaet |/,sv o^cov TjStcTwv , àvaxau- 

<7£l &S 7](k(7T0C. TOO py)TOpOÇ àîtO'JGecGs. Ilp&TOV 

piv Sa pou^suffacQai , Iwewa Se epyàÇeffGai. — KaKurre 
py)TOp , ou* eTTOCUGw t|/£u&6[/.£voç (§317). 

113. Jeunes filles, saluez et vénérez Marie , 
reine des vierges. — Personne ne décide rien 
comme il faut (bene\ avec colère. — Il est encore 
plus difficile de combattre la volupté que l'em- 
portement. — Les abeilles ne supportent pas à 
l'intérieur [de leur ruche] une abeille morte. — 
César aimait mieux (== voulait plutôt) être le pre- 






PREMIERS EXERCICES GRECS 93 

"Xauvécôtov tyjç 7to^£co;. — Ei àV/)0eu£iç, àei 7ui<7T£uÔY)c>£i ' 

6 Se U.Y| à*X'/)Ô£'ja)V OUX àv 7UGT£uôa7). — Aly£, w Kupi£ • 

àxouaôriTa. — Ai ôupoa £X£^£i.vto, £zlac>QY)<7a.v ai 
6'jpat. — II ôupa 6pauaôy)C7£Tat. — 'E/w£")>£uaOY)^£V 
>.ou£crÔa(.. — 'E7UGT£i><7£v àttouaÔTÎvai. — *Q 7c7,OU<K£, 
o\oc tov 7uXootov 2 xola>t£U£i. — Il£7i:a^£i»^ai jcapTepoç 
eivai Twpoç to pïyo;. — Oi àÔV/iTai É^piovTO ÉXaico. 



§ 68. — Voix moyenne de Xuw. 

Note. — * Gomme le latin jubeo, xeAsuio veut toujours 
à l'accusatif le nom de la personne à qui l'on commande 
de faire une chose ; rien de plus naturel , puisque ce mot 
a aussi le sens de inviter. C'est comme s'il y avait : l'invita 
à boire le poison. 

412. Alexandre vint se baigner au fleuve Cyd- 
nus. — Chrysès, prêtre d'Apollon, voulait ra- 
cheter sa fille. — Il n'est pas facile de bien gou- 
verner. — Après le bain ils offrirent le sacrifice 
aux dieux. — Je viens prendre un bain. — Tu 
goûteras les mets les plus agréables et tu le re- 
poseras délicieusement. — Vous entendrez le 
rhéteur. — Il faut délibérer d'abord, exécuter 
ensuite. — Misérable rhéteur, tu n'as cessé de 
mentir. 

113. 'A(77uࣣ<7Ô£ , (ô TCapÔ£VOt, X.0CL G£ê£GÔ£ MaptOCV , 

T7)V TÛV 7UapÔ£VtoV fioLGlklGGOLV . OudYlÇ JASt' OpYTjÇ 

OÙScV £Ù (âoi^ÊUêTai. V ETt ^a>w£7UoST£pOV Y)O*0V7Î «.Ot- 

ysaOat Y) ôu{/.û. — Al [/iXtTTat oùx. àvs^ovTat v£>cpàv 
£Ïgo> [/iXiTTav. — '0 Kafaap {/.ô&Xov iêoùXfiTO 7rpwT0ç 



96 PREMIERS EXERCICES GRECS 

mier dans un village que le second dans Rome. 
— Il [est] nécessaire (= nécessité) d'obéir aux 
chefs. — Xénophon consultait les auspices sur 
(erct, dat.) le départ; et pendant qu'il les consul- 
tait [part, au dat.) les signes furent [imparf.) 
favorables. — Le général, ayant pris les auspices, 
donna l'ordre (= ordonna) de combattre. 

114. Socrate se leva (àviVra-ro) pour (<ï>ç, part, 
fut.) prendre son bain; après qu'il eut pris son 
bain, le valet des Onze lui [ace.) ordonna de 
boire le poison. — Ne recevez pas de présents 
des (xapà, g en.) méchants. — Je construirai 
[moyen) un temple et des autels. — Conseille 
ceux [dat.) qui [te] consultent, ceux qui t'ont 
consulté. — C'est l'heure de goûter de la nourri- 
ture. — Ne consulte pas ceux qui n'ont pas été 
instruits [aor.). — Vénère les vieillards. — Reste, 
si tu veux. — Je voulais sauver l'enfant, mais 
il ne voulait pas être sauvé. — Puisses-tu mar- 
cher dans les voies du Seigneur. — Nous avons 
pris notre bain. — La guerre cessa, a cessé. 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUT LE VERBE Xuto. 

Xuw, Sca-Àuto, défaire, séparer aîx^aXwxo; , ô, prisonnier 

7repiTT£uto, être de trop yécpupa, pont 

x7}pux£uco , proclamer Se^oç , 6 , lien , chaîne 

[jt.vY)(Aov£Uto , se rappeler 7rpe<y6euu>, être ambassadeur 

115. Ttiv y^ûTTav (/.y) 7cpOTps^eiv tou vou izçLtzii. — 
'O eycov wto, àx.ou£Tco. — 'O Tzcaq forai 6 Xjjgwv tqÙç 
aty|Aa^coTOuç. — Où X&Xuxa[/.&v to axo^a eiç (pour) 



PREMIERS EXERCICES GRECS 97 

ev Tzokiyyiiù àvat r, ^surepoç ev 'Pcopr). — 'Avy.yxv) toïç 
xpvouGt 7U6i9ec6at. — 'Ew' s^ooq) sO'jeto Esvoçtov, xai 
Ouoi/ivto YjV Ta g7)|/.ê?« ypr,cTa. — '0 GTpaTYjyo; Ousà- 
u.£vo; iy.i'kzuGï. (i.à^6c0aj. 

114. 2cox,paT7)ç àviçTaxo œç >.ouc6[/.£Voç ' sfteiov) o£ • 
eXoudaTO , 6 Ttov "EvSexoc ÔTCYipèTTQÇ to çap(/.axov Tuiveiv 
aùrov églXeuffcv * . — Mv) &£^£GÔ£ ^copy. xapoc tcov x.ax.wv. 
— 'Ispov (ou v£wv) xat P<i>p>ùç L$pu<ro[/.ai. — 2u|/.êo'j- 

>.£l>£ TOIÇ <JU(/.€otAEUO|/.£VOlÇ , toîç (JU[/.6o\A£U<7a[/.£VOtÇ. — 

"Qoa. £<rri v£Ûcac6ai gi'to'j. — Myj ai>f/.€oiA£'joi> (ou 
<7U[/.€o'.A£u<7y)) toïç |/.y) xaukuQaGiv. — Toù; Xp£(jê'JT£- 
pouç aéêou. — El pooXa, [/ive. XÉN. — Tov rcaïoa, 

(7W^£tV £*êo'A6u!.Y]V , G(o(,£<ï8!Xl 0£ OUX, £O0U^£T0. Ilo- 

p£'JOtO £V TaïÇ TOU KuptOl» obotÇ. À£^0'J{/.£Ôa. — 

tt6X£^oç ÊirauaaTo, iréTfau+av. 



RÉCAPITULATION 

SUR TOUT LE VERBE );6co. 



Notes. — ' € Aùatov, bien qu'attribut, a l'article, 
parce que sans l'article le sens ne serait plus le même 
(§ 300). — 2 Telle est la manière ordinaire de rendre 
sans suivi de l'infinitif. 



115. Que la langue ne devance pas la pensée. 
— Que celui qui a des oreilles écoute. — C'est 
l'enfant qui délivrera 1 les prisonniers. — Nous 
n'avons pas ouvert la bouche pour (prononcer) 
de honteux discours. — Il est agréable, pour 



98 PREMIERS EXERCICES GRECS 



aloypoùç loyouç. — 'Hou £<m tt,ç êXsuôeptaç y£uçaa9at 
toïç vecocTi £5C àouXaaç ^"Xupivoiç. — 'H ylcpupa, u7uo 

TWV 7UO^£[/.tCi>V ^AuGETOCl. TloWàlXlÇ 7T£7Up£<j6ÊUXa 

tûocooc (près de) piyav paaiTiéa. — Tûv apTtov toi»; 

7U£ptTT£UOVTaç &ta<J(pL£f£ . TotÇ <7TpaT£UO|/.£VOlÇ OU JfO>pi- 

Çficrôat GU[/.cpépei. XÉN. — Myj 8io&u(opt.£v tq cTpdcT£U[/.a. 

116. Ne querelle pas tes parents, même si 
(jt&v, subj.) tu dis des choses justes. — Si tu 
veux être bon, crois (aor.) d'abord être mauvais. 
— Socrate, un jour qu'il y avait une gelée très 
forte {g en. absolu), marchait sans chaussures à 
travers la glace. — Que [le] mari et [la] femme 
soient toujours d'accord. — Il s'imagine être 
habile, sans l'être (= ne l'étant pas). — Écoute 
(aor.) ce que (a) je dis. — Qu'un seul parle; 
que tous écoutent. — Ceux qui sont ballottés sur 
mer adressent à Dieu des prières (= prient Dieu). 
Les Dardaniens (AapBavaç), nation illyrienne, ne 
se lavent que trois fois dans leur vie. 

117. Aucune loi n'a plus de force que la né- 
cessité. — Ne crois pas à toute parole. — Les 
Onze délivrèrent (== délièrent) Socrate de ses 
liens. — Étant en ambassade près des (zapà, 
ace.) Lacédémoniens, Thémistocle courut le dan- 
ger d'être assassiné (aor.) — Que le héraut pro- 
clame des choses justes. — Dieu n'écoutera pas 
la prière de celui qui jeûne à cause de ses péchés 
et qui de nouveau marche vers le mal. — Rap- 
pelle-toi (aor.) les anciennes querelles. — Les 
impies ne goûtèrent jamais de plaisir stable et 
pur. — Puisse-tu passer la journée (aor.) dans 
de belles occupations. * 



PREMIERS EXERCICES GRECS 99 

ceux qui sont nouvellement délivrés d'esclavage, 
de goûter la liberté. — Le pont aura été coupé 
(défait) par les ennemis. — Souvent il est allé 
en ambassade près du grand roi. — Conservez 
ceux des pains qui sont de trop. — A ceux qui 
font la guerre il importé de ne pas se séparer. 

— Ne licencions pas l'armée. 

116. Myj âpi^e toT; yovEUGt, , x,àv (ù'xata "kiyriç. — 
E». poutai àyaôo; e'ivai , 7vpaJT0v tugteugov slvai xaxoç. 

— ScoîtpàTTji; 7uots ovtoç 7U7.you Seivototou àvuTuo^Toç 

(Ha TOU fcpUGTO&XoU £7UOp£U£TO. 'AvYjp Y.CCI yUVY) K£l 

egtwv (ou 6vto)v , mais non o>gi) 6[7.oyva>»/.ov£. — 
OisTai GO(po; eivai, oùx wv 2 . — ''A/.ouaov à ^eyco. — 
El? ^£y£TW * TCaVTEÇ (>£ àîtOUOVTtOV (àx.oo£TcoGav). — Ol 
ev Oa^aTTY) ^£t|jt.a£6[/.£voi tÇ> Oeô eu^ovrai. — Ol Aap- 

OaVEÏÇ, 'I^UpiJCOV eÔvOÇ, TplÇ £V TÔ (3ÎW ^OUOVTOU {/.ovov. 

117. O'j^elç àvàyy.Y); [./.aX^ov iayyzi v6[/.oç. — My) 
-rcavTl >.6yw -tugteue (tulgteugtiç). BlBLE. — Ol £vt>£X,a 
bXugocv Scoxpànr) ex. $£G[/.ûv. — Ilapà toÙ; AaxE&atjAO- 
viouç TCpeçêeywv 6 O^iugtoxItîç <pov£i>67Îvat ekiv^uveuge. 

'0 X.Y) puÇ Bl)Caia X.Y)pt>X£U£TW. Toiï VY]GT£UOVTOÇ 

ôià Ta; à^apTtaç xai tuo&iv elç tq xaxov 7Uopeuo[/ivou 
TY)V £'jy/iv 6 0eq; oùx. àx.ouGETai. — Mvy)|/.6v£u<jov Ta; 
TvixAatàç è'pL^y.;. — Ol aGE^a; outtote Psêaiou (ou (3e- 
ëai'aç) xal x.aOapa; ti^ovtî; syeuGavTO. — Atv}[/.epEUG£taç 
ev >ca>,oi; Ê7riTy)^£'jw.aGiv. 



100 PREMIERS EXERCICES GRECS 

S 69-70. — Augment. 

REMARQUE. — EîxaÇw signifie : 1° représenter, 2° comparer, 
3° conjecturer. 

àpicmuu), se distinguer àypioTY|ç, tjtoç, *<), férocité 

Secoua) , attacher, enchaîner cpà-cw] , crèche 

a£.l'/\rf\ , lune TOxXato; , ancien 

xpiêcov, wvo;, 6, manteau p7J(xoc; monument funèbre 

118. $>Hit:7:oç to>jç 'AOvivaiouç ^ûcÇe toi; c Ep[/.ocïç, 
enroba [xovov ïyovGi. — Toùç cWrepaç ol 7:aXaiol IOOVTO 
Tcpo-(j7){/.atv£iv toc sao^evoc. — 'Hx-^aÇe Sevofflôv Kocrà 

TY)V T£TàpTY)V JWtî £V£VY)X.6<7TY)V 'OXu|/.7TtàSa. 'Ev 

'AXi/.apvaascp j/,VT){Aa 7ta{t[A£yÊÔ6ç £^£v 6 MauaaAoç. — 

'H 7TTapÔ£VOÇ TOÏÇ 0£OÏÇ 7)'J^£TO G(0<££LV TY)V (JLYjT£pa. 

'HX^lCo^v paco tt]V vi'xTjv £a£crOat. 

119. Les cavaliers ennemis repoussaient les 
Athéniens. — Àjax se distingua après Achille. — 
Ils construisirent des temples et des autels. — 
Le Sauveur attirait la multitude par sa parole. 

— Ils accoutumaient les enfants à dire la vérité. 

— Les anciens s'imaginaient [que] la lune n'é- 
tait pas plus grande que le Péloponèse. 

120. Epaminondas n'avait qu'un manteau. — 
Les chevaux de Diomède avaient des crèches d'ai- 
rain à cause de leur férocité, et on les attachait 
avec des chaînes de fer à cause de leur vigueur. 

— Dans le gymnase les jeunes gens lançaient 
(piVrw) le disque. — Je priais et j'étais entendu. 

— Les fables disent qu'autrefois les hommes ne 
travaillaient pas la terre, mais qu'ils avaient tout 
sans fatigue ; les lions suivaient les bergers (dat.) 
avec les moutons , et les arbres présentaient spon- 
tanément de nombreux fruits aux voyageurs. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 101 



§ 69-70. — Augment. 

Notes. — EtxaÇw est le seul verbe qui forme à l'impar- 
tait eixaÇov ou fjxaÇov; dans les autres l'augment ne mo- 
difie pas la diphtongue st. — * A Athènes, on appelait 
Hermès des tètes de Mercure surmontant une colonne 
carrée. — 2 C'est de là que vient notre mot mausolée. 

148. Philippe comparait les Athéniens aux 
Hermès (Mercures), qui n'ont du corps que la 
bouche 1 . — Les anciens s'imaginaient que les 
astres présageaient l'avenir. — Xénophon floris- 
sait vers la quatre-vingt-quatorzième Olympiade. 

— Mausole avait à Halicarnasse un monument 
funéraire extrêmement grand 2 . — La jeune fille 
priait les dieux de sauver sa mère. — Nous es- 
périons que la victoire serait plus aisée. 

119. Oi liz^eXç twv 7uoXê[/.u*>v eîpyov tqÙç 'AOyîvououç. 

— Aiatç a£T 'AyjXkia. Y)pi<7T£uc>£v. — Ispà jcal (3ct>|/.où<; 
io*pucavT0. — '0 ScoT/jp tô ^oyo) to 7uV7)0oç e'Cky.Ev. 

— Toùç 7?ai$aç eïôt^ov à^y)0eu£tv. — Oi tuoc^ocioI 

WOVTO TY)V G£Xy)V7)V OU |/.£l£(t> (OU f/.6l£ova) 6ÏV0CI TT}? Ilg- 

Xo7uovvy)<70u. 

120. 'E7?a[/.£ivcov$aç £va |/.ovov liyi Tpiêwva. — Ol 
Aioj/.y]&0'jç i'7U7vot vaXxa; piv (paTvaç ei^ov &ià ty)v àypto- 

TY)T0C , àXua£(7t Se Gl§7)païç (HOC TY)V 1<JJ£UV Ê&£<7|/.£U0VT0. — 

'Ev tô yufAvaawp oi veompoi tov o\'gxov eppiiîTOV. — 
Wjyôy.ry y.y,l vj^O'Jop^v. — Aéyoucriv ol u.u6oi ôri 7uà^at 
o'jx, elpydcÇovTO ty)v y^v oi àvôpco7roi , ctXkœ ravira 
ûctcovwç £i^ov, • /-ai oi f/iv XeowTSç toiç izoï^iaiv eitcovto 
[7.£Ta twv TrpoêaTcov , toc o*£ o*£vSpa Ikougudç wp£y£ izo"k- 
Xoùç x,ap7Uoù; toïç 6§oi7u6poiç. / 



102 PREMIERS EXERCICES GRECS 

S 71-73. — Redoublement. 

REMARQUE. — La préposition Ix devient kl devant la voyelle 
de l'augment. 

xara-uxuct), cracher contre, vilipender cpôopà, perte, ruine 
xaTa-7caXafto , lutter contre, dompter xtwv, ôvo?, tj, neige 
£7ri-6ouX£uw, dresser des pièges à, tramer vaunxov, flotte 
irpoff-ayopsuw, surnommer àcpavVjç, invisible 

121. ripoÛ7û£(/.7rov Eiç ty)V 'iTaTaav Tpet; vaoç. — 'O 

XpOO*OTY)Ç XaT£7UTUc6?l U7TO TÛV àyOCÔÛV TCoXlTtoV. 

'Yrap &o£y)ç oî "EXXvjvfiç ol wa^aiol xtvBuveusiv ÛTC-éfievov. 

— '0 BxvaTOç Û7iro tou XpiGToS xaT67W&ai<7Ô7) . — 
Toi; Sîcuôaiç out£ àcTY) oure y9î •7ue<puT£uu.6vy) Igti. — 
To xXviôo; T£Ô£pa7r£ux,wç eêacrftsutîs. — Eép^ou ewi 
(contre) ty)v 'EX^àSa fiVrpaTÊUxoTOç , oî "E^tjveç àvr- 

£7U0p£U0VT0. Xp7)Gl|X0C (JU{JLê£êotA£Uîtaj/.ev. EtÇ 

7)V 6 E£VO(pÛV TCOV |/,£Ta KupOl» CU(>TpaTeUCa|/.£VCi)V. — 

'E7ïï-£êoo);£U£ fyj TÛv c EVàY)Vcov cpOopa. 

122. Il faut [que] la ville soit construite [par- 
fait) dans le milieu du pays. — Celui qui avait 
assassiné le gardien a été assassiné par le frère 
ie la victime (= de l'homme assassiné). — On 
dit [qu'] Atrée, ayant ménagé (parf.) la multi- 
tude, devint -roi (aor.) des Mycéniens. — Une 
neige considérable ferma tous les chemins; tout 
le sol était invisible. — Dion fit cesser la tyran- 
nie de Denys. — Thémistocle conseillait aux 
Athéniens d'organiser [moyen) une flotte consi- 
dérable. — L'Arabie qui confine au désert a été 
surnommée Arabie Heureuse. 

123. Ils dressaient des pièges à la multitude. 

— Les Samiens furent bloqués par les vaisseaux 
de Périclès. — Les ennemis furent repoussés. — 



PREMIERS EXERCICES GRECS 103 



§ 71-73. — Redoublement. 

Notes. — * II n'y a pas de différence sensible au point 
de vue du sens entre l'actif <rrpaTeu<j> et le moyen aTpaTEuo- 
fxac , seulement ce dernier est plus fréquent. — 2 Les his- 
toriens modernes ne mettent pas de discours fictifs dans 
la bouche de leurs personnages; en revanche, ils s'atta- 
chent davantage à peindre les mœurs , l'état des esprits , 
les progrès des lettres, des sciences et des arts. 

121. Ils envoyèrent à l'avance trois navires en 
Italie. — Le traître fut vilipendé par les bons ci- 
toyens. — Pour la gloire les anciens Grecs ne 
refusaient pas d'affronter les périls. — La mort 
a été domptée par le Christ. — Les Scythes n'ont 
ni cités ni champs ensemencés. — Ayant cour- 
tisé la multitude, il devint roi. — Xercès ayant 
fait une expédition 1 contre la Grèce, les Grecs 
marchèrent à sa rencontre. — Nous avons donné 
d'utiles conseils. — Xénophon était le seul de 
ceux qui avaient fait la campagne avec Cyrus. — 
Il tramait la perte des Grecs. 

122. Tyiv 7r6Xtv iSpuaOai o*£Ï t/îç )(wpa<; ev [/icrco. — 

'0 TOV (puXa/.a 7T£<pOV£U}tlOÇ 7T£(p6v£UTai OTTO toûî àck^cpoiï 
TOÛ <pOV£uÔ£VTOÇ. AéyOUSlV 'At^EOC TO TZk^QÇ T£Ô£- 

py.7T£ , j/.0Ta twv MuxYjvauov (3aail£U(7ca. — Xiojv itoW'n 
wdwaç yjziySktiat tocç ô&ouç ■ 73 yr, izoLgol àçavvjç Y]v. — 

A MOV T7]V AtOVlHJlOU TTUpaVVtSa Y.OLTi'kvGt. — 0£[Al<7- 

to/.Xvî; toïç 'AO'/ivaiotç (juveëouXeus vowtwcov Ttokv xoctoc- 
c/.£'jy.Ç£c0at. — 'H £^0|/ivY) ttîç £pv)(/.0'j j^wpaç 'Apaêt'a 
EuSaip.cov 'Apaêia 7rpo(7-*/)yop£uÔY) . 

123. 'Etc-^ouXeuov t& izlrfiu. — Ol Sà(AlOt TOtlÇ 
ITepi/c'XEOuç vaucrl x.aTEX^EfoOyiaav. — Ol 7uo"X£|/.iot àwe- 



104 PREMIERS EXERCICES GRECS 

J'ai entendu dire [que] les Celtes sont les plus 
belliqueux des hommes. — Nous n'écrivons pas 
l'histoire comme les anciens [1'] écrivaient. — 
Les vaisseaux se réfugiaient (xocTacpeuyw) dans le 
Pirée. - — Nous organisions toute l'affaire. — On 
a brisé la porte. — Enfant, parce que tu as ho- 
noré ton père et ta mère, tu seras heureux sur 
la terre. — Il fit campagne avec Cyrus. 

VERBES CONTRACTES 

§ 76. — $a<o. 

REMARQUE. — Après- avoir -fait se tourne par ayant- fait; 
de même, qui- fait se tourne par faisant. 

7roteVv , faire xivetv , mouvoir, ébranler 

£7ct-6u|j.£'tv, désirer (g en.) Oswpstv, considérer 

xaxa-cppovéîv , mépriser (gén.) 7iXeovexTéïv , être ambitieux 

vocteTv, être malade o^êpoç, 6, pluie 

124. KuêepvvjTO'j vocouvtoç, oXov to 7rXotbv xtv&u- 
v£U£t. — - TifxoOeoç tac izo'kziç r,p£i où %aTa<7£ uov Tac 
Teijri , cxXkct. tou; svoixouvia; rcaOtov. — Oi 7^£0V£X- 
touvte; Tro^.6[/.oGciv àet , to £7riêou^£'Jav xai cpQovàv 

£|/.(pUTOV ££OVT£Ç. KpetTTOV £GTt TÛ G(o|/.aTt Y) TÔ VÔ 

VOGY)GGU. 'AvOTQTOL OVT£Ç TWV |/.EV 7ûap6vT(OV Y.Z'ZV.- 

<ppOVOUJJ.£V , TtoV 0*£ àTTOVTCOV £7Êl0U{/.oO[A£V. MtJOSvI 7TO- 

vyjpô 7rpay(/.aTt cuvYjyopsi. — Tô tcovoOvti ©soç giA- 
"Xocjxëav£i. — ^Fu^yiç vogougyjç £GTi <pàp|/.aîcov "koyoç. — 
Où p.£Tavo£t, àX^à 7rpovoeï 6 Gorpo;. 

125. Il vaut mieux (melius est) être sage qu'être 
riche. — Ceux qui louent les [gens] inintelligents 
[leur] nuisent grandement. — Les cris des grues 
appellent [les] pluies. — Délibère lentement, 



PREMIERS EXERCICES GRECS 105 

xoooTQrjTav. — 'AvCpoS^cov çtXoxtv&uvoTaTOuç à/^/.oa 
etvxt toÙ; KsXtouç. — Tyjv îffTOpt'av o'j^ O'jto) ffuyypa- 
<pot/.£v coç oi rca^atoi ffuvéypacpov 2 . — Al vrjs; etç tov 
Iletpata, xaT£(peuyov. — KaT£ff/ieuà£o[/.ev xav to 7up5cy|/.a. 

— TéOpauTxt Y) O'jpa. — 'Q 7raï, oti tov 7uaTepa, /-al 

TYJV (/.7)T60X T£Ô£pà7T£U>taç , eu^at{J.<0V effet £V TY) yr) . — 

Mexà Kopou ffuveffTpomuffaro. 

VERBES CONTRACTES 

§ 76. — <&iX<5. 

Notes* — ' T<j> ato^an pourrait fort bien être remplacé 
par l'accusatif de relation : xh (jcojxa (§ 162). — 2 Metavoei 
et 7rpovo£t forment une antithèse de mots impossible à 
rendre en français. — 3 Ne pas se lasser d'exiger que l'é- 
lève traduise et par Sa dans les antithèses. 

124. Quand lepilote est malade, tout le bateau 
est en danger. — Timothée prenait les villes, 
non en sapant les murs, mais en persuadant les 
habitants. — Les ambitieux sont sans cesse en 
guerre, parce qu'ils sont naturellement portés à 
la ruse et à la haine. — Il vaut mieux être ma- 
lade de corps que d'esprit 1 . — Insensés que 
nous sommes, nous dédaignons les biens pré- 
sents et nous désirons ceux qui nous manquent. 

— N'excuse aucune mauvaise action. — Dieu 
aide celui qui prend de la peine. — La parole 
est le remède de l'âme malade. — Le sage , ne 
regrette pas, il prévoit 2 . / 

125. "Ajmvov (ou fii\'Ti''M) IffTt ffaxppoveîv Y) tcXou- 
Teïv. — Méya (âXàrcTouffi tt'k àffuveTOuç ot eTïatvouvTéç. 

— Tùjv yepàvcov al y.Xayyat ^aXoofftv o[/,€pouç. — Bou- 



106 PREMIERS EXERCICES GRECS 

exécute promptement. — Ne sois pas oisif, pas 
même (piBs) si (àv, subj.) tu es riche. — Si tu 
es (part.) pauvre, ne porte pas envie à ceux qui 
possèdent. — La fortune s'allie à tous ceux qui 
ont de la prudence. 

426. Beaucoup de gens, qui- semblent aimer 
la vérité, ne l'aiment pas vraiment. — Les 
hommes habitaient autrefois dans des antres. — 
Orphée , en chantant , faisait mouvoir les pierres 
et les arbres. — Après avoir fait [les] libations, 
ils s'endormirent (imp.). — Considère comme 
dans un miroir tes (fàçcau-rou) actions, afin que 
tu embellisses les belles, et que tu évites les laides. 

— Ils baisaient les mains et les pieds de Cyrus. 

— J'hésitais à parler. — Si je me défiais, je ne 
serais pas déraisonnable. — Sur le bouclier 
d'Achille Homère avait représenté (= fit) des 
[gens] qui-labouraient et guerroyaient. 



§ 77. — <ÏHÀOU[XCU. 

7]y£^aôat, conduire (dat.), penser Tropôeïv, ravager 

^pc-7ro[st(79at , feindre, simuler àyavaxxstv. s'indigner 

vou9£T£"iv, avertir PfovTvj, tonnerre 

oXtywpsTv, dédaigner sTOr/OTfc, fatigant 

127. Ol U.7) X.O^à£oVTEÇ TOUÇ KCOtOVÇ (3ou);OVT0U TO'JÇ 

ayaôoùç ocoixfctaOou. — My; eXotTTOV 7)you tou £7raivac6ai 

TO VOuO£T£ÏC»9at. 2aXpOV£jÇ TY)V ppOVTTJV |JLl[JLOU|/.£VOÇ 

.eXsyev àvcu Zeuç. — AtavooOvTai ty)v (/.a^vjv 7UOi£t<7Ôai . 
— Oi çtXoOvTeç (pt'XouvTat , ol Zl [mgouvtêç pLiaouvTai. 



PREMIERS EXERCEES GRECS 107 

^euou [/iv (3pao*£to;, imzi'kzi Se ra^lw;. — 'Apyo; |/.y) 
taôt (ou (/.Y) apyei), [/.Y)S' av tcXouttîç. — rièV/iç a>v, 
toî; e^oixri (jly) <p86v£t (ou (jlï) «pôovYjGnri;). — lia™ toi; 
bu cppovouai <yu[/.[/.a^eï tu^t). 

126. Tlo^Xot oV^ouvteç tt]v àlY)Ô£iav cpiXav où* 
àXY]Gc5ç çh^ouciv. — Ol àvôpa>7rot 7rocXat £v àvTpoiç 
$xouv. — 'Opcpeùç aScov exi'vei >iÔouç ts xal &£vo*pa. 

STITOV^à; 7w0tY)<7aVT6Ç éîtàOEuBoV. ©£(6pei W<77U£p £V 

xaTOXTpo) Ta; aauTOu xpàEa; , ïva toc; |/iv xa"Xà; 
67Cixo(7[/.^ç, toc; o° alcrv^pà; £X<p£oyY); 3 . — Kupou jcaTS- 
©iXouv xai j^etpaç x.al 7uoo*a;. — v Q>cvouv ^a>£Îv. — 
Et ct7ut(jT0iY)v , ouït av àXoytcTo; d'vjv. — 'Ev ty) 'A^i"X- 
}ia>; àa7uo\ "O^Yipoç £7rot7)«7£ y£topyoiïvTa; xat tco>.£- 
itouvTaç. 



§ 77. — <M(%at. 



Note. — f Faire bien remarquer le mot Siavoouvxac, la 

contraction régulière y est bien faite; donc ce serait un 

"barbarisme que d'en faire une seconde et d'écrire Siavouv- 

toci. Cette faute est fréquente avec les composés de voito- 



127. Ceux qui ne châtient pas les méchants 
veulent que les bons soient victimes de l'injustice. 
— Ne pense pas qu'être averti soit une chose 
moins importante qu'être loué. — Salmonée imi- 
tant le tonnerre disait qu'il était Zeus. — Ils se 
proposent de livrer bataille *. — Ceux qui aiment 
sont aimés, ceux qui haïssent sont haïs. ■ — C'est 

8 



108 PREMIERS EXERCICES GRECS 

— Beïov £<7Ti &a<7Ôat f/.Y)Oev6ç. — "Qxouv ^topav 7rop- 
9ouwivv]v. — H(o; àv <piXv)8snq 6 |/.Y)$sv<3t e'jspyeToiv ; — 
Aavet'set © £ & 6 tov 7TTwyov o*a>poufA£Vo;. 

128. Évite plus [le] blâme que le danger. — 
Les jeunes gens ne supportent pas d'être dédai- 
gnés (= étant dédaignés); et ils s'indignent, si 
(èàv) ils s'imaginent être lésés. — Rien n'em- 
pêche les malhonnêtes [gens] de médire et d'in- 
jurier. — Les Romains imitèrent et conservèrent 
le gouvernement des Lacédémoniens. — Conju- 
rons Dieu d'être indulgent pour ses serviteurs. 

129. Nous étions prêts à faire [moyen) une 
trêve. — Nous ne fîmes pas la trêve. — Si [lés) 
tu simules l'amitié, tu seras un flatteur, non un 
ami. — Comment pourrait-on te louer, si tu fré- 
quentes des méchants? — Les vivres se vendent 
cher [izQXktô). — Injuriés par les sots les gens 
sensés ne se vengent pas. — Il est d'un homme 
prudent d'être sur ses gardes en toutes choses. — 
Les louanges sont pleines de charme pour une 
[personne], celui qui est loué, mais fatigantes 
pour les autres (§57,$°). 

g 78. — Ttyô. 

àyonrav , aimer, se contenter |x£tStav , sourire 

ToA[j.av, oser i^-apxav, suspendre 

•jrpoa-Soxav, attendre p-eXerav, cultiver, s'exercera 

£7u--naav, reprocher tsÀsutôcv, finir, mourir 

130. Ot, KoXyoi to'jç vexpo'jç lie (à) twv Ssv&pwv 
ê£apT<oGtv. — rioT.'Xoi àvOpcoxot yàXaxTi x.aî Tupû Tps- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 109 

une chose divine que de n'avoir besoin de rien. 

— J'habitais un pays dévasté. — Comment 
pourrait-on aimer un homme qui ne fait de bien 
à personne? — Qui donne au pauvre prête à 
Dieu. 

128. EùXaêou y.otXkov ^oyov yj tov yav&ovov. — Ol 
veot où/C àve^ovxoa ôXtyojpoup.£Vot , àXV àyavax.TQÛaiv, 
eàv oib)VTai àatxsiGÔai. — OùrUv xco^usi tooç 7uovv)poùç 
P^ad(prj(/.£tv oùoè Xoioopasôai. — Oi 'Pwjxaïoi ty;v 

AaX£^0Cl^OVltOV TZOklliioLV £f/,t|/,Y)<jaVTO Xal 8ieT7)pY]<7aV. 

— Ila.paiT(o[/.e0a (ou 7rapouTY)<7(o^£Qa) tov Bsov toiç 
67T7)peTaiç cuyyvt6[xova £tvai. 

129. "ElOlpLOl 7){/.£V G7UOV(>àç 7TOt6Ï(J0at. Tàç <77TOV- 

Sà; aux £7uot7)ay.[X£8a. — 'Eàv nporsiçaif, <pOuav, xoXaÇ 
E<7£ij où cpilo;. — riûç àv £7Tratvoïo , si 7rovY)potç ô{/,i^s7ç 
(TcovYjpoïç ofAt^ôv); — Ta atTia tco^Xou 7uw*XaTat. — 

AoiO*OpOU(/.£VOl ÙTCO TCOV àv07)TG)V , Ot <ppOVt|/.Ol OU TtULW- 

pouvToci. — Scocppovoç Égtiv iv -rcâcat eû^aêsïffôat. — Oi 
67caivoi Ivi (7iv TSpTCVoi elai, xco É7uaivoo{/.&v<^ , toiç &' à\- 
"Xoiç éwaySsïç. 



§ 78. — Ti|/.co. 

Note. — * £*n parlant se rend par le participe pré- 
sent; quand il parlait pourrait se traduire de la même 
manière. — 2 Remarquez la place de àv : elle n'est pas 
facultative. Cf. S 225, rem. 

130. Les habitants de la Colchide suspendent 
aux arbres les morts. — Beaucoup d'hommes 
vivent en se nourrissant de lait et de fromage. 



110 PREMIERS EXERCICES GRECS 

ÇO|/.ÊVOt £to<7lV (§ 83, i). Mï) é7UTlf/.Y)CrY)Ç 7TOT6 

(jamais) à>/y)6£uovTt , kocv ùuayzpr} >iyY). — 'Appj tou 
vtzav s<m to ôappsïv. — Kaicov e^eys aa^Xov àyarcav 
twv vetov toÙç IpuGpuovTa; ^ tquç /o^ptwvTaç. — 'Hoô 
to cpw; opàv. — AaXvjcraç [x.ev 7uoX}.à}U<; p.£T£V0Y)Ga , 

<7tCû7UY)CT(XÇ &S OÙ^£7UOT5. 

131. Taire la vérité, c'est ensevelir de l'or. — 
Personne ne voit jamais Anaxagore rire ni (oùàè) 
sourire. — Le bel Alcibiade, pratiquant à (êv, 
dat.) Sparte la patience et la simplicité , [y] sur- 
passait (= vainquait) les Lacédémoniens. — La 
mort est commune et aux plus lâches et aux plus 
braves : ni elle ne dédaigne (urapop&v) les per- 
vers, ni elle n'admire les bons. — Ne fréquente 
pas les méchants, honore les dieux, cultive les 
choses sérieuses. — Enfant, tais-toi; le silence 
a beaucoup d'avantages. — Les Perses honorent 
le feu et le soleil. 

132. Aime le prochain. — Périclès tonnait en 
parlant. — Tu te passionnes pour l'impossible. 

— Gomment oserais-je nuire à mon ami? — Ceux 
qui trompent n'osent pas regarder-en-face (ocvti- 
ëXércav). — Les Juifs attendaient un sauveur; ils 
l'attendent encore, et ils l'attendront longtemps. 

— Dieu est le Dieu des vivants (§ 83) et non des 
morts. < — Les meilleurs des Grecs passaient-leur- 
vie (W-Çocto) dans [la] pauvreté. — Aimons Dieu 
de (U) tout notre cœur. — [C'est] surtout la con- 
corde des généraux [qui] a vaincu les ennemis. 

— Alexandre mourut après avoir régné douze 
ans. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 111 

— Ne fais jamais de reproches à un homme qui 
dit vrai, même s'il dit des choses désagréables. 

— La confiance est le principe de la victoire. — 
Caton disait qu'en fait déjeunes gens il aimait 
mieux ceux qui rougissent que ceux qui pâlissent. 

— Il est agréable de voir le jour (de vivre). — 
J'ai souvent regretté d'avoir parlé, jamais de 
m'être tu. 

131. To diyav tt)v àX-rçOaav yjsuctov l<ra OarcTav. — 
O'j&êiç opa OU7TOT6 'AvaÇayopav y^ôvTa oùSe ^ei^tcovra. 

— '0 xaXo; 'AXx.têta&Y)<; , £v S7ràpTY) tyjv xapTspiav xai 
eÙTeXetocv .è7uiTY)&EUtov, £v6ca. toÙç Aax£^ai(AOViou;. — 
'0 Gxvaxo; xotvoç zal to?ç ^aptsTOtç xai toi; (SêXtig- 

TOIÇ ' OUT£ TOUÇ TCOVYjpoÙç l»7U£pOpa , OUT£ TOI»; àyaOoÙç 

0a'jjjLoc^£t. — My) xaxoîç ôfu'Xa • (koyç Tt[xa * toc c7ïïou- 
iïouct ^zkizoL. — T Q içaï, <7tco7ra ■ tcoXV e^et to ciyav 
xaXà. — Ol IHpcai ti[/.c5<ji xop jtal vi^tov. 

132. 'Ay<X7ra (tfyàTCY)G0v) tov tcXyigiov. — 'EêpovTa 
>iycov * 6 rUptxVTjç. — Tgjv à^uvaTWV spaç. — IIcoç 2 àv 
To^pwpYiv tov ©iXov pXaTTTEiv ; — Ot à7ïïaTC0VT£; ou toX- 

(JUOGl àvTlê^£7T£tV. Ol 'IoUoV.ÏOl EtoT^pO, TCpO<7£0*6)CCDV, 

Xat VUV ETl 7UpOaSoX.W(Tt Xal 7U0^.'jV Y^pOVOV 77pOG$OKY}<70U<7l. 

'0 0£OÇ OeOÇ £GT& TWV £(OVTCOV, àW 01» TÛV T£T£- 

>,£1)ty]>c6t(ov. — Tôv 'EXXyjvcov Ol àpiGTOl £V 7T£Vta (Ù£- 
£a>v. — 'Ayaxû^v tov 0£qv £$ ôXyjç tyjç xocpSiaç. — 

H TCOV CTpOCTTjytOV OW-OVOIOC [/.aXlGTOC toÙ; 7?0^£fAlOUÇ 
£Vt/.Y)(>£. 'AXeÇavSpOÇ ÊT£>,£UTY)(7S fioLGlkeiiGCCÇ £TY) 

oa»ô£x,a. 



112 PREMIERS EXERCICES GRECS 

S 79. — Ti[À%(*e. 

REMARQUE. — Le verbe 8i-aiTa<r6at, vivre (de telle ou telle 
façon), prend la forme passive à l'aoriste : ôi - ï]ty)0ï)v. 

àvtav, chagriner Ai'jjivt], étang 

epEuvav, chercher xpucpV] , mollesse 

TjrraaQou, être défait, battu xojjxt), village 
àzaTav , tromper xopo; , 6 , dégoût 

133. Ta 07UO TOU AêWV^OU T6TOX|/.7)|/.6Va Gy.'j^à^ouct 
TCaVT£Ç. 'Exel OÎ Tc'kiXGTOl TY)V £ipY)V7)V Ntxieiov wvo- 

[AaÇov , où f/.£Tpia>ç àvia>{A£voç A/XyaêiàoViç xai cpôovtov 
éêooleTO Guyyyaw opxicov. — Toïç yjTTtoj/ivotç rcav àel 
o*£'.vov 7vàp£GTt.v. — 'ETuy^av£v lv )toj{j!.y) Tviç «frpuyiaç 6 
'A)ouêia.(y/)ç tot£ (ùaiTto{/.£voç. — Kal ot <ppovt|/.ot 7uoX- 
Xàfciç à7WCTwvTat • jaovoç oùx. 7)7ràTy)Tai 6 ®êoç. — 
'H|/.£paç ê6So(/.TQXOVTa outco o\y)ty)6y)<î<xv àOpoot . Thuc. 

134. Solon disait que le dégoût est engendré 
par [la] richesse. — Le castor (xà<jra>p) vit la 
plupart du temps dans [les] marais. — La plu- 
part des hommes sont vaincus par les passions. 

— Porus fut défait par Alexandre. — La tacti- 
que de Miltiade à Marathon a été célébrée (aor. 
et par f.). — Si vous étiez vainqueurs, nous se- 
rions vaincus. — Au temps de (itœfè, ace.) Xer- 
cès, les Perses vivaient dans la mollesse. 

135. Prends (= acquiers, § 83) [pour] amis, 
non pas ceux qui veulent, mais ceux [qui en sont] 
dignes. — La mort a été vaincue par le Christ. 

— Les biens des vaincus appartiennent aux vain- 
queurs [part. prés.). — Jésus, interrogé (aor.) 
par Hérode, garda le silence. — Les choses 
qu'on cherche avec soin (em^ûç) se trouvent 
d'ordinaire. — Diogène était aimé des Athéniens. 



PllEMIKItS EXERCICES GHECS 113 



§ 79. — Tt[JUt>f/.ac. 

Notes. — i On pourrait dire également rà xw Aewvi'S* 
TSToX^jjLsva , parce que le verbe est au parfait (§■ 173). — 
2 La règle latine hic liber est Pétri (et non Petro) est 
applicable en grec. Remarquez de plus que vtxav veut 
dire également bien vaincre ou être vainqueur. 

133. Tout le monde admire les actes d'audace 
de Léonidas*. — Comme le plus grand nombre 
appelaient la paix : paix de Nicias, Alcibiade, 
extrêmement chagriné et plein de jalousie, dési- 
rait la rupture du traité. — Toutes sortes de 
maux accablent toujours les vaincus. — Il se 
trouvait qu'Alcibiade vivait alors dans un bourg 
de la Phrygie. — Les hommes prudents eux- 
mêmes sont souvent trompés : il n'y a que Dieu 
qu'on ne trompe pas. — Ils vécurent soixante- 
dix jours ainsi pressés les uns contre les autres. 

134. "E^£y£v 6 SoXwv tov jcoqov 'j7to tcXo'jtou (ou 
ttXoutw) ysvvaaOai. — '0 KaGTtop £v Xl{/.ya&ç toc izoXkoL 
oiaiTaxat. — CK 7:oXkol tcov àvôpioTCiov uxo tcov etciOu- 

p.UOV VlXÛVTOCl. '0 IIcopOÇ Y)TTY)0Y) OTCO TO'J 'A)v£$aV- 

opou. — 'H MiXrtaoou ev Mapaôôvi GTpaT/iyi'a Stsêo^Syj, 
ota-b£êoY)Tai. — El vtxcoT£, vixco{A£Ôa, av. — Kaxà 

TOV SécÇ/jV 01 Flfipaai £V TpU<p7) (HYjTCOVTO. — - «ÏH'XOUÇ JCTCO 

p.Y] toÙc pouVj[/.évouç , àXXà TOUÇ àÇi'ouç. 

1 SSsXl'O ôàvaTOÇ 07U0 TOU XplGTOO £Vl)tYl0'O (OU TCO 

Xp'.GTCO V£Vr/.7)Tai). Ta TWV VlXCO[A£VCOV ÊGTl TCOV vl/«c6v- 

TCOV 2 . '0 'ItJCOUÇ UTO TOU HpcoOOU épa)T7)9siÇ SGl- 

yr,G£. — Ta ImpL&ûç épeuvt6[/.£va Ta 7&cfaT0l £upiV/.£Tai. 

— AïoyéVoç 07ro tcov 'AQvjvatwv 'ôya7taT0. 



114 premiers exercices grecs 

§ 80. — AtjXw. 

ÇtjXouv, imiter, rivaliser (xa^Ttyouv , fouetter 

ÇqfMoSv, punir Syiouv, ravager 

£x-7rX-ripouv, remplir, accomplir ofxotouv, comparer 

à^touv, prétendre, exhorter, juger digne epwç, wtoç, 6, amour 

136. '0 7caïç tov waTÉpa ÇyjXoï. — 'AyocOol v6[/.oi 
(a7}|/.iou(7i TCavTaç toÙç â^txouvTaç. — Zy^ioute touç 
à)to>.à(7TOu; , toÙ; o*è crcocppovocç £y)Xout£. — <Ï>u1octtou 

Aï) (que) 6 epcoç xat, to jaTgoç Tucp^oi ty)v ij/u^Y)V ctou 

.'de toi). Où 0*£Ï TOC [JUKpOCTOÏÇ [/.Eyd&otç O|/.0lOUV. — '0 

ôavaroç toÙ; ôoiA^jovtocç ÉXsuOepcSasi. — '0 0£oç toc jasv 

U^7]Xà T0C7USWOÏ, TOC <$£ Ta7C£lV0C CT£(paVOÏ. Toù; T/flG- 

Taç tt]v oly.tav jcevoOvTaç ot <7TpaTiG>Txt 8iiGyuùG(M. 

137. Accomplis tes promesses. — Ulysse 
aveugla le cyclope, qui était ivre. — Les députés 
des Lacédémoniens exhortaient les Athéniens à 
ne pas fortifier leur ville. — Les maux inatten- 
dus subjuguent le courage. — Xercès fit fouetter 
(= fouetta) l'Hellespont. — La fable du Renard 
et du Corbeau montre que (cm) il ne faut pas se 
fier aux flatteurs. — Les soldats d'Hérode met- 
taient à mort tous les petits enfants. 

138. Les Grecs ravageaient le pays; en [le] 
ravageant, ils se vengeaient du roi. — Vous 
avez puni de mort (dat.) les généraux qui étaient 
vainqueurs. — Il est plus beau de rivaliser que 
de porter-envie. — Diogène comparait les avares 
aux hydropiques. — Que le bourreau de la ville 
mette à mort (aor.) les rebelles (== désobéis- 
sants). — Il est naturel de comparer les espérances 
aux songes. —Alexandre prétendait être adoré. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 115 

§ 80. — Ay|X(o. 

Notes. — * Si l'article était répété devant tyjv olxfav xs- 
vouvra;, le sens serait : ceux des brigands qui pillaient 
la maison (g 299). — 2 Le sens est : pendant qu'il était 
ivre; donc il ne faut pas l'article devant le participe. 

136. L'enfant imite son père. — De bonnes 
lois punissent les prévaricateurs. — Punissez les 
libertins, imitez les hommes vertueux. — Prends 
garde que l'amour et la haine n'aveuglent ton 
âme. — Il ne faut pas comparer les petites choses 
aux grandes. — La mort affranchira ceux qui 
sont esclaves. — Dieu abaisse ce qui s'élève et 
couronne ce qui s'abaisse. — Les soldats enchaî- 
nèrent les brigands, pendant qu'ils vidaient la 
maison '. 

137. Tàç Û7UOa^£C£tÇ éX-TullOpOU (OU £X.7T}.Y)pwffOv). 

'OBu<7(7£Ùç TQV KuyJXoiTZOL [/.sGuOVTa 2 ETUCpltoGEV . ' ■ Ol 

Tcov Aax£§ai[/.ovi<i>v Tzpia&uç (ou TupEcêsuTai) yjÇiouv 
to'jç 'AGyivatouç [/.tj tei^i'Çeiv tyjv tzq'Kw. — Toc àrcpoff- 
Sojcyitoc xocxà $oiAo? to <ppovY)|/.a:' ''■ — SIpÇY); E[/.a<7Tiya><7£ 
tov c EX\y)(J7uovtov. — '0 7T£pl 'A"Xto7i:£X0<; xai Kopaxo; 

p.09o; (>Y))>01 OTl OÙ ^p7] T0ÏÇ XO^OC^l 7UGTEUEIV. Ol 

HpaiSou <7TpaTuoT0Ci iuavTa-Tà 7uaio\'a. ÊOavaTOuv. 

138. Ol "EXTwTlVEÇ £&Y)OUV TY)V J^COpOCV ' ôV;O0VT£Ç <$£ 
TOV P3t«7lXla £Tl[/.CDpQliVTO. To'jÇ CTpaTYjyO'JÇ TOÙÇ 

vixôvTaç Gavxrw £^7]^to>crocT£. — KaXkiov l«m Oy)\ouv 

y\ (pOovEtv. — '0 AïoyÉvviç (b[AOioi) touç (piXapyjpou; TOIÇ 

6op(07?l)COlÇ. '0 T"0; XO'XSCOÇ (T/J^IOC TO'JÇ QMT£l— 

OouvTa; ôocvocTcoGaTco. — Elxo; sstiv tocç &m'&aç tqïç 
ôv£ipa«7iv (ôveipoiç) op.otouv. — '0 'A>ic;av()poç 7rpo<7- 
xvvEfoOai v&'ou. 



116 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 81. — A7]Xou;j.at. 

RÈGLE. — Dans les propositions conditionnelles, après el ou 
làv, si, on emploie la négation \vf\ au lieu de où. 

xapTrouffOac , moissonner araupouv, crucifier 

xsif ougOo» , soumettre , dompter Be;touo-Ôat , accueillir 

Tiç>o<j-7\kouv, clouer à (dat.) xoàeo';, 6, fourreau 

yup-vouv, dénuder, mettre à nu pipoç, o, cuisse 

139. M?) e'XTCtÇtof/.sv ^etpwOviGEGOat ttorfi tov IlXou- 
tcovoc. — nXdCTwv xpoç Tiva. tûv 7rau)tov * 'Ei/.ê[/.atfr£- 
ywao àv, £<pï) , el {/.*/) wpyi^ojjLYjv. — '0 IIpo[ATj9sùç 
*Aéy£Tat o*ià Ta sic àvOpcoTCOuç £'j£py£TY)[/.£va 7rpo<jY)XcoÔY)va', 
tû Kau/tàcci). — IIxvteç oî év B£TTaXta iroTa[/.ol àva;coi- 
vouvTat to liSwp tû riY)V£Lai. — Tri àvàyx.7] o*ouXo\jf/.£Qa. 

7ïàvT£Ç. Tôv |XOCÔY)T(OV OÏ f/.£V [/.avQàvOlHJlV ïva GT£- 

cpocvcovToa , ol' o*£ ïva ^r\ Ti^topûvTat. — Alç too Êviau- 

toG (§ 175) ty]v yvîv £xap7ûoi)vTo. Platon. 

140. Les remparts sont dénudés (parf.). — 
Le fourreau de l'épée tombe, et l'épée mise à 
nu frappe la cuisse [du guerrier]. — On dore 
les statues des dieux. — On dit [que] le devin 
Phinée fut aveuglé par les dieux, parce qu'il 
prédisait aux hommes l'avenir. — Que l'esclave 
soit fouetté (présent). — Personne n'est cou- 
ronné, s'il (làv) n'a pas vaillamment lutté (aor.) 

— La ville fut dépeuplée de ses habitants. — 
Les innocents seront délivrés. 

141. Les Romains asservirent toutes les na- 
tions. — Tu as accueilli l'étranger. — Ils domp- 
tèrent leurs adversaires. — Domptez le taureau. 

— Il voulait soumettre la Grèce. — Chez les 
Lacédémoniens celui qui avait de l'or et de l'ar- 
gent était puni [d'une amende]. — Phocion, 



PREMIERS EXERCICES GRECS 117 



§ 81. — AYjXoujv.ai. 

Note. — ' Le français emploie volontiers les termes 
généraux et abstraits; le grec préfère souvent y substituer 
des verbes, surtout des participes au neutre. Ex. : Les 
événements , les choses arrivées, xà y£y£vy);j.éva ; les bien- 
faits, tx sùepyeTïjaéva. 

439. N'espérons pas que Pluton soit jamais 
fléchi. — Platon disait à l'un de --ses esclaves : 
« Tu aurais [déjà] été fouetté, si je n'étais en co- 
lère. » — On dit que Prométhée fut cloué sur 
le Caucase, à cause des bienfaits qu'il avait 
rendus aux hommes 4 . — Tous les fleuves de 
Thessalie communiquent leurs eaux au Pénée. 

— Tous nous sommes esclaves de la nécessité. 

— Parmi les écoliers les uns étudient pour être 
couronnés, les autres pour ne pas être punis. — 
Deux fois l'an ils recueillaient les fruits de la 
terre. 

140. Ta ruyr, Y£yu[/.vaiTai. — '0 y.o'keoç tou Etcpooç 

BWÇOTUWUTEt, yop'GjGsV 0*£ TO ËlÇOÇ 7Uai£t TGV [/.YjpOV. 

XpuGOUTOU Ta àyaX[AaTa. — Aeyouai «frtvêa tov [/.àvTW 
Tucp^wOvîvat Otto • Gsoiv , OT6 7rp0'j^eye toTç àv0pco7uo^ Ta 
[/i"XXovTa. — '0 Sou"Xo; [Aa<jTiyouc>Ôco. — OuoYiç gt£- 
çpavooTai, êàv (AT) àv^pacoç àO^cry]. — 'EjcsvcoQtî twv 

OLK.rjT0pCDV Y) 7u6XlÇ. CX àvOClTlOl £^£u9£pO)GY)(jOVTaL. 

141. Oi 'Pto^atoi rcàVra toc IDvy) xaT^otAwaavTO. 

— Tôv £evov £§£Ç!.oj(7û). — 'E^ipwaavTo touç ivav- 
téouç. — Tôv raDpov ^eipoucGs. — 'Eêoo^£TO ty)v 
'EXXàoa ystpouaGat. — Ilapà toiç AaxE^ai[/.ovi'oiç 6 
^pUGiQV xal àpyupiov e/^wv éÇr^touTO. — ^arxuov, 



118 PREMIERS EXERCICES GRECS 

bien que (xatrap) s'opposant à tous, était aimé 
par tous. — Il est beau d'être couronné, il est 
plus beau d'être jugé digne de la couronne. — 
Jésus, condamné (parf.) à mort, fut crucifié. 
— Parmi les hommes, les uns travaillent, les 
autres moissonnent. 



§ 82-83. — Remarques sur les verbes contractes. 

apjxa , char àyvostv , ignorer 

[itêXfov, livre xaxays^av, se moquer (gén.) 

ocxtoç, 6, pitié à7co-xp5j<rôat, abuser 

ôéap-a, spectacle ouvex<oç, continuellement 

142. Oi 'AÔYjvatoi, Tu^eucavTeç vauclv â^xovTa sic 
Sà[/.ov, tocïç {/.èv é>ty.a{o*£xa. (§ 158, 2°) tûv veûv oùx. 
£^p7)GavT0 , T£TTapà>covToc Se vocufft xai TETTapctV ÊVOCU- 
[/.à^Titfav Sapcov vaixjîv êê&o(/.y)JtovTa , jcat évixaiv AOy]- 
vortoi. — Oùo° 6 7uaT7)p tov 7raïSa làceTat. — Où* 
£Ç-rjp>c£G"£ Aax£Sa r .[y-ov{oiç *% £lv T ^ v ^axà y^v àp^y)v, 
àXXà jtal T7]v xaToc ôd&aTTav $uva(/.iv £7r-£9u(XY)Gav 
'koL^oiveiv . — Ai>ca<rry)v o^otcoç à[/.<po?v Ssï àxpoàaa- 
côai. — Ot Tra^aioi 7Ïpw£<; âpu&Giv i^pwvTO év tôo 7uo- 

^£[/.(i). IltoÇ OCV £Tl V£XpOÎ> ^U^Y) Sl']>(07) J 

143. On dit [que] le corbeau vit par delà (ûwép, 
ace.) les deux cents ans. — Les femmes de Thrace 
mirent-en-pièces (8ta-<iirav, moyen) Orphée. — 
Que Dieu envoie un vent favorable et sauve les na- 
vigateurs (= les navigants)! — L'ouvrage fut fini 
en un jour (§ 476). — - Ne guéris pas des maux 
par des maux. — Comment guérirais-je (§225, 
Rem.) une maladie ancienne? — Cyrus se mit à 
rire. — Dieu ne permit pas [que] les Hébreux 






PREMIERS EXERCICES GRECS 110 

xoctTuep evavTtO'j[/.evoç rcacrtv, 07ro xocvtojv 7)ya7caT0. — 
Ka^ov GT£(pavooaôai , kxXXiov Se too GTscpavou àÇtouaSai. 
— '0 'Iyjgouç T£Ôava,Tto[/ivoç ETTaopcoÔY). — Tcov àv- 
Opoj7u<ov oï [asv êpyàÇovTat, oï o*s jcapTcoOvTXt. 



§ 82-83. — Remarques sur les verbes contractes. 

Notes. — 1 Pour désigner les troupes, les vaisseaux 
avec lesquels un chef fait une expédition, le datif suffît, 
c'est le datif d'accompagnement. — 2 C'est seulement 
après une autre négation que oùSà signifie ni; donc ici 
oùoà veut dire pas même. — 3 Le grec dit, non pas l'âme 
d'un mort, mais, une âme de mort, sans article. 

142. Les Athéniens, ayant fait voile vers Samos 
avec soixante vaisseaux 1 , en laissèrent seize 
sans les employer, et avec les quarante -quatre 
autres livrèrent bataille sur mer aux soixante-dix 
vaisseaux des Samiens : et ce furent les Athé- 
niens qui gagnèrent la victoire. — Le père même 2 
ne guérira pas son enfant. — Il ne suffit pas aux 
Lacédémoniens d'avoir la prééminence sur terre, 
mais ils désirèrent de s'assurer même la supré- 
matie sur mer. — Il faut qu'un juge écoute éga- 
lement les deux parties. — Les anciens héros se 
servaient de chars à la guerre. — Gomment 
l'âme d'jn mort 3 serait-elle encore altérée? 

143. AeysTai 6 vtopaÇ uizkp Ta (Hazoaia Ity) Çyjv. — 
Ai BpaxTou tov 'Opçpsa Si£«77càaavTO. — '0 Bzqc, oup'iov 
ocve^ov e'7ui7TC|//7uétg> xat (tcoÇêtw to'jç Tr^iovraç. — 'Ets- 
lia^n to è'pyov lv pa 7)(iip$. — Myj xa&o?ç lw (ou 
làoT)) y.y,yA. — IlaSç av lo)[/.Y)v (ou la<7ai|/.7jv) àp^aïav 
vÔgov; — 'Ey&>a<7£v 6 Kupo;. — '0 ©£oç où* rfacra 



120 PREMIERS EXERCICES GRECS 

fussent esclaves des Egyptiens. — Je n'ignore pas 
qu'un seul livre ne suffira pas aux écoliers. 

144. Le spectacle du vaisseau sortant du port 
(iy.Tzliiû) causait aux uns de la pitié, aux autres 
de l'admiration. — Il vivait selon (narrât, ace.) les 
commandements de Dieu. — Les Athéniens 
firent voile de nouveau vers le Pirée. — Us ho- 
norèrent (àva-Séai) Brasidas d'une couronne (dat.). 

— Les ambitieux font tout pour (otcwç, subj.) 
être loués (prés.); ils faisaient tout pour être 
loués (optatif). — Tu vis mal, si tu as conti- 
nuellement faim et soif. — Les auditeurs (= écou- 
tants) se moqueront de l'orateur (= du parlant). 

— Il est plus agréable de vivre que de mourir. 

— Il est permis d'user (==: de se servir) des ri- 
chesses , il n'est pas permis d'en abuser. 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES VERBES CONTRACTES 

poY|9eïv, secourir (dat.) ujxveïv, chanter, célébrer 

<j7ràvioç, rare <p9oveïv, porter envie,êtrejaloux(da£.) 

(juviQÔeia, habitude eponrav etç, fréquenter, se rendre à 

145. 'AÔYjvatbi T)£fouv 'Pyiyivou; , Xal/a^eaç ovtccç, 
Xa7ix.t$sumv où<ji AeovTLVot; PoYjôeïv. — Ot Aaxe&ai- 

a,OYtOt £[/.a^OVTO £<7T£(paVOJ[A£VQl. '0 7C<AlTY)Ç T7)V rcoliv 

Cpl^EtTO), Ql 0° C/L^ik^Ol TOÏÇ OCO^CpOÏÇ Ô^OyVW^QVQOVTtûV. 

146. Chantons les combats et la gloire des 
saints, nos illustres aïeux; ils ont remporté la 
victoire, ils sont couronnés dans les cieux. — 



PREMIERS EXERCICES GRECS 121 

to'j; 'Eêpou'ouç toïç AlyuTUTiotç oovAeueiv. — Oùx, àyvoto 
Sti oùx àpxecet £v (SibXiov toÏç {/.aOy)Taïç. 

144. 'Ejct^êougyjç tyjç v£ù)ç, to Oî'a^.a toÏç [jiv olxtov, 
to?ç &è 0aop.a TCapei^ev. — "EÇyj x.axà tocç tou ©£oD 
evTO^àç. — Ot 'AGtjvouoi 7caXiv etç tov rUipaiéa, (ILi- 
paia) >taT£7r^£UGav. — Tov Bpaai^av GT£<pàvw àvéoVjaav. 

nàvTa 7COtOlî<7lV 01 <pi^6ô*OÇOl 07UO>Ç £7U«,(,VÔVT0U ' TTCCVTa 

67ÇQIOUV OTTCOÇ £7UaiVOtVTO. KaX.(OÇ £y]Ç £1 (7UV£^t5ç 7U£LVYJÇ 

xai ot^ç. — Ol âxpO(6[/.£voi too TiyovTOç xaTaye^a- 

(JOVTai. "HSlOV IoTI 'C'OV Y) T£X£UTÔtV. ToÏÇ XP^'~ 

jlousx yprjGÔat piv EÇêgtIj à7uo^pYJaôai o*è ou (§ 136). 



RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES VERBES CONTRACTES 

Notes. — ' Le français multiplie les verbes à un mode 
personnel ; le grec change souvent l'un d'eux en participe 
et le subordonne à l'autre, — 2 Le mot chose ne se tra- 
duit pas d'ordinaire et se rend par le neutre. 

145. Les Athéniens exhortaient les habitants 
de Rhégium , qui étaient de Chalcis , à secourir 
les gens de Léontium , qui l'étaient aussi. — Les 
Lacédémoniens combattaient, la couronne sur la 
tête. — Que le citoyen aime sa cité, que les 
frères soient d'accord avec leurs frères. — Nous 
labourons et nous naviguons à la recherche de 
notre subsistance. 

146. Toùç ày&vaç ÛU.V&M.EV xai-Tvjv ($o£av tcov [/.axa- 
fliwv , twv évâôçcov Trpoyovwv ' wvhttewnf * ecrre'pavttv- 



122 PREMIERS EXERCICES GRECS 

Les Juifs criaient : « Qu'il soit crucifié (aor.), 
qu'il soit crucifié! » — Ce qui aime est aveugle 
concernant (rapl, ace.) ce qui est aimé. — Honore 
[tes] parents et fais du bien à [tes] amis. — 
L'habitude engendre le dégoût; en effet, habitant 
la terre, nous nous passionnons pour la mer, et 
si nous naviguons (partie), de nouveau nous 
cherchons des yeux (7r£pi-<jîto7C£ïv) la campagne. 
— Les Ligures font (moyen) des chasses conti- 
nuelles , dans lesquelles (ev alç) s'emparant de 
beaucoup de bêtes ils remédient à la rareté des 
fruits [de la terre]. — Démosthène poussa les 
Athéniens vers l'Eubée, qui était asservie à Phi- 
lippe par les tyrans, et secourut les Byzantins. 

147. Les sentiments des Athéniens se-trou- 
vaient-modifiés (pl.-q.-parf.). — Tous les enfants 
des Perses fréquentaient les écoles jusqu'à seize 
ans. — Étant tombé malade, il mourut. — Après 
avoir parlé (fémin.)], je me suis repentie sou- 
vent; après m'être tue, jamais. — Tu cher- 
chais un homme, Diogène, n'ignorant pas qu'un 
homme est une chose rare (§ 143). — Les dieux 
des anciens Égyptiens mouraient et étaient pleu- 
res. — Les ennemis se proposaient de livrer (tcoiû, 
moyen) la bataille. — Que le riche ne méprise 
pas le pauvre; que le pauvre ne porte pas envie 
au riche. — Si je faisais cela (touto), je semble- 
rais ne pas avoir d'esprit. — Perdiccas, qui 
était auparavant allié et ami, était-devenu -un- 
ennemi ; or il le devint parce que les Athé- 
niens avaient fait (aor. moyen) alliance avec 
(clat.) Philippe qui s'opposait à lui (xpoç oc'jtqv). 



PREMIERS EXERCICES GRECS 123 

Tat ev toÏç oupavoîç. — Ol 'Iou&aïot eêocov * STaupoo- 

GrjTCO , (7Tai>p(jL>Ô7]TtD ! TlKpXoUTat TO <pi^.OUV 7TSpl TO 

<piXo'J|/.£vov. — Tovfaç Tt|/.a xai <p(Xouç eùepyeTst. — 'H 
auvYjGsta xopov ysvva • oIxouvtsç yàp tyiv yviv, Épa>p.ev 
8aXaTT7]ç , 7t>.£Ovt£«; &£ xà^tv 7C6pwîco7roO|A6V tov àypov. 

— Ot Àiyusç Gvjpaç TuoioOvTai cuvs^etç, ev aîç ttoXX* 
Gvjpi'a v^£tpou|/.£voi ty)v tôv xap7uoW crrcàviv £7:avopGoûîvTat. 

— Elç Euêoiav £$-wp[j!.7)(j£ Ay)|aocGêvt)ç tou; 'AÔYivatouç 
xaTa-^£^ou>,(o^£VY)v u7uo to)V Tupàvvwv $^i7ïï7uw, xal 

BuÇaVTtOt; £êo7)6Y)<T£. 

147. Twv 'AÔYjvaitov y)>Aoig>vto alyvwfjt.au — Ilav- 
te; ol twv IÏEpaûv 7uaï$eç ÊcpoiTwv sic &i&aaxal£La pi}(pt 
txxaukxa etcov. — NoffYjaaç £T£>.£uty)<t£v. — Aa^rjcacra, 
{/.£Tevo7)(ra xo^làxtç , <juo7nr)(7a<7a Bè, oùSUttots. — v Av- 
&pa £Çy)T£i<;, à) Àtoy£V£ç, oùx àyvoôv otl cxàviov 2 £<7Ttv 
àvyjp. — Ot twv 7ra>wOCtc5v AlyurcTicov Geoi £T£X£ut<ov 

Xat £TC£vGoiîVTO. Ol 7?0^£[/.lOl SlgVOOUVTO TY)V {/.a^7)V 

7?oiEïa9ai (xonqnaaGai). — '0 7u).ou<7io<; (/.y) xaxacppo- 
vefcco (xaTaçpovTjffàTw) tou 7U£vy)toç * 6 §£ rav/iç [/.yj 

<pG0V£tT(O (<pGoV7)C>àTCo) TÔ TzXoUGUû. El TOUTO 7C0101YJV, 

OUX (ZV OOXOIYJV VOUV £Y^£IV. EUpcÙxxa; £TT£7T0^£[/.C0T0 

c>j[/.f/.a£0ç TrpoTspov xat (piXoç wv * £7U0^£[/.toGr) 8e otl <$l- 
Xi7U7r(î) 7rpo; auTov £vavTtou^iv(p oi 'AGvjvaioi <yujz.p,aYjav 

é7uo».Y)(7avTO. Thug, 



124 PREMIERS EXERCICES GRECS 

PRONOMS 
g 49-51. — Pronoms personnels et aûrrfç. 

amaaGai, accuser sXeéïv (ace), avoir pitié de 

6[juÀe?v (dat.), fréquenter SiaaTascç , v) , division 

xpinfc, juge (d'un concours) SiàXuciç, tj, réconciliation 

148. Oùx syto elf/.t 6 <7i(*>7ry)<7aç , àXXà cru. 'Ef/i Se 
ama [/,àT/)v. — Mrj xcAàÇcov Ta; £7ui9u|/.taç , aùro; 
u7t' auTûv xcAàÇa (ou xoXà£r,). — Autov xaTa"Xa|/.- 
êàva) 7rpo; (près de) auTaïç toûç ôupaiç. — NeoTTeuou- 
fftv at Tpuyove; £v toïç aÙTOÏç to^chç àet. — El fioiAo- 
{A&0a (pi'Xov e^£iv àyaôov, auTOuç àyaOoùç etvat oet. — 

Ex (de) tûv auTûv aiTtwv oùx ad a7uoêatv£i Ta auTa 
(TauTa). — *Û 'Iyjcrou , tyco [/.aÔyjTioç cou elp,i, crû o*à 
ei moaaxaXoç |/.ou. — Kaxoîç 6f/,iX(ov, xat ocutoç Saret 
xaxoç. — 'AvSpoç xat yuvatxoç y) o-'jty) àp£TY) egtiv. — 
Texva <yot ecTtJ 7uaukucrov auTa. BiBLE. 

149. Il y a un Dieu, et il se soucie (§ 95, 3°) 
des choses humaines. — Toi, tu as fait (moyen) 
la division, moi, la réconciliation. ■ — Essaye de 
m'imiter. — [C'est] vous [qui] serez les juges. 

— Toi, tu es puissant (xpamv), moi, je suis 
malheureux. — Peu d'entre vous m'entendirent. 

— Vous entendrez de moi toute la vérité. — 
Laisse-les. — Il n'est pas possible de te voir. — 
Nous ne pensons pas les mêmes [choses] le même 
jour (g en.) sur les mêmes affaires. — Ils ne re- 
gardaient pas tous vers le même [point]. 

150. L'armée se procurait le reste (plur.) elle- 
même par (àrco , g en.) la guerre. — Aie pitié 
(aor.) de nous. — Présente la lettre, non pas à 
la femme ou au serviteur, mais au maître en 



PREMIERS EXERCICES GRECS 125 

PRONOMS 

§ 49-51. — Pronoms personnels et aùxoç. 

Note. — ! Le génitif partitif n'est jamais précédé en 
grec d'aucune préposition; peu importe donc que le fran- 
çais dise de vous, d'entre vous, parmi vous, wjmv est 
seul Correct en grec. 

148. Ce n'est pas moi qui me suis tu, mais 
toi. Et tu m'accuses à tort. — Si tu ne châties 
pas tes passions, tu es toi-même châtié par elles. 

— Je l'atteins précisément aux portes. — Les 
tourterelles nichent toujours aux mêmes endroits. 

— Si nous voulons avoir un bon ami , il faut 
être bons nous-mêmes. — Des mêmes causes ne 
résultent pas toujours les mêmes effets. — Jésus, 
je suis ton disciple, et tu es mon maître. — Si 
tu fréquentes des méchants, tu seras méchant 
toi aussi. — La vertu est la même pour l'homme 
et pour la femme. — Tu as des enfants? Ins- 
truis-les. 

149. v E<7Ti @£o; xoci f/iX&i ocÙtô tûv ocv9pco7U£uov. 

— 2i> [A£v ty)v (HacTacrtv exoiriaco , eya) o*£ tyjv oiàlu- 
atv. — Iïapco SLts pjmcQou. — KpiTal ôjAstç egêgOs. 

— Eu piv xpociraç , £yo> S' àôXtoç eltu. — Tp.cov où 

^oXkol 2 Tixoucràv [aou. — 'Y^etç Êp.ou àxoua£cÔ£ xacrav 
TYiv àXr,9ei3cv. — 'Easov oc'jtou;. — Où Suvoctov icH 
a£ opxv. — Iïept tcov auT<ov xpay^aTcov t/jç ocut/jç 
Y)[/.épaç où rà aura yiyvoj<7ttO(/.£V. — Où TuàvTE; sic to 

aùxo £'ê>.£Trov. 

150. IIpOG£7UOpi£eTO TOC XotTZOC OCÙTO TO <7TpOCT£U|XOC 

àro toO TzoXi^ou. — 'E>,£7)aov 7][/.aç. — "Opeys ty]V 

£~t'7TO'XY)^ , ULY) T7) yUVXWtl *0 Tû> ÛlTY)p&TY) , àXV OCÙTÔ 



126 PREMIERS EXERCICES GRECS 

personne (= même). — Les frères sont nourris 
par la même mère et dans la même maison. — 
Le moucheron disait au lion : « Je ne te crains 
pas; car tu n'es pas plus puissant que moi. » — 
Je te ferai rire (aor.) malgré toi. — Sois le même 
pour [tes] amis heureux (= étant heureux) ou 
malheureux. — Rien ne nous rend (== fait) égaux 
à Dieu comme la bienfaisance (= le faire du 
bien). 

§ 51-52. — Pronoms réfléchis et àXX-qXwv. 

âôpooç , serré , pressé X W P £ ^ V » s'avancer, se diriger 

cpôôvoç, 6, envie, haine xara-7raT£Tv, fouler aux pieds 

yvvjaioç, sincère, véritable XuatTeXeîv, être utile (dat.) 

Xu7T£?v, affliger eporrav, interroger, demander 

151. 'Aôpooi avayfca£6[A£vot yu>ptïv iiz - £7ûitutov o£k- 

"krfkoiç zat xar-sTrocTOuv ctXkrfkouç. — My) izà.piyi ttjv 
<J>u^t)v ty)v (jauToG GepaTTEUGai àvopl <70<pt<7Tyj. — Ot ay- 
y^Xoi Tiyouctv Sri Trl[/.7tet crcpôcç 6 Pacrt'Xs'jç. — Oi àv- 
GpojTTOt aÙTOi slaiv iauTOtç 7ro7ipoi. — Totç yvTjciotç 
<pft.oiç cpôovoç O'jy. IVrt 7upo<; aXkri'kouç. — lia; àvvjp 
çatvETai éauTco Sftcocioç. — '0 wAi'cov Xl9ov sep' éauTov 
jciAfet. Bible. — Xa^eTïcoTepa cauToCï ph (yjtsi. Bible. 

152. Celui qui est jaloux s'afflige lui-même 
comme un ennemi. — Il faut que tout citoyen se 
rende utile à la cité. — Ils ont ce qui leur revient 
(= les choses appartenant à eux). — Je m'accu- 
serai moi-même. — Je m'interrogeais moi-même, 
[me demandant] si (el) il était (opt.) mieux d'imi- 
ter l'habileté des sophistes , mais je me répondais 
qu'il m'était-utile (opt.) d'être (§ 93, Rem.) 



PREMIERS EXERCICES GRECS 127 

x&> o^gtcoxy). — Ol à^eXcpot u7ro xtîç ocuxtiç jnrixpoç ev xy) 
ai)Tr) olxi'cx xpscpovxat. — Tw )iovxi 6 zwvco^ eXeye ' 
(( Oùx, syà) G£ <poêoCi{/.ai • où yàp à au SuvaTwTepoç 
ELtoO. — "A/.ovtoc G£ 7i;ot.Y)Gto y^QCGtxi.- — $iXotç 6UTU- 
yoÛGt xal àxo^ouGiv 6 auTÔç igOi. — Où^èv Y)|/.ôtç 

IGOUÇ @£to 7UOl£Ï â>; XO £U£py£X£tV. ChRYSOSTOME. 



§ 51-52. — Pronoms réfléchis et àAÀ7]Xojv. 

Notes. — ! On peut ajouter ph à irpûxov, Sa à eiceixa, 
c'est même l'usage ordinaire : Trpwxov [/iv... eirsixa Se. — 
2 Pour s'eniparer des richesses du poète Arion , les ma- 
telots l'avaient forcé à se jeter dans les flots. 

151. Forcés de s'avancer en rangs serrés ils 
tombaient les uns sur les autres et se foulaient 
aux pieds les uns les autres. — Ne donne pas 
ton âme à soigner à un sophiste. — Les messa- 
gers disent que c'est le roi qui les envoie. — Les 
hommes sont à eux-mêmes leurs propres ennemis. 
— Les vrais amis ne sont pas jaloux les uns des 
autres. — Tout homme se paraît juste à lui- 
même. — Celui qui roule une pierre la roule 
contre soi. — Ne cherche pas des choses trop 
difficiles pour toi. 

152. '0 cp6ovôJv ^i>7cëï iauxov àç e^6pov. — AsX 

7U7.vx(X 7ûo)aVy)v izoLoéyeiv Iauxov (ou aôxov) ^py)<7t[/.ov xy) 

770X£t. "E^OUGl xà 7TpOGY)>tOVXa GCptGtV OC'JXOÏÇ (oïl 

éauxoïç). — 'Ef/.ou>xou y-âxrjyopYiGtD. — 'Eyw e|/.auTOv 
àvr,p(6xa>v et à[mvov eïr, u.iuL£iGÔai xrjv twv GocptGxwv 
G<y|/iav, à7r£jtpiv6(/.7iv Bè £u.ai>x<ji ô'xi p„oi ^ugitêXqiy) wg- 



128 PREMIERS EXERCICES GRECS 

comme je suis. — Je vous exhorte à vous instruire 
les uns les autres. — Les sots s'admirent. — 
Secourez-vous les uns les autres. — Médecin , 
guéris-toi toi-même. 

153. Rien ne t'empêche de te précipiter dans 
la fosse des condamnés. — Songez (= prenez 
soin) d'abord à la patrie, ensuite à vous-mêmes. 

— Les pervers sont ennemis les uns des autres 
(dat.). — Dieu a fait les deux mains pour (iizi to) 
s'aider l'une l'autre. — Jésus a invité [le] premier 
tous les hommes à s'aimer les uns les autres. — 
hommes, vous ne vous connaissez pas vous- 
mêmes. — Arion se jetait malgré lui dans la mer. 

— Les méchants se tendent des embûches les uns 
aux autres. — Ils s'exhortèrent mutuellement à 
suivre (dat.) les guides. 

§ 53. — Adjectifs possessifs et leurs équivalents. 

eTrcavoç, 6, éloge cpuyaç, -à§oç, 6, exilé 

où(7ia, patrimoine Qappsw, avoir confiance 

àTro-ffTepeiv, priver de (gén.) ÀoiSopeîaÔat (dat.) } faire affront 

154. '0 Iuloç TraTTjp y.OLTÎ'knztv (laissa) oùciav «/.sv 
g^£0*6v (à peu près) T£TTapwv xal Slîta Ta^àvxojv, épi 

S' llZTOL £TÔV OVTOt, 7L(X\ TY)V à()£^(pY)V 7T£VT£ , ETI 0*£ TY}V 
7)£/.£T£paV |/.Y)T£pa 7ï£VTYj)C0VTa p„VO.Ç EÎç TOV OtZOV £l(T£VY)- 

vEypivrjv (qui avait apporté). — - Oùx, IvWov sgtiv 

à7To0v/)C)X.£LV TO'JÇ GO'JÇ , TO'JÇ 0° ÉfJLO'JÇ TO <p0JÇ P>.£7T£tV. 

— IIoTav olxû y£tTOva tyjç ûp.£T£paç. — Eùc^ïç Tjcav 

01 770CT£p£Ç Ol Y](A£T£pOL. TyjV GY)V ^iï^C/L , ô) ®£QÇ , 

cpuyav (éviter) ào*uv<XTOv £gtiv. BlBLE. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 129 

77so 6YW e'yeiv. — 'A$uo û[/.aç ocXXyjXou; BioxfttEtv. — 

CK àvo7)TOi éauToùç (ou scpa; aùxoùç) Ôauf/.â(ouGiv. — 
'E7uixoupuT£ àXXy]>.oi<;. — 'Iaxpè, G£poc7V£U£ (ÔEpocxEucov) 

GÊOCUTOV. 

153. 0'J()£V G£ KoAoEl GSOCUTOV E|/.ëdt)iXeiV £tÇ TO ("Jà- 
paOpOV. IlpÛTOV T7}Ç 7UaTpi^OÇ £7ïïip.£^£t(76£ , 67UEIT0C 4 

ûu,âv aùrcov. — Ol 7rov7)pot eigiv e^ôpol à^V/j'Xoi;. — 
T(û 7£IÛ£ 6 @£0; £7COlY)<J£V £7ïl TO (TiA^a[/.êàv6iv <xXkr\\(X.w . 
— Hoôtoç 6 'IyjcjoOç touç àv6p(o7?ouç arcavTaç sjceXêikjev 
àWo^ouç àyaTCav. — 'D àvôptoTuot, 6 [/.a; aùroùç ou 
vtyvcoGxeTe. — 'Apitov lauTov où^ ekojv elç ttjv Qà^aT- 

TaV EpptTCTÊ 2 . — Ol KOOCOl àVXY)XoiÇ EmêoiAe'JOUGlV. 

'II^woGav otXk'i)\ovç etvegQoci toi; yjyE^OGiv. 



§ 53. — Adjectifs possessifs et leurs équivalents. 

Notes. — i On pourrait aussi traduire : tandis que les 
miens voient la lumière. — 2 Le vocatif de ©eoç, comme 
celui de Deus, est pareil au nominatif. — 3 naxépaç, au 
pluriel, parce qu'on parle à plusieurs enfants. Le fran- 
çais, au contraire, dira votre père, parce que chaque 
enfant n'en a qu'un. Cette différence entre les deux langues 
doit toujours être observée. Ex. : On leur coupa la tête, 
ràç xecpaXàç. 

154. Mon père laissa une fortune d'à peu près 
quatorze talents, moi qui avais sept ans, ma sœur 
qui en avait cinq, et de plus notre mère, qui avait 
personnellement apporté cinquante mines dans la 
maison. — Il n'est pas juste que les tiens meurent, 
et que les miens voient la lumière 1 . — J'habite 
une ville voisine de la vôtre. — Nos pères étaient 
pieux. — Il est impossible, ô Dieu 2 , d'éviter ta 
main. 



130 PREMIERS EXERCICES GRECS 

* 155. Dis l'éloge de [tes] amis plutôt (magis) que 
le tien. — Iphicrate dit(£<pr,) à (7rpo;, ace.) Harmo- 
dios, qui lui faisait affront sur (ewl, dat.) l'obscu- 
rité-de-sa-naissance (Wyéveta) : « Ma race com- 
mence par (àxo, gén.) moi, la tienne cesse en 
toi. » — Croyez [que] mon amitié est très sûre et 
très stable. — Les Athéniens recevaient cordiale- 
ment dans leur ville les exilés. — Il a assassiné 
mon frère, obéissant [en cela] à son mépris des 
lois. — Ayez confiance, non à cause de ma dou- 
ceur, mais à cause de votre mérite. 

156. Si (et, opt.) ils voyaient les leurs triom- 
pher (part.), ils reprenaient courage et suppliaient 
les dieux de ne pas (pi) les (réfléchi simple) pri- 
ver (aor.) du salut. — Mes enfants , respectez vos 
pères et vos mères. — Ils craignaient sa puissance, 
qui était déjà (tîSyi) grande. — Dis -nous leurs 
noms. — Sa femme enleva (àv-e&ÊTo) le cadavre. 
— Prends soin de ton âme. — Ton père t'a donné 
(7rap£^a))t£v) à moi. — Le mien et le tien enfan- 
tent la plupart des querelles. — La guerre ne 
nuit pas moins à notre Etat qu'au vôtre. 

§ 54-55. — Pronoms et adjectifs démonstratifs. 

RÈGLE. — Dans les fortes oppositions, \ih... SI signifie il 
est vrai... mais. 

axoiroç, ov, bizarre, déplacé euiropo;, commode 
àvàôï|{j.a, offrande mcdôestç, fj , sujet 

oïxeîoç, propre à, lié avec (dat.) èa-rtav , régaler 

157. "AtOTCOV CtV 617) T7)V TWV à7U<XVTO)V (7COT7)pt'aV 

to'jtoiç ÊiriTpéiuéiv. — 'Appte têtu^yjxo); (ayant ob- 
tenu), foQt TauTYjç a£ioç. — TaoTa àxouaaç 6 ©êijlkjto- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 131 

155. <$>Ckuiv £7ûcavov [aôc*X>,ov yi cauToO (ou tov cov) 
\iyz. — 'IcpixpocTYiç Trpo; A.pfAO(Hov iizi ty) Suayeveta 
auTto 7;Oio*opou[X£vov ecpï) * To \j.bi ejaov àx' è^ou yevo; 

ào*/£T0U, TO 0*£ (70V £V COi 7UaO£Tai. Ty]V 6{/,Y)V (pOaotv 

(ou tt]v cpOa'av p.ou) à(7<pa}>£(7TàTr]V xaî psêaiOTacTYiv eîvai 
vo{/.t'Ç£TS. — Ot, 'AGrjvouot toÙç <puyâo*aç £Ù[A£vojç elç ttjv 
ccpETÉpav (ou tt)v lauTôv) 7ro>.tv èoé^ovto. — Tov ào*sV 

©OV J/.OU £<p6v£UG£, T7) êOCUTOU 7UapaVO[/ia Û7C7)p£TG>V. 

@app£LT£, (/.Y) (HOC TY]V £[J!.YiV TiTpaOTYjTa (OU TY)V TCpaOTYjTà 

t/.ou), ctXkoL Sià tt)v u[aûv airràW (ou û{/.£T£pav) àp£TY)v. 

156. El 6pû£v tooç c(p£T£pouç £7uiîcpaTo0vTaç, àv£6àp- 
pouv xai àvr/.aXoûvTO 6£oùç [/.v) à7U0GTsp7)<j<xi ccpaç tyjç 
cwTïipiaç. — Ilaukç £f/.ot, aio*£tcrÔ£ touç 7raT£paç 3 jcai 
tocç [AY)TSpaç. — Tyjv S'jvocjaiv auTOo icpoêouvTO , [/.£yàXY)v 
oùcav 7i&Y). — - Alye Y)pv Ta 6v6[/.aTa ocÛtoW. — AutoO 

Y) yuVY) <XV£l^£TO TOV V£ttpOV. Ty)Ç <J£O.UTOij ^U^TjÇ ItTI- 

|/.£^ou. — Se 6 xaTTip crou (6 coç 7raT7)p) ejjioi 7rap£— 

0*0)X£V. To 6J/.ÔV XOÙ TO <70V TOCÇ 7ï>.£lGTaç TlXTÊl fol- 

Saç. '0 TToXejJLOÇ OU^ Y]TTOV |3>.a7UT£l TY]V 7)|/.£T£paV 

7r6"Xiv (mieux que t-/)v tcoXiv Y;f/.ûv) ri tyjv ôp.£T£pav. 



§ 54-55. — Pronoms et adjectifs démonstratifs. 

Note. — ' Voici, voilà se rendent régulièrement pai 
des pronoms démonstratifs. Le mot ISoo, tiens, voilà, 
ne s'emploie guère que dans les dialogues, et assez rare- 
ment. 

157. Il serait bizarre de leur confier le salut de 
tous. — Si tu obtiens le commandement, sois-en 
digne. — A ces mots, Thémistocle parla ainsi 



132 PREMIERS EXERCICES GRECS 

xkriç tocSê à'Àeye (dit). — 'Ecrriv £v IIuôoi touto to xa>,ov 
àvx9Y)(/.a. Platon. — Aapsïoç £*£ivov tov 7U0T7.aôv, 

OTt X.p0X,0O£l'X0UÇ TZOLpijZTOLl y ÔpsCV ÈêoU^STO. "Ofy/flpOÇ 

£V TOCÏÇ TWV YjpWWV é<JTlà<7£GtV OU/, I^ÔUGIV ocÙtoÙç éaria, 

x,où TauTa (§ 375) £7Ù ôaXdcTTT) £v 'EXXyigtcovto} ovtocç. 
PLATON. — Où touto yiyva>(7y.£iç oti <|>u^7)ç vogouoyjç 
£t<7tv tocxpot oî T^oyot; — Atà touto g£ où^ urapiEvov. 
XÉN. — Oùx, v Icov£ç tocBe slçi'v, ThugYD. — Toutov 
£5C£ïvov Çy)tô (outo; éxavo;, précisément celui-ci). 

158. Gylippe, après cela, ordonna (imparf.) 
de prendre vivants les autres (= restants); or ils 
étaient nombreux. — Nous avions autrefois (7u<m), 
nous, tout cet endroit, et ces nations voulaient 
plutôt se lier avec nous qu'avec lui. — Ceux-là 
m'ont accusé antérieurement et beaucoup plus 
[vivement] que ceux-ci, [je veux dire] ceux qui 
[m'] ont accusé plus tard. — Ce chemin est facile 
et commode. — Tous ces [hommes] que (ou;) vous 
voyez sont des barbares. — N'écoutez pas ce 
devin : car c'est un menteur. — Voilà ce que 
(= cela) disent les Lacédémoniens; voici ce que 
(= ceci) j'écris, moi. 

159. Je n'ai pas la même opinion- que (xal) 
lorsque (ôtê) j'écrivais sur (rapt, ace.) ce même 
sujet. — C'était, il est vrai, un vertueux citoyen : 
mais Lacédémone a beaucoup d'hommes supé- 
rieurs à celui-là. — [Ce] n' [est] pas ce sceptre 
d'or [qui] est ce qui sauve la royauté, mais [ce 
sont] les amis fidèles [qui] pour des rois sont le 
sceptre le plus vrai et le plus sûr. — Cette ville 
est construite dans le milieu du Delta. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 133 

(prononça le discours que voici). — C'est à Del- 
phes que se trouve cette belle offrande. — Darius 
voulait voir ce fleuve-là , parce qu'il renferme des 
crocodiles. — Dans les festins de ses héros, 
Homère ne les régale pas de poissons, et cela 
bien qu'ils soient dans l'Hellespont sur les bords 
de la mer. — Ne connais-tu pas cette maxime, 
que les discours sont les médecins de l'âme ma- 
lade? — Voilà pourquoi je ne t'ai pas attendu. — 
Ce ne sont pas les Ioniens. — C'est précisément 
lui que je cherche. 

158. '0 Tv'Kwkoç [A£Ta touto (ou TauTa) Çcoypsïv 
ixi'kvjz tqÙç loi7uo'jç ' KQXkoi <$è oûtoi 7)<7av. — Efyo|/iv 

fPOTS Y}[AStÇ 7T7.VTa TOV TOTTOV T0UT0V , JCfltl TOCUfa xk eGvT) 

(/.à"Xlov y)[/.iv lêouXeTO oiîteïa £Îvai r\ sxeivcj). — 'Eîtsl- 

vot -pOTepov ^aTioyopYicràv [/.ou îtal tco^ù [/.aXXov ri oi'Se 
(ou axXXov twvSe) ol ucTepov x.aTY)yopY)(7avTe<;. — 
Auty) y) o&o; pa&t'a xal 6u7trop6ç Icftiv. — Ilavreç outoi , 
ou; ôpXTS , (iàpëapoi. XÉNOPHON. — Toutou toû {/.ocv- 

T£W; (/.Y) à)COU£T£ (àjtOUGYJTs) * ^£U<7TY]Ç VOCp SGTLV. 

Taùra f/iv Aax6àai{/.6vioi X&youGi ; toc^s Êyw vpàcpw 1 . 
Hérodote. 

159. Où tyjv aÙTï)v ïj(ù cùotvoiav x.at 6t' evpatpov 
wepi tt]v aÙTYjv utttoGstiv tocutyiv. Isocrate. — KaXoç 
|ilv Yjv xai àyaOo; ttoXi'tyjç • tco^Xouç &' àv^pa; r\ Aaze- 
oai(jL(i>v îyu skei'vou jtpeiTTOvaç. Plutarque. — Où 

too^ tq ^qugouv <jît7Î7UTpov tÔ ty)v (3aatl£iav (kaarcoÇov 
eotiv , kW oi 7rt<jT0t tpi'Xoi GJtY)7CTpov paGi^eucrtv gcXyiÔe'g- 
Taxov îtàct à<7(pa^6(7TaTOV. Xén. — "I^purat 7) tcoXiç 
auT/j ev (/iaw tou AeXtoc. 



134 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 56. — Pronoms ti'ç, «ç et Trdtepoç. 

ocpeXoç, to, utilité xaivdç, nouveau, récent 

yeloîcx;, risible, ridicule 7rpoff-xuveïv, adorer 

cpuXXov , feuille piya cppovetv , s'enorgueillir 

oujTu'ç, t'Soç, yj, bouclier 8t-ï|Yetaôat, raconter 

160. "Eilzyi tiç * (( 'AvE7UtTy)8ei6ç el|/.i xpôç tyjv <pi— 
loGO<ptav. )) — (( Tt oùv Çyjç; » eçvi AtoyevYjç. — Tiov 
7uXot(ov Ttva I<rrtv àcrcpaTicTEpa ; Toc ev Taj/ivt. — '0 
TCOVTipoç iauTÔ Ttvt âyaôoç l'ara t ; — Kàv àoûXoç y) tiç, 
oùolv y)ttov avôpa>7?oç outoç Igtiv. — Tt'voç hey.cc tocotoc 
Xéya) ; — Tt touos tou 7upày[/,aT6ç cot |/iTe<7Ti ; — Tiç 
£t^s (a vu) 2tox.paTY)v èpi£ovTdc tw; — l O locTpôç Xeyei * 
« 'H £[ay) t£^vy) e<m rapt T-0 ^iytcTOv âyaôov • Tt yàp 
j/.eï£6v £<7Ttv àyaôov àvGpwxot; Tviç uyiet'aç; — Tt êgti 

TO 7TpO(7()Oîta>|7«EVOV U7C0 TWV 7U0^XgJV ; 2a>T7)p TtÇ. 

164. Quelle [est Y] utilité de la possession sans 
l'usage? — Ou bien ($) dis quelque chose [de] 
préférable au silence, ou garde (ê^o>) le silence. 

— Le fou rit, même si (xocv)une chose n'est pas 
risible. — Agis, à qui l'on demandait (inierro- 
gatus) comment on resterait libre : « En mépri- 
sant la mort, » répondit- il (e<pv)). — Chez les 
Indiens les feuilles de certains arbres ne sont pas 
plus petites qu'un bouclier. — Qui de nous-deux 
est le plus habile? — Dit-on (passif) du nouveau? 
Que dit-on [de] nouveau? — Quelle nation n'adore 
pas quelque dieu? 

162. On pourrait reprocher beaucoup de choses 
aux Athéniens, mais encore plus aux Lacédémo- 
niens. — De qui sont ces enfants? d'un étranger. 

— Qu'est-ce que la sagesse? la modération des 






PREMIERS EXERCICES GRECS 135 



§ 56. — Pronoms t^, tiç et.Trdrepoç. 

Notes. — ' L'accusatif neutre de certains adjectifs et 
pronoms s'emploie souvent d'une façon absolue : oùâàv, en 
rien, nullement; ti, en quelque chose (§ 163). — 2 Faire 
remarquer, une fois pour toutes, que dans les citations, 
ecp7| signifie dit-il, répondit-il , ajouta-t-il, s'écria-t-il. 

160. Quelqu'un disait : « Je suis impropre à 
la philosophie. » — « Pourquoi donc vis-tu? » dit 
Diogène. — Quels sont les vaisseaux les plus 
sûrs? Ceux qui sont au port. — Celui qui est 
méchant pour soi, pour qui sera-t-il bon? — 
Pour être esclave, on n'en est pas moins homme 1 . 
— Pourquoi dis-je cela? — Quelle part as-tu à 
cette affaire? — Qui a vu Socrate chercher que- 
relle à quelqu'un? — Le médecin dit : « Mon 
art a pour objet le plus important des biens; en 
effet, quel bien est plus grand pour les hommes 
que la santé? » — Qu'est-ce qu'attend la foule? 
Un sauveur. 

161. Tt ocp£"Xoç y.TYicrecoç àvsu ypr\Gzo>ç ; — *H "kirs 
Tt ctyy;ç xpeïTTOV v\ ayy\v ïyj.. ElJRIP. — Te'ka. 6 
[Atopoç, x.av Tt {/.Y) yzkoïw y). — "Aytç , sowttiÔsiç ttwç 
àv tiç eXeuGspoç ô\a[/ivoi * @avàTOuxaTa<ppovûv, IV/) 2 . — 
Ily.pà toTç 'Iv&oïç àé'vSptov Ttvôv ià <puX^a où/, ecrtv 
D.octtco (ou s^dCTTOva) âcrciSoç. — IIoTspoç 7)|u5v (ou 
vûv) o*£tvoT£poç egtiv; — AlyeTai ti zatvov; ti xaivov 
léyeToa; — Tt eOvoç (ou tcov e9vcov) où wpoGXuveï Gsov 
Ttva ; 

162. IloXXà ÉTCtTiuupi) Tt; av TOtç 'AÔYjvatotç, 7u"X£to> 
o £Tt toiç Aor/.sSatpovîoiç. — Ttvoç (tou) elffiv ot 
rcaïck; éîceïvot ; Ëj£VOu tivoç. — Tt £<7Ttv r\ (jcoippoGÛvY] ; 



136 PREMIERS EXERCICES GRECS 

plaisirs. — De (em', dat.) quoi t'enorgueillis-tu, 
et pourquoi prétends -tu être préféré à tous? — 
Un Athénien disait [que] la lune à Athènes est 
meilleure que la lune à Corinthe. — Parmi les 
princes il n'en est pas un [qui soit] plus grand 
que celui qui craint le Seigneur. — De quelle 
manière ferai -je cela? — Je leur demandais qui 
ils étaient (opt.). — Pourquoi ne nous as-tu pas 
raconté cette fable ? 



§ 57. — Exaffxoç et exàrspoç, àXXoç et exspoç. 

REMARQUES. — "E-rspoç [/.èv... ixzpoç oé, un... un autre... s'em 
ploie comme ô [xèv... o ôl. — 'Exarepoç, chacun des deux {sépa- 
rément) s'oppose à oqj.cpoTspoi, tous les deux (à la fois). 

cjxXTipoç, dur, impitoyable cppovéïv, penser, sentir 
7coXe[X£ïv, faire la guerre 'J/iXoç, armé à la légère, vélite 
TExviTTjç, ô, ouvrier xX7|povo[/.sïv, avoir en héritage 

163. AuOtV TÊ^VtTatV 6 6T600Ç TÔ £T£p(t) <p9oV£t. ■ 

Tôv fJL£V &Xk(ùV £7Ul[/.&0U, [XaXuCTTO. $£ TY)Ç GOCUTOO ^Ujf,Ç. 

'OvY)Ct)tpiT0Ç, &U0&V OVTOLV a'JTÛ U10?V, 6TC£{/.^£ ( eil- 

VOya) tov £T£pov sic tocç 'AOyjvocç àxoucovTO. Aioy£vr,v. 

AuO OlX£Tai lUEpl (prèS de) EXOCGTOV TWV ITTJÛEUOVTOJV 

yjgocv. — Atêusç tou; Ta^uTûCTOuç auTÛv aipouvTat pa- 
criXIaç * tôjv (U àXXtov Tiquai tov Sikociotoctov. — tf Exa- 

GTOÇ £7UCTY)[/.OJV £<7TCO T7)<; EOCUTO'J T£^Y)VÇ. 'Elu TU 

xépcp éxaTÉpo) oi wf7cyîç xai iJ/iXoi 7]cav. Thucyd. — 

'O £T£pOÇ TOV ETEpOV TOXfel. XÉN. 

164. Ceux qui-sont-ambitieux font-la- guerre 
continuellement (= toujours), parce qu'ils sont- 
jaloux des autres. — Nous sommes trompés par 
les opinions des autres. — Sicanos et Agathar- 
que commandaient la flotte, chacun ayant une 



PREMIERS EXERCICES GRECS 137 

'Hôovcov eyxpàTet*. — 'Etci tCvs jjÂyœ <ppoveïç v.cù. tC 
fpàvtu>v 7rpoTi[/.a(j0at àEtoïç ; — 'AOvivatoç Ttç iftgys tyîv 
ev 'AOyjvaiç geXyjvtiv ty); év Kopivôw PsXtlco (à|/.etvcj)) 
elvai. — I\ov ouvflWTwv oùx. litrtt tiç [/.si^tov toO' (poêou- 
piyou tov Kupiov. Bible. — Tû (ti'vi) TpoTCcp xoitiso) 

TO'jTO \ 'HpcoTCOV aÙTO'JÇ TtVÊÇ eiÊV. Tl OUV OU 0*LY)- 

y/icra) Y)j/.tv toutov tov [/.uOov. 



§ 57. — "Exacxoç et éxàx£poç, àÀÀoç et exepoç. 

Note. — 1 On ne pourrait pas employer ici 8 [/iv, tgj 
8s, parce que [xsv... 8& supposent toujours une opposition, 
un contraste , et par conséquent deux membres de phrase 
bien distincts. — 2 Le singulier sxepov f/iv ou xo j/iv serait 
correct; mais le grec aime mieux le pluriel. — 3 Ne... 
que se rend souvent par oùSetç àAXoç yj, oûSèv àXXo yj. 

163. De deux artisans l'un porte envie à 
l'autre 1 . — Prends soin des autres, mais surtout 
de ton âme à toi. — Ouésicrite, qui avait deux 
fils, envoya l'un d'eux à Athènes suivre les leçons 
de Diogène. — Il y avait deux valets près de 
chacun des cavaliers. — Les Libyens prennent 
pour rois les plus agiles d'entre eux; parmi les 
autres c'est le plus juste qu'ils honorent. — Que 
chacun sache son métier. — A chacune des deux 
ailes se trouvaient les cavaliers et les vélites. — 
Tous deux se frappent mutuellement. 

164. 01 7U>.£OV£/.TOUVT£Ç , JUOXe{/.OU<7lV OCêI , OTt <p9oVOÛ'<Tt 

toT; yXkoiç. — Taïç twv àXXwv SoÇatç ocTcaTwjAeôa. — 
*Hp£Gv tqu vauTiitoû Sixocvo; koù 'AyàOapyo;, xepà; 



138 PREMIERS EXERCICES GRECS 

aile de l'ensemble (= du tout). — Chacun se 
flatte. — Homère est appelé le père de la poésie, 
parce qu'il l'emporte-sur (7rpwT£uœ, gén.) tous les 
autres poètes. — Lequel des deux est soldat? Ni 
l'un ni l'autre. Lequel des deux est médecin? 
L'un et l'autre. — Que chacun honore les ma- 
gistrats. — Des montagnes s'étendent de (bi) 
chaque côté du Nil. — Chacun se dirige vers ce 
qui lui est utile. 

165. Le menteur est pire que le voleur : tous 
deux auront la honte pour héritage. — Il se ris- 
quera contre (îrpo;, ace.) chacun des deux corps- 
d'armée [séparément], mais non contre tous-les- 
deux [à la fois]. — Il sera là non pas le jour 
suivant (§ 174, Rem. n), mais l'autre. — Il est 
honteux de dire une chose et d'en penser une 
autre. — Nous persuadons ou par des dons ou 
par des grâces ou des deux [façons] à la fois 
(ace. pi. neutre). — Quel autre que (•/)) Dieu a 
créé (= fait) le ciel et la terre? — Ce maître-ci ne 
m'enseigne que la gymnastique, cet autre [m'en- 
seigne] la grammaire et la musique. — Ne soyons 
pas juges impitoyables des autres. 

§ 58-59. — Pronoms relatifs. 

xwcpdç , sourd xpateïv (gén.), être maître de 

àvdYproç, ov, sot, insensé àTro-AoyeTaÔoa, se justifier, plaider 
ToXfjojpoç , audacieux à-cuxeiv (gén.), ne pas obtenir 

jjlo/OsTv, souffrir 7rpdyovoç , o , aïeul , ancêtre 

166. 'O KOpOÇ 7$Y) TS^eUTYlCCOV • (( OuT£ £7ï-£y £l'pY]G!3C, 
6ÇY) , OVT£ £7T-£9'J k U.Y)(J0C OTOU Y)TU£Y)<7a. TaOTOC ÊGTtV, 



PREMIERS EXERCICES GRECS 139 

ê/taTspo; tou tcocvtoç fyw. — "Exccctoç éauxov xoXa- 

JWUSl. "O^YjpOÇ TCaTYjp 7UOtY)(7£W(; X0t},£?TaL , OTt 7rpoj- 

T£'j£t T(OV à^*X(OV TCOlYjTWV àxaVTCOV. YloTiûÔç £(7Tt 

çTpaTiwTyjç; OvS&repoç. IIoTepoç gcTiv larpoç ; 'Exà- 

T£po;. — ExaaToç toÙç àp^ovxaç Tt|/.aTto. — "OpY) 
Iç êxaTÉpou i/ipouç tou Net'Aou 7uapY)xet. — 'Ewi to 
^.utfiTeÀoOv auTOï; exacTOt ^copoOciv (eVi to Xu<7lt£^.ouv 
auTco exacTOç jrwpsï).. 

165. '0 ^£tJGTY)Ç TOU XÀ67FTOU yeipwV £(ÎTtV * à|/.(p6- 

T£pot ok yJ.Gjoç xXr)povo^r)GOU(7iv. — Ilpo; éxompav, 
àÀV où Tcpoç à|/.<poT£paç tocç Suvà[/.eiç xivo\>v£6<ra. Ly- 
SIAS. — nàp£(jTat où tyj; exiouorjç Y)f/ipocç, àlXà tyIç 
ÉTepaç. — Aid^pov Igti £T£pa [/iv 2 Alyéiv, £T£p.X 0*£ cppo- 

V£ÏV. Il£tÔ0[J,£V Y) StOpOlÇ Y) ^àpifflV Y) à|/.<pOT6pa. 

Platon. — Tiç aAAoç r) ®£oç tov oùpavov xal ty)v 
yrjV £7uotY)c»£v; — Oùto; ô MàcrxaAoç où^£v aAAo 3 [/.£ 
7rat^£U£t y) tt)v yuf/.vacmxY)V, exsïvoç Se 6 eTepoç tyjv t£ 
ypa{A(jtaTiXY)v xat tyjv [/.oikjixtjv. — Myj <ô|/.ev axAYjpol 
oixacrai tcov àAAtov. 



§ 58-59. — Pronoms relatifs. 

Notes. — 1 On ne pourrait pas dire où Se ffco<pp<ov (g 136, 
Règle). — 2 En grec, le relatif, à moins qu'il ne soit ac- 
compagné de àv, n'est jamais suivi du subjonctif. 

166. Cyrus, étant déjà sur le point de mourir, 
dit : « Je n'ai ni rien entrepris ni rien désiré 
que je n'aie obtenu.» — Voilà ce que j'ai entendu 

10 



140 PREMIERS EXERCICES GRECS 

à eyct) àxY)x.ocoç 7tigt£uw àV/)6v) Etvai. — Scxpoç ecxiv 6 
y.vyjp ov "kiyiiÇy crcoçppajv oÈ ou. — Tcov /.oj^wv oûtoç tt.dc* 
Xkjtoc îcc«>(poç Ôgtiç jay) Poserai àxooeiv. — l, A ^eyo^sv, 
Taura [xyj [/,t|/,o){/.£6x. — Mo^ôeïv dbv&yxii ■ T7jv Se «tu- 
j^tav oaTtç <p£p£t jcâ^tuTa, 6 àv/)p outoç <jo<poç. — Tou- 

TOIÇ £7ribOu"X£U£l 07T£p d)V 6 TCpOYOVOÇ aUTOU r/UvS'JVEUTE. 
ISOCRATE. ElYJV £yOJ GOCpOÇ, 6l7)Ç 0*£ (70 7cXo'J<7tOÇ ! 

OO'tcdç àovpotv àv êI'y) ô [xà"Xt(>Ta 6'jy6(/.eôa. 

167. Il n'y a personne qui ne s'aime soi- 
même (§ 273). — Il y a dans le ciel un Dieu 
qui surveille tout. — Tous les autres portaient 
ce que chacun avait [d'] utile. — Très audacieux 
est celui qui en -ce -moment plaide en faveur de 
(uTcÈp, gén.) Eratosthène. — Fuis un plaisir qui 
plus tard enfante du chagrin. — Cherche des 
lois qui rendent (ind. fut.) les contestations très 
peu nombreuses. — Servez- vous (aor.) des îles 
dans lesquelles il y a et des ports et du blé et 
tout (plur.) ce qu'il faut (xprj) à une armée. 

168. Insensé qui se fiera à la fortune. — La 
maison qu'habite un roi s'appelle palais. — Les 
compagnons qu'il fréquente corrompent ses 
mœurs. — Quiconque est bien -doué aime la 
langue grecque. — Nul [homme] n'est libre, qui 
n'est pas maître de lui-même 1 . — Imite les ac- 
tions de ceux dont tu envies la gloire. — Ne fais 
pas ce que tu ne veux pas [que] les autres fassent. 
— 11 y a beaucoup de gens qui s'imaginent être 
beaux; il y en a peu à qui la nature ait accordé 
la beauté. 

* Traduisez ne... pas par pi (§ 271). 



PREMIERS EXERCICES GRECS 141 

dire et que je crois être vrai. — L'homme que 
tu dis est habile, mais il n'est pas sage 1 . — Il 
n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas en- 
tendre. — Ce que nous blâmons, ne l'imitons 
pas. — La souffrance est inévitable : celui qui 
supporte le mieux l'infortune, celui-là est sage. 
— Il cherche à nuire à ceux pour lesquels son 
aïeul a risqué sa vie. — Puissé-je être sage! 
puisses-tu être riche! De cette façon nous aurions 
tous deux ce que nous souhaitons le plus. 

167. O'jy. lisriv oùïelç ôgtiç'OÙ^ ocutov (ou éocutov) 

tpi^EÏ 8 . — "Egtiv év oùpocvô Osoç 6ç ecpopa 7uàvTa. — 
Ol aVXoi 7ràvTe<; £<pepov 6 ti eî^sv sxaGroç ypY)ai[/.ov. — 

To'X^pOTOCTOÇ fiVttV, OtfTIÇ VUVl à7T<Aoy£ÏTai U7T£p TOU 

'EpscTOcGevouç. — 'HSovov (psoye yjtiç 6'ffTspov Xu7r/)V 

TlXT£l. Zy)T£1 VO|/.OUÇ OlTtVEÇ TOLÇ à[/.Çl<jêy)TY)(7£tÇ eXoC- 

y^Vraç 7rot7)(7ouc7iv (et non pas xolyigcdcnv). — Xp^rjaffGs 
Taïç vyjcoiç £v alç xal Xii/iveç eisl Y.cà gïto; jcal à ^pv) 

CTy£T£U[XaTt TCdCVTa. 

168. 'AvOYjTOÇ OGTIÇ TY) TU^Y) TU(7T£U(7£t. Ba<7l- 

Xeiov X£y£Toci y) oixia vjv olîceï paori^euç. — Ol £T<xïpoi 
ol; h^ikel 8ia<p9£ipou(îtv auToG Ta y)9yj. — 'Octtiç £u- 

CpUY)Ç £<7TtV TY) âX^YlVtXr) y"Xo3TTY) Y)ô£Tai. OûoYlÇ £^£U- 

Gfipo; ootiç |ay) xpocT£ï éocuTOu. — *Qv Totç t)6£a<; Çtj^oïç, 

fMjJLOU TOCÇ WpX$£lÇ. — ToCUTOt |/,Y) TTOfet (7U0tY)<7Y]ç) & 

to'j; a>.Xouç t:oi£ïv où (3ou^£t. — IloXXot {/.èv tlaiv oï 
(ovtiveç) x.yAoL £tvat oiovrai, ôltyot Se olç (oWtktiv) y) 
(puai; to icàXXoç £<$a>pY)(7aTO. 



142 PREMIERS EXERCICES GRECS 



g 60-61. — Adjectifs corrélatifs, relatifs définis 
et indéfinis. 

opxsfoôac, danser cpiXoTiutta, ambition 

(ttoÀoç, 6, escadre SrjtjuoupYoç, 6, artisan 

yufxvaat'a , exercice Setovov , souper, repas 

169. "Oaœ 6 KOpoç, izolïç cW, u.tf' àXXwv YiptoTôhro 

(§ 160, i), TCC^U à7T6îtpiV£TO. Ald^pOV àv 617) (7.01, 

ttAikoutco àv0pc67rw, a^rjv éÇ (au sortir de) œXkr t ç 
izo'keox; Tïô'kw à(/.£têo[A£Vù) Qrjv. — '0 cpovoç outoç où- 

0£V0Ç IXàTTWV TCOV £V TÔ 7U0\i^(ù TOUTG) £y£V£TO (eut 

lieu , fut). — 'Hv zapTÉpa y) vaupiaYÉa jcai oïa oùy 

£T£pa TWV XpOTÉpWV. 116(701 EtfflV UfAÏV, O) "E>.V/)V£;, 

7U£(,ol zal ExTteiçJ Où togouto'. ôcot tô Aapdco, <xaV 

à{/.£tV0UÇ. 'Q TÉXVOV, OIOV 6^(0 7U0V0V ! So)îtp3CTY)Ç 

Wp^ÏTO £VtOT£ . T7) f OU CCO[/.aT0^ ÊUSÇia "kuGlTikiïV XéytoV 

T7)v TOiauTYjv yu^vacrLOCv. — riàvrcov oplyovrai oi xaukç 
o ti àv opûciv. — "ETOifAOt tjgocv otioOv xaGyav. — 
"AxEp alc^pà 7uot£ïv, TaGTa îcal cdaypx >iy£iv. 

170. Les Lacédémoniens ne demandent pas 
combien sont, mais où (§ 123) sont les ennemis. 
— Je n'éprouvais rien [de] tel. — Il est difficile 
de faire-la-guerre aux Athéniens qui-ont tant de 
retranchements. — Il n'aurait pas acquis une 
si-grande puissance. — A l'âge où tu es (= étant 
aussi âgé), tu es plus habile que-moi, à l'âge où 
je suis. — Fuyez les voluptés : les dangers en 
sont si nombreux! — Quelles gens fréquentez- 
vous? — Que (= combien) de bien (plur.) Cyrus 
a fait aux Perses {ace.) — Quelle peste a dépeuplé 
autant de villes ou détruit autant de races d'hom- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 143 

§ 60-61. — Adjectifs corrélatifs, relatifs définis 
et indéfinis. 

Notes. — f En employant l'actif, on aurait ocra tov Ku- 
eov oi aXXoe vjptoTwv; en employant le passif, on ne modifie 
pas le complément de chose à l'accusatif. — ■ * OùSevoç 
eXqcttwv, la poésie française employait autrefois une formule 
analogue : à nul autre second. — 3 c/ 0<m; peut avoir un 
antécédent au pluriel. 

169. Quand Cyrus était enfant, il répondait 
vite à tout ce que d'autres lui demandaient 1 . — 
Ce serait une honte pour moi, à l'âge où je suis, 
de vivre en quittant sans cesse une ville pour 
une autre. — Il n'y eut pas dans cette guerre de 
carnage plus grand que celui-là 2 . — Le combat 
naval fut violent et tel que pas un de ceux qui 
avaient précédé. — Grecs, combien avez-vous 
de fantassins et de cavaliers? Pas autant que 
Darius, mais de meilleurs. — Enfant, quelle 
peine j'éprouve! — Socrate dansait parfois, di- 
sant que ce genre d'exercice est utile à la bonne 
santé du corps. — Les enfants désirent tout ce 
qu'ils voient 3 . — Ils étaient prêts atout souffrir. 
— Ce qui est honteux à faire est aussi honteux 
à dire. 

170. Oi Aax£Ôai[/.6vtoi oùx ÊpcoTûst noaoi acriv, àXkci 

TZO\) EtGlV Ol TZOké^AOl. ToiOUTOV O'JOÈV £7UaCYOV. 

XaX£7wOV £<7TL 7TO^£f/.£LV 'AO'/jVaiOlÇ êj^OUGl TOffOCOTOC ewi- 

T6l£l<7[/.aTa. OÙ* àv TOffOCUTYlV £XTY)(7aTO SuVOCfAlV. 

S'J I|/.o0 GO(ploT£pOÇ ' £t TY))aXOUTOU OVTOÇ TY)\l3toGTOÇ U>V. 
Tàç Y)O*0vàç (p£Oy£T£ * TOGOUTOL £X£lVCi>V Ol ÎUVO*UVOl 

elaiv. - — Hoi'oiç àvÔpa>7uoiç 6|/.tXetTÊj — "Oaa àyaOà 
Kopo; Ilspcaç 7«7uoiy]>C£v. — Ttç 'Xotp.oç TOorauTaç 7u6- 



144 ^PREMIERS EXERCICES GRECS 

mes que l'ambition des rois? — Grand'père, que 
d'embarras tu as pendant (lv, dat.) le souper! 

171. Maintenant vous voyez dans quelle [po- 
sition] vous êtes. — La piété l'emporte autant 
sur les autres vertus que Dieu [l'emporte] sur les 
hommes. — La vie de chacun est telle que son 
caractère. — Quel autre animal jouit d'autant 
de biens [g en,) que l'homme? — L'escadre n'é- 
tait pas si grande que les poètes l'ont dit (âpr,- 
xa<Ti). — Si tu avais vu (OeôûiOat, aor.) ce que j'ai 
vu, tu n'aurais pas cessé de rire (= riant). — 
Il a gagné (apyocsTou) plus d'argent par(à7ro, g en.) 
la philosophie qu'un autre artisan par n'importe 
quel métier. — Il n'est pas moins bon que qui 
que ce soit. 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES PRONOMS 

àraiXeiv, menacer, (minari) fJàpocOpov, abîme 
eùcppoffuvvi , satisfaction Xowcdç , reliquus 

àpéXsta, négligence ixavoç, capable 

172. Eép^Y] yCkw.i piv yjgocv vtîsç ■ tûv Bs 'Attixcov 

lîtaTOv ôyBoriKOVTO. oucûv IttàaTY) touç àrco (du haut 
de) toû x.aTacrTpoj|xy.TOi; p„a^o|/.evouç ojctw xai oéîta 

— Tt'vaç àv tiç xpLTaç îx.avwT£pou; Tror/iaaiTO ri toOç év 
aùxoïç toiç àywTt TCapayevopivouç (ayant paru); — - 
Ttç lorai aoT'/} ■/) ouvap.iç &ai Ttroar) ; — IlptoTov \Ù4 
oùx. Ê.Xeye tgv loyov toutov 6v vuvl (maintenant) Xiyet ■ 
fosl (après que) S' àv-exoivwaaTo toiç vuv Ttapottaw 



PREMIERS EXERCICES GRECS l/,5 



>£!,; Ê)t&vct><yev : o ToaauTOt y£vo àv0pco7rcov fcocT&uerev 3<ja 
yj Toiv pa<7t.>.écov çiXof i(/.ta ; — *Q Tràrcra , otoc xpày- 
f^ara sye».; s'v tô o£itcv(j). Xén. 

171. N'jV 6p5CT£ £V o'îlto £<7T£. Xén. — 'H OêOTéëetOC 

toto'jtov 7tpoéyet t<5v àX^tov àp£Tcov ocrov 6 Bsoç toW àv- 
0poj7rtov. — 'Exxgtou toiootoç 6 pîoç olov jcas TO 7]0oç. 
— Tt uXko Çciov tocoutgjv àyaQàW àxo'Xaua ocrcov 6 
àvOGco-o; ; — Oùx, yjv 6 cxolo; togoûtoç ôaov oi 7roiY)Tai 
eip'/)x,acrt. Thug. — El 5'j ÊGeàcrco àrcep eyto, oùx, àv 
£7ua0(7(o ytktùv. — IlXlov àpyuptov àrco (jo<pt'aç el'pyacTat 
ri (iXkoç ^Y)[/.toupyoç à<p' y)<jtivocouv tê^vyjç. — Oùo*cV 
(§ 163) yeipwv Içtiv ôtouoOv àv0pto7ra)v. Plat. 



RECAPITULATION 

SUR TOUS LES PRONOMS 

Note. — 1 Cette façon de parler peut sembler naïve; 
mais la langue grecque, à toutes les époques, aime à in- 
sister sur une idée en la répétant sous forme négative : 
r.olXy.y.'.; xoùy airoÇ. (HÉRODOTE.) 

472. Xercôs avait mille navires; ceux des 
Athéniens, au nombre de cent quatre-vingts, 
avaient chacun dix-huit combattants sur le pont, 
dont quatre étaient des archers, et le reste, des 
hoplites. — Quels juges plus capables pourrait- 
on choisir que ceux-là mêmes qui ont figuré 
dans les concours? — Quel sera le npm et la 
grandeur de cette puissance? — Il ne tenait pas 
d'abord le langage qu'il tient maintenant; mais 
après s'être entendu avec ceux qui l'assistent au- 



146 PREMIERS EXERCICES GRECS * 

auTÛ îcod ffuv^Dtoucrtv^ eTepoç 7,8?) 7)v koli oùy 6 aÙTOç. 
DÉM. — IIkttoÙç 7)you p//j toÙ; 7irav 6 Tt àv Xeyyjç y) 
Tiroirjç êiratvouvTaç, àXXà touç toïç à[/.apryj(JE.a<7iv ixnri- 
{/.ûvraç. — v Av6pco7Coç y.cd g'j û xod ÉTÉpcav tolwvSs 
àp^eiç. Hérodote. — 'Eàv (si) àSt*?) u^ôv bizon- 

pocoGv, C70V TOÏÇ ftSlïCOUuivOlÇ £GO[/.eÔa. XÉN. 

173. Un certain Démétrius disait à Néron : 
« Tu me menaces de la mort, et la nature t' [en 
menace]. » — Isocrate, pour (&tà, ace.) quelle 
cause, toi-qui-instruis les autres à parler, gardes- 
tu toi-même le -silence? C'est que (xal yàp) la 
pierre-à-aiguiser ne coupe pas, il-est-vrai, elle- 
même, mais elle rend aiguës les épées. — Que 
vous importe? en effet s'il (sàv) lui arrive quel- 
que-chose, vous ferez un autre Philippe ; car 
[ce] n' [est] pas à cause de (vrapoc, ace.) sa propre 
puissance [qu'] il s'est agrandi (eV^Ç-orat) telle- 
ment, mais à cause de votre négligence. — 
Quand (otocv, subj.) Dieu veut [que] quelqu'un 
soit sauvé, il [le] tire (àva-ercav) des abîmes 
mêmes. 

174. Avant le commencement d'une affaire, 
je crois superflu (== vain) de faire (moyen) un 
discours quelconque sur sa fin. — Je ne veux 
pas dire maintenant les mêmes choses que dans 
ce temps-là. — Je ne vois pas de quelle satis- 
faction humaine tu seras dépourvu. — Qui aime 
bien fouette bien. — Qui n'admirerait Homère? 
c'est ce poète qui a instruit (parf.) la Grèce. — 
Tu oses reprocher de telles choses à un tel homme? 
Pourquoi pas? — Est-il permis à quelqu'un 
d'ignorer le reste? A tout le monde. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 147 

jourd'hui et le défendent en justice, il fut dès 
lors tout autre et nullement le même 1 . — Re- 
garde comme sûrs non pas ceux qui approuvent 
tout ce que tu dis ou fais, mais ceux qui blâ- 
ment les fautes. — Tu es homme et ceux à qui 
tu commandes sont des hommes comme toi. — 
Si l'un ou l'autre de vous deux commet une in- 
justice, nous serons avec les offensés. 

173. A7)[/.7)Tpi6ç tiç eXeye tû Nspom ' Su fj,£V àrai- 

"këlÇ £{JLOl TGV ôàvaTOV, GOt &£ Y] ÇpUGt;. 'I<70îCpaT£Ç, 

Sià 7:0 l'av aiTtav, toOç à^lou; <H§àGxa>v Xeveiv, aÙTo; 
guottôcç ; Kai yàp r\ à>c6vY) aÛT?) [/.èv où ts{i.vei, Ta ^£ 

£t<p7) oÇ£a TCoia. — Ti ojaïv (ka<p£pa; xai yàp, àv outoç 
ti Tzy.ayy) , ô[X.8tç £T£pov QCkiizizov 7COitJ(7£te ' où&è yàp 
o'jtoç xapà ty)v aoToO (ou éauTou) çko[/.ï]v togoutov 
£77TiuE'/iTat, à'X'Xà 7uapà ttjv û[/.£T£pav àu&eiav. DÉM. — 
"Otxv Ttvà 8s V{) 6 @£o; Gw^£GÔat , xal £$ aÙTwv àva- 
G7:a papàGpcov. 

174. IIpo t?jç àp^YÎ; tivoç 7rpày{/.aTOç , {/.aTatov 
t)you[a%i TTspl ttiç te'Xeuttiç ôvtlvouv 7uoie.ïc0at Xoyov. 
D'ap. DëM. — Où Taûrà ($ou^.of/.ai vov 'Xeystv àrap 
£v Ixu'vcp (tû ypovw). — 'Orcoiaç àvôpwnriVoç £Ùcppo- 
govy); £7Uto£ï)ç (evSetjç) £G£i où^ opto. Xen. — "Ogti; 
eu çpi"X£t £Ù p.aGTtyoï. — c/ 0|XY)pov tlç oùx, àv ôauj/.àÇot; 
oÙto; 6 7rot7)TY)ç ty)V 'EXXà&a 7C£7ua{§£i»t£v. — Su TO^y.aç 
TOvaCra tô toioutw âvSpi ov£iSi£eiv; Tt où, — "EÇegti 
to) TaXXa àyvoetv ; IIa<Jty. 



148 PREMIERS EXERCICES GRECS 

RÉCAPITULATION SUR TOUS LES PRONOMS (suite) 

Àocaio;, velu, herbu <rrpaT£i'a, expédition, campagne 

|j.£A£txv, s'exercer Trrçpoïïv, mutiler, estropier 

ÎGXupoç, f° r t ( u 2on#) stu-tyjSsuw, s'appliquer à, exercer 

174 bis. Oî <pu<j£t àdGevécïTÊpot toj ff(6{/,aTt, [/.£- 

A.£TY)cavT£ç , tojv iG^upOTaTcov à^e^yicrxvTwv KpfitTTO'j; 
vivvovTat TTpo; (relativement à) a av ^sXstwgiv. — 
To 7tV7iGo; 166a Savov àvai £i p.Y) tiç ictaei tqv 8^|xov 
7TOt£ïv o Tt av pouV/jTai. — 'Haav oïtiveç eXeyov t/)V 
(jToocTfiiav KHtaAGaôai. — 'Paov sort [/.£[/.<p£(>ôai à"XXo'j 
eovov Y) a'jTOv ÉpyàCfiaôai à|/i[A7TTa>ç. — ïlavra Xsyt 
oaa ■nx.ouffaç. — 'ExàçTOu tyiv q'wta'av TÉyvrjv Ituity)-» 
()£uovtoç, £u cpu^aTTOvrat al (3o£;. — 'AyaOo; crrpa- 

TïjyOÇ OUX EOTLV OGTtÇ £0C TY)V TOJV GTpaTltOTWV yva>{/.YjV 

utto tcov tou 7uo>.£[/.ou y-a>aov Y)TTa$0at« 

174 ter. Le Scythe Anacharsis, à qui l'on 
demandait ce qui fait- la- guerre aux hommes : 
« [Ce sont] eux, dit-il, [qui se font la guerre] à 
eux-mêmes. » — Je laisse le reste. — Vous êtes 
tous deux plus jeunes que moi. — Tu ne te rap- 
pelles pas bien ce que je disais. — Il y avait 
chez les Gaulois des poètes qu'ils appelaient 
bardes (pxp&oi). — Les éléphants se servent de 
leur trompe comme d'une main. — N'essaye pas 
de plaire à de tels hommes. — Je ne m'oppo- 
serai pas à vous. — Chez les Indiens, quiconque 
a mutilé [la] main d'un artisan est puni de mort. 
— Beaucoup de philosophes ne diffèrent des 
autres hommes par rien autre que (ti) par une 
barbe épaisse et velue. — Quelle est la chose 
la plus commune? L'espérance. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 149 



RÉCAPITULATION SUR TOUS LES PRONOMS (suite) 

Notes. — i Ne pas confondre ercpaxsfo, expédition , et 
arpaxia, armée. — - Bien qu ! 'stcotjSeuo) ne soit pas formé 
d'un verbe simple et de la préposition iit(, cependant, par 
une fausse analogie, l'augment se place dans ce verbe 
après £7u : MterrçSeuov, £7T£T7]S£u<ra. 

174 bis. Ceux qui sont naturellement faibles 
de corps, quand ils se sont exercés, deviennent, 
relativement à l'objet de leurs exercices, supé- 
rieurs aux hommes les plus forts , si ces der- 
niers ne s'y sont pas exercés. — La multitude 
criait qu'il était cruel de ne pas laisser le peuple 
faire ce qu'il voulait. — Il y en avait qui disaient 
que l'expédition était empêchée. — Il est plus 
facile de critiquer l'œuvre d'un autre que de la 
faire soi-même irréprochablement. — Dis tout 
ce que tu as entendu. — Quand chacun fait son 
métier, les vaches sont bien gardées. — Celui-là 
n'est pas bon général qui laisse l'âme des soldats 
fléchir sous les maux de la guerre. 

174 1er. 'Avàyapatç 6 SxuQirçç, IpeoTrîôeiç ûrco tivoç 

ti (OU 6 Tl) 7TO^£|/.eï àvÔpcoTTOlÇ • « AU TOI, ï^fj , OCÛTOÏÇ 

(ou èauTOÏç).» — Ta \onzk eu. — NstoTspa) i/.0'j sctov 
tt^OTÊpot. — O'j xvSkûç (/.vY)(/.oveo£tç a eXeyov. Platon. 

— r H«rav wapà raXocTaiç rcoiriTai ou; (3àpoVj; tbvo- 

|JLaQ0V. CU £À£^paVT6Ç TCO |/.U)CT7Îpl ^pcoVTat. G>TTC£p 

yfiipi. — Mrj 7T£ipto toîç tôioutoiç âv0poj7rotç ôcplotetv. 

— Or/. evavTicocro^ai up.iv. — Ilap' 'IvèWç ô'crflç eV/j- 
ptoG£ TeyviTou yetpa Oa.va.Tw C,7)uiouTat. — IIo'XaoI cpt"X6— 
docpoi twv aXXtov àv0pw7T(ov où^evi àD.tù SiaçÉpouat ri (3a- 
Oeî *ai Xafffa) moycovi. — Ti KoivoTaTov lartvj 'EXm'ç. 



150 PREMIERS EXERCICES GRECS 

VERBES A MUETTE 
§ 84. — Radicaux à labiale. 

REMARQUE. — rpâcpa>, écrire, veut dire aussi peindre. 

pAé-rro), regarder xaxa-cTpÉcpo'j.oa, soumettre, conquérir 

Si-ôixsiv, administrer corno, attacher, allumer, embraser 

Staôvpoi, testament a7no{jm [moy.), touchera, se mettre 

Aoy^ojj(.at, calculer xAY)povô[j.o,-, 6, héritier [k(gén.) 

175. BXs^ov elç Y)|i.aç. — «ÏH'^ouç îctco p.Y) 7rocvTa; 

Toù; ^ou^o^ivouç , cûCkk toO; tt)ç <tt)ç cpOaaç àEtouç 
ovTaç, [/.•/) Bè (ni) [/.eÔ' cov '/î^t-GTa auv-àia-Tpi^aç , àXXà, 

[A&6' (i)V àptCTOC T'/]V 7U0XlV o\QlKY)<7£tÇ. A6y)V0CÏOI JtOCT- 

£<7Tp£^avTO Euêoiav 7ra<jav, rUpix^&Guç GTparyiyoû'vTOç. 
— 'HcH'cttou 0eaj/.aTOç a7i;-£^etçÔY)ç. — El crû 7upoç £[/.£ 
6p'j7TT£t, xai £yw 9pu<|/of/.ai xpoç aè £v tô [Jtépet. — 
Aoyi(ou ôxav jjâWyiç è'pyou à^aaôai. — Aï |/,EyàXai 
TCpàÇSlÇ ^pOVOU {/.Y))C&1 OU(Wl e^a^eiçÔYjGOVTai. — 'O)ayot 

176. Un avare s'inscrivit (= écrivit) lui-même 
dans [son] testament [comme] héritier de ses pro- 
pres [biens]. — Il envoya des sentinelles sur les 
hauteurs. — Diogène, ayant allumé une lampe 
en -plein -jour (jasô' '/][jipocv) : « Je cherche un 
homme, » disait-il. — En peu de jours (§ 176) 
Philippe rasa Olynthe. — Plusieurs ont écrit 
(parf.) [des ouvrages] sur l'Egypte. — Les lois 
sont écrites (parf.) pour tous-sans-exception. — 
Les Géants lançaient vers le ciel des rochers et 
des chênes embrasés. — Le mort n'était pas- 
encore enseveli (pl.-que-p.) — Les Grecs jetèrent 
Aslyanax du haut (kocrà, gén.) des remparts. 

177. Thémistocle fut envoyé [comme] ambas- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 131 

VERBES A MUETTE 
§ 84. — Radicaux à labiale. 

Notes. — 1 Allumer du feu se dirait autrement : 7tup 
xatetv. — 2 Le latin mettrait ici le subjonctif après le re- 
latif; le grec n'emploie jamais le subjonctif dans ce cas 
(§ 2(39, 270, 273). Il importe de mettre de bonne heure 
l'élève en garde contre ce latinisme. 

175. Tourne les yeux vers nous. — Prends 
pour amis non pas tous ceux qui veulent le de- 
venir, mais ceux qui sont dignes de ton amitié, 
ni ceux avec qui tu mèneras l'existence la plus 
agréable, mais ceux avec qui tu gouverneras le 
mieux la cité. — Les Athéniens soumirent toute 
l'Eubée, sous la conduite de Périclès. — Tuas 
manqué un très agréable spectacle. — Si tu 
fais des façons avec moi , moi aussi à mon tour 
j'en ferai avec toi. — Réfléchis quand tu dois 
mettre la main à l'œuvre. — Nulle longueur de 
temps n'effacera les grandes actions. — Ceux qui 
restent sont en petit nombre. 

176. ^-Aapyopoç tiç £v cHocOrittou; (SiaOYjfcY)) Iocutov 
tûv lo\'cov âypad/c 5t>.Y)pov6[Aov. — $poupoùç àv£TCepu|/£v ûç 
Ta; xîtpaç. — AïoyéV/j; lu^vov (/.sO' */)(/ipav à^aç l ' 
a"Av6pa)irov, etpy), £y)T<5.» — QO^tztzqc, ev oMyatç v)f/ipa,i<; 
"OX'jvQov xaT£<7y.a^£v . — IIo77.oi <7L>yy£ypà<paai rapt rïiç 
AIyutctou. — "Axaaiv oi vdp.os ysypa^pivot slciy. — 
'Hx.6vti(ov rtyavTEç eIç oùpavàv rarpaç îcat o-puç y){/.f/.£vaç. 

'0 V£y.pOÇ O'JTTO) £T£Ô0C~TO. Ol El^Y)V£Ç 'Aç- 

Tuy.vay.ry. ippu|»av y.aTa tûv t£%iov. 

177. '0 0£[7.!.aToy.V7iç wpficêEUTTjç tlç AaK£$aî|/.ov% 



f5? PREMIERS EXERCICES GRECS 

sadeur à Lacédémone. — hommes, ne vous 
nuisez (aor.) pas les uns aux autres, mais aidez- 
vous. — Que quelqu'un apporte le poison, s'il 
est broyé; sinon, que l'homme [le] broie (aor.). 
— Les cadavres avaient été ensevelis somp- 
tueusement. — Quand (inm) enverrez-vous les 
ambassadeurs (§ 88)? Nous [les] avons envoyés 
(parf.). — Il n'y a rien [de] caché (parf.) qui ne 
doive être découvert (fut. ind.). — Tu ne pré- 
texteras pas que tu n'es pas capable de parler. 

§ 85. — Radicaux à gutturale. 

RÈGLE. — IIpâTTOj accompagné d'un adverbe signifie réussir, 
faire ses affaires (bien ou mal). Ex. : EO , y.a)/<>; upcm-av, être 
dans la prospérité. 

à-TT- aÀXàruo , débarrasser 7rfoa-xàTTO) ? prescrire, enjoindre 

cpuAàTTop.a: (moy.), éviter apxoo, commander, être chef 

ÀVjyio, cesser h\éyyta, convaincre, prouver 

xàxxw, ranger 7rpeTcw, convenir (decere) 

178. v EX7ui£e Tijjuâv toÙ: yovêaç 7?p5C$fW y.oCkûç. — 

TotÇ £Ù 7r£7Tp 7.^6(71 GCOCppOVÊÏV TTpiîWl. O'J &&0e'i$tt{ 

£TCl JCÀIV7)Ç é-X£^paVTtVY)Ç , CCàV EYSIÇ TOC^UV TOV UTCVOV /.al 

lL/.£pi|/.v7)ç à7ry)AÀay[/ivov. — "A ^oV] 7U£7rpa3tTat coi 
(§ 173) xai £yto xpy.TT£iv 7ueipàco|/.ai. — Ka9a7ûep 
(§ 128, R.) poBa Sp£7u6(/.£voi xàç àjtàvÔaç I)cîcàivo{/.£V , 
outo) jtai ex twv 'EX^yiviîcwv T^oywv ôcov Ypy)ci|/.6v £Gxi 
&%pTOi>adc{/.EVOi xo pXaêfipov <puAa£6[/.£9a. — El <|/£u§o[Aai, 
i'iileyiz. PLATON. 

179. Il est juste de faire ce (pluriel) que les 
chefs ont prescrit. — Platon , après avoir en- 
tendu Socrate , brûla ses poèmes. — Nous ne 
cessâmes pas avant le jour. — Pour (étù, gén.) 



PREMIERS EXERCICES GRECS 153 

|twià©9y). — *Q àvOpto-ot, àXXTj^o'j; u/r\ (3"X<x<]/r,T£ (et 
non p^dc^are), àXV àxps^YjçaTe. — <ï>£p£Toj tiç to <pàp- 
u.ay.ov , et TeTpiTTTai ■ à Si (/.tj , Tp^àroj 6 dtvôpwitoç. — 7 

Ot. VEKOOt 7TO'XuT£'Xo)Ç Te0x[/.|/.£VOI YJfTOCV. I16t£ 7U£[/.^£T£ 

to'j; -cia&ziç ; n£7rop.(px^£v. — OùtUv cruytt£Ka}.o{X[A£vov 
fariv ti où/. àTroxalixpÔYi^Tai 2 . — Où toOto y£ gfkthJ^i 
û; où (^'jvxtÔ; et Xéyav. 



§ 85. — Radicaux à gutturale. 

Notes. — 1 *A 7r£TrpaxTou (roi ne veut nullement dire ce 
<]tte l'on t'a fait, mais ce que tu as fait (§ 173). Ce datif 
remplace Ouo cou, parce que le verbe est au parfait. Faire 
une chose à quelqu'un se dit : 7roieïv xiva ti (g 160). — 
1 Des termes généraux et abstraits, tels que moyens, cir- 
constances, événements , sentiments , etc., ne se rendent 
presque jamais par des substantifs, mais par le neutre de 
l'adjectif ou du pronom. 

178. Espère que, si tu honores tes parents, tu 
seras dans la prospérité. — A ceux qui ont des 
succès il convient d'être modérés. — Tu ne dors 
pas sur un lit d'ivoire, mais tu as le sommeil 
prompt et exempt de souci. — Ce qui a déjà été 
fait par toi *, je tâcherai moi aussi de le faire. — 
De même que, lorsque nous cueillons des roses, 
nous écartons les épines, de même aussi, après 
avoir moissonné dans les lettres grecques tout 
ce qui est utile, nous y éviterons ce qui est nui- 
sible. — Si je mens, prouve-le. 

179. AlX.aiOV £<ÏTl TOCOtO, 7UOl£ÏV à 01 ap70VT£Ç TTpOG- 

ÉTaÇav. — ITX7.TC0V, Swxoxtouç àitouçaç, KOLTiykt^e. toc 
TCOiy)|xaTa. — Oùx, iV/^a^v xpo vf\ç yjpioaç. — 'Km 



154 PREMIERS cxrcttCICES GRECS 



l'agriculture il faut [qu'l il y ait (urcàp^w, aor.) 
d'abord une bonne terre , ensuite un agriculteur 
habile. — Chrétien, pourquoi crains-tu la mort, 
qui te délivrera de tes maux? — Des archers 
furent rangés derrière (eVi, dat.) les hoplites. — 
Il était enjoint à tous les Égyptiens de déclarer- 
par-écrit devant (xpoç, ace.) les magistrats par 
(arco, g en.) quels [moyens] chacun se procurait 
(opt. prés.) sa subsistance. 

180. Ce que (§ 61) tu auras fait (aor.) [de] bon, 
attribue-[le] à (eîç) Dieu. — L'homme pieux sou- 
met (parf.) toujours son intelligence à Celui qui 
gouverne tout, comme les bons citoyens [se sou- 
mettent] à la loi de la cité. — On avait proclamé 
[que] tous les Grecs seraient libres. — 11 nous 
est prescrit (part, parf.) d'aimer nos (§ 199) 
ennemis. — Je dis, Athéniens, [que] de (<!*) tout 
temps de belles [actions] ont été faites (parf.) par 
vous (dat.). — Si quelqu'un nourrit des oiseaux, 
qu'il [les] garde enfermés. — Quel pays m'ac- 
cueillera maintenant ? 



§ 86. — Radicaux à dentale. 

xTi'Çto, fonder, créer cppovr^w (gén.), s'inquiéter ai 

xopfÇtD, apporter cppaÇw, expliquer, prononcer 

6v£io;Çto, reprocher <v/Ç w , fendre 

àcpavc'Çco, anéantir oplÇcu, déterminer 

181. '0 'A)i£ocv()poç , (3ou'X6[/.£vo: [/.evàV/)v rcoXtv !• 
Alyo7ïTO) KTfoai, toi; tsjctogi 7UpOG?£Taç£v ocutyjv àv: 
f/.£<rov (dans l'intervalle) toO l')>ou; /.al ttîç OxXaTTT 
îtaToc<7)tÊuà(7ai. - — emarpé^aç à[AapToAàv £/. tcXxvyi; 



PREMIERS EXERCICES GRECS 155 

tàç vetopytaç Trpwirov ptèv àyaSyjv Û7rapÇoct ô£t ttjv yvîv, 
sira Se (puTOupyôv È7Ci<7TY)|/.ova. — *Q Xptcrrtavà, Tt tov 
ÔâvocTOv cpoêst , ô; a' aTCaXXàÇfii xaxcov ; — 'ETà^ôrjcav 

£77 1 TOtÇ O7&IT0CIÇ àîCOVTIGTai. IIpO<7£T£TaîCTO TCÔCOTl 

toÎ: Atyu7CTtotç àxoypxcpEGÔai îrpôç touç àp^çovTaç àrco 
Ttvtov f k'xaaTOç îropt'CotTO tov (3 tov. 

180. "0 Tt av àyaôov 7up3cÇr,ç , elç 0eàv àvàiue[Jw(;ov . 
-— '0 eùcEêyjç àv/jp tyjv iauToO yvtoLorçv àet 07U0T£Ta^£ 
tû StotzoOvTt Ta ô'Xa , xaôàrap ot àyaôot 7uo^trat tô 
vôtAG) ty)ç -TcoXeco;. — 'ExeîCYipuiCTO T^àvTaç to'jç "EXXy]- 
vaç eceaGat £X£t>Ô£pouç. — IIpoGT£Tay£A£VOv scnrtv r,Luv 
toÙç vj[/.£Tepou; ocutôv £^Gpoùç àya7uav. — Aéyct) xa^à, w 
avopeç 'AôrivaToi, £/, TravTOç tou ^povou ûluv TCETupoc^ôat. 
— Et Tt; opvtQaç Tpl<p£t , £tpy[/.evou; <pul0CTT£T(O. — Ttç 
vuv lue "/wpa ùîroSéÇETat ; 



§ 86. — Radicaux à dentale. 



Notes. — Le verbe cxeuàÇw, préparer, s'emploie beau- 
coup moins que les deux composés Trapa-cxsuàÇto, pré- 
parer, et xoctoc - crxeuàÇco , organiser, construire. — ' La 
ville d'Alexandrie. — 2 Ce seraient deux solécismes que 
(jtYj cppotÇvjç ou [/.Y] cppàcov. 



181. Alexandre, voulant fonder une grande 
cité en Egypte 1 , prescrivit aux constructeurs de 
la bâtir dans l'espace compris entre le marais et 
la mer. — Celui qui a fait revenir un pécheur de 

il 



156 PREMIERS EXERCICES GRECS 



<7oj<7£i tt)v lauToG ^'jyvjv êz ôavdCTOu. — Tv)v oôov avu- 
cavTa; iiïdwriG&v . — "Otocv 6 io^upoç ty) «avo^tcjj 
y.aô-a)7r^i«j{/.£voç (p'AocTTY) TTjV éauToO obu'av, ev fiipvjvy) 
IgtI toc Û7uàp^ovTa âcîrrou. — Ttîç QaXaTTTjç xpaTY)<>avT£ç 
ÊtcâîtO(/.L(7avTO îtài éÇexo(xi<7avTO à sêo'jXovjo. — To'^ç 
aftXouç ecw<7£ " caxràTO) êoanrov. — Mv)^£vl ôveiBî«ïY)ç ffufib* 

CpOpâv. TtÎÇ £X7Ut'Soç OÙ &l£^£UG0Y). 

182. Cadmus apporta de Phénicie les lettres 
dans la Grèce. — Les gains honteux produisent 
des malheurs. — La ville des Sybarites fut 
anéantie par les Crotoniates. — A personne 
d'entre les athlètes ii ne convient autant (o'jtoj;) 
d'exercer leur corps que (<bç) aux rois [d'exercer] 
leur âme. — Il est mesquin de s'inquiéter de 
ceux qui bavardent et de ceux qui les croient. — 
Un [nommé] Syagros chanta, dit-on (dicitur ce- 
cinisse) , le premier la guerre de Troie. — Ne 
prononce pas d'éloge sur (ûrclp, g en.) toi-même. 

— Je vous expliquerai le tout. — Ce que (plur.) 
les hommes désirent le plus, la Divinité nous 
Ta préparé (parf.) — Cyrus gratifia l'un de ses 
amis de sept villes. 

183. La fortune n'a pas donné, mais prêté les 
richesses aux riches. — Tous étaient armés des 
mêmes armes que -Cyrus (datif). — Le bœuf a 
le pied fendu. — Rome fut fondée par Romulus. 

— Aux (év) noces de Thétis et de Pelée on dit 
[que] les dieux chantèrent l'hyménée. — Dans 
les lois de Dracon, un seul châtiment avait été 
déterminé pour toutes les fautes sans-exception, 
la mort. — Pythagore [le] premier se nomma 
lui-même philosophe; les anciens (comparatif) 



PREMIERS EXERCICES GRECS Vôl 

son erreur, sauvera sa propre âme de la mort. 

— Quand ils eurent fait la route, ils soupèrent. — 
Lorsque l'homme fort, armé de son armure, 
garde sa maison, ses biens sont en paix. — De- 
venus maîtres de la mer, ils firent entrer et sortir 
ce qu'ils voulurent. — Il a sauvé les autres; qu'il 
se sauve lui-même. — Ne reproche à personne 
son malheur. — Il n'a pas été trompé dans son 
espoir. 

182. '0 Kâ$[/.oç éît6|/.i(76v ex. $omxy)ç Ta ypoc^aToc 
elç ty)v 'EAAà(ïa. — Ta olW/qz x&pBy) <7up-,<popàç spyà^e- 

Tfltl. 'H TÔV SuêaptTWV 7T0AiÇ UTCO TfOV KpOTOMOCTâto 

TjçaviaSy). — OùoevI Ttov àOXv)Twv outcj 7:po<7Y)îtet to 
(Tâ)[/.a yu{/.và^6tv wç toiç (3o.(J&A£U(j& tyjv t^uy yjv ty)v éauTwv. 
IsoCRATE. — Mix.po<|iu^ov scrTt tûv «p^uapouvTwv xai 
tûv 77£iQo|/ivb>v toutoiç <ppovTt£eiv. — Suaypoç Ttç >iy£- 
Tat tov Tpwïxàv iroA£[/.ov 7TpwT0ç txGai. — '"Trop csauToG 
[tri cppâariç 2 (ou cppâCs) £yxx6p.L0v. — 'Eyo> ù[/.ïv çpàcw 
to rcav. — r Qv p.dcÀicrTa àvôpcoxoi 6TCt0uj/.ou<7iv , 6 Aai- 
{/.cov rjpiv tocutoc 7rap£cy.£ua>c£V. — Kupoç tivi toov cùQ.cov 
e^aptcaTO I^Ta TuoAet,;. 

183. Ta ^pY)|7,aT0C TOÏÇ 7TÀOUaiOtÇ- Y) TU^Y) 00 ^£($0>- 

pr)Tai t aAXà d£ootV£i)t£V. — c Q7?Ai<7|/ivoi TràvTe; yjctiXV 
toïç ocÙtoïç Kopw otuAoi;;. — E^a 6 (3ouç èa^icj/ivov 
tov t&ooa. — 'H Twp.ri O7uo toG 'Pcop-.oAoo IxtictOyi. 

— 'Ev toÏ; ®£Ti&o; xal IItiAecoç yà|/.oiç tooç Ôeouç 
AÉyouaiv ftusvaiov a<7ac. — 'Ev toïç ApàaovToç v6[/.oiç pia 
«iMaiv ôptaTO toi; àp,apt?)(Aa$i Wffcfe, Gxvoctoç. — 
HvOayooa; TrpcoTOç éaoTOv cpiAoffO^pov wv6|/.<XdSv * ol oÈ 
rtaXaiOTEpoi cro<pol wvo(i.àaOy)(7av. — Oi 'Apyaot twv 



158 PREMIERS EXERCICES GRECS 

avaient été nommés (aor.) sages. — Les Argiens 
priaient les Lacédémoniens de conclure (aor.) 
avec- eux (dat.) une paix de trente ans. — Ils 
voulaient me contraindre (aor.). — Il est d'un 
citoyen de sauver la patrie. 

§ 87-90. — Remarques sur les verbes à muette. 

xo'AàÇco , châtier (/.eTa-Tcép/rcopat , faire venir 

xaxa-xpu7rro:> ? cacher, recouvrir 7rv)Aoç, 6, argile, limon 

<pôiyyo(j.ou , prononcer ocùAdç , o , flûte 

àvayxàÇw, forcer, contraindre o^oXoyia, convention 

184. Oi Aàxcovsç toÙ; z^éiJ/avTaç éV.6^a£ov, où' o\à 
(à cause de, § 257, R.) to y.v/.'kGyivca , à"X"Xà tùà, 
to TuetpcopôcGÔoci. — 'Q Mxpi'a, où yv) jcoct- éîcput];s tqv 
àya7T7)TOV cou ulov, àXV oùpavoç ÛTC-E&é£aTO. — Taeïç 
ot ysXaivTeç, ol^coEecrGe 7uot£. — 'H yXôTTa, ùxo @£0u 
XTidôetca, |/.7)Sèv [;//)7uot£ (pÔ£yEàaGaj %aTa ^contre) tou 
Kti'gocvto;. — 'O IlpojxYîôsvç sv pjjôotç ^lyeTat toÙ; 
àv0pco7Tou; 7u^a<jat ex 7U7)Xou , /.ai to 7rup x^e^at e$ oùpa- 
vou. — Ot tou ApàxovTOç voj/.ot oY aï[/.aToç y£ypà<p6at 

IXéyOVTO. ToUTù) TÛ GITCO TO 'tyfMffU TOU (JTpOCTOÛ ôpé- 

l|/0|i.EV. 

185. Joseph éleva Jésus en exerçant (= ayant) 
le métier de charpentier. — La nature a fait 
l'éléphant très grand , et l'éducation [l'a rendu] 
très doux. — Les Athéniens ensevelirent Démo- 
nax magnifiquement. — Hercule acheva douze 
travaux, qu'Eurysthée lui avait prescrits. — 
Gélon, ayant défait les Carthaginois, [les] força 
d'écrire (aor.) dans les conventions [qu'ils firent], 
qu'ils cesseraient (indic.) d'immoler (part, prés.) 



PREMIERS EXERCICES GRECS 159 

Aa%£f$ai{/.ovîtov êfk'ovro cTreicacôat laurotç TpiàjcovTa 
frwv elpyiv^v. — 'EëouXovTO |/,e piàaaaôa'.. — IIoXitou 
t<XTt TY)V 7raTpt'Sx <jw£eiv. 



§ 87-90. — Remarques sur les verbes à muette. 

Note. — Les exercices suivants supposent connus les 
g§ 88-90. — ' Dans tov àya7nïTov cou «jîov, c'est la présence 
<le l'épi thète qui permet au génitif go-j d'occuper par ex- 
ception la place où il est. On peut dire de même 6 àyaGoç 
outoç àv/jp; mais, sans épithète, on ne dit que outoç 6 àv-^p 
ou b àv7]p O'jto;. 

184. Les Laconiens punissaient ceux qui avaient 
volé, non pas pour avoir volé, mais pour s'être 
laissé prendre. — Marie, la terre n'a pas recou- 
vert ton fils chéri *, mais le ciel l'a reçu dans 
son sein. — Vous qui riez, vous vous lamenterez 
un jour. — Que la langue, créée par Dieu, ne 
prononce jamais rien contre son créateur. — Il 
est dit dans la fable que Prométhée façonna les 
hommes avec de l'argile, et déroba le feu du 
ciel. — Les lois de Dracon étaient, disait- on, 
écrites avec du sang. — Avec ce blé nous nour- 
rirons la moitié de l'armée. 

185. '0 'ItoCTTKp TOV 'Iy]G0OV E^OpÊ^S T7JV T6>tT0Vt)tY)V 

T£^vr,v ïyw. — 'H <pu<jt£ tov sXscpavTOC [/iyiGTOv sipyà- 
ax~o , azOrjGt; o*c TupaoraTov. — Ot 'AQy)v<£ïoi i'Oad/av 
Ayjp-tovûutTa (AeyaAo7wp£7uà)ç. — '0 'Hpa/.Voc vivons (5<oo*exa 
xSXouç , oiïç 6 Eùpucôeu; TupoèÉTaÇe. — r&œv, KapyviSo- 
viouç xaTa7uo^6[/.7)çaç, rjvocyjcacjÊV èyypx<j/ai ÊvTaïç ojaoXo- 



160 PREMIERS EXERCICES GRECS 



à Saturne leurs enfants. — Lysandre, ayant fait- 
venir de la ville plusieurs joueuses -de-flûte, fît- 
abattre les remparts et brûler les trières au-son- 
de (rcpoç, ace.) la flûte. — Dieu façonna l'homme 
du (!*) limon de la terre. — A-cause-de quoi 
n'as-tu pas protesté -contre les témoins qui at- 
testaient ces mensonges ? 

186. La foi enseigne non des fables imaginées 
(= façonnées, aor,) mais des discours véritables. 

— Il vaut mieux façonner (aor.) les âmes par 
des discours que parer les corps avec les mains. 

— Les Athéniens se réjouirent (§104) de (ittl, 
dat.) la mort de Philippe. — De nuit la mouche 
ni ne vole ni ne chante, mais se blottit-de-peur 
(parfait). — Le malade demande (à|».o0v) à être 
débarrassé (parf.) de sa maladie. — Si quel- 
qu'un voit autre chose [de] mieux, qu'il le dise 
(aor.). — Puisque nous possédons des esclaves, 
nous les châtierons si (rjv, subj.) ils sont mé- 
chants. — Pendant que Cyrus était à Babylone, 
il envoya des satrapes vers (èVt, ace.) les nations 
conquises. 

§ 91. — Temps seconds. 

xo[a£ojjwxi (moyen), recouvrer à7ro-<7Tps<p(o, détourner 

ot-iyo), passer (le temps) àvSpeia, vaillance, courage 

àpTràÇw, enlever, ravir c7rovoai, ocÊ, trêve 

ocTro-TTvtyw, étouffer GTrXayxva, Ta, entrailles 

187. K0(/.1£Ïg6ê TOC 6piT£pa,. Oi 7UpOÇ TTjV So£(XV 

7.£yY)V0Ts; <77uocvta>ç svooÇoi ytyvovTai. — Aewvi'Saç, àx.o'j- 
golç tÔv vfttov cuouaÇesôat, toi; Ileptftov TO^£U[xa<Jt * 



PREMIERS EXERCICES GRECS 161 

ymç oti toc T£*va TcocuGOVTai tô Kpovw jtaraÔuovTÊÇ. 

— '0 AucavSpoç , xo)Jàç e$ ocgtecdç |/.ETa7U£|/4à(/,£voç 
aûV/)TpLO*aç , Ta T£t^Y) îtaT£ff>ta^6 xal tocç TpnfjpEtç îtaT£- 

<p>,£$£ 7UÛ0Ç TOV aÙX6v. '0 ©£0Ç EX, TCYjXoU TY)Ç yV)Ç TQV 

àvQpcoTTov £7uXa<j£v. — Aià xt oùx, é'nriffxi^o) toiç (/.ap- 
TUdt toïç TauTa Ta ^euo*t) (AapTupoOci ; 

186. 'H icforiç Bi^a<7JC£i ou 7cXa<79£VTaç |/.u9ouç, àW 

àV/iQivoù; Xoyou;. — KpEtTTOv ectti Ta; ^u^àç tolç \6- 
yoiç TzkôiGVLi 7i jcog|/.£ïv Ta cTw^axa Taïç ^£patv. — 'Hg- 
ÔY)aav ot 'Aôyjvaïoi etcî tô <ï>t^i7nuou GavaTto. — 'H 

p-Ufa VUX.TOÇ OOTE 7ï£T£Tat OUTE aÔSt , CÛCk 1 U7T£7TT/)^£. 

— '0 x,a[/.vo)v àÇioï à7UYi>>\à^6at tou vooyj[/.aToç. — El 
àX>o tiç (JsVriov ôpa, XeEoctw. XÉN. — 'Exà x.ex.ty)- 

|/.ê9x OOuXo'JÇ, TOUTOUÇ X.0>>à<70[/.£V Y)V 7ÏOVY)pol 0)<71V. 

'E-à ev BaêuXoivt tjv 6 Kupoç, aaTpa7ua; £7T£[/.^£V stcl ià 
xaT£(7TpajA[/.£va ê'Ôvyî. 



§ 91. — Temps seconds. 



Note, — 'ApircfÇco est régulier, sauf que àpwa<rofjuxi est 
plus fréquent que àp^àsu. Les formes âpnàÇfo, jjpiiaija, etc., 
ne sont pas attiques. — * II est nécessaire que le parti- 
cipe soit précédé de l'article; sans l'article cpepoua-yj signi- 
fierait quand elle mène, ou parce qu'elle mène, etc. 



187. Vous recouvrerez vos biens. — Ceux qui 
s'extasient devant la gloire deviennent rarement 
illustres. — Léonidas, ayant appris que le soleil 
était voilé par les traits des Perses : « Tant 



162 PREMIERS EXERCICES GRECS 

Xàptev, £(pyj , oti xai uxo (sous) cxia [/.ayoujAgOa. — 
TôJV 7UO'/y)TWV TtVcÇ l)7Uo97)X!XÇ w; ypv) ÇtjV xaTa^e^oiTra- 

ctv. — Tiç où/, av à—OGTpacpcr/} àxo toutou tou Sei'vou 
9eà|/.aToç; — EspEriç enreTroiOet tô tyjç §uvà{/.£<j>; {/.eysÔci. 

— KixépcDVOç ccpayévTo;, éx&£U(jev 'Avtcovioç tyjv te 
jt£©a>wïiv xotcy)voci xal ty)v ysïpa, tj toÙç xot' ocutoO* >.6- 

you; Eypa<]/£V. 

188. Nul homme n'a passé sa vie sans cha- 
grin. — T'aimanttrop toi-même, tu n'auras pas 
d'amis. — Diogène fut enseveli à Athènes près 
de (wpéç, dat.) la porte qui-mène à l'isthme. — 
Eschyle, qui -avait une telle (tvjXixoutoç) gloire à 
cause de sa poésie, voulut (à£touv) néanmoins 
[que] sa vaillance fût inscrite (aor.) de préfé- 
rence (magis) sur son tombeau. — [Ce] serait 
honteux, si je laissais {aor.) mon rang. — Tous 
les arbres furent coupés. — Nous ne nous sou- 
cierons pas des affaires. — Ils consentent 
(§ 95, 2°) à faire [moyen) une trêve, à-condi- 
tion-que (e<p' $) ils recouvreront les prisonniers. 

— Que (= comme) mon poison a mal réussi! 

189. Ganymède fut enlevé par l'aigle de Ju- 
piter. — Il força les femmes à quitter (aor.) 
leurs maisons. — Débarrassé (aor. §102) de la 
guerre, je vivrai à (xaT<x, ace.) la campagne. — 
Laisse-moi-tranquille et tu me feras plaisir. — 
Puisses-tu laisser (/.aialei-w, aor.) un fils sem- 
blable à toi ! — Achille fut nourri d'entrailles de 
lions. — J'espère [que] je serai débarrassé des 
maux présents. — Ne te moques pas (aor.) de 
ceux qui réussissent mal. — Sophocle fut, dit-on, 
étouffé (aor, 2) en mangeant. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 163 

mieux! dit-il, parce que nous combattrons à 
l'ombre. » — Certains poètes ont laissé des pré- 
ceptes sur la manière de vivre. — Qui ne se dé- 
tournerait de cet affreux spectacle? — Xercès se 
fiait à la grandeur de son armée. — Une fois 
Cicéron égorgé, Antoine ordonna qu'on lui coupât 
la tête, ainsi que la main qui avait écrit les dis- 
cours prononcés contre lui (les Philip piques). 

188. OùSei; àvQpcoTCOç tov pi'ov aveu Xutcyiç Si-'oyaye. 
— Atav oiXwv geocutov , où^ è'Efiiç cpi'Xouç. — AtoyéV/iç 
£fâ(pY) ev 'AG'/ivai; rpo; tyj 7tjXy) tyj <p£pouGY) l elç tqv 
*IàO[JLQV. — Aiajjjloç, T7)>.r/.auT7]v <)6£av e^cov Stoc tïjv 
7U0tY)Tt*/.v}v , où^èv tjttov éVt toO Ta<pou £7ciypa<pY]vai 
tj^uogc (xxX^ov tt)v àv(5petav. — Aia^pov av êI'y), el "kl— 

TTOlJAt TTjV TàElV. Ily.VTO, TOC S&V^pa ÉîCOTUY). TwV 

7:payjj.XTcov où <ppovTio&"[/.£v. — 'EOelouGi <7~ov()àç ttoi£?- 
gOxi , £©' w fcoiuo'jvTat toùç al^|/.a^(oT0i>ç. — Û; 
xa/.w; TC£7Upav£ (/.ou to cpàpp.ootov. 

189. ravu|A'/)^'/i; Otto tou a£TO'j tou Alo; YjprçàcrftT). — 
là; yuvatitaç vivàyxajïE Taç otx&ç xaTaXi7U£ïv. — 'Eyw, 

7CoX£[/.ou à-aXXayà;, C^cto jcoct' àypouç. — "Eacrov (/.£ 
K&2 yapi£t u,ot. — KaraK-otç uiov ôu.oiov coi. — 
'ETpacpv) 6 'A^OO^ùç cx^àyyvot; Xeovtcov. — 'EXmCco 
&<ra^ayYi(7£<TÔai twv rcapovTov îta&ôv. — Tcov jcay-wç 
XETîpayoTwv j/,v) /.ocTayE^àGrjç, — '0 SocpoxVTîç TiyETat, 
ecQiwv àzQTtvtyyivau 



164 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 92. — Temps seconds. 

\|/7jcp£o{j!.at , voter, décréter ô'ia-xeXetv, persévérer, demeurer 
cpsvaxi'Çw , duper àyojv^o^at , lutter, concourir 

yaXTJvyj, calme (de la mer) àxoÀouôeïv, accompagner (dat.) 

190. "*Fv)(piC7a.fA£VOÇ 6 SyÎ|/.OÇ elpY)V7)V TûOlTjGaaGat , Tïpw- 

tov elç 6r)êaç xpécrêaç etc6|/.^£v 7rapaxa."XoîîvTa.ç (§ 302) 
©yjêatouç toïç 'AOïivatoiç àxo"Xo'j0av. — Mv) twv évav- 
Ttwv cpoêeÏGÔe ayav to içVrfioç ' eu te'Xei tt sevra ©soc. — 
'Hyoupiv coi ^aputaôai. — Ta apjxa.Ta sic tocç ra^etç 
'EXXïivwv sXc5(/.£v. — v E7ueu!.^a tov rcatoa zaXouvTa ce. 
Kutépow <7UYYpâ[/.[/.aTa 7rol"Xà jcaTa^i^oirce. — 'Aya- 
f/ip.vtov IccpàyT) uxo «niç yuva.tx.oc ttîç socutoo. 

191. Xercès, ayant abandonné son armée, 
s'enfuit vers l'Hellespont. — J'irai séjourner 
(part, fut.) à la campagne. — Je vous embar- 
querai quand (Ôtocv) il y aura du calme. — Dans 
l'île de Délos (§ 149), il y avait un concours de 
musique, et beaucoup [de gens] s'[y] rendaient 
pour-concourir (part. fut.). — Je ne te duperai 
pas ; mais n'espère pas me duper (fut.). — Vous 
lutterez les uns contre (^poç, ace.) les autres. — 
Celui qui cache les choses volées (aor.) n'est en- 
rien (ace.) préférable à celui qui-a-volé (parf.). 
— Chrétien je suis et [chrétien] je demeurerai ; 
nous sommes et nous demeurerons chrétiens. — 
On admirait le portrait d'Alexandre, peint (aor.) 
par Apelle. — Alexandre, à qui laisses -tu 
(parf.) ton empire? 



PREMIERS EXERCICES GRECS 165 



g 92. — Temps seconds. 

Note. — Ces deux exercices offrent plusieurs fois l'oc- 
casion «rappliquer la règle suivante, dès maintenant bonne 
à signaler : après les verbes de mouvement comme aller, 
venir, envoyer, on rend l'infinitif par le participe futur 
(§ 302). Chassang enseigne un solécisme quand il écrit : 

190. Après avoir décidé de faire la paix, le 
peuple envoya des ambassadeurs d'abord à 
Thèbes pour exhorter les Thébains à se joindre 
aux Athéniens. — Ne redoutez pas trop la mul- 
titude de vos adversaires : Dieu mènera tout à 
bonne fin. — Je croyais que je te ferais plaisir. 
— Nous pousserons les chars contre les rangs 
des Grecs. — J'ai envoyé l'enfant (le garçon de 
service) t'appeler. — Gicéron a laissé de nom- 
breux écrits. — Agamemnon fut égorgé par sa 
propre femme. 

191. '0 Ëspçyiç tt)v lauToG GTpaTtàv KaTa"X'.x<l>v elç 
'E'XV/îtttovtov eepuye. — BaoVjO[Aat. iv tû àypô Siarpi- 
t|/(i>v. — 'Yp.aç oxav yaV^vY) Y) £{xêiêai. — 'Ev At)Xco 
tt, vr ( T(p fAOuaiXYJç qcywv v)v , xai àyumou^vot TzoXkol 
ÉçpotTcov. — O'jx èyà) aï (p£va/aài • IjjÀ Bè {/.*/) S^wtÇe (ou 
itarier/iç) «pevaxisïv. — ripoç à^V/i^ou; àytovifiïaSe. — 
'() Ta xXaTcévTa xpoiuTcov toS xex^o^otoç oùoèv xpenr- 
tojv eariv. — Xpicruavoç elfAt xal (W-.t£*Xco ■ XpttmavcH 
£<7i/.£v xaî ^taTE'Xoufy^v. — 'EQau{7aÇ£T0 ■/) 'Al^àvBpou 
Etxtov ott' 'ATî'cXkou ypacpEïça. — Tivi, w 'AXeEav&ps 5 
Tr,v Tauxou àpy/jv xaTet^l^oiTraç ; 



166 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 93. — Verbes irréguliers. 

REMARQUE. — L'optatif avec av se rend souvent par le 
verbe pouvoir. 

àva-Tp67rw, renverser StaêoAo;, 6, calomniateur 

St-aipsTv, séparer, fendre poSov, rose 

xoctoc-xAÙsoj, inonder Oexdç, 6, pluie 

[Atapoç, scélérat ÈxxXTqsca, assemblée 

192. lloXXo'j; ocv riç ïrioi Tuyjp ypw[/ivouç xazojç. — 
Asivo. lûetcrovrat oi xax.o(. — AaioVXo; , 6 xaTa.trx,£uàsaç 
Xaêuptvôov, £7ï£(p£'jy£i £^ 'AOyjvwv £tù (à cause de) ço- 

V(0. "EpyoaO.1 àycoVlOU[/.£VOÇ. S'.COTiraV Xp£ÏTTOV 71 

rtEttpayevai. — Etç yAcoTOC to TCpayjxa. sTpE^av. — 

TipwTOV |/.6V TOl>Ç 7)(/.£TÉpOUÇ STpS<];aVTO ol TtoXÉ^Ot, * ElTflE 
(>£ Zat aÙTol £TpOC7wOVTO. — Elç (puyyjv TETpX ULi/ivot , eIç 
tocç vaSç xaT£(puyov. — Ol Bdcpêapoi àvSpaç 7)yo0vTai 
|/.6vouç toùç Tr'XaTTa 8uva[/.svo'jç (pouvant) x<xtoc- 
©aystv te x-al metv. — Ttj/.apyoç où jaovov xaT-É<pays 
toc TwOCTpwot, à"XV si oiov t 1 ëerriv sIttsïv , îtat xa.T~ 
etciev . 

193. Ne choisis pas les impies [pour] amis. — 
Ce spectacle est agréable à voir; toi aussi tu le 
verras. — Dédale, s'étant enfui d'Athènes, vint 
en Crète. — Us se tournèrent (aor. 2 moyen) 
vers la guerre et le brigandage. — Tous ces 
hommes sont des scélérats qui ont renversé (parf.) 
chacun la liberté de leur propre patrie. — Tous 
furent mis en fuite. — Fends (aor.) ma tête en 
(sic) deux. — César, après avoir vaincu JPharnace, 
écrivit à ses amis : « Je suis venu, j'ai vu, j'ai 
vaincu. » — Cailias* s'étant présenté à l'assem- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 167 



§ 93. — Verbes irréguliers. 

Notes. — 4>épto, porter, veut dire aussi supporter ou 
produire, comme ferre en latin. — * Qu'il y ait l'ao- 
riste : tSot àv xtç, ou le présent : &pu>7) av tiç, le sens est le 
même. — 2 Kai xaTsnrtev, il le but aussi. Le grec emploie 
aussi souvent que cela est possible le mot xcù dans le sens 
de même, aussi. 

192. On peut voir 1 bien des gens mal user de la 
fortune. — Les méchants subiront de terribles 
châtiments. — Dédale, celui qui construisit le 
labyrinthe, s'était enfui d'Athènes à cause d'un 
meurtre. — Je viens concourir. — Il vaut mieux 
se taire que de crier. — Ils tournèrent la chose 
en ridicule. — D'abord les ennemis firent tourner 
le dos à nos gens; mais après ils prirent eux- 
mêmes la fuite. — Mis en fuite, ils se réfugièrent 
sur leurs vaisseaux. — Les barbares ne re- 
gardent comme des hommes (dignes de ce nom) 
que ceux qui peuvent beaucoup manger et beau- 
coup boire. — Non seulement Timarque mangea 
son patrimoine, mais encore, si l'on peut ainsi 
parler, il le but 2 . 

193. Toù; olgz&ïïç f/,7] (pi'Xooç aipou (^'{l). — Touto 
to 6éau.a v)0*6 £<mv opav • ai»TO o*è îcal ci q<\m. — Aai- 
SaXo; , é$ 'AGï)vûv 7ir£(p£uyw; ? v)X(kv elç Kpy)T7)v. — 
Ilpo; tû6)v£[xov y.%1 XïidTStav iTparcovTO. — Oûtol ttxvtsç 
elciv àvQpcoîcot [Aiapol, tyjv ÊXsuOspiav tojv âauTcov ejcacrroi 
TvaTpi^wv àvaT£Tpa(poT£ç. — IlavT£ç iTpdhrrçsav (ou 

ETOXTwOVTo) £IÇ <pl>y7]V. Al£^£ [AOU TY)V y.£<pa\Y]V £IÇ 

o*jo. — Kouaocp, <£apvcba)v vw/jcaç , 7upoç toÙç cpiXouç 
lypa^Ev • «^H^Oov, ao*ov, £v6cY}aa. » — Ka^Maç 7wcpsV- 



168 PREMIERS EXERCICES GRECS 

blée , récita un discours préparé par Démos- 
thène. 

194. Beaucoup de gens ont souffert (parf.) de 
plus grands maux de la part (ûrco, gén.) des ca- 
lomniateurs que de la part des ennemis. — Les 
soldats courront plus vite, si (éàv) le général [les] 
conduit à pied. — Laisse la porte ouverte. — 
[La] richesse n'apporte pas [le] bonheur à celui 
qui [la] possède. — Dieu ayant versé une pluie 
abondande (— considérable) du haut (à™, gén.) 
du ciel, inonda toute la terre. — Il fut guéri 
(§ 101, 2°) en mangeant (= ayant mangé) une 
feuille de rose. 



§ 93-94. — Verbes irréguliers. 

o-uy-Y^yvo^at (dat.), se joindre paa&eia, té, palais 

[à, suivre les leçons de <7xa9[/.ôç, ô, station , étable 

■napaSo^o;, ov, étrange, inat- Trapàâetao;, 6, jardin 

[tendu ipripoç, sec 

aîretv, demander (petere) araipo;, ov, inexpérimenté 

195. 'ApTa$£p^7}ç, tyîç à7co(yîtÊi»YÎç olxjtou àp7raç9eicyjç, 
Ç'/l^à GOfcôt xaTacpaywv ■ « Oïaç , àrcev , tjoovyîç à7retpo; 
V)V. » — revo(/.£vy)ç [/.àyvjç, cpovoç èyeveTO Àa*eBatt/,ovt'toV 
tcoTojç. — 'EyayeV/oTo ©aVTjç x-axà (dans le courant 

de) TO TïïpWTOV 6TOÇ T^Ç TpiOOtOGTYiç 7ré[/.7TT7ÎÇ ûl'jpUOC- 
Boç. 'E[/.7UÊ7UTWÎta|/.6V ÊtÇ TO'JÇ TTOT^IU'OUÇ ' Tt [/.5&X0V 

71 elç 7)imc$ £X.£Ïvoi; — Kp£ïxTov ûç fcopafcaç yj eIç xoXa- 
xotç £p.7TT£G£tv ' oï f/iv yàp V£xpoùç , oï o*è (,wvTa<; Ê<JÔiou- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 169 



VOV U7TO ArjJAOTOcVO'JÇ. 

194. HoVXcù |X£t£co /.a^à 7C£7u6vGaffiv utco twv <W£o- 

Xd>V Y] Û7TO TCOV 7ITOX£[XUOV. Ol CTpaTltOTOCl GlXTTOV opa,- 

u.oCvTai, êàv xal 6 cTpaTioyo? tteCoç 7)ytîtou. — "Ea 
ty)v Qupav àv£(|)Y[yivYiv. — riXouTOç eù^ai[/.ovi'av où (p£p£i 
tû xE/.Tr^ivw. — @£o; rco'Xùv u£tov àrc' oùpavou /laç 
rcôwrav ttjv yyïv xaTéît^uGsv . — *P6o*ou (pu)^ov cpayœv 
lâGv; . 



§ 93-94. — Verbes irréguliers. 

Notes. — i OYaç ^ov%, et non pas -n'voç ■yjSovTjç, parce 
qu'il y a ici une exclamation et non une interrogation. 
(Voyez le tableau du S 60.) — 2 Voir, faire voir, savoir, 
en grec, ne sont jamais suivis de l'infinitif. — 3 L'aoriste 
suffit souvent à rendre l'idée de commencer à faire une 
chose. 

195. Comme ses équipages avaient été pillés, 
Artaxercès se mit à manger des figues sèches : 
« Quelles délices 4 j'ignorais! s'écria-t-il. » — 
Une bataille s'étant livrée , il s'y fit un grand car- 
nage des Lacédémoniens. — Thaïes était né dans 
le courant de la première année de la trente- 
cinquième olympiade. — Nous sommes tombés 
au milieu des ennemis : en quoi cela est-il plus 
vrai que de dire (== on peut tout aussi bien dire) 
qu'ils sont tombas au milieu de nous? — Il vaut 
mieux tomber aux griffes des corbeaux qu'aux 
mains des flatteurs : car les premiers mangent 
des morts, mais les seconds des vivants. — 



170 PREMIERS EXERCICES GRECS 



Gtv. — Oùx, àv ylvotTO voo; kocxoç (ppovôv y.<x.\G>ç. — 
'AvaEayopaç où ye^âv 7uots (ocpOy) ou^à [môiôv. 

196. Beaucoup de neige tomba de nuit. — 
Alcée dit [que] ni homme ni femme n'évitera les 
passions. — Quels [maux] a soufferts (aor.) le 
Christ, parce qu'il était à l'excès ami -des- 
hommes (— humain)! — Nous nous joindrons 
à lui. — Ils étaient devenus alliés. — Nous 
sommes nés une fois, mais il n'est pas possible 
de naître [aor.) deux fois. — Cyrus rasa le jardin 
et brûla le palais. — Il demandait à boire (aor.). 

— Diogène ayant vu un jour un adolescent rou- 
gir (§ 320) : « Voilà (== telle est), dit-il, la cou- 
leur de la vertu !» — Je courais pour éviter 
(part, fut.) les meurtriers. 

197. Thésée conduisit les Athéniens des bour- 
gades [qu'ils habitaient] dans une seule cité. — 
M'ayant vu, ils se mirent-à-crier. — Ayant mangé 
plus que le suffisant, il étouffa. — Enfant, 
puisses-tu-devenir plus heureux que ton père! 
■ — Il est pénible de tomber (aor.) du pouvoir. — 
Marie mit-au- monde Jésus dans une étable. — 
Ton ambition enfantera la guerre et l'inimitié. 

— Quelle chose a eu lieu? tu semblés (§ 95, 1°) 
devoir dire quelque chose d'étrange. — Que 
chacun des deux parle (aor.) à [son] tour; toi, 
parle le premier. — Que celui qui est bien reste 
comme il est. — Nous conjecturons les choses 
futures d'après (!*, gén.) les choses passées. — 
Isocrate mourut à l'âge de cent ans. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 171 

Un esprit méchant ne saurait devenir plein de 
bons sentiments. — On ne vit jamais Anaxagore 
ni rire ni sourire. 

196. Xtcov izoXkr) vuxtoç 67ce<ye. — Tàç £7ui0u[jc.laç 
O'jts àvo*poc >iya 'AÀJtaïoç cpsu^eaOat, outê yi>vaw.a. — 
Ota * â'îraGsv 6 XpiGToç o\6ti xaO' Û7î£pêo>,Y)v (ptXàvGpw- 
tuoç r;V. — Aùtû <7uyy£VY)<j6[/.E6a. — 2]u{/.[/.a^ot eyeyé- 
vyjvto. — rsyova[7.£v àxa^ ■ Stç S' où* for* y£V£c>9at. — 
Kupo; tov TCapaSEtcrov êEekoiJ/e xai toc (3a<j&£ia zaréttau-, 
<î£v. — "Htêi 7ui£tv. — ÀioyéVY); iSwv 7UOT£ [mpbbuov 
èpuOpuov 2 ' « Toioutov, eçY), IgtI to tyjç àp£TYJç ^pcop.a. » 
— 'Eyco toÙç çoveaç (p£i)Ç6|/.£Voç â'ôsov. 

197. '0 ©Yiceù; toi»; 'AÔTjvaiouç elç piav rcoliv octto 
twv o^xcov viyay£V. — ISovteç j/,e àvÉzpayov 3 . — Il^iov 
toû iscavou £{/.çay<i)V à7U£7uvtyY). — Q xaï, yévoio tou 
TuaTpô; eÙTu^£<jTspoç ! — Trlç àp^ç Ijtwecfitv y^ocXexov. — 
Mapia tov 'Iy)<7oOv et£îC£V iv «7TaO[xô. — 'H (77) cpilo- 
Ttpia xoXejj.ov xoli à'yOpav té1;£toci. — - Tt éy£V£To; rcapa- 

SoÇOV Tt £p£ÏV ÔOmç. 'Ev |/,£p£t £/.0CT£pO; dirOCTG) ' GV 8è 

WpOTfipOÇ >iy£ (OU &17U& ) . — '0 KOCAtOÇ i'^OJV O>0"7U£p £^£l 
(A£V£TG>. Ta £CO|/.£V0C £tJtà£o|/.éV £X TWV y£yOVOTG)V. 

'0 'IcOX-pàTYlÇ £/.aTOV £TY) y£yOVWÇ ETEA£'JT7)«TEV. 

Remarque. — Avertir les élèves que dans l'expression 
il parla le premier, l'adjectif premier n'est pas une 
épithète, comme dans le premier homme, mais un 
attribut adverbial , c'est-à-dire un attribut équivalant à un 
adverbe : il parla en premier lieu. Or en grec l'attribut 
ne prend pas l'article. On dira donc, sans article, ^pw-roç £c7rs. 



12 



172 PREMIERS EXERCICES GRECS 



RECAPITULATION 

SUR LES TEMPS SECONDS ET LES VERBES IRRÉGULIERS 

\6yov v-Kiyo)) rendre compte ripuopeiv , aider (dat.) 
yevvouoç , généreux , de bonne — punir (ace.) 

[espèce rcXàvrç, erreur 

TipapeïaOai (moy.), se venger àvoia, sottise, folie 

(juverd;, dv, intelligent ?pàv, faire (g 82, 3°) 

198. Aoyov u<p£ÇEiç tûv TfiToXjryityivwv. — Touto tte- 

7UOv0à G£ à/.OUCOV Ô7T£p TZOLGfOVGW Ol TO'jÇ l^OOç GttYY)- 

veuovTsç. — 'Pft|/aç Xoyov tiç aux àvoetpetTat 7WtÀiv. — 
"OffOiTuep S7ïe^£tp7)(îav Tvpoç tov tùv EUpaûv (3aaiA£a 7UO- 

A£{X£IV j aTTaai <7UV£7TE(7£V £^ àS6E(OV |X£V y£V£(79at AajATTpOlÇ, 

sx -£V7)Ttov &£ TCAouaiotç, Ix Taire tvôv &è TzoXkr.c, y copy.; 

SfitflTOTatÇ. ISOCRATE. KaÀOOCYJÇ T7ÎÇ 7CXTpi&0Ç 0*£Ï 

xxvTaç irpoaBpa^av. — 'Etïl o*aiuvov £p^o|/.ai uuro cou 
xexAy][/ivoç. — Aixaia opàcaç <yutz.u.aYûuç é'Çeiç Ôeouç. 

"OtS TÛ Kupcù TOG (âlOU TQ TEÀOÇ 7)0*7) 7faû7)V , EXaAEGS 

to'jç nrarâaç xai toÙ; cpi'Aouç. — '0 xapTspr.ça; eîç teXqç, 

O'JTOÇ (7(«)9r/Ç£Tai. 

199. Tu porteras sans te fâcher (§ 95, 2°) un 
grand fardeau. — Diogène supporta très géné- 
reusement sa propre mise-en-vente. — Alexandre 
prit les éléphants de Porus. — Diogène entreprit 
de manger (aor.) des viandes crues. — Tu 
subiras de justes [peines]. — Quand serons-nous 
débarrassés d'erreur et de sottise? — Quel âge 
a-t-il? Cinquante ans. — J'ai vu mes amis deve- 
nus (aor.) heureux grâce à (o\a, g en.) moi, et 
mes ennemis asservis par moi. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 173 

RÉCAPITULATION 

SUR LES TEMPS SECONDS ET LES VERBES IRREGULIERS 

Notes. — ! *0(mep n'est pas du tout un mot oiseux 
qu'on peut substituer ad libitum à 6'ç (§61). — 2 Tra- 
duction plus libre et meilleure : « Un mot parti ne revient 
pas. » — 3 D'après la grammaire de Leclair, on peut dire 
aussi yeyovtoç sixoatv èxtov; c'est une erreur, née de deux 
ou trois passages mal compris. 

198. Tu rendras compte de ce que tu' as osé 
faire. — J'ai éprouvé en t'écoutant précisément i 
ce qu'éprouvent ceux qui prennent les poissons 
au filet. — Quand on a lancé une parole, on ne 
peut la rattraper 2 . — Il est arrivé à tous ceux 
qui ont entrepris de faire la guerre au roi de 
Perse de passer de l'obscurité à la gloire, de la 
pauvreté à la richesse, d'une humble condition 
à la possession d'un grand territoire. — Quand 
la patrie nous appelle, il faut tous accourir. — 
Je viens souper sur ton invitation. — Fais des 
choses justes et tu auras les dieux pour alliés. 
— Quand Cyrus vit approcher la fin de sa vie, il 
appela ses enfants et ses amis. — Celui qui 
aura tenu bon jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. 

199. Oïaeiç, cpopTtov f/iya ovx. à^96[/.£voç. — '0 Aïo- 
yévyjç ty)v êauToO 7upa<7iv yevvaiOTaira T^veyjte. — Toùç 
ricupou éXïcpavTaç eiXev 6 'A'Xëçavqpoç. — AïoyévYjç 
co{/,a îtpea £7re^eip7)<T£ (payeïv. — Aîxaioc Tzeiaei. — IIqt£ 
àTra^ayYiTo^eOa 7rXàv7)ç jcal àvoiaç ; — IloTa v\ri\ 3 
yeyovojç Êttiv ; II£vty)>covtoc. — Toùç jjiv op&ou; £77£ïo*ov 
oi l[/.ou eùooti(i.ov3C<; yfivoj/ivouç , toùç <$è içàX£jx.iou; ôît' 
èy.oO SoiAcdôéYraç. XÉNOPHON. 



174 PREMIERS EXERCICES GRECS 

200. Ceux qui ont été nourris (aor.) par la 
même mère et qui sont chéris par les mêmes 
parents, ceux-là sont de tous les plus proches 
[parents]. — La lumière est venue (parf.) dans 
le monde et les hommes ont plus aimé les ténè- 
bres que la lumière. — La richesse invite les 
jeunes [gens] aux (em', ace.) plaisirs. — Bienheu- 
reux les purs, parce qu'ils verront Dieu. — 
Heurtez, et il vous sera ouvert. — Un homme 
intelligent, voyant (aor.) un méchant puni, s'in- 
struit lui-même. 



VERBES RENFORCÉS 
§ 95, l°-3°. — Verbes renforcés par s ou r\. 



REMARQUE. — L'impératif -/aïps signifie porte-loi bien, bon- 
jour, adieu! De là les locutions Xéyw yoeepsev eroi, eà> ae you'psiv, 
je te dis adieu, je t'envoie promener. 

BoyM (jt.ot, il me paraît bon de o\y.iX s o[j.<xi{dat.), intenter un 

§ta-cpépw, se distinguer, différer Trap-e'xw, fournir [procès 

oxvsTv, hésiter, appréhender TrcaÇw, plaisanter 

ôixaÇoj, rendre un arrêt, juger m'ôoç , 6 , tonneau , jarre 

201. Toùç o*£x<x <7TpocT7)yoùç eêouXeuGaaôs àOpoou; 
zptvsiv , :rapav6|xioç , wç sv tw uGTspov ^povco 7ïa<7!.v ujjlTv 
e^oEs. — Toïç cTpaTïiyoïç I'ôoÇe izvXkk tôv 67UoCuytfc>v 
a7ro^.£tTC£iv. — 'Eàv tyîç <pi>.o<70Çiaç a:ïT£(;9at eôs^cir,? , 

TÔV àXXoJV 7TO"XÙ SlQlGfitÇ. KlAlb) TOV TU'QoV , £©'/) A ! .o- 

yév'o; , t'va [/.*/) (xovoç àpyeïv oV/.Gi> £V tqgootoiç spyaÇo{A£- 
votç. — Xaïp£. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 175 

200. Ot U7TO T7Î; a'JTTÎÇ [/.YJTpOÇ Tp7.(p£VT£Ç XOCl 0770 TWV 

aoTtov yovstov àya7rwp.£V0i , rcàvTajv outoi olmoTaTOt. 

— Tq cpû; £Vo"XuÔ£v 6tç tov xogjaov , xat Y)ya7UY)<7av ot 

àv0ptO7TOl {/.aÀÀOV TO CX.OTOÇ (OU TOV CXOTOv) Y) TO (pÛÇ. 

— '0 ^"Xoutoç 7tapaxa^£ï tovç véouç stci Taç v^ovàç. 
IsoCRATE. — Max,zpiot ot x%6apoi, ots tov @sôv o^ov- 

T7.t. KpOU£T£ îtaï àv£(oÇ£Tat UfJLÎV. S'JV£TOÇ aVY)p, 

tQù)V (§ 221) XOV7)pOV Tl^COpOU(JL£VOV , auTÔ; 7Tai$E'J£Tai. 



VERBES RENFORCES 
§ 95, l°-3°. — Verbes renforcés par s ou v\. 

Notes. — i AtacpspEiv, différer, nvoç, de quelqu'un, 
tivi, en ou par quelque chose, ojSév, 7ioAu, nullement, 
beaucoup. — 2 Bien faire remarquer que Soxw, sembler, 
veut un sujet personnel (288). — 3 ~Qv est mis par 
attraction (g 205). — 4 En latin et en grec on met l'infi- 
nitif futur après espérer, promettre , jurer de, menacer, 
et c'est logique. 

201. Vous avez décidé de juger tous à la fois 
les dix généraux : c'était illégal, comme vous 
l'avez tous reconnu plus tard. — Les généraux 
jugèrent à propos d'abandonner plusieurs bêtes 
de somme. — Si tu veux t'adonner à la philo- 
sophie , tu l'emporteras de beaucoup sur les 
autres 1 . — Je roule mon tonneau, disait Dio- 
gène, afin de ne pas paraître seul oisif au milieu 
de tant de gens qui travaillent. — Adieu ! 



176 PREMIERS EXERCICES GRECS 

202. — Mon père fut décidé [= fut persuadé) 
par Périclès à venir (aor.) dans cette terre, et 
nous n'avons jamais ni nous ni lui intenté de 
procès à personne, nous n'avons pas-non -plus 
(où&è) été poursuivis -en -justice ((peuyto). — Il 
semblera (§ 288) à quelques-uns de vous que je 
plaisante 1 . — A qui d'entre vous semble-t-il que 
je plaisante? — On annonça (passif) à Périclès 
que les Péloponésiens étaient sur le point (opt.) 
de faire -une -invasion dans l'Altique. — Est-ce 
que (apa) vous vous imaginez [que] celui qui a 
trompé (parf.) les juges hésitera à vous tromper? 
— Les hommes auront toujours plus besoin de 
sagesse que de richesse. 

203. Cet homme, étant pauvre, a pris une 
femme riche, et il est devenu son esclave. — Il n'a 
rien fait de ce qu'il avait promis. — Les soldats 
s'imaginaient qu'ils ne verraient jamais (inf. fut.) 
leur patrie. — Il promit (§ 287) de donner 
(= fournir) un spectacle de gladiateurs. — Quand 
(otocv) Dieu veut [qu'une] ville prospère (aor.), 
il y -met (êf/.-7ïotsïv) de bons citoyens. — On 
peut calculer (aor.) l'avenir par (ex, g en.) les 
choses passées. — Il m'a poussé à-bas-de mon 
siège. — Ne te soucie de rien. — Uy a des 
gens qui ne se soucient pas de leur âme. — Tout 
s'en est allé. — Ceux qui restaient (reliqui) 
étaient peu nombreux ; car plusieurs s'en étaient 
allés (aor.). — Adieu, fatigues. — Envoie -le 
promener. 

1 Je semblerai plaisanter. Ce tour personnel est seul correct. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 477 

202. '0 É|i.ôç 7uaT/)p Ê7U6taôyî Û7U0 Il£pix.A£0uç elç tocu- 
T7)V (ou novoe) tt)v y^v àçucscOai , xai O'joevl tzo'jizqzz 
o'jts YJU.6ÏÇ oute ek&Îvoç oijcyiv édMtoc<rai/.£9a , oùo° È<puyo- 
[à£v. — AoËto 2 Turlv û[/.ato 7rat'Çeiv. — Tîctv u[/.ûv oox.(o 
TcaiÇetv ; — 'HvyéAÔY] rUputAEi oti rieXoxovvYiatoi j/iA- 

X.OLEV dr>£iXkziV îlç T7)V 'AtTUMQV. ToV £^7]7ra.TYlX.6Ta 

toù; oucaffiràç àp' ôkvyjgeiv u|/.aç éçttftftft&J oïegQe 5 — 
'Aet oYoGovTai àvOpco7coi cocpiaç [/.aAAov y) tt;Ao6tou. 

203. O'jto; 6 àvyjp , 7reVYjç wv , irAouGi'av yuvaïxa, 
éyr)|AS, x.?i SoO^oç xÛttîç yeyov£ (y£yéV/)Tai). — 'E&poc- 

<J£V O'J&SV COV 3 ( = TO'JTWV à) UTSEG^ETO. EURIPIDE. 

"QoVTO Oi GTpO,TttoT0U O'JTCOTE TY)V TUOCTpi'Ba O'^êgÔoCI. — 

TttIg^eto Ôeocv 7uap£E£iv 3 {/.ovo(/.à^a)v àvSptov. — "Otocv 
Po'j^yjTat ®£oç eu repayai TûoAtv, àvBpaç àyaôoùç Ip.TuoteT. 

— "E^axt GuAAoy(cacQai to [/.eAAov 1k tcov ysyovQTow. 

— 'Ex, tyîç ebpaç e<oge us-. — MyjSevoç coi u.t)i&T(i>. 
LYSIAS. — EIgiv oîç ouoàv {aeAsi tyîç éauxtov ^u£/)ç. — 
Ofy&rai rcavra. — 'OAt'yoi yjcav 01 àoitcoi ' 7ûoAAoI yàp 
w/yjVTo. Xénophon. — XaipovTwv 7ÏÏOVOI. Euripide. 

— ToOtov ^atp£iv la (fceAeuê), ou Aéy£ toutw yatpav. 

Remarque. — Dans la phrase : iZ n'a rien /ait de ce 
qu'il avait promis, la proposition relative est en français 
au plus-que-parfait, mais en grec elle doit être à l'aoriste, 
comme on le voit par la phrase d'Euripide : Ô7tsGX ST °j et 
non pas vTziaxrpo. {Syntaxe, § 220). 



178 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 95, 4°-6°. — Verbes renforcés en vw et avw. 

à7to-TUYxava> , échouer, ne pas eÙ7cpeinqç , convenable , ho- 
[obtenir (g en.) [norable 

èy-Tuyxavio (dat.), rencontrer i-Ktybipioi; , indigène 

{xttrôdç, 6, récompense, salaire àomavYi, dépense, ressource 

204. Toïç 'A6y)vaiotç 7)u$6to to vocutlxov oltzq tyîç Sa- 
-rcavy); viv ol au{/.|/.a^oi cup-^lpoiev. — 'Q IlaXXàç, Seup' 
àcpi'xou, ^aêouaoc (§ 303) tt)v £V <rrpaTeiatç te xa! 
[aoc^ociç Y)[/.6Tépav auvepyov NtXYiv. — n^dcTwv, ^oiào- 

pOU|/.6VOÇ Û7UO TIVOÇ ' Aéyg , £<pY) , XOOtWÇ , £7T£l (puisque) 

îca>.o>ç où |/.E[/.àOy]xaç. — Atxaioc Spaaaç çtif/^à^ou 

TE'J^Y) ©EOU. EÙTU^£tÇ, O) (JTpOCTtÛTai, Ol OCV (§ 61 , R.) 

£V (/.à^7) T^Ç £Ù7rp£7U£CTTàTYlÇ IttyoXjl TE^EUV/JÇ. — - 'E^7)<p- 

ôyjaav oùx, èXdcTTOuç ÊTnraîciGYiXfepv. — IlàvTa 7uoiet a>ç 
(dans la pensée que) oùSsva Xyjgcov. 

205. Je me suis oublié moi-même. — N'ou- 
bliez pas (aor.) ce qui a eu lieu (parf.) — Les 
enfants vont (cpoiTâcv) aux écoles pour [y] ap- 
prendre (part, fut.) les lettres et la vertu. — 
J'envoie l'armateur à la ville pour s'informer 
(part, fut.) au -sujet- de mon frère. — Après- 
avoir-chassé les habitants-du-pays , Périclès par- 
tage l'île aux Athéniens qui [Y] avaient-obtenue- 
par-le-sort. — C'est à propos (tlç xaXov ye) que 
je vous ai rencontrés (parf.); car je suis sur le 
point de régaler Callias et son père. 

206. Heureux celui qui a trouvé (= obtenu) 
un ami fidèle. — Neptune obtint par le sort la 
domination de (ev) la mer. — Pourquoi, Solon, 
n'as-tu pas déterminé de peine (g7rm' k iuov) contre 
(xocra, g en.) ceux qui-frappent leur père (plur.)ï 



PREMIERS EXERCICES GRECS 179 



§ 95, 4°-6°. — Verbes renforcés en vw et «vw. 

Note. — Aayyàvto veut l'accusatif ou le génitif. Mais 
ïl'xyz SixaffTfc signifie il fut nomme juge par le sort. — 
AafxCavw fait à l'aoriste passif èX^Qtjv, au parfait £i'X^fx(xat. 

— * Su(xcpépot£v est un optatif de répétition (§ 272, 
Rem.). 

204. La flotte athénienne s'augmentait grâce 
aux sommes d'argent que fournissaient les alliés 1 . 

— Viens ici, Pallas, avec la Victoire, notre 
auxiliaire dans les expéditions et les batailles. 

— Platon , injurié par quelqu'un , lui dit : « Parle 
mal , puisque tu n'as pas appris à bien parler. » 

— Sois juste et tu obtiendras l'alliance de Dieu. 

— Soldats, heureux ceux qui trouvent dans le 
combat la fin la plus honorable. — On n'en 
prit pas moins de sept mille. — Fais tout dans 
la pensée que tu n'échapperas à l'œil de per- 
sonne. 

205. Kaî 6|/.auTo0 £7u)i);Y)G(v..'Xi. — Mt) tgW yeysvr/- 

(Ac'vtoV £7TlX7.ôr / 'j0£. Ol TCaukç ûç TOC (Hû*0CGy,0cX£Îbc epot- 

tco<7'. toc ypàf/.[/.aTa xat ttjv àp£T7)v [/.a07)c6{/.£vot. — Tov 
va'jxfoopov 7T£(A7ca) elç à<7Tu 7C£ug6[A£VOV Trspl too g|/.o0 
àoeX<pou. — Toùç Èm^aipioyç iie'ky.av.; a7ravTaç, 6 Ile— 
P'./.Iyi; oiavé[jLËi tyjv vtjgov 'AÔYjvaioiç toÎç "koijo\Jaiw. — 
El; xaXov y£ Op/tv cuVT6TU£/)xa * écTiav yàp [/.0,1a) Kal- 
Xt'av xal tov waTepa a'jTOu. 

206. Ma&XpiOÇ OCTIÇ mGTOO (pi'XoU £TU££V. Ilo- 

<7£lB(DV £Xa£6 T7)V £V OocXoCTTY) o\>V0C<7T£Î0CV. AlOC T6j 

oj EoXcov, xairoc Toiv tucuovtcov toùç 7raT£pa<; e7citi'{mgv 



180 PREMIERS EXERCICES GRECS 

Parce que je n'ai pas estimé ( u7uo-Xa(/.ëàvci> ) qu'il 
y aurait (inf. fut.) de tels [coupables]. — Peut- 
être échapperas -tu -aux -regards des hommes , 
après-avoir-fait quelque chose d'inconvenant; tu 
n'échapperas pas aux regards de Dieu. — Ne dis 
pas d'avance ce que tu dois (§ 223) faire, car si 
tu échoues (= ayant échoué), tu seras moqué. 

207. Ceux qui-régnèrent-sur l'Egypte après 
Alexandre accrurent presque tous les palais 
d'Alexandrie par des constructions somptueuses. 

— Le Tigre, accru de (s*) plusieurs autres 
fleuves, se jette dans la mer (tcovtoç, 6) de-Perse. 

— Jésus chassa (s^-^auvw) du temple les ven- 
deurs (== vendants). — La ville est prise (îcaTa- 
"Xa^êàvw). — Nous rencontrerons la garde devant 
les portes. — Il promit de sauver l'enfant, s'il re- 
cevait [fut.) une récompense. — Chrysès priait 
Apollon en disant : « Puissent les Achéens expier 
(aor.) les larmes d'un père! » 



§ 95, 7° -8°. — Verbes renforcés en <rxo>. 

ocptç, 6, serpent xYjpt'ov, rayon de miel 

psXo;, to, irait otv-âipétv, faire périr 

wcpeXÊiv, aider xuvrjyoç, ô, chasseur 

îp.àTiov, manteau àpécrxo|/.ai , se contenter de (dat.) 

208. OûoE.iç tocç [/.s^tTTaç Bsoî&oc^e fà xv)pta gpya- 
ÇêgOoC!,. — 'H Scpiyç, CKcH'tcq&oç to al'vty[/.aeupovToç, Ix 
TOÉTpaç towrijv pi^arra àv-£f7^v. — 'AxoOavtov , 'ÀXeÇ- 
avSps , totoôtov x&Oéçeiç (§89, R.) tyjç yr\ç oaov e*£ap- 
&sï 7rpo; to TSTacpOai tû <ja>{/.3tti. — Me|/<vY)(yOj tït^outcov, 



PREMIERS EXERCICES GRECS 181 

oùy woiffaç; "Oti oùy uw&abov IgetOocc toio'jtodç. — 
'AvGpwxo'jç ttèv ltoj; XrjGEtç àTOxov ti izoir,a<xç, où ^YJaeiç 

($S @£OV. [A&XX&bÇ 7TpàTT£tV [XY) irpO^EyE ' à7TOTU- 

yùv yàp yE^aaOïoasi. 

207. Oî [aet' 'A7i£avo*pov Aiyu7rTou |3a<7i>.eu«7avTeç 
oveSov a7ravT£; 7uo^uTeXect JtûCTa<7xeuaï<; Yi'jEïjcrav toc (Ja- 
aîXeia tyjç 'A^e^av^peiaç. — '0 Tiyptç , ex. xoX'XgW àX- 
Icov 7roTa[7xov a<j$Y)6à;, elçêàX^et elç tov xovtov tov 
7uep(jt)t6v. — '0 'Iviaouç ex tou Upou tooç tccAoOvtocç 
IÇy^ocgev. — 'H 7t6)aç 3caT£ft.7i7UTat. — ^iAoC/CT) 7rpo 

TCOV 7UU>,C0V évT£U$6[/.E6a. 'TtûeV/ETO GiOGilV TOV 7ïCUO*0C, 

El (JCIgOqV V/l^ETa.t. '0 Xp'JGYJÇ TÔ 'ATCO^OJVC 7)UY^£T0 

Tiytov • « Tfaeiav 'Av^oaol rcaTpo; o*àx.puoc. » 



§ 95, 7° -8°. — Verbes renforcés en sxw. 



Notes. — Le passif àpéffxofxou ne se rencontre guère 
qu'au présent. — 1 D'après la Fable, le Sphinx^ monstre 
moitié femme moitié animal , proposait une énigme aux 
passants et tuait ceux qui ne devinaient point. — 2 C'est- 
à-dire des vêtements de deuil, à la suite de la perte d'un 
parent ou d'un ami. 



208. Personne n'a appris aux abeilles à faire 
leurs rayons. — OEdipe ayant trouvé l'énigme, 
le Sphinx se précipita du haut du rocher et se 
tua 1 . — Une fois mort, Alexandre, tu n'occu- 
peras de la terre qu'autant qu'il en faut à ton 
corps pour y être enseveli. — Souviens-toi, si 



182 PREMIERS EXERCICES GRECS 

toÙ; TvivriTOLç ojcpeXc'tv. — Elç touç V£a)GOt>touç y) ::6)aç 
àv/j^tocev où/. eXàTTco ^vXûov rocXy.vTwv. — Etç Asuce- 
Bai[JLOVjX 7capay£v6|/.6voç Ttç y.at, ty)v xpoç to'jç jupecêuraç 
■:wv véwv Tipv ÎOIOV ■ « 'Ev E7uàpTY) fADVï), £(pv) , "hjQl- 

zeksX yvipdcçîteiv. » — Mapauaç eopùv aù^où; ooç eppu|>ev 
'AOyjvoc, y)X9çv stç eptv Trepi |/.ou<Jtfc*7)ç 'Arco/Acovi. 

209. En cherchant tu trouveras. — Demandez, 
et vous recevrez; apprenez, et vous vous souvien- 
drez. — Etant-sur-le-point-de mourir (futur), 
Périclès se félicitait de-ce que (Sti) personne 
parmi les Athéniens n'avait pris (aor.) de man- 
teau noir à cause de lui. — Souviens-toi, étant 
jeune, que (<hç) tu seras vieillard un-jour. — 
Les libertins dépensent-à-F avance ( 7upo-avaXtG)C(o ) 
dans la jeunesse les ressources de la vieillesse. 
— Il est doux à ceux qui sont sauvés (aor. pass.) 
de se souvenir des peines [endurées]. — Eury- 
dice mourut mordue (aor.) par un serpent. 

210. En jetant dans (elç) la pente des traits, 
des lances et des pierres, nous atteindrons les 
ennemis et nous [en] blesserons plusieurs. — 
Socrate ne consentait pas à abandonner (aor.) 
Alcibiade blessé (parf.). — Néoclès , fils de 
Thémistocle, ayant été mordu par un cheval, [en] 
mourut. — On dit que les lettres ont été inven- 
tées (aor.) par Mercure. — Tout homme qui est 
intelligent (§ 299) se contente de ce qu'il a 
(= des choses présentes). — Tous deux sont 
morts — L'épée blesse le corps, la parole [blesse] 
l'âme. — Un sanglier (= porc sauvage) blessa 
les chasseurs de [sa] blanche défense (== dent). 



PREMIERS EXERCICES GRECS 183 

tu es riche, d'aider les pauvres. — La ville n'a 
pas dépensé pour ses arsenaux moins de mille 
talents. — Quelqu'un qui se trouvait à Lacédé- 
mone dit en voyant les égards des jeunes gens 
pour les vieillards : « Ce n'est qu'à Sparte qu'il 
y a profit à devenir vieux. » — Marsyas ayant 
trouvé des flûtes qu'avait jetées Athéné, vint dis- 
puter le prix de la musique à Apollon. 

209. Zyjtûv eûpvifjeiç. — A'mhrs, jca! ^Yj^ecOe ■ {xav- 
03cv£T£ &£, îtoù (;,£{/. v^<7£G0£. — MeXXcov a7roÔav£ïcQai 1 
Ue.pix.'kr l ç iauTov E[/.a%api£Ev ôti, oùSsiç 'AÔY)vaitov [jtiXav 

IJXaTtOV ' &t' aÙTOV £V£(>U. M£{/.VY)<70, V£OÇ wv, Ct)Ç 

YEpCOV (77p£cêuTY)ç) £G£t TUOTE. Ol <X>c6XaGTOl £V TY) 

VEOTTQTl TOC TOU JYlÇXùÇ écpoSia 7upoava)acr/COu<7iv. — 'H Su 

TOI? (7œ0£Ï(7t [/.&(/.VY)<;Qai l TCOVCDV. 'A7T£9aV£V EÙpuSlXY) 

îinyfitÏGOL U7r' oçecoç. 

210. Hjxa;, sic to xdcTavTeç koÔL fiCkf] xoli SopaTa 

Xat 7U£TpOUÇ pi7TTOVTÊÇ , lÇtÇ6|/.£0a TÔV TCO).£[/.UOV Xat TCO'X- 

Xo'jç xaTaTpc6(70^£v. — T£Tpto[/ivov 'A>.xiêià&7)v oùx, 

Y]Ô£>.£ S(t)X.pàTY)Ç à7U(Al7C£ÏV. — NêOJC^YÎÇ, 6 @£[At(7TO)t>,£Ol»; 

ulo;, ucp* IVrcou ^Y)^0etç à7T£0av£v. — T<p' 'Eppiou Xly£Tat 
Ta Ypà[/.{/.aT& £up£Ô7}vai. — lia; 6 guveto; gW àpÉay.£Tai 

TOI? TUapOUfftV. "A^CpCO TEOvaTW (TEGvvjfcaaiv) . — 

Sîooç TiTpcoa>C£i ctofAa, tov Se voîiv ^oyo;. — Su; àypioç 

}.£U>t(£ OÔQVTl TOÙ; Gv)p£UTà; £TÛCO(7£, 



184 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 96. — Verbes en Aco, jaw, voj, co). 

FUTUR ET AORISTE ACTIFS 

<xTio>tp(.'vou.ai , répondre 7rap-ayyéÀÀo), faire dire, re- 

T£Xfxatpo[xat , conjecturer, juger [commander 

à[xuvo[/.ai , repousser £7c-ayyéXXo[/.ai, promettre, 

k-Ko-y.B'^0), tondre, couper [se faire fort de 

Ô7io-|/iv(o, subir X a ^ £7tatvw > se fâcher 

211. Ol 'A0Y)vaïoi toùç AaxeBai[/.ovto'jç à7UY)A'Xacav 
p.avTsç, ev êxàcT<j) éxVopcoGav. — '0 ©yjceùç, <7uvoixt/>a; 

TOVÇ TÏ)V AtTLX7)V Xy.TOLXOUVTaç &lç £V CCGTU , £VOC &Y)|AOV 
àx-£(p7)V£V. 'E7T£t^àv àfcOU(7Y)T£ (§ 277) XpiVXTE. 

'AippoauvTjç Igti to xpivai xaxwç xà 7upay^aTa. — 
'AOvivaïot , àpavx£ç (§ 207) ex, tyjç Kfipxupaç , elç ttjv 
StXfiXuotv £7T£patoGvTO. — "Epyw , où ^oyco, ^p"0 TEXpf}- 
pacOai. — Aï)jxcovaç ÉptoTYjGravTi Tivt ' « Iloïa voftC^si; 
eivai toc £v "Ac^ou (185); » àx£ ■ « ri£pi-|/.etvov, xal s'xcï- 

8éV <JOt Em-«7T£ÀÔ . )) 

212. J'accueillis celui qui- voulait [me] parler 
et, [lui] ayant répondu, je le renvoyai (imp.). 
— Nous ne commencerons pas la guerre, mais 
nous repousserons ceux qui [la] commencent. — 
De mauvaises compagnies ont souvent corrompu 
les bonnes mœurs. — Il est difficile de discerner 
(aor.) le flatteur et l'ami. — Milon, l'athlète de 
Crotone, après-avoir-mis-sur-ses-épaules [moyen 
de où'pco) un taureau, [le] portait à travers le 
stade. — Les combats se décident (xpt'vo|Aat) plus 
par la valeur que par le nombre. — Tu couperas 
ces beaux cheveux. — Il fit- dire aux cavaliers 



PREMIERS EXERCICES GRECS 185 



§ 96. — Verbes en Xw, (*», v<o, pa>. 

FUTUR ET AORISTE ACTIFS 

Note. — En prose, le composé Sia-cpQe^co est plus usité 
que tpôei'pco. — j Le subjonctif aoriste àxouçTjTe correspond 
ici au futur antérieur latin : qnum audieritis. Au con- 
traire, ô'tocv àxou7]T£ signifierait : quum audietis. 

211. Les Athéniens congédièrent les Lacédé- 
moniens, après leur avoir répondu qu'ils enver- 
raient des députés. — Ayant fait trois parts, ils 
en assignèrent au sort une à chacun. — Thésée, 
ayant réuni dans une seule ville ceux qui habi- 
taient l'Attique, en fit un seul peuple. — Ne jugez 
qu'après avoir écouté 1 . — C'est le propre de la 
sottise que de juger mal les affaires. — Les 
Athéniens, étant partis de Corcyre, naviguaient 
vers la Sicile. — Il faut juger sur des faits, 
et non sur des apparences. — On demandait à 
Démonax : « Que penses -tu de ce qui est aux 
Enfers? » Il répondit : « Attends, et de là je 
t'enverrai des nouvelles. » 

212. IIpoaso*s£:/.|xr l v tov (3oua6|X£vov Aéyeiv ti xocl ârco- 

Xpivà[AEVOÇ à7P67Cfi[/.7UOV . O'JX, àpÇ6(/.e0x 7UOÀ£(Jt,OU , àÀAflt 

to'j; àp£0[/.evouç à|/.uvo'J|As6a. — Kaxai 6(/.iAtat Ta y prj- 
gtoc y.Otj 7?oAA-àxiç (H^coGapav. — Xocàetttov Igti &iaxpivat 
tov xoAaxa xal tov ©iàov. — Mîacov , 6 ex KpoTwvoç 
àOXr ( T7)ç, TaOpov âpau.evoç, e<pepe ^'-à. too cTacù'ou. — At 
[/.xyai xpivovrai (/.xaàov ty) àv^psia Y) tû 7CAY)6ei. — 
Ta; jtaAaç tocutoc; x6[/.aç ûMrQXep&ïç. — napYjyyeiAe toi; 



186 PREMIERS EXERCISES GRECS 

d'attaquer. — Us rapportèrent que le fleuve était 
(opt.) guéable. — Jamais Socrate n'a promis à 
personne rien [de] tel. — Je n'ai jamais subi un 
si grand orage dans (xa-ra, ace.) l'Attique. 

213. Persée tua la bête-sauvage que les Néréi- 
des avaient envoyée (aor.) contre (èm', ace.) An- 
dromède. — Vous jugerez selon (*<xTà, ace.) les 
lois. — Je me fâcherai, si (èàv) tu te fâches 
(aor.); nous nous fâcherons, si vous vous fâ- 
chez. — Il parut-bon aux Trente de tuer (aor.) 
les métèques, et de mettre-sous-scellés (= con- 
fisquer) leurs biens. — Après -avoir -séjourné 
plus de quarante jours , l'eau du Nil baisse peu 
à peu. — Ils élevèrent un mur; l'ayant élevé, ils 
déclarèrent (moyen de al'pw) la guerre aux autres. 
— La puissance des Athéniens s'élevait claire- 
ment. 



§ 97-98. — Verbes en Xa>, (/.<*>, v<*>, pw (suite). 

PARFAIT ACTIF ET VOIX PASSIVE 

REMARQUE. — Ajouter aux verbes liquides qui ont le par- 
fait en --/]xa, ijtivto , rester, demeurer : {xepilvYixa. 

ôia-êaXXco, calomnier ssôtjç, rjxoç, tj, vêtement 

Ô7r(-p-êàÀAo), dépasser Scoc - C7:eipw , disséminer 

s[/.-fAsv(o, rester dans (dat.) obceiv, habiter 

ÎKDociW, tisser à7ro-a;acvw, déclarer 

214. IlpiXÇO^£V KOLTCC TOC £7T£<7Ta"X{A£Va U7TO TOÛ àp/OV- 
TOÇ. M"/) y.piVETS, l'va |A7) Xp(0Y)T£. 'Ev T7) 7T£pt 

Kàvvaç (aoc^y) è^-£Tà9y)oav tûv l 3 o3^at,'cov.£7i;Tà p.upiy.^s;. 
— Tyjv elç Ojxaç £uvoiav wap' £^.ol àei |/.£[/.£VY)xu?av 



PREMIERS EXERCICES GRECS 187 

ÎTnreCicytv et/.êà^eiv. — 'ATnoyyaAav ôti 6 7UOTa[AÔ; tuo- 
p£uatjxo; £ÏY). — ScojtpocTY); £7r/)yyaAaTO ovo&vi ttwttots 
toioutov oùo*£v. — OÙ7ùco7uot6 £y ( ' J ^axà tvjv 'Attiîoiv 

Ù7U£[X£lVa TOGOUTOV y£l[7AOVa. 

213. Il£pÇ£0; à7ï£X,T£tV£ TO 8 Y] p t OV £7Ù TY)V 'AvO*pO- 

f/iô*av £7TT£^av ai NYipyjSeç. — *T[/.£Ïç xocxà touç v6[/,ouç 
XOIV61T6. — 'Eyw ^a^£7ûavw , £<xv gÙ ^aÀe7r/)v/)ç • Y)[/.£iç 
ya^£7ravoo(/.£v , Êàv 6f/.£?ç yoCkiTzrivri'zi. — "ESo^e toTç 
TpiàîcovTa [/.eTOtîtouç àxoxxavai , toc &è ^pv)[/.aTa auTôv 
àxo<jr,{A7)vacr0cu. — IIa&iouç ri T£TT<xpaxovTa. vjpipaç (ou 
tcà£Ov TfiTTapaxovTa y)(/.ep<Sv) oia|/.£ivav , to uô*cop too 
Neiàou uwoêaivfit x,xt ÔAtyov. — Tet^oç vjpav • apavTSç 

§£ , TOV TCOÀ£|/,OV TOÏÇ aÀÀOtÇ TipaVTO. *H TÛV 'AOy)- 

vauov Suva|/.iç aacpwç yiosto. 



§ 97-98. — Verbes en Xgj, pa, vw, pw (sMite). 

PARFAIT ACTIF ET VOIX PASSIVE 

Notes. — * On dirait bien aussi : sv ttj &v Kàwaeç [xa/7]. 

— - La même idée peut se rendre par un autre tour : ôpat£ 
Jrrt Vj eïç u|xa; euvota 7iap' s[/.o\ àet {/.EfjtivTjxs (S 236). — 3 Ola- 
7T£p signifie au juste précisément telles que. — 4 Sur la ma- 
nière de traduire pour la première fois , pour la seconde 
fois, voir la grammaire, § 48, 4°. 

214. Nous agirons selon les ordres envoyés par 
le commandant. — Ne jugez point, afin de n'être 
point jugés. — A la bataille de Cannes 1 , soixante- 
dix mille Romains restèrent couchés sur le sol. 

— Vous voyez que ma sympathie pour vous a 

13 



188 PREMIERS EXERCICES GRECS 

(§ 236) 6p5cT6. — '0 K£)iaQap[/ivoç T£ jcat T£T£Àe<T|/i- 
vo; [7.£tà Ôcojv oijcy)<;ei. Platon. — Ou^aiç àVnv ottiç 

0'J(>£770T£ £V TOIÇ \6yOiÇ EG<paXT<JCl. "OtfTIÇ £Ù 7Up3CTT(OV 

[ay) p.£Tpto; £GTt c<paV/)C£Tai 7U0T£. — EGOù; eyspOelç 
e'J^ou tû 0sô. — KaO£o^op.£v 7) Eypyiyopaij.ev ; 

215. Il n'est pas facile de changer ({/.eTa-ëaÀÀM, 
aor.) une nature perverse. — Les chemins étaient 
tracés (= coupés) (plus-q.-p.) en-ligne-droite 
( = droits). — Ces choses ont été déclarées par 
moi avec droiture, telles-qu'elles étaient. — Gyrus 
l'avait envoyé en Phrygie avec (= conduisant) 
une armée. — Cimon , voyant les Grecs exaltés 
(parf.) par la confiance, débarqua les hoplites. 

— Ils se séparèrent les uns des autres (owuo, gén.). 

— Les Grecs, bien-que (xafaep) fatigués (parf.), 
livrèrent-bataille aux Perses dispersés (parf." — 
L'Attique fut ravagée pour la seconde fois, — 
L'armée ayant été détruite (parf.), le générai se 
tua de-sa-propre-main (= lui-même). 

216. Alexandre avait écrit (1%1-axiXkoi) aux 
Grecs de le proclamer (aor.) dieu. — Les bien- 
heureux ne se fatigueront jamais de louer (part.) 
Dieu. — Toi, qui as (6 et le part.) des vête- 
ments tissés d'or (dat.) , ne méprise pas les men- 
diants. — Déjà beaucoup de temps s'est écoulé 
(= prolongé). — Nous jugeons (parf.) plus 
agréable la vie (== cette vie) où (ô^ou) les plaisirs 
dépassent les peines. — L'amour du brigandage 
est resté-dans (parf.) ce peuple. — Souvent les 
hommes ont-été-trompés-dans (gén.) leurs es- 
pérances. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 1SU 



été constante 2 . — L'homme purifié et accompli 
en perfection habitera avec les dieux. — Il n'est 
personne qui ne se soit jamais trompé dans ses 
paroles. — Quiconque n'est pas modéré dans la 
prospérité tombera un jour dans le malheur. — 
Prie Dieu dès ton réveil. — Dormons -nous ou 
sommes-nous éveillés? 

215. <frôc>w 7uov/)pàv |/,£Ta€aAEÏv où pa^iov. — Al. 

Ôc)ol £>j(kïai £T£T|/.7)VT0 ( OU T£T|/.7)[/.£Vai 7)<7av). TaOTOC 

opOwç, oïaTCep 3 rjv, àracpàvY] utc' £[/.ou. — KOpoç àra- 
ffTaÀXEt auTov <jTpxT£L>|/.a àyovToc £7Tï. $puytav. — ^po- 
vrjuiacTi opcov 6 Ki'{/.a>v £7UY)p[/ivouç toÙç "EaAyjvocç, àram- 
êa<7£ toÙç otcàitocç. — AiÊzpi'Oyiaav arc' àÀAY)Aa>v. — 

Ol ''EàÀYJVEÇ , JCai7T6p Jt£'/C|/.*0ît6T6Ç , 8l£<J7Cap[/.£VOtÇ TOtÇ 

flépcaiç <7i>v£ , nrÀ£}covTO . — 'H 'Attlky) to 6fiUT£pov 4 

£T[/.Y]6y). Al£(p6apj7ivOU TOU (7TpaT£U[/.0CTOÇ, 6 GTpaTY}yo; 

auTOç êocuxôv àmxTavE. 

216. '0 'AAfiÇaV&pOÇ £7T£GTaX)t£l toTç "EAÀrjGt, ocutov 
^YJCptTaaOxi Ô£OV. Ol [Xa/vàpiOl ®£0V £7UOCIVOUVT£Ç ou- 

7uot£ xa|/.oCfvTai. — Su, 6 ^puaoi Ocpaa^Évaç £cÔ7)Taç 
£ywv, [7.7] Karacppova (ou îtaTaçpovyjcriç) tg3v 7Utù)^ûv. «-— 

H&Y) TUOàÙç £îtT£TaTat ^pOVOÇ. "OtcOU UTCpësCÀÀOUdLV 

yjooval Autuocç, toutov tov (3iov rj^iw XEKpiK%[A£v. Plat. 
— Ayi(>T£iaç à'pcoç tovtw tû è'Qva l^/.pu& u. e v Y} xe ; — IIoA- 
Ic/.y.ic, ol otvGpcoTTOt twv 6Atcî&wv £<7^pàA7)<7av (è<rçaAu.£VOt 
ticriv]. 



490 PREMIERS EXERCICES GRECS 

RÉCAPITULATION 

SUR LES VERBES LIQUIDES 

à7ro-êàXXcu, perdre (amitto) àva-TéXXw, surgir 

Trepi-êàXXofxai, endosser Iv-àXXojjiai, sauter 

(r7)(ji.aivw , donner le signal u^tjXoç, haut 

Ôpaauvofjuxt (moy.) y s'enhardir occrxoç, 6, outre 

217. Ilapaôappova; 6 Ày^ogÔév'/); tov SvipLOv àw- 

£<7TOXy) 7ïïp£cê£UT7); (§ 160, II) [/.fiô* £T£p<OV El? 07)€aç. 

Ol 'AÔTjvafoi to'jç 7up£cê£tç, wGX£p -rcapà (de la part 
de) 0£|M<jTO>c>iouç £7T£GTàA7) , xaTEt^ov. — KaTa-xXu- 
gÔei'gyiç ttiç 'EX^à^oç, St-ecpÔ3cpy)aav 7ràvT£; àv8pa>7:oi 
ôXaytov ^a>piç, oî xaT£(puyov elç toc G*jr/)Xà opv). — Oùx, 
£&a[Jt.vov oi cxpaTiôxat to^oc teivovteç (décochant, 
§ 317). — 'E7T7)yy£i\avTO {/.a^EfcSai (§ 287). — 
'Aramponro v)[/.ôv tov gêtov yj yàXa^a, papéwç raaouca. 
— Aéyet 6 n^àxcov tocç &7t&aç ÈypviyopOTtov àv9poj7ra>v 
ôvu'pou; EÎvai. 

218. Une compagnie de cavaliers parut dans 
la plaine. — Lorsque les Carthaginois commen- 
cèrent la dernière guerre contre (wpo;, ace.) les 
Romains , ils avaient encore trois cents villes en 
Libye; néanmoins (ojacoç $è) ils furent forcés de 
céder, et leur ville fut détruite. — Empédocle 
sauta dans (dç) l'Etna et disparut. — Les trom- 
pettes donnèrent- le -signal. — Qu'annoncerons- 
nous au roi? — Cadmus tua le dragon et en sema 
les dents; ces [dents] ayant été semées [aor.), 
des hommes armés surgirent de (ek) terre. — 
Périclès, ayant fait-invasion dans la Mégaride, 
[la] ravagea tout entière . — S'enhardissant aussitôt 



PREMIERS EXERCICES GRECS 191 

RÉCAPITULATION 

SUR LES VERBES LIQUIDES 

Notes. — * Kà(xva> est un des principaux verbes qui 
veulent le participe (§317). — 2 Ce serait un solécisme 
et un latinisme que de tourner par le passif : ôXt'ywv vecov 
à7toêÀ7iÔ£i<7(ov (§ 314). — 3 Le génitif partitif ne devant 
jamais s'enclaver, il faut que xwv M^Swv soit avant ou 
après oî xaTacpuydvTeç. 

217. Après avoir encouragé le peuple, Démos- 
thène fut envoyé à Thèbes avec d'autres en qua- 
lité d'ambassadeur. — Les Athéniens retinrent 
les ambassadeurs, ainsi qu'il leur avait été re- 
commandé de la part de Thémistocle. — La 
Grèce ayant été inondée, tous les hommes pé- 
rirent sauf quelques-uns qui s'enfuirent sur les 
hautes montagnes. — Les soldats ne se lassaient 
pas de décocher { des flèches. — Ils promirent 
de combattre. — La grêle , tombant lourde- 
ment, nous a haché nos blés. — Platon dit 
que les espérances sont des songes d'hommes 
éveillés. 

218. Tà£lÇ l7T7T£(OV £V TW 7U£ô\'co £<pOCVY). •%«- "OtS ot 

Kap^yjSovtot too ôgtxtou TCpoç toÙ; 'Pcof/.atou; TzoXi^ou 
r,p;avTO, £Ti Tpiay.OŒia; TuoXstç s'v Aiêurj efyov • opxoç 
ôs TToepocycopav 7)vay}tdca0y)<7av, xal r\ izôXiç ocÙtgjv ô*i- 
£^Qy.py). — '0 'EfjLTreooxXifc elç ty)v AI'tvy)v £V/Q>.aTO xai 
'Vpy-viGOvi. — Ai <7aX7uyy£ç £G7)^7)vav. — Tt à~ayy£- 
Io'jîxcv Tw py.at>.a* — Ka.&f/.o; ûcto[jct£iv£ tqv àpxxovTa 
xai toO; ooovtaç aùrou ïaizn^t ' toutcov àà GTuapéVrwv, 
àv£T£iXav ex. yviç àvSp£ç £vo7w>.ot. — 'E(y.êaXcov 6 Iïepi- 



192 PREMIERS EXERCICES GRECS 

quelques-uns des jeunes [gens] firent-une-attaque 
(xpoG-êà^w) contre (-nrpoç , ace.) la place. 

219. Alcibiade, ayant perdu un-pelit-nombre- 
de navires, fut banni pour la seconde fois. — 
Ceux des Mèdes qui-s'étaient enfuis à Mycale 
grâce-à-leurs navires (dat.), [y] furent détruits. 

— Je ne me fatiguerais pas (aor.) de danser 
(part.), disait-elle. — Ne te fatigue pas de faire- 
du-bien à un ami. — Après avoir mis-en-fuite 
les Barbares, les Athéniens firent invasion sur 
les vaisseaux. — Ils tuèrent tous les autres et ne 
laissèrent que huit hommes. — Un âne, ayant 
endossé une peau de lion, pensait être un lion. 

— Il se montra bienfaisant. 



§ 99-102. — Observations sur les verbes en w. 

xaTa-Xap.6àvw, surprendre eic-olpo», rendre fier 

cpiA<mf/.£?a6ai , mettre son am- §£<7p.a)TY)piov , prison 

[bition à ckouoy^ zèle 

cpiXoTijxEfoôai (infin.), être dé- croa, portique 

[sireux de TcvjSâtv, bondir, palpiter 

220. Bou^o|/.ai ufxïv ti (Hoc^£^9Y)vai. — Ilaixjaviaç, 
éttapO&iç taïç £Ùtu^'ouç, ty)V twv Ilepffwv Tpu(pv)v i^iy/rr 
ctocto. — EIttovtoç tivoç • « 'Asov, » — a Su Se (/.ou 
£©v) 'AvTtcOiv/iç , auVocov. » — f l7C7UOXpaTY)Ç , 7UO^Xà; 
vocouç ta(jà|A£voç, ocùtoç vocr/ica; à*rceQav£v. — — Oï jiity 
(3ocû\ouvTai opOol ewi ()uo£v gtkeXoïv, oï oè £<p' évo; Tcopeu- 
covTai gx&ouç. D'ap. Platon. — EÛÀaêyjÔYiTt rjjl 
îtuvâ. Aristoph. — Aet toÙ; àyaOoùç toi'; Trovr^ot; 
êvavTitoOrjvai. — C H /.apBîa (/.ot 7T7)Oc£ xal odbcpua £/.- 
veîrai utco twv Xoycov twv toutou. Platon. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 193 

y.Ar,; êiç tt)v MeyacpiJtYjv BTefJte 7r<x<jav. — EùGùç Qpacu- 
V0|/.£V0i Tiveç tgW vewv Trpodlêa^ov 7Tpo<; to ^topiov. 

219. '0 'A^jtiêiàSïjç, ôXiyaç àxoêa^wv vaOç 2 , éq- 
eêV/iOy) to ckuTepov. — Oi jtaTa<puy6vT£ç tôv MyjBwv 3 
Taï; vauctv eiç MuxàVrçv ^lecpOàpTTTocv. — Oûx, àv y.y- 

[j(.Ol[/.l, £<pYÎ, Ôp^0U(/.6V7). M'/) }tà[S,VE (OU XOt(AY)ç) CpL>,OV 

&vopa sùepysTÛv. — Tpei|/à[/.£voi toùç papêàpouç ol 'Aôr,- 
vaïot £vÉêa"Xov de, tocç vauç. — 'Atteste iv&v touç àl- 
^ou; 7ràvTaç ■ ojctco Se p.ovouç xaT&nrov. — "Ovoç 
Xeovtyiv rapi-êaA6|/.evoç év6|/.i£ev eîvai Ticov. — Eu ttoiûv 



§ 99-102. — Observations sur les verbes en w. 

Note. — AiaAéyo^oa veut le datif; lmf/.s/étGÔat , le gé- 
nitif; eùXaêetcOat , l'accusatif; tteiôojjio» , le datif. — * OVcov, 
et non rt'vtov, parce que cette phrase est plutôt exclamative 
qu'interrogative (§242, Rem.). 

220. Je veux converser un peu avec vous. — 
Pausanias, enorgueilli par ses succès, imita la 
mollesse des Perses. — Quelqu'un ayant dit à 
Antisthène : « Chante, » il reprit : « Et toi, joue- 
moi de la flûte. » — Hippocrate, après avoir 
guéri beaucoup de maladies, tomba lui-même 
malade et mourut. — Les uns marcheront droits 
sur leurs deux jambes, les autres s'avanceront 
sur une seule. — Prends garde au chien. — Il 
faut que les gens de bien s'opposent aux mé- 
chants. — Mon cœur palpite et des larmes me 
coulent des yeux à ses discours. 



194 PREMIERS EXERCICES GRECS 

221. Ne me laissera-t-on pas (passif) gou- 
verner ma maison? — La cité sera très bien 
gouvernée. — Thaïes [le] premier a parlé sur la 
nature. — Thrasybule, s'étant élancé hors-de 
(ex) Thèbes, surprend Phylé. — J'ai dirigé 
(= pris soin) les affaires (gén.) avec intégrité. 

— Nous aspirons tous à être heureux. — Je suis 
sur le point de vous dire (fut.) certaines autres 
choses à propos (lui, dat.) desquelles vous crierez 
peut-être. 

222. Socrate, philosophant dans [sa] prison 
s'entretenait- avec ses amis. — Dieu aime les 
œuvres justes. — Tu seras digne de respect près 
de (::apdc, dat.) tous, si (éàv) tu commences d'a- 
bord [par] te respecter toi-même. — Non seule- 
ment louez les bons, mais encore imitez-les. — 
Il est beaucoup plus difficile d'acquérir (aor.) la 
richesse que de [la] garder. — Obéis-moi , et je 
me tairai. — Songe (aor.) de quels honneurs je 
suis privé. — Prends garde de tomber (aor.). 

223. Je suis allé au-devant de lui (dat.) jus- 
qu'au (e!ç) portique. — Qui s'opposera à Dieu? 

— Je ne rougirais pas (aor.) de travailler (aor.) 
la terre. — Je ne m'empresserai pas pour (rapt, 
ace.) des richesses, qui ne sont pas dignes de 
mon zèle. — Le poltron a peur de son ombre. — 
Beaucoup de gens ne mettent pas leur ambition 
à (ibu, dat.) autre chose qu'à l'acquisition des 
richesses. — Je ne serais pas désireux (aor.) 
d'avoir un tel homme pour ami. — Ne craignez 
pas ceux qui ne tuent que le corps. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 195 

221. Tov £[/.ov otxav oixov où* éàco^at; EURIPIDE. 

— "ApKîTa y) tcoXjç olîwo(76Tat. Thucydide. — IlpcoTo; 
6 Sxkriç 7uspl (poaecoç cWX^Oy). — ©powrOêoiAoç, 6p(/.7)- 
8eiç £/- 0Y)êwv, $u>.7)v %%TaXa[/.ê%v£i. — 'Oguoç £7U£- 
|AeW9ï)v tcov 7rpay[/.àTO)V. — Ei)cW[/.ove; eivoci 7Tpo6u- 
fx.ou|AeOa 7vocvt£ç. Platon. — MéXXto Ttvà £qeîv u^.ïv 

HUSfX QÙCkVL £(p' OÎÇ f(7û)Ç pOY)G£aO£. 

222. SwxpGCTTJÇ £V $£<7[A(i)TY)p{(j) CplXoSOCptoV Ol£^iy£T0 

toi; èraipoiç. — - '0 @£o; toi; $ixaioiç â'pyoi; "flOSTai. 
- — AlSoOç 7wapà 7uacrtv à£io; eaei, iàv 7upôT0v àp£/) (ou 
apyv)) caurov al^siaôai (ou altWOvivai). — My) [aovov 
gTratVÊÏTe (e7uatV£(7Y)T£) tov; àyaOoù;, œXkœ -îtal [x.Lj/.eTa8e . 

— rio^ù ^aX£7i:oST£pov 7uXoOtov }CTr)Gaa9at Y) cpu)wàTT£tv. 

— 'E|/.oi Tuetôou (7û£tc»0Y]Tt) xal ciyTQ(70|/.at (ffic«>7ry)<70|/.ai). 

— 'EvÔu^yjQyiti ol'tov 1 Tl^.toV a7TO(7T6poO(/.at. — EùXa- 

€viÔY,Tt TTEGEÎV ( [AY) 7U£<7£lv). 

223. AuTW ÊIÇ GTOOCV à7U7)VTY)<ja. TtÇ TCO ©£(0 

£vavTicoG£Tat ; — Oùjc àv ald^uvGetYjv yY)v epyàcaaOat. 

— Où Tû£pl ^p"/)^aTa cnrou&àcro^ai, à tyî; £[/.y)ç gtcouSyiç 
oùx Igtiv à;ia. — '0 SUiXoç ty)v Iocutou raiàv cpoêfiiTai 
(êîtxXTOTT£Tat). — IloUoi où <pi^oTi|AouvTai £©' évl aXXw 
Yl £-1 '^pyjfjLaTwv xtyjgei. PlATON. — Oùx, àv <pi},OTt- 
u.v)Os(y)v tov toioGtov <pft.ov £'x. £LV - — My) (poêY]6rjT£ tou; 
à-o/.TuvovTa; to gco^oc p.ovov. 



196 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 103-104. — Verbes défectifs. 

wvefoOai, acheter, (imparf. àÀsxxpucov, 6vo;, 6, coq 

[£u)vo'J[j(.Y]v) ivéSpa , embûche 

axoToç, 6 ou to, obscurité, té- Tpa7ue£a, table 

[nèbres cppoupoç, ô, garde, sentinelle 

224. "ESoÇe (rxé<j;âi<y6ai ô'tm toq-co à<7çaÀe«TTaTa ota- 
7Top£U(jovTai. Thuc. — Aofcsïç [xot gcutoç ts loxsoÔat TOC 
TotauTO. xai rcap' à^"Xwv {/.6|/.a9y)îtÊVoct. Plat. — Ilav- 

TOÇ }£pY)|/.aT0Ç T£À£UT7)V 0*£t ffXOTTEiV. — Tt Set Y)|/.aç CT/CO- 

77£ïGr0at ty)v tcov tûoàXwv o*o£ocv ; Plat. — EeêovTai 
l'vta tûv Çojcov Alyu7TTtot où Çûvtoc {/.ovov, àXk% jtai 

T£À6UT7)(7aVTa. 0£[7,t<7TO)tÀ7)Ç, àvomtvaVTOÇ T7)V (3a/.- 

T/jptav tou EùpuêiàSou • « IlaTaÇov utàv, ecp*/) , àîcouçov 
^£. » — TptTT] (xtto (après) tvîç \)Âyr\$ T)f&ép?) TCapyjv 
oBpsvvoç àyojv (§ 303) eVt ttjv 'Poty/yjv tvjv GTpaTiàv • 
/.cet Tdcç T£ 7ÛUA7.Ç eùpcov àv£(py[;iv(xç jcal Ta Têt'vY) <pu- 
Âaxcov £07) {/.a &ai toOç ^àpajcaç aveu cppoupûv, ffieiaa 
evlSpav xai <7TpaTY)yv)[/,à Tt. — 'EwoaxEvat G£ elîtoç £<7Tt 
ysypa^j/ivov 'Hpocx^éa. 

225. Nous examinerons la nature et la cause 
de cette affaire. — .l'examine ce que (== quelle 
chose) nous ferons. — Les cavaliers ayant pris 
la fuite, le roi, sans se déconcerter [part, aor.), 
fit avancer les rangs des fantassins. — Ne crains 
pas, moi présent. — Il y a [des gens] qui se ven- 
dent aux ennemis de la patrie. — Protagoras 
est là (= est arrivé). — Un temps viendra, mé- 
chants, où (in quo) vous pleurerez. — Sais-tu 
les choses qu'il convient à un hipparque de sa- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 197 



g 103-104. — Verbes défectifs. 

Note. — Le verbe moyen (WïaGac, acheter, s'emploie 
aussi dans le sens passif de être acheté. Comme le verbe 
(oOcïv, il prend l'augment syllabique : Èbwo'jp-riv, eoVqjxat, 
ewv^Oïiv. L'aoriste moyen iwf\<70Lpyiv se remplace chez les 
Attiques par le mot isolé E7rpta[/.7iv (§ 114, 3°). 

224. Il parut bon d'examiner de quelle façon 
ils feraient la traversée avec le plus de sécurité. 

— Il me semble que tu as examiné par toi-même 
de telles questions et aussi que tu les a apprises 
par d'autres. — En toute chose il faut considérer 
la fin. La Fontaine. — Pourquoi faut -il que 
nous examinions l'opinion de la multitude? — 
Les Egyptiens honorent certains animaux, non 
seulement pendant leur vie , mais encore après 
leur mort. — Eurybiade ayant levé en l'air son 
bâton : « Frappe, lui dit Thémistocle, mais 
écoute. » — Trois jours après la bataille, Brennus 
se présenta devant Rome avec son armée : ayant 
trouvé les portes ouvertes, les remparts vides 
de défenseurs et les retranchements dégarnis de 
sentinelles, il craignit une embuscade et un stra- 
tagème. — Il est probable que tu as (déjà) vu 
un portrait d'Hercule. 

225. Toutou toO xpay^ocTOç ttjv <pu<riv oce^oy.sGa 
xod ttjV xiTiav. — Tt opàao[/.ev o^omo. — ^uyovxcov 
twv £-tt£cov, 6 (3a<7iÀeùç ou x,aTa7ïlay£iç lirriyaye tocç tgW 
rcetjwv Ty.ÇEiç. — Mt) oèoiûi, eu,ou 7rap6vTOç. — Eictv 
ofaiveç lauToùç 7T£7upà)ta(7tv toïç tyîç xaTpi'Soç e^Gpotç. 

— npwTayopa; vixei . — tf Hçei xocipoç, co xay.oi , £v w 
/.axogstOs 6|/.£Ïç. — CKgQo. à tTUTràp^o) 7upo<77)>c6i à<$£vat; 



198 PREMIERS EXERCICES GRECS 

voir? — Fais ton devoir et envers (rapt, ace.) 
Dieu et envers les hommes. 

226. Le coq ayant chanté (= crié, § 93), 
Pierre pleura amèrement; il pleurait, assis dans 
l'obscurité. — Nous restons-assis sans rien faire 
(participe), tardant toujours. — Ce n'est pas 
pour (ira', dat.) cela que siège (= est assis) le 
juge. — Il s'assit (§93) à (wapà, ace.) mes pieds. 
— Il s'asseoira à (Ira, dat.) la table du roi. — 
Je veux t'interroger (aor.) sur l'harmonie. — Il 
demanda combien étaient morts (parfait). — 
Tout se vend et s'achète, sauf la vertu. — Étant 
entré dans le temple, Jésus [en] chassa les 
vendeurs. 



§ 103-104. — Verbes défectifs (suite). 

REMARQUE. — Dans la traduction, eîwôa et soleo se rem- 
placent bien par un adverbe : d'ordinaire , le plus souvent. 

•jiocp-sxto 7rpotY[/.aTa , donner de 7rpo<7oôoç, Y), revenu 
cpopeïv, porter [l'embarras «cotto;, 6, but 
Ô7ro87if/.a, chaussure à«pu^ç , maladroit 

227. '0 KôCkj^xç Y)0*£t Ta te TtapovTa xotl rà £c6p.£va 
xai toc 7rpoy£y£VY)f/ivx. — '0 'AXy.têtxbviç StoxaKaXéj 
Ttva racTâEaç (rauaaç) ' « Tt 6t), e^pvj , toÙ; [/.aOriTàç 
toc 'O^Yjpou 7rot'0(j.aTa où ^ioogxeiç ; » — To ÛTrepravstv 
/.ai cwjxaTa x.at yvto|/.aç c^rfkoLi sïwOe. — '0 jjï.-/}Bèv 
ÈtBwç oùo^èv £^-a|/.apTav£t. — Ilapà tôv £ISqtcov -coa- 

7)Z£t |/.aQstV. '0 ^pY)<JlJ/.a ElOWÇ , 0V£ 6 TTO^à £l()w; 

coepoç ÈVrt. — AtoyéVyjç, iSwv to$6tyjv à<puoc, Trapoc tqv 
<j*q-qv £/.àÔto£v , £t77ojv ' « Iva [/.yj TT^riyû. » — Ol 



PREMIERS EXERCICES GRECS 199 

rip&TTS Ta 7rpOG7j>COVT0C KCÙ XSpt TOV @£OV Y.OLÏ 7T£pt 

TO'JÇ àvGp(07UOUÇ. 

226. IvExpayoTOç toû» à>,£XTpi»6voç Tcittpwç s&â>cpu<7ev 
ô IlÉTpo; • dv GfjcoTW KaÔY)U.EVO£ loaxpus (éx^as). — 
OùBèv 7uoiouvt£; xaôy)|/.eQa , pi^ovTeç àei. DÉM. — 
O'j/t £tti tooto) K,oc6y)Tai 6 SijtacTYiç. Plat. — KaOÉ- 

^£to Trapà to'jç îcoo'a; (jlou. Platon. — KocÔeBeitsci 

£7:1 rrj toG (3acri)ia>ç Tpa7U£^v). — Bou*Xo^at c£ itepl 

àp[/.OVl9(Ç SpéaOoCL. V Hp£TO QTTTOCTOl (xOGOt) TeOvÔCGIV 

(OU T£0vat£v). ThUC. IIoCVTa toVEÏTOCl T£ aas TCLTUpdC— 

rasTai, TuVrjv y) àoETY). — EIgeXOwv elç to Upov, iÇéêa'Xe 
toÙ; TwtoÀouvTaç. 



§ 103-104. — Verbes défectifs (suite). 

Notes. — 1 Aioaaxw, comme doceo, se construit avec 
deux accusatifs (§ 160). — 2 C'est ce principe qui a ins- 
piré la composition de ce petit livre. — 3 C'est le contraire 
du précepte de Boileau : Aimez qu'on vous conseille , et 
non pas qu'on vous loue. 

227. Calchas savait le présent, l'avenir et le 
passé. — Alcibiade , ayant frappé un maître 
d'école, lui dit : « Pourquoi donc n'enseignes-tu 
pas à tes écoliers les poèmes d'Homère 1 ? » — 
D'ordinaire boire avec excès nuit au corps et à 
l'âme. — Celui qui ne sait rien ne se trompe pas. 
— C'est de ceux qui savent qu'il convient d'ap- 
prendre. — Celui-là est sage qui sait des choses 
utiles, et non celui qui sait beaucoup 2 . — Dio- 
gène , voyant un archer maladroit , alla s'asseoir 
près du but en disant : « C'est pour ne pas être 



200 PREMIEHS EXERCICES GRECS 

aly[xa.XcoTOt £7upx6y)Gy»v. — '0 Nuuocç, toi; 7î3Coou<tiV 

£>C7r£7uV/)Y|/.6VOÇ , TÛV TpiY)pOCp)(a>V 6V3C «COIGTOV GUV£X.3C- 

228. Je sais que tous [les hommes] ont- cou- 
tume d'avoir plus de (= plus considérable) re- 
connaissance pour-ceux qui-les-louent que pour- 
ceux qui-les-conseillent. — Beaucoup de cada- 
vres étaient étendus les uns sur [fas(, ace.) les 
autres. — Les Athéniens avaient-coutume de se- 
partager (moyen) le revenu des (à^o, g en.) mines 
d'argent (àpyjpeioç). — Chez les Romains les 
femmes étaient habituées à porter les mêmes 
chaussures que-les hommes (dal.). — Si nous 
voulions savoir quels chevaux (= d'entre les 
chevaux) sont bons -coureurs (&poj/.ixoç), est-ce 
que (apa) la multitude (jjlerique) serait capable 
de nous l'enseigner (aor.)? 

229. Maître, je te donnerai de l'embarras; car 
tu ne me frapperas pas pendant que j'ai (= ayant) 
une couronne. Non, par Zeus (§129, 2°)! mais 
[je te frapperai] après-avoir-enlevé la couronne. 

— Le cheval, ayant été frappé, désarçonne Cyrus; 
aussitôt tous se-mirent-à-crier et s'étant préci- 
pités en avant ils combattaient : ils poussaient, 
on les poussait; ils frappaient, on les frappait. 

— Quand (orav) il m'interrogera de nouveau, 
car je sais bien qu'il m'interrogera, dis-moi (aor.), 
que faut-il dire? — Celui qui a frappé sera frappé 
lui aussi. — Nous n'avons pas besoin d'ap- 
prendre (aor.) ce que nous savons. — Ils crai- 
gnent le mal , parce qu'ils le savent. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 201 



atteint. » — Les prisonniers furent vendus. — Ni- 
cias, effrayé de la situation présente, convoqua 
chacun des triérarques. 

228. OiHol on iràvTe; elwOaGi tcAeiq) (ou nrÀêiova) 
yàptv i'vjtv toïç £7uai.voi5atv y) tolç cof/.éouÀ£uouciv 3 . — 
Neîtooi xoÀÀoi £tu' àAÀYjÀouç exeiVTO. — Trjv àrcô tcov 
àpyupacov |a£tocààg)v 7up6coSov elcoôsTav 'AÔtjvOïoi hiavé- 
aeaôau — Ilapà toïç 'Ptô^aioiç ai yuvaftcfiç Ta auToc 
Û7ro^7i(7.aTa toiç àv&pàct (ou xai oi àvopeç) cpopav elQtc- 
uivai rjcav. — El (JoiAy)6£ï|/.£v elbévgt ti'veç Ï7U7ïïcdv Btci 
Spofiucoi , àpa ol -moXkol toG'to r/.avoi SiBâ^ai 7j|/.aç av 
eiev (EÎYjcav) ; 

229., *Q (k'cTTOTa, coi rcapéçu xp^y^aTa ' où yàp 
p.£ TuzTY)C£t.<; cT£(pavov ïjqvtôl ye. Ma Aia, àAV à<p£*Awv 

TOV CT£(paVOV. '0 Ï7T7UOÇ 7r^7)yslç OMTOCEtETOCl TGV Ku- 

DOV • 6Ù0UÇ S' aV£ê0Y)CaV T£ 7tàvT£Ç )tat 7rpOC7U£COVT6Ç 
6(i.à^0VT0 ' £O)G0UV, £0>QoUVTO, £7TaiOV, £7Ta(0VT0. "ÛTaV 

[/.£ aùôiç Êpwra, £Ù oioa yàp oti ÊpviCETat, £txè, Tt ^p'O 
Aéyav; Platon. — '0 xaTa^aç xai aÙToç i&iiyYJas.'Mi. 
— rt A ïc(/.ev TaOTa o\> cko^sSa ^aOav. — A^t'act (bfi- 
ôoucaci) to xaxov, oti l'cactv. 



202 PREMIERS EXERCICES GRECS 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES VERBES EN w. 

alp, sang ttXtqptjç, eç, plein 

Çy|[Aia , amende £(j.7roôtov, en opposition, à obstacle 

8t7cXouç , vj , ouv , double àXyeTv, éprouver de la douleur 

230. ToO Eep£ou ypâ^avro; ■ « IIé[/.<|/ov Ta 07uXx, » 
àvrlypa^ev 6 Aewv&aç ■ « 'E^Ocov "Xaêé. » — Ar,u.o- 

cGÉVYlÇ 7îpOÇ 3t^67UTY)V elTCOVTa * « Oùx 7)0*7) OTl GOV £GTtV, )) 

£i7us * « "Oti o*è (70V oûx e<mv, Y)c)Y)GÔa. » — EépÇyjÇj 
o*tà ttiÇ Botom'a; oVeXauvtov, Taç IlXaTatàç epv}u.ouç 
o'jçaç jtaT£)tau(î£V • ol yàp £v ty) 7u6Xet tocut/j xoct- 

0»tOUVT£Ç £7T£Çp£»JY£GaV ÊtÇ LUXoTCOVVriGOV 7TOCVOT)il.E£« 

'Eâv tiç [/.£0ua>v à{/.àpT/i , Sitc^yî Çvipa Igtco. — *Hpa- 

x^viç tov Aao[/io*ovTa àrtéxTeive xat ty)v tcoXiv siXe. — 
'E7U£tu^O(/.6v àvEGjypivatç Taï; ôupatç. 

231. Tout arbre ne (po) produisant (rcotav) pas 
de bons fruits sera coupé (§ 92, 4°) et jeté au 
feu. — Tomyris, ayant coupé (§ 97) la tête de 
Cyrus, [la] jeta dans (etç, ace.) une outre pleine 
de sang. — Socrate mourut âgé de soixante-dix 
ans. — ■ Il est agréable de boire (aor.) de l'eau 
à (ex) un fleuve quand-on-a-soif (participe prés.). 
— Pausanias, fâché (aor.), commanda [que] les 
cavaliers poussassent-en-avant contre (elç) leurs 
adversaires. — Puisque (et... ye) Dieu a voulu me 
sauver, je ne me mettrai pas (ytyvo^ai), moi qui- 
suis mortel, en opposition avec-lui (dat.). 

232. Les Perses, afin de ne pas (o-wç pi, opt. 
aor.) être contraints de combattre-sur-mer, cher- 
chèrent un-refuge (xpoG-oppÇo^at) dans le fleuve 



PREMIERS EXERCICES GRECS 203 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES VERBES EN a>. 

I 

Notes. — i Ou autrement : eXôà ày^o[/.£voç (<$ 302). — 
2 Quand la préposition à marque l'origine, il faut la rendre 
par sx : boire à la source. Ai^wvtoc se rapporte à xtva, sujet 
sous-entendu deiziéîv. — 3 'E^oStov est un mot invariable. 

230. Xercès ayant écrit : « Envoie tes armes, » 
Léonidas répondit : « Viens les prendre 1 . » — 
A un voleur qui lui disait : « Je ne savais pas 
que cela fût à toi , » Démosthène répondit : 
« Mais tu savais bien que cela n'était pas à toi. » 
— Xercès, s'avançant à travers la Béotie, in- 
cendia Platée qui était déserte; car les habitants 
de cette ville avaient émigré en masse dans le 
Péloponnèse. — Si quelqu'un fait une faute 
dans l'ivresse, que le châtiment soit double. — 
Hercule tua Laomédon et prit la ville. — Nous 
trouvâmes les portes ouvertes. 

231. IIôCV ()£V()pOV (/.Y) 7TOIOUV KOCpTCO'JÇ TLOikoiiÇ eKKO- 
7ry)<7£T0Ct Xflà SIC TCUp (3Xy)6y)<7£TOU. 'H T6{/.UpiÇ, Tï]V 

Xc(pa>.7]v àTTOT£[/.ou(ja tou Kupou , eiç àax-ov svsêaXe 
7c^7)py) aï(jiaTOç. — t EêSo(/.Y)3CovTa £TY) ysyovà); 6 Sœ- 
y-pocTYi; àTTeOavs. — 'HSu Igtiv ubcop ix. TuoTaptou Si- 
^ôvto, 7U£Ïv 2 . — 'A^SecOeiç 6 Ilauaaviaç Trap-TiyyetXe 
tou; ÊTnrlaç &ocuv£iv sic to'jç évavTtouç. — : El eêoiAvjST) 
y£ Cfe)^£tv |/.e 6 0£oç , oùx, £|/.7?oSct>v 3 aùrô y£VYiao(Aat êyà> 
Ôvyjtoç tov. 

232. Oi Iïépcai , 07ra)ç [/.Y) ptaaԣϣv volv^oljyicoli , 

£IÇ TOV EÙpU[X.£&OVT0C TïOTa|/.OV 77p0Ç- topp.lCaVTO. 'Ev 

14 



204 PREMIERS EXERCICES GRECS 

Eurymédon (§ 149, Rem.). — Dans le ciel, le 
juste, après avoir eu faim, goûtera (= obtiendra) 
les mets les plus agréables; après avoir eu soif, 
il jouira des plus agréables breuvages (gén.); 
après avoir eu besoin de repos, il se reposera 
très agréablement. — Gyrus, ayant convoqué les 
généraux, leur dit : « Xénias et Pasion (Scvtotç &«i 
IlaGuov) nous ont abandonnés; je sais par où (oir*)) 
ils sont partis; mais je ne les poursuivrai pas. » 

— Quand (<ï>ç) Gyrus vit les Perses repoussés 
(parf.) de ce pays, il [en] éprouva de la douleur. 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES VERBES EN w (suite) 

eXa<poç ,ô,7), cerf Tivjpa , besace 

7rracw, broncher, mal faire àptaxav, prendre son repas 

àvoc-xwpen/, se retirer TTspi-jjtivio, attendre 

àyvwfxtov, imprudent, ingrat xaO-su&o (fat. S^aw), dormir 

233. Touto oCkrfiic, esTtv, et ye (§ 362) opQwç iavÂy- 
(j.eOa. — Xaêpiaç e'uoÔet Tiyetv ô'xt <poêepu>T£pov eVrtv 
ê^dccpcov <7TpaT07reSov , Tiyoujxévou Tiovxoç , r\ XeovTcov, 
éXàçou. — 'Epu)TY)0elç ùtuo 4?i>.i7C7rou tiç etY) , àfocejtpC- 
vo-to Atoyevy); ■ « KaTaaxo7uo; ttîç crrjç &irXv)<ftfaç. » 

— 'Op.eptx.ot êv Tatç Trpo; toÙç TCoXep.tooç {xà^atç at'a- 
^tcrov Y)youvT<xi 7}TToS^evot ÇrjV, aXV àvayxatov yj vtxav 
Yi à7uo6vYicrx.etv. — 'Avôpwnrou jxév eart to àp.apTXvetv , 
Oeou Se 7) àvSpoç IcroOeou toc 7TTata9évTa 67uavopOoGv. — 
Tov 'OSucraea estoca. xtvSuveuovTa xexocpôat utco twv 
^puycov. — Ol|/.a>c;eTai t]v tiç ce ^u7uetv êOeXt). 

234. Quelles choses faut-il [que] les enfants ap- 
prennent? Celles dont ils se serviront même quand- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 203 

TÔ oùpavo) 6 oixaioç 7retvy)caç tcov y^igtwv (k'tcov t£u- 
Çerai *<xi o\^r,<7aç tûv ti^'gtwv ttotwv a7U(Aau<7£Tai xai 
$£7)Ôsiç àva7uau(7£co; Y}ô\<7Ta àva7rauaeTai. — Kupoç, 
cuy)taX£(jaç xoù; «jTpaTYjyoùç , itatv ■ « 'AtuoXêXoitmcgiv 
7)(A<xç Efiviaç xai Ilaatwv ■ ou)oc S' 077/) oï^ovrat, àXV 
O'jx à'ywye aùxo'jç oiox[g>. » — 'Qç siSev 6 KOpoç touç 
UipfjOLç iy, Tr\ç ^wpaç £Ct><7(/.Évouç, rjVpr)<7£. 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUS LES VERBES EN w (suite) 

Notes. — ' Eitj ou eW, mais non vjv (g 241). — 2 "Av 
Ttç équivaut ici, comme souvent, à ogxiç. Quant à $v, c'est 
le mot lav contracté, comme av en est l'abrégé. — 3 Le 
grec met le pluriel où le français met le singulier, quand 
il s'agit de plusieurs personnes. 

233. Voilà qui est vrai, du moins si nous 
avons bien examiné la chose. — Chabrias répé- 
tait souvent qu'une armée de cerfs conduits par 
un lion est plus redoutable qu'une armée de 
lions conduits par un cerf. — Comme Philippe 
lui demandait qui il était 1 , Diogène répondit : 
« Je suis le contemplateur de ton insatiable cu- 
pidité. » — Dans les combats qu'ils livrent à 
leurs ennemis, les Ombriens regardent comme 
très honteux de survivre à leur défaite, et croient 
qu'il faut nécessairement ou vaincre ou mourir. 
— Il est d'un homme de se tromper, il est d'un 
dieu ou d'un homme divin de redresser les er- 
reurs commises. — J'ai sauvé Ulysse, qui était 
en danger d'être massacré par les Phrygiens. — 
Qui voudra te faire de la peine 2 , se lamentera 
(s'en repentira). 



206 PREMIERS EXERCICES GRECS 

ils-seront- devenus hommes. — Sois (yi'yvojxai) 
tel envers (rapt, ace.) tes parents que tu souhai- 
terais (aor.) [que] tes propres enfants fussent 
(aor.) envers toi-même. — Périclès, ayant perdu 
ses enfants dans la peste, supporta très virile- 
ment leur mort, et persuada (ace.) à tous les 
Athéniens de supporter plus courageusement la 
mort (plur.) des [personnes] les plus chères. 

235. Ayant attendu jusqu'au moment-où (ewç) 
les parents eurent enlevé les cadavres, ils se reti- 
rèrent dans la ville. — Boire à (ex, gén.) une 
coupe d'or un poison mortel et recevoir un con- 
seil d'un ami imprudent, c'est la même chose. 
— Diogène se servait de sa besace de toute 
façon [et] pour (elç) tout, en-prenant-ses-repas, 
en dormant et en conversant. — Ils jettent sur 
(iTt&xXkiû Im, acc.) la tombe autant de poissons 
que celui qu'on ensevelit a tué d'ennemis. — 
Pourquoi désires-tu obtenir les choses qu'il vaut 
mieux ne-pas -obtenir? 

VERBES EN «.i. 

§ 106. — TÉÔtuai. 

REMARQUE. — Tc6r)[xi signifie non seulement poser, mais 
encore mettre (au rang de), établir (des lois), donner (un 
nom), rendre (bon ou mauvais). 

icpocr-Ti67)(xt, ajouter, attribuer ôxppo;, to, hardiesse, audace 
7capa-TtÔ7i[/.i , présenter, servir cuv-oeye^w, rassembler, amas- 
àva-Ti'OYi(jt.'., offrir à, mettre, re- xaÀap.o;, 6, roseau [ser 

7r)ixto, tresser [jeter sur 6au t u.aÇ<«>, admirer 

236. ïlo^à ejCOCGTOÇ la'JTto TCpO<7TÎÔY)<7t [/.aTYJV. — 

Ot iïùxrr/.oCkQi wapaTiOeaci toïç |/.aÔ7)Taiç àvaytyvcoffî'.eiv 



PREMIERS EXERCICES GRECS 20*7 

234. Tivoc Sa toi>ç rauoaç {/.avOàvetv; Tauxa oïç xaî 
àvd*pe; y£v6{/.£voi ^pYjaovTat. — Totouroç yt'yvou Tcrspi 
toÙç yovsa; otouç àv eù'Çato rapt crsauTÔv yevécOai to'j; 
aeauTou rcaloaç. — IlepixXYiç, ev t(o 'Xotj/.û touç 7uaï8aç 
à7uoêa\cov, àv^pstOTaxa tov 6xvaxov aÙTÛv ïiveyxs, xat 
WGtVTaç 'A6'/]vatou; eraïae touç tcov (pt^Taxtov QavaTOu; 3 

£Ù9'J^OT£pOV (pÉp£iV. 

235. ri£ptf/.£ivavT£ç ïoiÇ TOUÇ v£Xpoùç avet'XovTO ot 
rcpoGYjxovTeç , âv^wpTiaav etç to a<JTu. — TauTov ecxtv 
ex jrpuciou woTYjptou <pap[/.axov Gavàatjj.ov 7rteTv .xat rcapà 
(ptloo àyvdjjjLOvoç aru[/.êoiAi'av Xa(/.êàveiv. — AtoyevYiç tyj 
-TTripa racvTt rporap Ê^pYJTO elç 7uàvTa, àptcnrwv T£ xat 
xa9£uo*tov xat Sta^£y6^£voç. — Tocoutouç '^X^ ^ 
tov xacpov eTCiêà^ouctv ogouç 7uo).eu.iou; 6 6a7ur6(/.evoç 

àraXTOVe. Tt TU^£tV £7Utôup.£tÇ WV à7UOTU^£tV à[/.£tVOV 

£<7TtV ; 



VERBES EN F . 

§ 106. — Tiôy^c. 

Notes. — * Donner à lire. Le grec et le français sont 
ici d'accord; le latin, au contraire, emploierait le parti- 
cipe en dus. — 2 II y a entre les deux membres de phrase 
une légère opposition marquée par la répétition du même 
mot : difficile , plus difficile. De là, Se, et non pas xo^, 
pour rendre et. 

236. Chacun s'attribue à tort bien des choses. 
— Les maîtres donnent à lire i à leurs élèves les- 



208 PREMIERS EXERCICES GRECS 

7T0i7)Ttov àyocOûv Troi7)[xaTa. — IJpcoTOç Xaf/.êàvsi vocov 

7uep(it^7)v A'jxo{/.y)^y)ç , yjç Ta irapàiY)(/.a Tuspiîto^aç àve- 
Ôïjxsv 'AizôXkowi. — 'Paov £$ àyaQou ôavai xaxov Y) 
Ix xaxoo ÊsBXov. — Touxotç àv tfaoTcoç ttjv tûv yeya- 
V7j{/.£vwv a'iTtav IttI ty]v x£ça^Y)v àva-Oeiev a7ïavT£ç. — 
'Ev toïç [/.eyicTOiç à><p6Vy)[/.a<Ti tt)v xaV/iv rfaioei'av ti- 
Gtîts. — "Tgtoctov t(ov àyaôàW Tt'fkt, TGV 7U^.OOTOV. 

237. Il est difficile d'amasser (aor. moyen) 
des richesses, et plus difficile de mettre-autour 
(7U£pi-TîÔY)[At, dai.) d'elles une garde. — On de- 
vient [pluriel) plus riche non seulement en- 
ajoutant à (^poç, ace.) ce-qu'on-possède (rà 6rcàp- 
yovTa), mais aussi en retranchant aux dépenses 
(gén.) — Trois succès ayant été annoncés en- 
même-temps (olp-x) à Philippe, tendant (àva-Tefow, 
aor.) les mains vers le ciel : « Divinité, dit-il, 
oppose [aor.) à ces [succès] quelque léger (— mo- 
déré) désavantage. » — Les soldats, ayant tressé 
une couronne d' (èx) épines, [la] mirent sur (èVi, 
ace.) la tête de Jésus, ainsi qu' (= et) un roseau 
dans sa main-droite. 

238. Je n'admire pas Lycurgue, celui qui-éta- 
blit des lois pour les Lacédémoniens. — Parmi 
(iv) les plus grands intérêts de la patrie nous 
mettrons la prudence des magistrats. — Quels 
plats serviras- tu dans le repas? — Les anciens 
mettaient (= déposaient) une obole aux morts 
(part, aor.) dans (eiç) la bouche. — Veux-tu 
[que] je te serve (subj. aor.) un dîner. — Je 
regarderais (= poserais, aor.) cela [comme] un 
bienfait. — Il faut opposer (aor.) de l'audace à 
la fortune. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 209 



œuvres des bons poètes. — Le premier, Lyco- 
mède prend un vaisseau perse, dont il coupa 
l'enseigne et l'offrit à Apollon. — Il est plus 
facile de rendre méchant un homme bon que de 
rendre bon un homme méchant. — Tout le monde 
pourrait à bon droit rejeter sur eux la cause de 
ce qui s'est passé. — Mettez une bonne éducation 
au nombre des plus grands bienfaits. — Regarde 
la richesse comme le dernier des biens. 

237. XoCkzizôv s<7Ti ^pYjp.aTa auvayEi'paaôai , X a ^ £ " 
tcwtêoov Se 2 <ptAaît7)v toutoiç TreptOsïvai. — I\'yvovTai 

7rX0U<JMoT£p0t OÙ [/.OVOV 7UpO<mÔ£VT£Ç XpOÇ TOC UTîàp^OVTOC , 

kXkk y.cd tg>v Sa7ravc5v àcpaipoovreç. — Tpia>v $t^i7U7cc«) 
TupocayyeXOevTCDV aj/.a EÙTuyy)|/.ocTa>v, àvaTei'vaç eIç ou- 
pavov tocç jfEïpa; •« 'Q Aaïj/.ov, e<pvj , [/.ÉTpiov t& toutoiç 

àvTtOfiÇ £XàTTto[/.a. )) Ol GTOOCTlÛTat TU^içaVTÊÇ GT£- 

(py.VOV iE àîCavôÛV £7?É6Y)&aV (OU £7T£Ô£<7av) £7Ù TY)V 'I^TOU 

xecpaXriv xal %à^a{/.ov iv tyj &£^a; aûfou. 

238. Où Ôai>fx.à£a> AuxoOpyov, tov ôévtoc Aay-£&ai- 
[/.ovioiç v6[/.ouç. — 'Ev toîç {/.EyiVroi; ttî<; iraTpt^o; wcp£- 
yrfipjoLGi Ôy]<ïQ(juv tt)v twv àp^ovTtov eùêoiAiav. — rioTa 
o'|a sv tû ^£i7uvcp TcapaÔTQCfiiç ; — Oî 7ua^atol toiç àrco- 
6avoiï(7iv ôêoXôv £tç to <TT0(/.a xaTETi0£<jav. — BouXei 
icapaÔia aot apiGirov ; — Touto EÙEpyéVyij/.' àv âywye 
Ôeîyjv. — 'AvtiOcïvoci §£i Toy^ ôàppo;. 



210 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 107. — TYôefAou. 

£7:t-TiO£fxat (moyen) , attaquer (dat.) ffu^épetv, être utile 
7T£pi-Tt6£[/.at, mettre (une couronne) paXocxoç, tendre, mou 
-KAyicidÇtû , s'approcher ÔepéXiov , fondement 

Ô7C£po(J;t'a , 7) , orgueil , dédain cx^v^ , tente 

239. Esvo<pc5vTi Guovrt 7)/.£ tiç £/. MocvrivEiotç àyy£^oç, 
Aêycov tov utov ocÙtou tov rpuAAov TeOvyjxévai • xàxeïvoç 

à7T-£Ô£TO f/.£V TOV <7T£(paVOV, (>L£T£À£L 0*£ ÔUOJV (§ 317) * 
67F£l ^£ 6 ayy£À0Ç 7Up0<j£Ô7)X£ 3CQCt £X.£LVO , OTl VIXÛV T£- 
Gv7)Xw£, TCàCÀLV 6 E£VO<pÔV 7T£pt£0£TO TOV GT£(paV0V. Ilxv- 

tcov àvax.£t|/.£Vtov toïç 'Aôvjvaioiç tiç tocç vauç , 6 <poêo; 
7jv ûxgp (au sujet de) tou [/.Iààovtoç o'jSevl £Oixa>;. 
Thuc. — TiGeTai to'jç v6[/.ouç sxaffTY] Y) àpyyj xpoç to 
aoTr) <7up.«p£pov. — MaXa%oST£po; ex, axATjpoTspou à; 
luOp-çi'Bvjpoç £VT£Ô£i; ytyv£Tai. — Eiç o*£(7picoT7)piov à~o- 
TfiO-yiaovTat.' 

240. Des tables somptueuses furent servies 
aux étrangers. — La plupart des alliés se joi- 
gnaient (= s'ajoutaient, moyen) à Cimon, ne 
supportant pas l'orgueil de Pausanias. — Des 
offrandes étaient offertes de (U) toute la Grèce 
dans le temple de Jupiter Olympien. — Aucun 
mal ne se produit dans un homme qui-a-posé 
[comme] fondements de sa vie [la] sagesse et [la] 
tempérance. — A l'approche de Xercès (•= X. 
approchant), les Athéniens mirent- en -sûreté à 
(etc) Salamine leurs femmes et leurs enfants. — 
Nous obéirons aux lois qui doivent (§ 223) être 
établies (fut.). — Quel nom donnerons-nous 
(moyen) à cet enfant? 



PREMIERS EXERCICES GRECS 211 



§ 107. — Ttôeuat. 

Notes. — * Faire remarquer que commencer à, con- 
tinuer à, cesser de, se construisent avec le participe. — 
2 Dans les courtes phrases de ce genre , dont le type est : 
où<7zpov iaxi v|/6uSe(r9ai , on ne met pas l'article t6 devant 
l'infinitif, bien que Ghassang et d'autres disent le con- 
traire. 

239. Xénophon offrait un sacrifice quand de 
Mantinée un messager vint lui dire que son fils 
Gryllos élait mort; alors il déposa sa couronne et 
continua le sacrifice 1 ; mais quand le messager 
eut ajouté que Gryllos était mort vainqueur, Xé- 
nophon remit sa couronne. — Comme tout dépen- 
dait de la flotte pour les Athéniens, ils éprou- 
vaient au sujet de ce qui allait arriver une crainte 
à nulle autre pareille. — Chaque gouvernement 
établit les lois dans son intérêt. — Mis dans le 
feu, le fer, de dur qu'il était, devient plus doux. 
— Ils seront mis en prison. 

240. TpàraÇai -KoXuTikdç 7rapsT£ÔY]r)av toTç £évoiç. 

npOffÊTt'ÔeVTO 01 TC^SIGTOI TÛV GU[/.[J(.ày cov Kl{/.0>V& , 

tou IlaïKjavLOu tyjv urapo^i'av où cpépovTeç. — 'AvaOy]- 
p.aTO. ex, TzôiGYiq âv£Ti'Ô£To tyîç 'EX^àSoç ev tô lepû tou 
'OXu|/.tcîo'j Aïo;. — Kaxov oùcièv <pu£Tat s'v àvSpl Ô£[/iXia 
G£|/.£v(p tou (itou ccD<ppoGuv7)V x.od éyxpccraav. — nXviaià- 

(oVTOÇ TOU SIp^OU , Ot 'A0Y]VaLOt. UTOEéQ^TO TOCÇ T£ yU- 

vaïxaç ical toc TÉicva eiç SaXau.îva. — Ileiao^Oa toïç 
y.iXkouGi T£0'/]C7£7Ôai v6[/.oiç. — Tt ô^toc toùtco tû 
rcatbt ovo|/.a Ô7)cr6{/.£0a J 



212 PREMIERS EXERCICES GRECS 

241. On dit (<pa<ri) [que] les ossements (= les 
os) furent mis dans ce monument. — Je pose 
\moyen) [en -fait que] la volupté n'est pas le 
[souverain] bien. — Les barbares vous attaque- 
ront [pendant] la nuit; attaquez- [les] (aor.) au- 
paravant. — Les Athéniens, faisant (aor.) une 
tente, exposent (moyen) les ossements des sol- 
dats décédés (aor.). — Enée ayant mis son père 
'ur ses épaules (dat.) le porta (imp.) hors de la 
Wlle. — Mets (aor.) la couronne autour de ta 
tête. — Il a mis ( £v--nOa(v,ai , parf.) sa cargaison 
dans (dç) le bateau. — Il est pénible de déposer 
le pouvoir. 



§ 108. — "l W i. 

Remarque. — 'AçcvjjjLt veut dire encore congédier, laisser de 
côté, permettre, pardonner (les fautes); àvfyjj.1, laisser aller, 
se relâcher. 

£cp — t'ejjLott (gén.), désirer aypw;, sauvage 

irpoor-i£{jiai, admettre, accepter iraps-xaXetv, exhorter 
■r u uepo;, doux, apprivoisé SeiXtj, soir, après-midi 

242. Toc Çôa aXko aXkriv à^piyjai (pcov/jv. — Oi to- 

Eotoci tgW 'Ac><7upitov àcptecav toc ^ùjyi tto^ù Tuptv (avant 
de) èÇ-ixveÎGÔai elç to twv ELepcrcov 7rV7jQo;. — 'E7ri[/.£- 

>,£ÏaOs Q7ITCDÇ (§ 244) |A7) àv-YjaOUCTlV 01 V£Oi T7}V TTjC àp£T/,; 

à^x.*/)<7LV. — 'OrcoTav tiç Ta <rco[/.aTa toc eu àyovTa àv-7) 

£7Ù pC>cStO'jpytav, 7UOV7)ptOÇ 7UâXlV £X £r " To'JTOV TGV 

tooxov ttîç p^Ooo'ou oùdap/y; 7rpoai£(/.au — Oî Aàx,cov£; 
à<p-ei0y)<7av Û7ïïo tou Eép^ou &£V){Aioi. — S'j j;iv eu 

CrUVtVjÇ O ^£VCl) , £/.£ÏVOl Bè OUT5 (7UV(.0,«7LV OÙV àv <7UVt£t£V 

f(juv£ÏÊvJ. — Suveiç to y£y£V7)^£VOv £yi"Xa. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 213 



c 241. Ta. ô<7TX <pait £v tû^£ tû |jt,v/)|/,aTi Teô^vai. 

TtôetAOCi ty)v r,o*ovY)v oùx etvai (ou [ro sivai) ràyaOôv. 

— Ol papêapoi ufjtfv tt,ç voxto; emQyjffovTat ■ U(/,sTç 
imd&aQe wpQTepov. — Toc qgto. twv à7uoy£vo{/.év<ov errpa- 

TltOTCOV xpOTl'ÔÊVTat OL 'AGyIVOCIOI , <7>CY)V7)V TCOlYJGaVTÊÇ. 

— Alvsiaç tov 7U»TSûa àvaôépLevoç toïç wuloiç ecpepe i'Eto 
T*k tcoXscoç. — Tov GT£(pavov 7U£pi0ou iTEpl ty)v x.£(paVr i v. 

— Ta (popTia ei< to ttXoîov £VT£0£ïxat. — Xal£7uov tyiv 



àpy/]v àiroQ&irOai' 



§ 108. — "I-vtfM. 

Notes. — * Boaç est dans le texte de Lucien où se 
trouve cette phrase; mais |2quç est une forme plus clas- 
sique. — 2 On peut appliquer ici la règle latine quem 
librum si leges , lœtabor, ou se servir de èàv avec le sub- 
jonctif : £otv 7ipoiw[Ae9a (§ 261). 

242. Les animaux ont les uns une voix, les 
autres une autre. — Les archers assyriens lan- 
çaient leurs traits bien avant de pouvoir atteindre 
la multitude des Perses. — Veillez à ce que les 
jeunes gens n'abandonnent pas la pratique de la 
vertu. — Quand on laisse aller à l'indolence les 
corps bien portants , ils recommencent à se mal 
porter. — Je n'admets nullement cette sorte de 
méthode. — Les Laconiens furent renvoyés in- 
demnes par Xercès. — Toi , tu comprends bien 
ce que je dis, mais eux ni ne comprennent ni ne 
sauraient comprendre. — Quand il eut compris 
ce qui s'était passé, il se mit à rire. 



214 PREMIERS EXERCICES GRECS 

243. L'éléphant est le plus doux des [animaux] 
sauvages; en effet, il comprend beaucoup-de- 
choses, puisque on-lui-apprend (docetur) même 
à adorer le roi. — Si (<xv) vous pardonnez (aor.) 
à vos ennemis , il vous sera pardonné ; car [c'est] 
à cause de cela [que] l'on nous a appris (aor. 
pass.) à dire chaque jour (xaTdc, ace.) : « Par- 
donne-nous (aor.), comme nous pardonnons. » 

— Laisse-aller jouer les enfants. — Ils laissèrent- 
de-côté tout le reste. — Vers (rapt, ace.) le soir, 
les maîtres congédient les enfants; or, quand 
(o7t6t£) j'avais été congédié (opt. aor.) par les 
maîtres, je façonnais en.(ê>t) cire des bœufs, des 
chevaux ou même des hommes. 

244. Dieu, après vous avoir pardonné vos 
fautes, consent à devenir (aor.) [votre] ami. — 
Jamais personne n'a de-plein-gré renoncé (aor.) 
à la tyrannie. — Lâche (aor.) ce bâton. — Qu'il 
me soit permis (parf.) de déclarer ma pensée. 

— Je pense (§ 95, 1°) comprendre ce qui-a-eu- 
lieu (parf.). — Aussitôt que (Êrai&àv ÔaTxov) un 
enfant comprend ce qu'on [lui] dit, sa mère et 
son père [lui] enseignent à faire certaines choses 
(§ 156), à ne pas faire certaines autres. — Il est 
honteux, non seulement de faire, mais aussi de 
désirer une œuvre honteuse. — Solon exhortait 
les citoyens à ne pas abandonner (aor.) la liberté. 

— Si nous abandonnons les Olynthiens, Philippe 
soumettra Olynthe. — Il ne faut pas se relâcher 
(aor.) par (cuà, ace.) mollesse. — Ceux qui lais- 
sent aller leur âme à (elç) la mollesse ne sont 
capables de rien. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 215 

243. 'IfysptoTOCTOv tcov àypuov ecTTtv 6 eki^ccç ■ TtoXXà 
yàp cuvt'yictv, STirei xat TCpoaxuvav (U($acr}C£Tat tqv ftotai'kitx.. 

*Av à(p7ÎT£ TOi; S^OpOÏÇ TOLÇ U(/.£T£pOtÇ, fcGtl Ô(/.ÏV à^£- 

G'/)(7£Tai • otà yàp touto iBiXx^G'yjj/.fiv xaG' £>cà<JT7)V Yjt/ipav 
Xéyeiy • « v Aç£ç Y)|«v, toarap Y){A£Ï; âçt£|/.ev. » — Tov; 
Traîna; à<pi£t TraiÇuv. — Ilavra TaXV à<p£L<7xv (ou àcpY)- 
xav). — Ilept, Sfit'Xyjv oi (H&aaxa^oi toÙ; rcaiSaç âçiauiv ' 
6~6t£ ô£ àçfiGfitYiv u7uo tcov Si&oc<7xaXa>v , ix, xnpou 7i (36aç ' 
"ri I'ttttou; *o xat àvGptoTCOuç àv£7rXaTTOv. 

244. '0 @£Ô;, 6[/.ïv àç£tç Ta à^apTYi^aTa, <pO,o; éOe- 
>w£t y£V£a9at. — Où§£iç 7ûcotcot£ éxwv Tupavvt'Soç à<p£tro. 

— Ttî<7<$£ tyî; PaîCTTjpiaç àcpoiï. — Tyjv yvco|/.Y)v p.oi 
àcpaaGto a7uo(pai'v£G0ai. — 'Eyto &oxto auvifvai to y£- 
yovo; (ou y£y£V7)pivov). — 'EratSàv Qocttov ffuvtyj rcaïç 
Ttç Ta >.£y6(/.£va, îtai y; |/.Y)TY)p xal 6 7uaT7)p SiSàfTKouGiv 

aÙTOV TOC [/,£V 7U0l£ÏV, TOC &£ {/.Y) 7U0t£ÏV. Altf^pOV £<7Tt 

p.Y) [/.ovov 7roi£tv, à^Xà. xài E<pt£<jGai atc^poO â'pyou. — 
IïapH&àcXet 6 SoXcov touç woXiTaç [ayj xpoliGat tyjv è>.£u- 
(kpiav. — El 7rpo7i<j6[/.£Ga, 2 to'j; 'OXuvQtouç, "OXuvGov 
3>iXt7nuoç jcaTa(7Tp£i(;£T«t. — Où ^£Ï &ià p.a\axa'av avi- 
vai. — Oi tyjv tj;u^Y]v àvi£VT£; £tç {/.ocXaxiav oùîUvô; 
îxavot £lciv. 



216 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 109-110. — "laxr^i (voix active et moyenne). 

àcp-i'cTT,fju, détacher de xa8-frrnrj|xi, établir 

(moyen), faire défection 6<p-iVra[jwei, tenir bon, bra- 
Trap - i<rr<x[/.ai , se présenter (à [ver (dat. ou ace.) 

[l'esprit de, dat.) cayiaXoç, 6, rivage 

àv-t(îT7] k u.t, élever Siaixa, genre de vie 

(moyen), se lever, ressusciter uTr-ayw , accuser 

245. 'AptcTwvTi AtoylvEt £v àyopa ol 7i:Epi£<7TG>T£ç 
Gx>vz.yûç, i'Xsyov * « Kuov, xuov. » "0 oè ' « e "ï*p.eïç , e©t), 

£GT£ X.UV3Ç , Ol [AS àpiGTÛVTOC 7iT£pl£GTY)X0CT£. )) Ma.Y7,Ç 

yevo|/.évY)ç ; ot piv 'AÔYjvaïoi , Tpo-jrociov â'aTYicrocv, ol Se 
KopivOtoi àvGi(7Ta<7av Tpo7r;ouov /-ai gcùtoi ■ ol Se 'A9r,- 

Vafoi TOVÇ TO TpOTUatOV IGTTXVTaç (HOCfpGapOUGlV. — '0 
0£OÇ |/.OVOV TCOV ÇwiûV àvGp(07îOV ÔpGov <XV£(TTY)<7£. — 

'O Ktawv toc piv £7u6p0ei xoci xocT-£<7Tp£(p£TO, toc 8' à«pi- 
(7TY) jcai 7rpoç — loyeTO toTç "EX^yiciv. — Ol Bviêaïoi, 
to'j; Aa%£$ai[/.ovi'ouç v«cy)<tocvt£ç , v)Y£|/»QV£ç xoct£Sty)<70cv 

TOJV 'EXV/JVIDV. 

246. Ils placèrent les cavaliers sur (lw(, c/a^.) 
le rivage. — Les hommes ne laissent pas-même 
(oùSè) l'air libre aux oiseaux , [leur] tendant 
[= plaçant) des pièges. — On dit [que] Saturne 
fit passer ((/,£9-i<7tyi{m) les hommes de son temps 
(ol xocG' èauTov) d'un genre-de-vie sauvage à une vie 
civilisée. — Les Éthiopiens établissent [comme] 
rois ceux qui-se-distinguent par [la] beauté ou 
[la] vaillance ou [la] richesse. — L'Eubée se dé- 
tacha des (àxo, gén.) Athéniens. — Les Athéniens 
faisaient-la-guerre aux gens-de-Naxos (NàÇtotj 
rebelles (= ayant fait défection). — Qu'il ne 
vienne à l'esprit de personne (piBa'ç) que (<î>ç) 
j'accuse Théramène. — J'étais debout regar- 



riŒMIKHS EXERCICES GRECS '217 



§ 109-110. — c/ I(7ty|{/.i (voix active et moyenne). 

Notes. — Il est très important de bien distinguer le 
moyen proprement dit, qui a le sens actif (aor. icxr^i- 
jatjv), et le moyen mixte, qui a le sens neutre {aor. 
Igt7)v). — d Dans o Se, en tête d'une phrase, o a la va- 
leur d'un pronom (§ 157). — 2 II est facile de voir qu'ici 
xat£(TTT|aav est le pluriel de xaxsaT^v et non de xaTea-r^cra. 

— 3 Optatif de répétition (§ 263 et. 272, Rem.) 

245. Diogène dînait sur l'agora; ceux qui 
l'environnaient lui criaient sans cesse : « Chien, 
chien! » — « C'est vous, leur dit-il 1 , qui êtes des 
chiens, puisque vous m'entourez pendant que je 
dîne. » — Un combat ayant eu lieu, les Athé- 
niens dressèrent un trophée; les Corinthiens en 
dressèrent un autre, eux aussi; mais les Athé- 
niens tuèrent ceux qui le dressaient. — Parmi 
les animaux l'homme est le seul que Dieu ait 
fait se tenir debout. — Cimon ravageait et sou- 
mettait certaines provinces, il détachait les autres 
(du parti des Perses) et les gagnait aux Grecs. 

— Les Thébains, vainqueurs des Lacédémo- 
niens, devinrent 2 les maîtres de la Grèce. 

246. Toùç iiz-iccç, iizl tû atyr/Xw fcaT£<7T7)<7av. — 

Où^£ TGV àlpa Ql OCvOpOJTTOl TOÏ; (OU TOTç) OpVlCtV £COC7lV 

e^EuOspov, 7ïàyaç i<7TavT£ç. — Tôv Kpovov >iyou<ji tqÙ; 
itaô' âauTOV âv0pw7UO'jç £$ àypi'aç o\ou'tyîç tic, (3{ov 7)|z.epov 
p.eTaaT^crat. — BocaiXsa; x.aÔicTa<7LV oi AIÔîotcêç touç 
xâXXa &ta<pépovT<xç r\ àvSpaa y) -tt^outo). — 'H Eu-ëotst 
àrcéc^T] àxo tcov 'ABrivauov. — NaEt'oiç aTuoaTâtoriv 'AO'/j- 
vatoi £xoXé{/.ouv. — My)0*£vI touto Trapacrry) o>ç ©yjpaj/i- 
vou; xaTYiyopw. — Taux' £yw £i<7TY]XUv opaiv. — 'Eral 6 



218 PREMIERS EXERCICES GRECS 

dant (= voyant) ce [spectacle]. — Lorsque (hu) 
Théramène fut présent, Critias, s'étant levé, l'ac- 
cusa d'avoir été (wç et le part. parf. de yiyvo^ai) 
hostile à l'oligarchie. 

247. Denys l'Ancien (§ 495), étant monté sur 
le trône (êIçt^v àp^rjv jcaÔt^Tap.at , moyen), épousa 
la fille d'Hermocrate. — Les Perses ayant tenu 
bon et ayant reçu non sans-courage les hoplites, 
une bataille violente s'engagea. — En présence 
de la mort (= la m. se tenant présente, parf.), 
beaucoup perdent le sang-froid. — Lève-toi 
(aor.), soldat, et prends (aor.) tes armes. — 
Les alliés d'Athènes étaient rigoureusement 
(== amèrement) châtiés quand (6tc6t£, opt.) ils 
faisaient défection. — Dans le danger souviens- 
toi de te tenir debout avec tes amis. — Ils se 
tiennent [en place] et en même temps remuent. 
— L'affaire ne s'fen] tient pas là. 

§ 109-110. — "iffTYjf/.i (voix passive et moyenne). 

xaO-faTa[Aat, s'établir, devenir èjji7tôpiov, marché 
tjw~e.ypy.oLi, être en proie à f/.ia3o<popoç , 6, mercenaire 
«ruAXoyoç, b y réunion rtripyoç, 6, tour (turris) 

248. 'H TWV A.Gy)V0UG)V TTO^IÇ 7UpU>TY) VO|/.OUÇ â'ÔSTO 

y.y.1 7uoXiT3iav x.aT£GTY)caTO. — '0 ©Oovepoç èauTcp xo- 
"kéjj.ioç, /.aOiTTO-Tai ■ aûôaipÉTOiç yàp cruv^srai 'Kutcgliç 
ôcei, — KaTaêa"Xo'jp.£v to y.ocô' 7){/,ûv 6x0 tcov papêàpwv 

C7T7.0ÈV TpOTUaiOV. D'ap. ISOCR. 'E7U£l$àv KOCVOLGTm 

tr/)<îÔ£ tquç àp^ovTaç oaouç &£ï, 7to"X0 euOujjLOTepoi £(J£«ïÔm 
Xén. — 'Exop£'j£To à\7.0T£ /.al àl>ox£ (de temps 
en temps) é©i<TTà|/,£voç. Xén. — 'Ay.o'jçavxfi; oî crpa- 



PREMIERS EXERCICES GRECS 219 



0Y)pa[/ivY)ç Tuapriv, àvotcTa; 6 KptTi'aç ocutov ÛTnovayev 
w; sj^Opov tyj o'kiya.py ix. y£y£VY)t/ivov. 

247. Aiovuaioç 6 UpsaêoTepoç elç tt)v àpyyjv xaxa- 
cràç £YYi|/.£-TY)v 'Epjj.ox.pxTOuç, 6uyaT£pa. — Txottocv- 

TCOV TtOV IlEpGCOV X.OÙ 0£qa|/.£VCOV O'JX. ày£VVtOÇ TO'JÇ 

oxXitocç, xpaT£pà \>Ayr\ cuv£<7TY). — Toi) QavaTOu rcap- 
£Cty]x.6toç, 7uoXXoi to <ppovif/.ov àxo)i£i7rouGiv. — 'Avoc- 
gty)6l , à) cTpaTuoToc , aai >.aêè Ta oiç\cc. — Oi tôv 

'AÔY]V<XUOV <JU|JL|/.a^Ol , OTCOTfi à^O - <7T0tf£V 3 , TClxpÛÇ £XO- 
Xà^OVTO. 'Ev XlVOUVCt) p.£[£V7)<TÔ <7T7]V<Xl {/.£TOC TÛV 

<piX<ov. — EaTaa!,' 0' à(xa x.où jcivouvrat. — Oùx, £V- 
Taûô' £<7Ty))C£ to xpay^a. DÉM. 



§ 109-110. — a Ux(\\u (voix passive et moyenne). 



Notes. — f Nouvel exemple du goût de la langue 
grecque pour la répétition d'une même idée sous forme 
négative. — 2 Même fait que le précédent. 



248. La ville d'Athènes est la première qui ait 
établi des lois et un gouvernement. — L'envieux 
est son propre ennemi : car il est sans cesse en 
proie à des chagrins qu'il se crée lui-même. — 
Nous renverserons le trophée dressé contre nous 
par les barbares. — Quand vous vous serez 
donné tous les chefs qu'il vous faut, vous aurez 
beaucoup plus d'ardeur. — Il marchait, s'ar- 
rêtant de temps en temps. — A ce discours, les 

15 



220 PREMIERS EXERCICES GRECS 

TicoTai ya"X£7rw; è'cpspov, xal aùXkoyoi eyiyvovTO xat, îcu- 
ît>.oi cuviaTavTO. Xén. — 'Eyà> 6 aùxoç el(/.i x.ai oûn 

£^t(7TaU..SCl , UJJIEÏÇ Se [/.£T0c€à> 4 }.£T£, Thuc. 

249. Les Athéniens avaient établi (aor. moyen) 
le Pirée [comme] un marché au milieu de la 
Grèce. — Établi (aor.) dans (elç) une magistra- 
ture, ne te sers d'aucun [homme] pervers pour 
(irpo;, acc.) les administrations. — A ceux qui- 
résistent et ne succombent pas les maux devien- 
nent plus légers. — Je pense [que] celui qui-est- 
à-la-tête (parf.) de la cité dissipera le danger. — 
Cléarque fut mis-à-la tête des mercenaires par 
Cyrus le Jeune (junior). — Par l'effet de (0x6, 
g en,) la crainte les cheveux se tiennent droits. 

— Tu seras créé (= établi) roi. — Cyrus com- 
manda (impf.) à tous les autres de s'armer et de 
se mettre (== s'établir) chacun dans son rang. 

250. Des tours et des portes furent élevées (êcp- 
i(jtvi|jli) sur les ponts. — C'est une œuvre difficile 
que d'organiser (= constituer, moyen) un État. 

— Quel homme a organisé les forces navales de 
notre patrie? — Celui qui a fui le danger est 
plus blâmable que celui qui l'a bravé; il faut 
savoir (èô&eiv) supporter (= braver) les épreuves 
les plus grandes. — Quiconque ne supporte pas 
les épreuves ne pourrait (§ 114, 2°) non plus 
(ojSs) braver [le] trait d'un homme. — Darius 
établit Mardonius général de toute l'armée. — 
Je frapperai du pied la terre, disait Pompée, et 
il en -sortira (^-ocv-tcTa^ou) des légions. 






PREMIERS EXERCICES GRECS 221 

soldats furent mécontents; des conciliabules et 
des groupes se formèrent. — Moi, je suis le 
même et je dévie pas 1 ; c'est vous qui changez. 

249. Ol 'Aôrjvoabi tov riapaià g|/.7u6ptov £v [jÂgcù 
tt,ç 'EAAa&o; x.aT£GT7QaavTO. — Elç àpjnrçv zaTaçTaôeiç 
u.Y)ô£vi ypCo 7rov7]pÇ> xpoç tocç Sto tx.'/jcreî.ç . — Tolç àv9i~ 

GTaj/ivoiç xai |/.y) îcaTa7ui7UTOUGt * xoixpcmpa yîyvsTai toc 
Kaxa. — Oîfjiai tov ê©ÊGT7]îC0Ta ty) iroAst >uv<Wov cùoc- 

AUGELV. '0 KXicCpyOÇ £7C£GT3c07). UTCO KupOU TOU VEto- 

T£po'j toiç {/.taôoçopoiç. — 'Yxo Séouç ôpôal ai ^P'-X 8 ? 
faravrai. Plat. — BscgiAeùç xocTaGTaÔTjGEt. — Kupoç 
toïç aA^oiç tcôcgi 7uapY)yy£AA£v eÇoTuAt'ÇecSai îcai jcaôi- 
<rraffOai sic ty)v êauTOo toc^lv exocgtov. XÉN. 

250. LTopyoi îcai 7cuAai £iu tcov y£<pupc5v £7WGTa0Y]Gav. 

— XocAetcqv Epyov GUGTY)GXGÔai rcoÀiv. — Tiç avvip tocç 
vauTDcàç Suvy.^£tç tvjç Y)[/.£T£paç xaTp&oç govegtyjgocto ; 

'0 (puywV TOV /a'v^UVOV TOU UTTTOGTaVTO; (/.£[/. xTOTEpo; • 

Xp'o xai aupLtpopaîç tcoç [/.eyicTatç eOeXetv ôçtaTocGÔai. 
Thuc. — Taïç au^cpopatç ogtiç où^ uçiVraTat, oùS' 
àv&pôç àv S'Jvaiô' Ô7U0GT7)vai p&oç. Eur. — Aapsïoç 

TTÛtCT)? T7ÎÇ GTpaTtÔCÇ GTpOCTYjyQV Map&OVlOV xaôlGTOCTO 
(xaT£GTY)GOCTo). Ty)V yY)V TÔ 7U0^t 7ÏÏ0UGCO , E<pY) 6 

Ilo|/.7r^ïoç , xal sÇavaaTTQGÊTai Tocy^xocTa. 



222 PREMIERS EXERCICES GRECS 

§ 111-112. — Atèwfxt (aux trois voix). 

Tcpo - St'Scotxt , trahir Ô7capxetv, être là, appartenir 

7rapa-St'S(op.t, livrer, trans- 7tapa k u.u6fo , consolation 

èx-Stô(i>[xt, publier [mettre y^f^ç, uSoç, 7), chlamyde, 

SiSovat Sôcy;v , être puni paxoç , xd , haillon [manteau 

251. IIt6)aj<70v toc uxàp^ovTa îcat &oç Totç rétcayoïç. 

To <7UV£TQV 6 0eoç o\'Sco<7tv, où^ c^tcXoutoç. — *Pi- 

^t7U7Toç , epwTco^evoç o'jcmvaç [/.aTacTO. <p&£Ï xat oiidTivaç 
udcXtTTa. |/.i<r£i • a Toùç f/iXXovTaç . £<py) , 7tpo^tB6vai u.%- 

"klGTCt, Cpt'XcS ? TOÙÇ O 7$7) 7Up0&£&O»c6Taç U.à)aCTa. p.tGG). » 

— Tt)v ^oSpav 7){/.ty ot TCpoyovot étauGÉpav Si' àpET/jv 
wapé&OGrav. — Twv àyaôôv oùo*èv àv£u tcovou ot 0£oi oV 
Soaatv àvOpcoTCOtç. — MyiSe-vi %a%ov àvTt (pour) xaxou 
àrcoSoç. — My) à(p7ÎT£ toi>ç /.axoupyouç, rcpiv av (avant 
que) oVjcrt Sijctjv. — "A Ttç jat) £%£t, TaOTO, où* àv 

&01Y) £T£pù). 

252. Prométhée, après-avoir-façonné les hom- 
mes avec (Êx, g en.) de l'eau et de la terre, leur 
donna aussi le feu, qu'il avait-dérobé (part.) du 
(Ix.) ciel. — La nature nous donne les larmes 
[comme] une consolation dans l'infortune (plur.). 

— Les cités sont bien gouvernées, quand (otocv) 
ceux qui-commettent-1'injustice sont punis. — 
Donne aussitôt au mendiant et ne [lui] dis (aor.) 
pas de venir (aor.) demain. — Ce livre a été 
publié l'an (dat.) 4889 après la naissance du 
Christ. — Prions Dieu de nous donner (aor.) 
non pas des richesses, mais la sagesse. 

253. Comment (§ 225, R.) serais-je puni avec- 
justice pour (Û7r£p, g en.) les malheurs arrivés à 
la ville? — Ceux qui-périssaient (= étaient dé- 






PREMIERS EXERCICES GRECS 223 



§ 111-112. — AtSwjxi (aux trois voix). 

Notes. — * Ce mot de Philippe rappelle notre pro- 
verbe français : « On n'est jamais trahi que par les siens. » 

— 2 C'est le proverbe latin : Nemo dat quod non habet. 

— 3 Le participe est ici un complément déterminatif et 
veut être précédé de l'article (<§ 299). 

251. Vends tes biens et donne-les aux pau- 
vres. — C'est Dieu, et non la richesse, qui donne 
l'intelligence. — On demandait à Philippe qui il 
aimait et qui il détestait le plus : « Ceux qui 
doivent me trahir, répondit-il, voilà ceux que 
j'aime le plus; les gens qui m'ont déjà trahi, 
voilà ceux que je déteste le plus 1 . » — Nos an- 
cêtres nous ont, par leur courage, transmis une 
patrie indépendante. — Les dieux ne donnent 
aux hommes aucun bien sans peine. — Ne rends 
à personne le mal pour le mal. — Ne lâchez pas 
les coquins , avant qu'ils aient subi un châtiment. 

— Ce qu'on n'a pas, on ne peut le donner à un 
autre (On ne donne que ce qu'on a 2 ). 

252. npo|/.vj96'jç , £<; uSoctoç y.cd yr\ç, àv8pw~ouç 
7r^àcaç , è&cojtev aÙToiç xai to 7uup , ic, oùpavou xX£^aç. 

— 'H cpucriç toc $àxpua StScoortv yjm.iv xocpa[7,u6iav ev 
Ta!'; SuGTuytaiç. — Ai tcoXeiç eu olfcouvrai, otocv oi àoi- 
MoOvteç o(xy}V Si&ûaiv. — IIto^co suôùç Si'&ou, y.ai [/.tj 
aupiov e^9eïv £Ï7ûy]ç. — To (3iê>iov tocU eEe^oÔyj évotTCù 
xai ôySoTjîcoffTw jcal ôy-TaxoGioarô zal ^i'Xiottû etei 
p.ETa XptffToiï ylvEGriv. — Tô 0£oJ £,u^ft)|/.£Ôâ Sauvai 
Yjpv p.7j ^pYijxy.Ta, à"X7^à crtocppoc»uv7)v. 

253. Ilw; àv ô\y.aico; ûrcep tûv ty) 7uq}.£1 yEyEVY^uivtov 
cu|/.flpopôv 3 £yw Sixy)v Moirjv ; — Oi vogw SiacpÔEipo- 



22/i PREMIERS EXERCICES GRECS 

truits) par la maladie étaient donnés au fleuve, 
les Romains n'ayant pas les choses nécessaires 
pour (îrpoç, ace.) [les] sépultures. — Il recom- 
manda aux prisonniers de soigner ceux à qui ils 
avaient été donnés (aor.) — Platon dit à Aris- 
tippe : « Il n'est donné (parf.) qu'à toi de bien 
porter et une chlamyde et un haillon.» — Quel- 
ques-uns promettaient [que] l'Eubée serait rendue 
en échange (àvTi, gén.) d'Amphipolis. — Com- 
bien d'argent (= richesses) me donnerais-tu 
(aor.) pour (ôjcts) reprendre (aor.) ton esclave? 



RÉCAPITULATION 

SUR TÉ8t)|/.1, ITJfJU, l<7TY)[At ET §l'$CD[X,l a 

Guv-t'aTafxat, se former, se liguer oixoi>[/iv7) , terre habitée 
erci-^eipstv, tenter, entreprendre xoÀotoç, 6, geai 
t'xvoç, to, trace (de pas), vestige ûêpt'Çoj, insulter 

254. Tpt.7n:o>if/.Cf) piv Upà y.cà (ta^oùç àvecTvjaaTS , 
ôti touç ty|ç yrjç xap^oùç y)[/.lv s^ojy.e • tô &è ttjv àV/j- 
6aav eûpovTt Tic ujàcov Pcopiov i&p'JsaTO ; — Auo T7.^£ 
Û7uo toO @£0ti tolç àv0pco7uoiç SISotoci , to te àXr ( 6£U£LV 
x.al to eûepysTetv. — Oùb£[/.iav 7ïa>7TOT£ àylXrjV r,c>0r,[X£6a 

<JU-<7T0C<70CV (§ 322, 3°) £7Ù T0V VO[/ia. XOÙ ^a^.£7UC0T£pai 

Êict xôcœi toiç àXXocpuXoiç Y) toïç ap^ouaiv «yfôv • àv- 

6pO)7ÏOl ()£ £7r' OuSêVKÇ {/.ScXXoV (JUV- IffTaVTOCl Y) éwl TO'J- 
TOUÇ O'JÇ OCV al'cfOtOVTOU ap^£lV OC'JTCOV £7UL7^£ip00VTO.Ç. — 

rioXXà xap-£Ti'0£<7av ■/){/. tv îtai cBi'Bocav. — Tû xpefa- 

TOVt GOU [AY)T£ àvSlCTTaffO £/.7)T£ £7TlTtÔ£<JO. 

255. Il fallait [que] le Fils de l'homme fût 



PREMIERS EXERCICES GRECS 225 



[A£VOt, £()lO*QVTO TÔ 7U0Ta^Û , OU* ÉyOVTCOV TCOV 'Pti>|/,afo)V 

T7. 7rpo: Tacpàç frciTYiSeia. — IIpouTC£ toi; al^ataoTOiç 
OspXTreueiv to'jtouç olç é^oûr^av. — riXàrcov 7rpoç 'Api- 
aTi7U7Trov £ltc£ ' « Sol [/.ovw Sé^OTat fcai yXa.|7JJoa eu cpopav 
Koci pàxoç. » — Ttuct/voOvto tw£ç E'j^oiocv ocvt' 'A|/.çi- 
xo^coç à7TO(ïoÔY)(j£a9ai. — tf Q<7T6 tov ^ouXov OLizo'kaJoiïv 
Troaa àv p.oi ^pvi^ocTa Soi'riç ; 



RÉCAPITULATION 

SUR Tl6Y)[/.t, Ï7)[/.l, l<7T7)fAl ET $i6(0[/.l. 

Notes. — ' L'inventeur de l'agriculture, au dire de la 
Fable. — 2 Le pluriel de oùâeiç, bien que rare, est très 
correct. Il est amené ici par les pluriels àvÔpwTioi et tou- 
tou?. — 3 Génitif de prix (§ 166, 1°). 

254. Vous avez élevé des temples et des autels 
à Triptolème 1 , parce qu'il nous a donné les fruits 
de la terre; mais à celui qui a découvert la vé- 
rité, qui de vous a bâti un autel? — Voici deux 
qualités accordées par Dieu aux hommes, la sin- 
cérité et la bienfaisance. — Jamais nous n'avons 
ouï dire qu'un troupeau se soit ligué contre son 
berger, et les animaux sont plus hostiles aux 
étrangers qu'à leurs maîtres; il n'y a personne 2 , 
au contraire, contre qui les hommes se liguent 
davantage que ceux qu'ils voient s'efforcer de 
leur commander. — Ils nous présentaient et 
nous donnaient bien des choses. — Ne résiste ni 
ne t'atlaque à plus fort que toi. 

255. "E&a tov Yîov toO àvQpojTCQu TrapaSoOrjvai si; 



226 PREMIERS EXERCICES GRECS 

livré (aor.) aux (etç) mains des pécheurs et cru- 
cifié, et [qu'] il ressuscitât le troisième jour. — 
Quoi [d'J étonnant, si nous pardonnons (fut.) à 
ceux qui [nous] ont insultés (parf.), quand (oxou 
ye) le maître du monde a invoqué son Père pour 
(ùTcep, g en.) ceux qui l'avaient crucifié, en disant: 
« Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font? » 
— Je vendis le geai pour-une-obole (gén.) — 
Le roi promit de donner (fut.) la toison d'or, si 
(eàv) Jason, seul, domptait (aor.) les taureaux 
aux-pieds-d'airain (^alxoTtouç , xo^oç); ceux-ci 
(§ 157) rendaient (àva-Stôa>(/.i) du feu par (ex) la 
bouche (plur.). — Dieu a donné (aor.) aux 
autres animaux des pieds qui ne servent qu'à la 
marche (= fournissent seulement le marcher), 
mais il a encore ajouté (aor.) à l'homme des 
mains, qui exécutent la plupart [des choses] par 
lesquelles nous sommes plus heureux qu'eux. 

256. Mercure se rend en Piérie et vole les 
génisses que faisait -paître Apollon, mais afin 
que (IW) il ne fût pas dénoncé par (Û7u6, gén.) 
les traces-des-pas, il mit (7UEpt-Ti'ÔY)|At) des chaus- 
sures aux pieds [des animaux volés]. — Certains 
osent dire que (<î>;) Philippe ne voulait pas livrer 
(aor.) Orchomène aux Thébains, mais qu'il [y] a 
été forcé. — La ville d'Athènes se donna (= posa) 
des lois [la] première. — Déposez (moyen) les 
armes. — Que chacun dispose (moyen) bien sa 
maison. — Nous craignions que (pi) l'ennemi 
[plur.) ne nous attaquât. — Souvent nous n'ob- 
tenons pas ce que (plur.) nous convoitons le 
plus. 






PREMIERS EXERCICES GRECS 227 

^sïpaç àjxapWXoW xaî. GTaupcoGvîvca zal ty) TpiT/) 'hjJÂooç 
àva<JTr)vai. — ■ Ti 6oa>[/.a<7Tov, ei toïç ûêpwtociv àcpv]- 
<70|/.sv, ôttou ye 6 tyiç oIxou|A£VY)ç (>£C>â;6tY)Ç UTOp TWV 
GTauptoaa.vTcov aùxov 7cap£ît*j&£<7£ tqv IïaT£pa. lévwv ■ 
«"A<pe; auToiç ■ où yàp ï<jaai ti (ouo ti) 7ïïolo0c7'.v ; » — 

TOV XOXOIOV ôêo).o0 3 à7U£&6|/.V)V. 'O (3aGlXsÙç U7U£C>Y£TO 

(kocav to y pvGO^oLXkov vàxoç , iàv [/.ovoç 'Iaacov tooç 
vaV/toTro&a; TX'jpouç ^£tp(6c»7)Tat ■ oï o*£ mîp gît (7TOf7,aTG>v 
àv£o\'^ocrav. — Toïç [/iv aXkou; Çwotç xoSaç 6 0£oç 

£Ô(OX8 OÏ TO 7COp£'J6C0at [/.OVOV 7UaO£^OU(7iV , àvôpcoTCG) BÈ 

xai v^apaç 7upo(7£ÔY)>c£, aï toc 7u^a<7Ta. otç e'jSai[/.ov£<7Tepoi 
exsi'vcov £(7fA£v ÊEfipyàÇovTat. 

256. 'Epptriç £tç Iïi£p£av 7Pxpay&yv£Tai zai y.'X£'n;T£i 
(3oo; àç £V£[A.ev 'At:6XXwv • ïva os {/.*/) (po^pocGet.'-^ utto twv 

l^VWV, l»XoS"10|/.aTa TOÏÇ 7U0Crl TC£pi£97)Z£. ToX[AÔ<7l TIV£Ç 

7iy£lV COÇ $t'Xl7T7T0<; OU/. Èêo'jT^TO 0Y)£atOtÇ 'Op^0p.£V0V 

wapa-Souvai, àVX' Y)va.y/.oc<>9Yi . — TI tûv 'AOrjvaiwv 

tcoXiç TrpwTV) I'Qeto vojxouç. — KarafkaQs toc ô'xla. 

"EîtaeToç £Ù ^laTiOlcrOw tov otx.ov. — 'E<poêou[/.£0a [/.Y] 

01 TwO^ifAlOl Y)[AÏV £7&l9eiVTO. Ho^XoCJUÇ OU TDYy^aVO[/.£V 

cbv [/.àXicTa £<p- isjxeOa. 

Remarque. — Il est bon de faire observer, avant ce 
dernier exercice que, lorsque le verbe principal est au 
passé, on remplace habituellement le subjonctif par l'op- 
tatif après les expressions ïva, afin que, cva [x^, afin que 
ne pas, de peur que; <po6ewr9at fxvj, craindre que. Dans 
cet emploi, l'optatif correspond à l'imparfait du subjonctif 
latin. Cf. § 05, il. 



228 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§> 113-114. — Verbes en ^i avec et sans redoublement. 

REMARQUE. — Les composés ip-nfarfaj|u et l^-Tzinpr^.i sont 
plus usités que les verbes simples. De plus, le régime indirect 
des verbes qui signifient remplir de se met au génitif. 

Scorco/av, dépenser ay/co, étrangler, presser 

cpAuapt'a , bavardage ôpy-q , colère 

257. 'Eyw Trapà coi gXm'ÇG) {/iyicxov ^uvyjcecOai. — 
Oux, àv SuvaiTO 6 toioutoç Xoyoç ai^ooç eil— 9&tj<hci Taç 
tyvyjxç twv àxoucàvTcov. — Tô ecOieiv izoXkk ôpyyjç jtal 

(7)t^7)p6TY)TOÇ é[A^lti?&Y)<7lV. El TIÇ pi (pY)ClV àXXcd 

(§ 192) >iyeiv ri tocOtoc., oùBèv 'Xlyi-.i. — Ti oùv Xeyeiç, 

CpXC/.COV £[J.£ CO<pojTOCTOV £IV7.1 J Tô 0£tO Xl'^p7)ClV OCTIÇ 

av toÏç 7T£vrici oi5û. — 'QvivavTO xo^a^6^£voi. — 
'Ovaio ocv , £i ti; l&7uXuvete ce. — Taiira, piv ■/}7ui<7T/)- 

6y)V , £7TlCTa^ai &£ OUfcETt. 

258. Les ouvriers sont ceux qui savent faire 
quelque chose d'utile. — Il fallait m'avertir. — 
L'homme juste est non-pas celui qui ne (pi) 
commet pas d'injustice, mais quiconque, pouvant 
commettre -une -injustice, ne [le] veut pas. — 
Vous remplirez la mer de trirèmes. — Il nous a 
rempli {parfait) les oreilles de [son] bavardage. 
— Il partit, remplissant l'attente de tous. — 
Ses yeux se remplirent de larmes. — Tu ne te 
rassasiais (£{A7uiVày)|xi, passif) pas de promettre 
(part.). — Quel bienfait pourrait-on (à'/w) appe- 
ler (= dire, aor.) plus grand que celui-ci, celui 
qui-a-pu sauver (aor.) toute la Grèce? 

259. avare, parce que tu n'as pas pu (part. 
acr.) dépenser (aor.) ta richesse, tuas enfoui (xat* 
opuTTOi) ton or, et tu méprises celui qui-est-pressé 



PREMIERS EXERCICES GRECS 229 






§ 113-114. — Verbes en p.i avec et sans redoublement. 

Notes. — * Tàç tyvydç, et non nrjv tyuyyp, parce qu'il 
s'agit de plusieurs personnes ; le français , au contraire , 
veut le singulier, parce que chaque personne n'a qu'une 
âme. — " 2 Suivi de l'infinitif, exto a le sens de pouvoir. 
— 3 II serait tout à fait contraire à l'usage d'exprimer 
aÙ7Y}v pour représenter ttjv oîxt'av. 

257. J'espère avoir près de toi une très grande 
influence. — Un tel langage ne saurait remplir 
de respect l'âme des auditeurs *. — La gourman- 
dise inspire la colère et la dureté. — Si l'on pré- 
tend que je dis autre chose que cela, on a tort 
(= on ne dit rien qui vaille). — Que veux-tu donc 
dire, quand tu affirmes que je suis très sage? — 
Qui donne aux pauvres prête à Dieu. — Ils trou- 
vaient avantage à être châtiés. — Tu gagnerais 
à être lavé. — J'ai su cela, mais je ne le sais 
plus. 

258. TiyyÏTCf.i elcrtv 01 ^prictp.ov ti Tcotav eirw*Ta w.evoî . 
XÉNOPHON. — Xpy)V (é^prlv) j/,6 vouÔstêiv. — '0 Si- 
xaioç àvyjp £(jtiv oùv^ 6 {/.■/) à<W.àW , àXX' qutlç, <xBifc£Ïv 

Suvà{/.£VOÇ , {/.?) pOU^STai. Tï)V 8à\aTTav 1[/.7cXtJ<7£T£ 

TpiTipwV. ^uapiaç Y)[/.ÏV Ta Wta £[/.X£7rV/)îC£V. — 

'Atcyj^Gê a7TdcvTcov T7)V yv(op.y)v £|X7U7rXàç. — 'EvsTu^TQaSri 
oa/.puojv a'jTOo toc o[/.(/.aTa. — Où* iwKty.Tzk<x.<jQ ûtuit- 
^vo'j[/.£voç. — Tiva, àv tiç £Ù£py£<jiav êItueïv sj^oi TauTYjç 
p.E((,<i> tyîç a^aarav tt)v 'E"X^àSa crcocat, SuvyiOeigyiç; 

259. *Q cp'Aapyup£ , où &uvy)6eiç o$«MCvrj<7at tov ftXoû- 

tov, tov ^ouaov xocTto^ouÇaç, xai too ty) ravia ày^o|/ivou 



230 PREMIERS EXERCICES GRECS 

par la pauvreté : terrible folie! — Alexandre 
brûla les palais de Persépolis. — Tu disais être 
allé (aor.) un jour à Olympie. — Il est facile de 
promettre (aor.) et d'affirmer (aor.). — Ceux 
qui- avaient- été- envoyés (aor.) vers Alcibiade 
ayant environné la maison [la] brûlèrent (impf.). 
— Si (yiv) quelqu'un dit que la rupture de la 
trêve a eu lieu grâce à Athéné, nous ne le loue- 
rons pas. — ■ Il ne consentit pas à lui prêter (aor.) 
de l'argent. — Tu nous es utile en nous aver- 
tissant sans cesse. 



§ 115. — Aoristes seconds en m et en ïjv. 

REMARQUE. — 'Auo-ScSpaaxœ se distingue de qpsuyto, àrco- 
çeuyw, en ce qu'il signifie proprement s'évader, déserter. 

àva-êai'vo>, monter [cord àva-ytyvwaxto, lire 

<7up.-êûuvo), traiter, se mettre d'ac- o-uy-yiyvtoaxoj, pardonner 
au(j.-êaLV£c, il arrive (accidit) ypa^areTov, registre 
i-ju-éaivcu, marcher contre (dat.) toxoç, 6, intérêt, rente 

260. Xpovou ppoc^eoç (Ùe^Oovtoç, 7ravT£C ufA£ïç i'yvcoTS 

TY]V TOJV TOT£ TZElGÛtVTiùV l»[/.ÔCÇ X0OU0CV. BltoV 6 <70<pl- 

<7T7);, t^cov (pGovspov Tt-va ccpoopo. îtexucpoTa , eïttev ■ «"H 
touto) piya xaxov cu{/.ê£êr|X£v , r, àXXw f/iya, àyaOov. » 

— *Ov av yvtoGiv 01 àp^ovrsç twv 7uaio(ov Suvàjxsvov 
|/,Èv yàpiv a7ro-?>t?>6voci , jat) àTTO-BiSovTa 8è, xolàÇouci 
tootov tcr^upcoç. — ^tTvYi^tov 6 xo)|/.i>coç Itztcx. y.cd Ivevyj- 
jcovtoc Itjq ptôuç, à7U07cvty£lç utîo tou ylXwroç aTraSavEV. 

— 'Eaôviç 7ravTOo 7.7TY) xai àXk<x yjnr\^cLicf. ev toiç <j/,Y)- 
vaïç Ttov Ba.pêàpcov xat toîç yjXcoxoci wXofojç GxYip^v. 

261. Il est très difficile de se connaître (aor.) 
soi-même. — Connais-toi (aor.) toi-même. — Je- 






PREMIERS EXERCICES GRECS 231 

y.aTa©pov£ïç ' {/.av£% o*etvY). — Ta fJaafteia zriç ïlipai- 
izôluoc, 6 'A7i£avo*poç £V£7rp7]C7£v. — "Eop'ocrSa àcpwcéVjOai 
?roT£ £Îç '0"Xuf/.7uav. — ^Y'KoayJ.^OLi x.aî <p7}<rai paotov 

£<7Tl. CK 7U£[/.<p9£VT£Ç TCpOÇ 'AX/uêlào^V KUX^Cp TY)V 

olxi'av irepKJTdcvTeç êv£7rt|/.7upa<jav s . — Tyjv tcov gtcovSôv 
cuv^uatv làv tiç <pv) Si* 'Aôvjvaç y£yov£vat , ou* £7uai- 
v£<ï6[/.£0a. — 'Apyupiov auTû ^p^aai où/. y)6&ta)<TCV. 
Plat. — Su Yi[/.aç ovivyiç àei vouOctûv. Plat. 



§ 115. — Aoristes seconds en wv et en y\v. 

Notes. — ' Le grec met toujours les qualifications de 
personnes après le nom propre et avec l'article (§ 149). 
— 2 Le participe futur, d'après le § 302. — 3 Le génitif 
partitif n'admet jamais de préposition en grec : i\ auxSv 
serait un solécisme. 

260. Peu de temps après, vous avez tous re- 
connu la perversité de ceux qui vous avaient 
alors persuadés. — Le sophiste Bion, ayant vu 
un envieux qui baissait fortement la tête, s'écria : 
« Ou bien un grand malheur lui est arrivé , ou 
un grand bonheur est arrivé à un autre. » — 
Quand les magistrats connaissent un enfant qui 
peut témoigner sa reconnaissance [à ses parents] 
et qui ne la leur témoigne pas, ils le châtient 
fortement. — Le poète comique Philémon 1 , mou- 
rut à l'âge de quatre-vingt-dix-sept ans, étouffé 
par le rire. — Il y avait des vêtements de toute 
sorte et d'autres richesses dans les tentes des 
Barbares et sur les bâtiments capturés. 

261". Xa*X£7ïGjTaTOv £<îtiv sauTQv yvaivai. — — rvwOt 



232 PREMIERS EXERCICES GRECS 

sus monta sur la montagne pour prier (= devant 
prier). — Ils traitèrent avec (xpoç, ace.) les La- 
cédémoniens à condition (ê<p' wte) de ne jamais 
marcher (==s qu'ils ne marcheront) -contre eux. 
— Plusieurs d'entre eux, prenant la fuite, furent 
pris. — Enfant, allume une lampe et sors le re- 
gistre, afin que, [i'] ayant pris, je lise (aor.) à 
combien [de personnes] je dois, et que je calcule 
les intérêts. ■ — Pardonne-moi (aor.). 

262. Les dieux, qui sont éternels (= toujours), 
savent tout, et les choses passées (= ayant eu 
lieu) et les présentes et ce qui résultera (à-o- 
êaîvw) de chacune d'elles. — Vous connaîtrez 
que fausses sont aussi les autres choses que la 
multitude dit sur mon compte ( = moi). — Un 
des domestiques de Diogène, ne supportant pas 
l'existence [qu'il menait] avec lui, s'évada. — 
Ayant découvert (àv-eupiV/oo) Epicure et Démo- 
phile, qui s'étaient évadés (part.) de la ville, le 
fils de Phocion les punit. — Je vous conseille 
de vous connaître (aor.) vous-mêmes. 

g 116. — Verbe Uvai, aller. 

xax-isvai, s'abattre sur, revenir Tïjpetv, garder, observer 
Ttspi-iiyeti, parcourir [d'exil ywXoç, boiteux 

ETTi-êdcTYiç, ©,, passager uêptç, eioç, 7), insolence 

263. 'Ex^yjjjlouç GTpaTEiaç (§ 161) oùx IçipÊffav. — 

AtoyàV/jç , [^'Jpw toÙ; rco^aç o&eii|/a|/.£voç , aqpv) c/.tzq jxev 
y.^DOikriç eiç tqv àspa àTuévou , àrco oè tcov tcoowv êiç v/)v 

0G(pp7)<7tV. OÙ Ô*SÏ , TtoV 7VOVr,pwV KOIKOV Ôû*OV loVTCOV , 

lut? aùrcov ^tops^v. — Oi AouatTavoî rcaiavaç a^ouaiv, 



PREMIERS EXERCICES GRECS 233 

<7c7JJT0V (OU <7<X'Jt6v). '0 'IvjffOUÇ àvô'ê'/) IIÇ TO OpOÇ 

êùE6|j.£vo; 2 . — ^uvé&Qcav ^poç touç AaxeXai|/.oviouç £(p' 

G)T£ |/.7)7U0T£ ÊTClkvjGOVTai aÙTOÏÇ. < ï ) £'jyOVT£Ç làXtoçaV 

TzoXkol aùrojv 3 . -»*- "Axtê , Trat , \6yyov . xai £x<p&p£ to 
ypa|/.|/.aT£ïov , tv ' c'vayvGj "Xaêtov 6iuodOiç (ou 7r6<70tç) 
ôcpa'Xto, icat Xoyteca^xt toùç toxouç. Aristophane. — 
Suyyvàiôt [/.oi. 

262. @£0i àei ovt£ç , 7uàvTa icaui rà T£ y£y£VY)«/.£va 
xal Ta ovra x-at ô ti £$ IxàaTO'j ocjtiov à77o€r;a£Tou. — 
rvtoçeaOfi oti ^£uS'o IffTi >tai Ta"XXa Trept. Êp.oO à oî 7uoX- 
"kol X&yo'jçiv. — El; tcov Aïoylvo'j; oÙcetcov , où ©locov 
tt]v [/.et' a'jTou ^taTpiê'/jv , àireSpa. — 'Eiriîcoupov >cat 
A'/)(/.6çtXov , aTroopàvraç i % A tyîç ~6Xem;, àv£uptov 6 
«^tOUtOVOÇ l>l6ç £T(.^COpY)(7aT0. — T[/.tV aop,êoiA£uco iyct) 
yvwvai 6[y,a<; auTOuç. 



§ 116. — Verbe levai, aller. 

Notes. — f SxpaTsi'aç est un accusatif de qualification, 
parce qu'il sert de support à un adjectif qui qualifie l'idée 
à' expédition militaire renfermée dans le verbe èaivai , 
faire une expédition (§161). Même remafque pour l'ex- 
pression àôtxov oSov ïovtcov, qui vient deux lignes plus loin. 

263. Ils ne faisaient pas d'expédition hors-du- 
territoire 1 . — Diogène, ayant frotté ses pieds 
avec des parfums , se mit à dire que de la tête 
ces parfums se dissipaient dans l'air, tandis que 
des pieds ils arrivaient aux narines. — Puisque 
les méchants suivent une voie injuste, il ne faut 
pas marcher avec eux. — Les Lusitaniens chantent 



234 PREMIERS EXERCICES GRECS 

otocv (§ 277) ev ^y.yr\ èVi'axfi toîç Tto*ki[tAOiç. — <&i\o- 

(TOCpW TIÇ (IUyy£v6(/.£VOÇ à7T6t(Jl p£^TLG)V. 'AlZ- tOt[/.£V 

àv, à àcrcpa^eiav yjpt.ïv àmouct ^iSoite. — 'Ayaôoç ooti- 

[JLWV 6tÇ T7)V OtJCl'aV [/.OU £1<7-&7)Xu0£V. 

264. Le pilote d'un vaisseau, quand un grand 
vent s'abat [sur la mer] [g en. abs.), après avoir 
tout bien placé (Tîfk^at), se sert de son art sans 
s'occuper (= ayant-laissé-tranquille) des larmes 
et des prières des passagers effrayés (présent). 
— Un Laconien boiteux, qui -partait (k(, ace.) 
à la guerre, et dont-on-se-moquait, dit : « [Ce] 
ne [sont] pas des fuyards [qu'] il faut (§ 167, 8°, 
Rem.), mais [des gens] qui-tiennent-bon (farapai) 
et gardent leur rang. » — La plupart des hommes 
à qui (oç àv, subj.) vient (aor.) un succès inat- 
tendu ont-coutume de se-laisser-aller à (= se 
tourner vers) l'insolence. — Étant venus dans la 
ville, ils [en] expulsèrent les Trente. — Nous les 
attendrons, jusqu'à ce que (ï&ç àv) ils viennent. 

265. Souviens-toi, ô homme, que tu es terre, 
et que tu t'en iras en terre. — Partout où (êvOa 
àv) vous irez, nous vous (dat.) suivrons. — Si 
nous nous en allons (fut.), nous semblerons agir 
contre (wapa, ace.) la trêve. — Ils s'en allaient 
à ( Trpoç) leurs rangs. — Maintenant nous irons 
vers (êirt) d'autres. — Socrate allait dans les 
promenades et les gymnases. — Je t'ai entendu 
(parf.) raconter (part.) cela. — Les cavaliers 
en s'avançant faisaient- lever le gibier. — Les 
bannis revenaient- de-1'exil. — Toi, va-t'-en; 
vous, venez ici. — Marchons à l'ennemi. — Cé- 
rès, cherchant sa fille, parcourait toute la terre. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 235 

des péans, quand, dans une bataille, ils marchent 
à l'ennemi. — Qui s'approchera d'un philosophe 
s'en retournera meilleur. — Nous nous en irions, 
si vous nous garantissiez la sécurité de notre 
départ. — Un bon génie est entré dans ma 
maison. . 

264, New; zuêepvYiTYiç 1 , àv£[/.ou xoctiovto; (juyoc^ou, 
Géjxsvoç eu 7udcvTa ^prJToa ty) tI^vy) , ^obcpuoc v.cd qzyigziç 
ÉTUtêaTtov cpoêoujjivcov iy.GGtc,. — AaKwv tiç ^toXo;, etcI 
7r6X6[/.ov è^iwv jtal Siay£Xai[/.£voç , eÎ7rsv • « Où <p£uyovTtov 

0£t, àlV l(7Ta[7.£VC0V )tal TY]V TOcElV T7)pOUVT(OV.» Elto- 

6a<7lV 01 TCO'XXol TWV âv9p0J7Ua)V , OIÇ av à7UpO<700)CY)TOÇ 

guTCpayta eXOt], elç (Jëpiv Tp£7U£<j0ai. — El; to àcnru é>.Q6v- 
teç, to'jç TptàîtovTa e^êocXov. — Toutou; {/.£voO[/.ev , «oç 
àv à'iOtodiv. Platon. 

265. M£(/.vy)(îo , co àvôpw7U£, 0Tt yri et, îtal eiç yr,v 

a7U£i (ou y-7) wv, fcal &lç yriv gctckov). — "EvGa àv ly)T£ , 
6{i.ïv £<|/6[/.£9a. — El &7Fi(i.&v , So^o|/.£v 7îrapà toc; <j7rov($à; 

7TOIEIV. 'A7TYl£CaV (OU à77Y)<7av) 7TpOÇ toc; tocÇeiç. — ■ 

Nuv ew' à^Xouç ïu.£V. — El; toÙ; TCepi7rocTOu; x.ocl toc 
yu(/.và(yia f)£i 6 Sw/cpàxTiç. — 'Aîajîcoà cou tocutoc 
Si.e£i6vto;. — Oi bnreïç etuiovteç toc Ovjpta IçaviGTacav. 

Ol (puyà§£Ç )taT7)£*(7aV. SU [X£V OCTClOl ■ U {/.£&; ($È, l'T£ 

&£UpO. 'Ë77l(0(JLeV Tîpo; TOÙ; 7UO^.£(/.tOUÇ. Ay)[/.7)TY)P 

rçacav tt]v yyjv 7wptY)Ei Çtitougo. ttjv GuyocTepoc. 

1 Le grec ne dit pas le pilote d'un vaisseau, mais un pilote de 
vaisseau, sans article; ni le commencement d'un discours, mais 
un commencement de discours, àp-/r\ ^yov. 



16 



236 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 117-120. — Verbes en vu^t. 

hct - 8eôcvu(ju , désigner, faire âv-$eixyu{xt, dénoncer 

eTu-Seixvujxai, étaler [voir ev-Sei'xvufxou, prouver 

à7co-Se(>cvu{ji,t, rendre (tel), adopta, embarras 

[créer, déclarer fxayeipoç, 6, cuisinier 

266. 'Exs^er/cvusv £7ugtoXy)v |AapTUptOV'(§ 160, II.). 

— Ol Bt-oV.cy.a.Xot to'j; p.a07)Tàç j/.t|/.y)Tàç Iocutojv oitzo- 
o^ixvuouaiv. - — To uSajp xaTaaêévvucrt, to 7rôp. — Tr,v 
euvoiav [/.ôc"XXov £v-o*£ixvuaÔ£ toïç epv'oiç Y) toiç Xoyoïç. — 
Tyjv yvco|/.Y)v aTUo-Seiîtvuco. — ZsOÇiç xaXrjv £ixà<raç 
ypa_cpr) eireSsiîtvusv. XÉNOPH. — Tcov ppw^aTwv 7Utîtpà 
tzoXKu y.cà Spi[A£a écnrlv ■ |/.iyvuvr£ç o*£ aÙTOiç evta tojv 
y)a>x£(*>v, tt)v àvi^tav à^paipo0(/.ev. — Totç g7ratV£Taig 
tt]v eauTÛv cocptav oi <70<pi<7Tal £7U£^£i)cvuvto. — Aiç ev 
tô aÙTw Iv^s^eiîtTai. Platon. 

267. Darius nomma (= déclara ) Cyrus chef 
de ces nations. — Ils se levaient pour dire 
[= devant dire) ce qu'ils pensaient ("= avaient 
dans l'esprit), montrant quel était (optatif) [Y] 
embarras et de (tou) rester et de s'en aller. — 
L'île d'Atlantide (§ 149, Rem.), s'étant enfoncée 
sous (xorrà, gén.) la mer, disparut. — Socrate 
n'examinait pas comment (oxwç) est né le monde. 

— Le feu est éteint par l'eau. — Les tyrans tuent 
qui (§61, Règle) ils veulent- — Les cuisi- 
niers préparent des mets, en mêlant ensemble 
(cuy-x£pàwu[At) des choses douces et des choses 
piquantes. — Dans cette vie les plaisirs sont 
mêlés aux chagrins. — Je prouve qu'il n'est pas 
habile. 

268. Une bonne (xxkoç) éducation rend les 



PREMIERS EXERCICES GRECS 237 



§ 117-120. — Verbes en vu^i. 

Notes. — * On considère xaipoç £<m comme une ex- 
pression unique, et l'on ne met pas xoïï devant l'infinitif 
qui en dépend; de même, en latin, on dit tempus est 
abire, consilium cepit exire. — 2 C'est toujours l'infi- 
nitif qu'il faut avec xp - »] et Bèî. 

266. Il faisait voir la lettre comme témoi- 
gnage. — Les maîtres font de leurs élèves des 
imitateurs d'eux-mêmes. — L'eau éteint le feu. 

— Prouvez votre bon vouloir plutôt par des actes 
que par des paroles. — Déclare ton sentiment. — 
Zeuxis, ayant fait le portrait d'une belle femme, 
l'exposa. — Beaucoup d'aliments sont amers et 
piquants; en leur mêlant quelques aliments [plus] 
doux, nous faisons disparaître le dégoût [qu'ils 
inspirent]. — Les sophistes étalaient leur habi- 
leté aux yeux de leurs approbateurs. — Il a été 
dénoncé deux fois pour le même fait. 

267. Aapetbç tov Kupov 7]y£p.6va Êm'vœv twv sOvcov 

àTC£§£t<U. 'AvtffTaVTO epOUVTÊÇ 6 Tt x.al Sl£VOO0vTO, &EI- 

3CVUVT£Ç (OU SetXVUOVTSç) TtÇ EtY) a7UOpta %al TOU |A£V£IV 

y.od toO àTCiévoci. — 'H 'At^ixvtIç vyjcoç xaxà tyjç 9a- 
XàTTY)ç &0aa vi<pavt(j07). — Où/, eçkoizzi 6 Ewfcpàr/iç 
Ôt^o); 6 Ko<7{/.oç â'<pu. — Tô u^aTt, '/taTaaêévvuTai to 7uup. 

— Ot, Tupavvoi aTCOîtTtvvuactv ov àv po»jXa>vTai. — Oi 
[/.aysipot o<J/a <7X£uà£ou(7i y^uxla îtai Spi[/ia -crjyy.£pavv6v- 
T£ç. — 'Ev to'jtg) tû (3tco aï ri&ovai x.£pàvvuvTat "X'J- 
TCat;. — 'Ev^£ixvu|/.at oti où aocpo; «m. Plat. 

268. KaVo rcauiaa ^eXtiouç tqÙç 7ra^a; à7uoo*£ix,vu- 



238 PREMIERS EXERCICES GRECS 

enfants meilleurs. — Maintenant c'est le moment 
d'étaler (aor.) ton instruction. — Je vous le dé- 
noncerai. — Darius avait été créé roi. — Tour- 
nez ( 7upo - TpEXto ) les jeunes gens à (em, ace.) la 
vertu, non seulement en [les] exhortant, mais 
encore en leur faisant-voir-par-des-exemples (67uo- 
Sei>tvu|/.i) dans la pratique (rapt toc; 7cpà£ei;) ce que 
( = quels) il faut [que] soient les hommes de 
bien. — Celui qui use de violence se déclare 
pervers [par là même]; celui qui persuade [le mal] 
corrompt l'âme de celui qui-est-persuadé (àva- 
TCaÔôfA£voç). 



§ 117-120. — Verbes en vuj« (suite). 

REMARQUE. — Tty6a>-<î), avoir froid, remplace oO et ot par 
w et ut dans les contractions : inf. ptyoûv et piy&v, opt. piywrjv 
(comme zi\L<ar t v). 

ôiapfvjyvuaoc'. , se rompre, crever x<*^ a £ a > grêle 
Xa[X7rpwç, splendidement (ttocouXt] , grappe 

269. 'H <70c>.oc|/.dcvSpa , wç epact, (Hoc too 7uupo; fJaBi- 
Çousa /caTOCGrêsvvuGi to OTÛîp. — Touto Icti to xkkqv 
ô |a' àTCo"X(oXeXw£V. — Tov STpujAOva 7)upov yeçupaiç £^' J Y" 
utivov. — KaXwç £>c£Ïvo; ùrav oç £(p7) tt)v yea>pyi'av tcov 
aX"Xo)V T£^vûv |/.YîTÉpa îcal Tpocpov stvai. Eu yàp epepoj/i- 
vt)ç T7Î; yecopyiaç, âppojvTai xoci ai aX^ai ziyyy.i àxaaat. 
— e H y^aXaÇa toc cpuTa îtal toi>; y.apTCOvç /C7.l Taç exa^u- 
locç kiziùkKJi. — "Opvtç y.aTuàv TCYJyvuTai. — Ta; gx.y]- 
vàç àVo^av /.al Ta ÔTcXa arco rcaTTaXcov ÊxpéjAaaav. — 
M*/) vofAiÇm £/-£tv(p toc rcapovTa 7U£7CY)yévat Tupâyp.y.Ta 
àôâvaTa. DÉM. 









PREMIERS EXERCICES GRECS 239 



civ. — Nov y.atpoç Êcmv 1 £7iru$£iEacôai tyiv 7raiô*aav. 
XÉN. — 'Evô*a1;co ùplv tov avàpoc. AndOCIDE. — Aa- 

pUOÇ paGlleÙ; à7T£($£^£LX.TO. HÉR. npOTp£7ïï£T£ TOUÇ 

V£WT£pOUÇ £7r' àp£T7)V U.Y) [AOVOV TOXpatVOUVTcÇ , CtXkûL X.0Ù 
7U£pl TOCÇ XpàÇetÇ 07rOO*£LXVUOVT£; aÙTOÏÇ OlOU; êIvOCI JpT) 2 

toÙç àv^pa; toi>ç àyaGouç. IsOGRATE. — '0 piv (3ta£o- 

(A£VO; éai»TOV 7ïïOV7)pOV à7T0Ô*£lX.VU£l , 6 &£ 7ïï£lô(0V T7)V TOO 

àva7uei0o[/ivou ^u^7)v SiaçOeipei. XÉN. 



S 117-120. — Verbes en vu^ (suite). 

Notes. — * Un certain nombre d'adjectifs peuvent 
s'employer, comme ici ptéxpioç, avec la valeur d'un ad- 
verbe (§ 187 bis). — 2 r Qv, par attraction pour toutwv a 
(§205). — 3 Les cratères étaient de grandes jarres de 
terre à deux anses, où l'échanson puisait le vin avec les 
coupes. 

269. La salamandre éteint, dit-on, le feu qu'elle 
traverse. — C'est là le mal qui m'a perdu. — Je 
trouvai le Strymon couvert de ponts. — Celui-là 
a bien parlé qui a dit que l'agriculture est la mère 
et la nourrice des autres arts. En effet, quand 
l'agriculture va bien, tous les autres arts pros- 
pèreot également. — La grêle a fait périr les 
plantes, les fruits et les grappes de la vigne. — 
L'oiseau se fabrique un nid. — Ils dressèrent 
les tentes et suspendirent leurs armes à des che- 
villes. — Ne croyez pas que la situation présente 
est fixée pour lui d'une façon immuable. 



240 PREMIERS EXERCICES GRECS 

270. Les anciens exposaient (moy.) les morts 
après-les-avoir-vêtus splendidement, de peur que 
(l'voc pi , opt.) ils n'eussent-froid. — Le vin pris 
(aor.) en -petite -quantité (^irptoç) fortifie. — Il 
avait les yeux ouverts (= déployés, parf.). — 
Puisses-tu te rompre (aor.) ! — Et si (r,v) je crève, 
qu' [arrivera-t-il]? — Tu feras bien. — Puissent 
les dieux faire-périr (aor.) le pervers! — Puissé-je 
périr très misérablement, si je ne dis pas la vé- 
rité ! — Ne transgressez rien de ce que (wv) vous 
avez juré (parf.) — Les trirèmes combattirent 
d'abord groupées, puis disséminées (parf.) — 
Ils périssent à cause de la rareté des eaux. — 
Nous vous ferions périr misérablement. — Ayant- 
levé-le-camp, il s'avançait vers (iizi) les ennemis. 

271. Ils jurèrent de ne pas (pi) se trahir (inf. 
fut.) l'un l'autre. — Tu t'es vêtu (parf.) d'un 
mauvais manteau. — Les lances étant rompues 
(aor.), les Grecs achevaient les Perses avec leurs 
épées. — Le froid gèle (= fixe) les fleuves. — 
Mes membres sont gelés (parf. 2). — La foule 
se dispersa. — Ils tuèrent quelques-uns de 
ceux qui se trouvaient dispersés (parf.) [dans la 
plaine] en-vue-du (xaxdc, ace.) pillage. — Le 
vin fut mêlé [à l'eau] dans les cratères. — Après 
la mort le corps dé l'homme est mêlé à la terre. 
— Après que la lampe fut éteinte (plus-q.-pf.), 
je le touchai et lui dis : « Socrate, tu dors? — 
Non, » dit-il (§ 114, 4°). — Tu attelleras mes 
chevaux, et quand (oravj tu t'en iras, tu t'en iras 
avec (=== ayant) ceux-que (Sç àv) tu voudras toi- 
même. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 241 

270. Oi izoCkcLioi to'jç V£>tpouç xpouTiôevTO "Xa^xpcoç 
à[AÇi£<iavTeç j l'va |/.v) ptyokv. — '0 oivoç |/.é*Tptoç * "kr\- 
(pOsî; pwvv'jutv. — Ta, o[/.[/.aTa etysv àvoc7Pé7CTatfcéva. — 
AixppayeiTîç ! — *Hv (Wppayw oè, t(; — KaT^co; 
7ro'//)(7£iç. — Tov 7uovv)pôv à7uoÀ£<j£iav oî G£o(. — Kà- 

xigt' ôXoipqv, et |ay) TaV/)ô*o ^£ya> (ou àXY)G£Uto) . M'/) 

7rapxê^T£ [/.Yi^èv tov 2 ô|/.a)|/.6îtaT£. — At TptiQpÊiç Êvau- 
^a^r/aav irpwTOv y-èv àGpooa , E%£tTa &è ^israE^aat/ivai. 
— 'A7u6AÀi>VTai ($tà tyjv arcaviv T(ov ûSà-Twv. — 'TtAaç 
ÊçoAoij{/.£V xooctôç. — 'Ava^£u^aç im toÙ; 7uoÀeiuouç 
fj'Xauvsv. 

271. V Û[AOaaV [AT] 7Tp0^toG£lV CtXkri'koUÇ. Tf/,(XT10V 

Y)[/.çis(jat (pao)vov. — 'PayévTwv tcov ^opaTtov , ol "EÀ>.y]- 

ve; toïç çiçsai (Hapyà*(ovTO toÙ; Il^pca;. — To toyoç 
to'jç totoc^oÙç 7ûY)yvu<7i. — Ta àpôpa 7U£7niy£ j/,ou. 

ElJRIP. '0 OyJXoç £(7X.£Sà(jO'/). 'A7T£XT£IV3CV TIVOCÇ 

twv £(7K£Sa<7{/iv<ov xaG' àpTuayriv. XÉN. — '0 olvoç 
ex£pà(j07j (sxpaôrï) Èv toiç xpaTTipaiv 3 . — Metoc tov Gà- 
voctov yyj xEpàvvuTat to too àvQpojrcou Grwp.a. — 'Etcei^yj 
b \6yyoq kiitaGriTiéi , eîtcov xwjaaç ocutov ■ « StoxpaTeç, 
ïtot0£uo£tç; — Ou ferra, » 7) S 7 oç. Platon. — "Ix7uouç 
toùç £[/.ôùç Çeuçeiç, Aitl, otcxv àTCivté, â'^cov a7cei ouç av 
auToç IGlV/jç. 



242 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 121. — Adjectifs verbaux. 

(x£[xcpo{xat, blâmer, reprocher eù'voioc, bienveillance 
©taxerai , être disposé {/.icecv, haïr 

èx-Àeya), élire po<yxYju.aTa , ra, bétail 

272. 'EmSa'Çto <î>; o\oV.x,tov (§ 143) Ictiv 7) àpsTY). 

— Et Tt^adGat Poucet, œ^£X'/iT£a goi y) tcoàiç iativ. — 
Tov @£ov zat toÙç yovea; Ô£pax£UT£Ov. — Oùx, à7i:ocTa- 

T£OV £<TTIV , àX^OC X£XT£OV Ô Tl OCV GU|/.Ç£pY). IsOCRATE. 

— Ta [asv £v Tuoai /cax,à oIgtéov , toc o*£ jjAXkovTcc où 

(poêY)T£OV. 2îCS7mOV Tl-TOC <7U[/.êou'vOVTa. PLATON. 

Où G7TOUO*aCT£OV TCpOÇ )( pYjJ/.dCTCOV JCTT^dlV. 'O ^.Y) (Jia- 

£6[AEVOÇ, àXXà 7U£lôa)V XOOCOV Tt , SlOC TOOtG [AaÀÀOV lUGTj- 

TEOÇ. XÉN. Aîp£T(OT£p6v £<7TIV £|/<ppOVa £IV0U Y) £7Ul- 

GTY)[/.OV0C (§ 284). 

273. Que l'historien blâme les-choses-blâma- 
bles (adj. verb.), qu'il loue les choses louables. 

— Il faut tâcher de modifier par la bienveillance 
l'opinion de ceux qui ont des dispositions hostiles 
(— sont disposés hostilement). — Il faut aimer 
ses parents, faire du bien à ses amis, prendre 
soin de son bétail. — Beaucoup sont appelés (adj. 
verb.), peu sont élus (adj. verb.). — Un beau nom 
est plus désirable qu'une fortune considérable. — 
Il faut pratiquer la vertu en tout temps et en tout 
lieu. — Il faut proposer aux enfants des jeux où 
chacun étalera sa force et son courage. — Il faut 
établir chef de la cité celui qui est le meilleur, et 
lui donner des honneurs pendant sa vie et après sa 
mort (partie). — H y a des moments où il faut 
non pas se taire, mais parler. — Il me parut [qu'j il 
fallait l'attaquer et ne pas [le] lâcher (§ 326). 



PREMIERS EXERCICES GRECS 243 



§ 121. — Adjectifs verbaux. 

Notes. — * As, parce qu'il y a antithèse; c'est le sens 
fort de 8s. — 2 Ai, parce qu'il y a symétrie, et que ces 
trois membres sont mis en regard; c'est le sens faible de 
Ss (336, 338). — ' Ka\ ou, et non oûSs, qui suppose une 
première négation (§ 326). 

272. Je ferai voir que la vertu est une chose 
qui peut s'enseigner. — Si tu veux être honoré , 
il faut que tu rendes des services à la cité. — Il 
faut honorer Dieu et ses parents. — Il ne faut 
pas s'abstenir, mais dire ce qui est utile. — Il 
faut supporter les maux présents , et ne pas 
craindre les maux futurs. — Il faut voir qu'est-ce 
qui arrive. — Il ne faut pas mettre de l'empres- 
sement à acquérir des richesses. — Celui qui 
n'exige pas une mauvaise action par la force, 
mais qui la persuade , n'en est que plus haïssable. 

— Il vaut mieux être sensé que savant. 

273. Me [/.<]/ staOco [/iv 6 cuyypaçeùç Ta [ASU/TTrà, £7uai- 
veitcd oè 1 Ta £7raivou àEta. — IlapaTEOV ty) Euvota [/.eÔiç- 
Tavai ty)v So£av tg>v àxE^Otoç ?>iax£i(A£v<i>v. — Toùç yovÉa; 

ÇlÀY)T£OV, TO'JÇ 0£ ÇlXoUÇ £<J£py£TY)T£OV, T(OV (U 2 pOGXT)- 
fAXTCOV E7Ul[/.£À7)T£0V. IIoXÀOt,' 61(71 XÀYJTOl , OÀl'yOt 0*£ 

exàextoi. — AîpsTWTepov ovO(/.a xaAov ri TCÀoiiTo; rcoluç. 

— Tvjv àpETYjv £7riT7]ô£UTÉov Èv TravTi xal xaipô xal 
TG7ÎG). — Toïç 7uai<7t àycovaç 7rpoOETEov ev oiç exaaroç xal 
W/jrt xal àpeTYjv àiroSEiEETat. — KaTaaTaTÉov apvovTa 
tTîç 7t6à£gjç tov àpi(7Tov oVra , xai TiLtàç ^otéov xat 
Çojvti xal T£^£UTV)«7avTt. D'ap. Platon. — Elffi xaipol 

EV OÎÇ O'J û"tO)7UY]T£OV , àXlà pY]T£OV (à£XT£Ov). "EBuEÉ 

(xot £7Ti0£T£ov Eivat tû àvSpl xal oùx 3 àv£TÉov. Platon. 



2U PREMIERS EXERCICES GRECS 

RÉCAPITULATION 

SUR TOUTE LA CONJUGAISON 

(3ouxoÀoç, 6, bouvier 7cap-aivetv, recommander, conseiller 
7J7r£[poç ? •?), continent ti'tOy], nourrice 

274. IIXoctcov liJ^ekCôt; 7i;ap-atv&L tocïç titOociç {/.y) to'jç 
' tu^ovtocç p.uQou; tolç 7uatSioiç Xeyeiv , tva [/.*/) xàç tootwv 

^u^àç £$ àp^rjç àvoiaç àva-m'[/.7u>.a<î6at ci>p.-ëaîviri. — 
'EbviXou y$y) 6 tcoïç 6ti e'iç ti [/iya à7ro&y)<7£Tat. — 
ry)pa«7JtO'j(r/îç vfày) olxi'aç gai (/.s^àoucttiç xaTOCTuVrav , 

TTpoJTOV Ol (XO£Ç à7U0Sl^pà(7ÎCQU'JtV * 6(/.010V Tt 7ràc^OU(JlV 
Ol O'J yVYJCtOl (ptXoi. 'Eo£Y)Qy}V 6|/.b)V [/.TjSèv à^G£- 

275. Il est plus agréable de lire des fables 
que d'en composer (aor.). — Si j'ai fait quel- 
que faute, pardonne-moi (aor.). — Xercès, ayant 
pensé [que] c'était une œuvre sans -importance 
(= petite) que de soumettre (aor.) la Grèce, et 
ayant voulu laisser un monument surhumain de 
sa puissance , navigua à travers le continent et 
s'avança-à-pied (to£eucd) à travers la mer, après 
avoir couvert-d'un-pont (Ça>yvup.i) l'Hellespont et 
percé le [mont] Athos. — Souvent nous n'obte- 
nons pas ce que nous désirons. — J'ai appris de 
(rcapà, gén.) ma mère à mêler (aor.) l'eau au vin. 
— Alcmène mit-au-monde (== enfanta) Hercule. 

276. Lysandre, ayant pris Athènes, emmena 
beaucoup d'or et d'argent à Sparte. — J'ai trouvé 
la brebis que j'avais perdue (aor.). — Les Athé- 
niens repoussèrent les ennemis. — Archidamos 
dit à son fils , qui-combattait témérairement les 



PREMIERS EXERCICES GRECS 



243 



RÉCAPITULATION 

SUR TOUTE LA CONJUGAISON 



Note. — j Deviendrait est en réalité un futur, et n'a 
que la forme du conditionnel : je sais qu'il deviendra , 
je savais qu'il deviendrait. Le futur cc-Ko^asTOLi est donc 
parfaitement logique. 

274. Platon recommande soigneusement aux 
nourrices de ne pas dire aux petits enfants les 
premiers contes venus, de peur qu'il n'arrive que 
dès le début leur âme se remplisse de sottise. — 
L'enfant montrait déjà qu'il deviendrait ' quelque 
chose de grand. — Quand une maison est déjà 
vieille et qu'elle va s'écrouler, les rats com- 
mencent par prendre la fuite : il arrive quelque 
chose d'analogue aux amis peu sincères. — Je 
vous ai priés de ne pas vous fâcher. 

275. 'HcHov àvo.yvtovou pjôou; Y) cruvOsïvai. — El' ti 
v^apTOv , cuyyvo.>(K {/.oi. — Eép^YiÇ, [xiKpov piv Tjyyjdà- 
(asvoç epvov eivat tyiv 'EX^âba ^apcocraaGou , (3oi>V/)0£iç 
Sa {avy)(/.£?ov xaTaXtTceïv urapcpusç tyjç $uvà[/.£(oç , e^euse 
|/.èv Sià tyïç Y|7U£tpou , iiziC,iu(ji Se Stà'TTÎç 6alaTTY)<; , tov 
piv 'EUtigtuovtov Çfio^a;, tov o° "Aôco SiopuÇaç. Iso- 

CRATE. IloXXdbtlÇ OÙ TOyYJXVO(X£V (ï)V £<pt£[/.£Ôa. — 

Ilapà tyjç {jLYjTpo; £[aocQqv G'o*a>p oi'vw x£pàaai. — 'Aàx- 
|/.t)vy) £T£/-£V c Hpa>c>ia. 

276. AuaavSpoç êXcjv 'AOyjva; 7ro*Xùv ^pucov xal àp- 
yupov elç SîuàpT'ov filaYjyaySv. — Hupov to TupobaTOv 

OTC£p OLTZoAîGK . Ol 'A0y)V0UOI TOI»; 770X£[/.lOUÇ £GJ(7aVTO. 

'Ap^t(ta|/.OÇ TCpOÇ TOV OÎÔV 7Tp07T£TCOÇ J/.ayO(/.£VOV 'Aô'/)- 



246 PREMIERS EXERCICES GRECS 

Athéniens (dat.) : ce Ou ajoute [aor.) à ta force, 
ou rabats de ta présomption. » — Quand le soleil 
brûle ce-qui-est (t<x) sur la terre (gên. absolu), 
alors tous ceux qui habitent sur (xaxà, ace.) les 
montagnes et dans des lieux élevés et secs pé- 
rissent plus que ceux qui demeurent près (rcpocoi- 
xetv, dat.) des fleuves et de la mer; quand (otocv, 
subj.) au contraire (V au) les dieux inondent la 
terre, [la] purifiant par les eaux, les bouviers et 
les pasteurs [qui sont] dans les montagnes sont 
sauvés (Sia<j(|>£u>), mais ceux [qui sont] dans les 
villes sont emportés par les fleuves dans la mer. 



MOTS INVARIABLES 
§ 123. — Adverbes de lieu. 

eaxaxoç, dernier, extrême 6Àxà<;, aSoç, vj, bateau marchand 
ywptov, endroit, place op^eTv, mouiller, être à l'ancre 

277. Ta opv) 7u6pp<«>8ev "kzïx cpaivETai, eyYuÔev Se Tpa- 
yea. — Toiç àpyouGt SeT TTEtOsaOat oî'xoi te xal £7ui errpa- 
TEiaç. — Aeopo , ScoxpaTsç, 7rap' i[x.g xaTaxEwo. — 
'E(/.7u6piov T/V to ^copiov xal wp{/.ouv auTo6i oXxxoeç 
izoXkoLi • ÊvTauôa e'|/.eivav Y)[/ipaç iizzx. — Ot irpaJToi 
ovteç IvÔàos ïayoLTOi ev oùpavû ecovTai. — Tûv Év Ma- 
paQwvi tcegovtcov auToo xai tov Ta<pov Eîronoaav. — 
"Ewôsv EYEpOsvTa tov twv Aiyu7UTi'a>v paai^éa ^.aësïv eSet 
tûowtov Ta; TravTa^oOav aTTECTa^Evaç £7*icToXà;. — 
Maxàpioç octtiç eutu^ôv oixoi [livci. — "Ottou f/iv 
vexpot, evôa xopaxsç ■ otcou o*è ôuvàcrTai, i'vôa. xoXaxeç. 
— "Otcqi av e'iGÉ^Gv) uêpiç, Éxet êVrat xai àTijua. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 247 

voci'ot; £<pY) • « *H ty) ^uvajm TCpocOsç , Y) TOU <ppovY)(7.a- 
to; ocpeç. » — Tou r^t'ou toc £7Ù yvîç xàovTOç , tot£ ogoi 
/tax' oprj xai ev û<j/Y)\o£<; tottoiç xal iv Çvjpoïç olxouejt 
[jlôcXXov StoX^uvTai tc5v 7coTa|/.oïç xal OaXaTTY) Trpocroi- 
xouvtcov • ÔTav &' au ol (kot ty)v y9}V u&act, xaOaipovTeç 
xaTax"XuÇtoc>iv , 01 piv £v toïç op£<7i (HacrwÇovTat pouxoXot 

V0JA71Ç (vO|/.EÏç) T£ , ol S' £V Ta?; 7r6X£<7W StÇ T7]V ^6ik<X.T- 

Tav Û7to tgW TroTap.tov «pgpovTat. Platon. 

MOTS INVARIABLES 
§ 123. — Adverbes de lieu. 

Notes. — * C'est le domi militiœque des Latins. — 
* Sans article, wv veut dire parce qu'il était (§ 304). 

277. De loin les montagnes paraissent lisses 
et unies; de près elles sont pleines d'aspérités. 

— Il faut obéir aux chefs et dans ses foyers et à 
la guerre 1 . — Assieds-toi ici, Socrate, près de 
moi. — Cet endroit était un port de commerce 
et beaucoup de bateaux marchands y étaient à 
l'ancre ; ils demeurèrent là sept jours. — Ceux 
qui sont les premiers ici-bas seront les derniers 
dans le ciel. — Ils ensevelirent sur place ceux 
qui étaient tombés à Marathon. — Éveillé dès 
l'aurore, le roi d'Egypte devait d'abord recevoir 
les lettres qui lui étaient envoyées de toutes parts. 

— Digne d'envie est celui qui ne quitte pas la 
maison où il est heureux. — Là où il y a des 
cadavres, il y a des corbeaux; là où il y a des 
princes, il y a des flatteurs. — Partout où pé- 
nètre l'orgueil, là aussi viendra l'humiliation. 






248 PREMIERS EXERCICES GRECS 

278. D'où ces calomnies te sont- elles venues 
(= nées)?— Ils s'en allèrent (§ 95, 2°) les uns 
d'un côté les autres d'un autre. — Ayant dessé- 
ché le canal, il détourna l'eau d'un autre côté. 
— Tournez de ce-côté-là les désirs des enfants, et 
(àXkcc) non-pas d'un autre côté. — Allons-nous- 
en d'ici le plus vite possible. — Contraints par 
l'attaque générale (=== de tous les côtés) des ca- 
valiers, ils plièrent et s'enfuirent. — Suis-moi ici. 
Par où? Par ici. — Là il y a de l'ombre et un 
souffle [de vent] modéré. 

279. Partout je suis étranger. — Les Athé- 
niens , déconcertés de toutes parts, s'en pre- 
naient à Périclès. — Darius et les Perses étaient 
loin. — Nulle part la terre n'est plus fertile 
qu'en Egypte. — Ly sandre, qui était artificieux 
(§ 301), répliquait à ceux qui jugeaient-con- 
venable de ne pas faire la guerre avec ruse : 
« Partout où la peau de lion n'arrive pas, il y 
faut coudre celle de renard. » — Là où se trouve 
votre trésor, là sera aussi votre cœur. — Icare 
mourut dans la mer (ralayoç, to); d'où elle s'est 
appellée mer Icarienne. 



g 124. — Adverbes de temps. 

àcTpaTrrç , éclair 7rpoa ■ épx<>[/.ai (dat.), s'approcher 

ysojpyt'a, agriculture 7tuxxY|ç, ou, boxeur, lutteur 
àSoXéc7^7jç, ou, bavard xaTa-ycyvco<7xto(gren.), condamner 

280. 'A^iEav&pov àpTt Tcapei^Yj^pOTa ttjv àpyyjv Tràv- 
T£ç eîioXàfceuov. — 'EcrTtv y) yecopyta >tat oi'îtou ccu^ct; 



PREMIERS EXERCICES GRECS 249 



278. VIoOsv ai ^txêoXai aot aurai y£y6vaciv ; — 
"AXkai oCklri (o^ovto. — ËYipàvaç tyjv oVjpo^a, Trap- 
ETp£i|;£v àX^Y) to uStop. — 'Exà'ae Ta; £7ui0v[/.taç tcov 

TUaÉ&toV Tp£7T£T£ (OU TpÉ^aTfi) , à"XV OU* à^>>OG£. 

'AxiCOfAEV YjLUlÇ (I)Ç TX^lGTa £VTEÛÔ£V (ou Évt£uÔ£Vi). — 
BtasOlA£VO'.. Û7TO TY)Ç TZONTaLyjfiiV 7UpO<7êo^7ÎÇ TÛV t7U7U£(OV 

£V£>cl'.vav >cat àTCÉcpuyov. — Afiopo é'tcou. 119) ; Tyjo£. 

PLAT. 'Ex.a GÎCtà £<TTl Xal 7UV£0[A0C {/.£TptOV. 

279. Eévo; Travra^oO ei(M. — LTavTa^ofkv ty) yyjj>{ÀY) 
àxopoi xaG£<7TwT£ç 'AOvjvatoi £V£X£ivto tû IlepDc'XeT. — 
Majcpàv Ticrav ÀapEioç xat rUpaat. — Oû8a[/.o0 Eucpopw- 

T£pa ÊgTIV Y) y?) Y) £V AlyU7FT(j). '0 AuffOCVdpOÇ , 7Ua- 

voCipyoç wv 2 , toïç àÇioOdt (/.yj 7coXe|/.eÏv [/.etoc SoXou àvT£- 

)^£y£V ' (( "OtcOU Y) ^£0VT7) [/.Y) Ê<p».X,V£ÏTat , 7TpO(jpa7UT£OV 
6X£t TY)V àX(i)7U£XYlv. » PlUTARQUE. ^OttOU £<TTtV 6 

6y)(7aupoç ûp.wv , £K£t forât x-al y) û|/.£T£pa xapSta. — 
"Ixapoç £v tô 77£Xày£t £T£"X£uty)<7£v • 6Gsv 'I%%ptov 7ir£^ayoç 

£X,^Y)Oy). 



§ 124. — Adverbes de temps. 

Notes. — * Bien distinguer le double sens de deman- 
der :aneïv, demander (une faveur); epcorâv, demander 
(un renseignement), questionner. — 2 Le grec dit être 
éloigné loin, [/.axpàv àraivai. — 3 Gomme ces deux adverbes 
sont ici employés substantivement, faites -les précéder de 
l'article neutre. 

280. Alexandre avait à peine pris en main le 
pouvoir que tout le monde le flattait. — L'agri- 
culture fait prospérer une maison et exerce le 



250 PREMIERS EXERCICES GRECS 

xal <7tofj,a.Tcov àcrx,Y)crtç • tooç yàp yewpyoOvTocç àv^oi^ei 
Tcpcot T£ êyeipouca îtal 7Top6U£<7Gat àvayjcàÇouça. XÉNO- 
PHON. — My) slV/i; tô alxouvTi ■ a AuOiç ÉTràveXGe . 
aiîptov Swcro) 3 » ^uvoctou gou ovtoç su xotsîv. Bible. — 
'EjAoi x.^î aot ^ TTj^epov. Bible. — 'Itteov y$7) ti 
£<m to 7rpa.y[Aa. PlATON. — Ast^oç tc'jtcttjç ôtco tou 
àvTayœvtdToO guvê^wç tu7tt6|A6Voç àveê6v)<7£ • « A&oi/.ai, 
p.7) TràvTeç 6 {/.OU. » 

281. Jupiter, où est maintenant pour toi l'éclair 
et le tonnerre? — Démonax, à-qui-1'on-deman- 
dait (intcrrogatus) quand il avait commencé 
(aor.) à philosopher : « Lorsque, dit-il, j'ai 
commencé à me condamner moi-même. » — A 
quelle heure doivent -ils (§ 223) lever-le-camp? 

— De tous les côtés à la fois ils s'approcheront de 
nous comme pour [nous] combattre (part, fut.) 
à la fois de tous les côtés. — Chaque fois qu'il 
a concouru, il a eu-le-prix (= été vainqueur). 

— Venez demain de bonne heure. — Il n'y avait 
plus de blé pour le camp. 

282. Ce qui vous plaît aujourd'hui vous dé- 
plaira demain. Quand serez-vous plus constants? 

— La mort n'est jamais loin. — Hier j'étais ma- 
lade. — Toujours les hommes espèrent que pour 
eux demain sera meilleur qu'aujourd'hui. — 
Les bavards n'écoutent personne, car ils parlent 
toujours. — Il voulait s'en aller, prétextant qu'il 
était (opt.) tard; mais je le forçai à rester. — 
Théocrite, à qui un bavard demandait : « Où te 
verrai je demain? » répondit : « Là où je ne te 
verrai pas. » 



PREMIERS EXERCICES GRECS 25t 

corps : elle rend vigoureux les laboureurs en les 
éveillant et en les faisant marcher de bonne 
heure. — Ne dis pas au pauvre qui t'implore * : 
« Reviens une autre fois, je te donnerai demain, » 
si tu es en état de lui faire du bien. — A moi 
hier, à toi aujourd'hui. — Il faut savoir désor- 
mais ce qu'est cette affaire. — Un boxeur pol- 
tron, frappé sans relâche par son adversaire, se 
mit à crier : « Je vous en prie, pas tous à la 
fois. » 

281. *Q Zsiï, 7U0U VUV £<7Tt GOt Y) àffTpa7UY) KOCt 7) 

PpovTYj ; — Av^ûvai; épur/jOelç 7uot£ TipEocTO cpi>.0(70<petv ' 
« "Ots, £<py) , >caTaytyvGj<7X£tv £[/.auTOu Yjp$à[/.7)v. » — 
ITyjvtîta {/.eXXouatv àvaÇeuyvuetv (ou àvaÇaiyvuvat); — 
"Ap.a 7ràvTo6£v Y) pv njpocriactv wç aj/.a 7ràvTOÔ£v [/.a^ou- 
[/.evoi. — 'Oscoctç -rçycovtGTat, vgvifc7)xe. — Auptov 7rpa> 

eXÔÊTE. SïTOÇ 0>JX£Tt Y)V TÛ <JTpaT07TT£O*G). 

282. "Arap uptâcç (ou ûfx.Tv) TYJptepov àpéajtet, auptov 
a7cap£(j£t. II6t£ xapTsptxwTepot à'aecÔe ; — - '0 OàvaTOç 
outuot£ [/.axpàv a7T£crTt 2 . - — XGÈç ivoaouv. — 'A et eX- 
luiÇoumv ot àvôpco^ot pé^Ttov aÙTOt; eaecGai to auptov v\ 
to T7i[7.epov 3 . — 'Aào}ic>Yjxt ou^evoç ày.ououcrtv • àd yàp 

>.a^OUGtV. 'Eê0U>.£T0 à7ïït£Vat , GXY)7UT0[/.êV0Ç OTt Ôl|/s 

eÏYl ' 7rpo<J7)vày/-a(7a Se ai»Tov f/ivetv. PLATON. — 0£O- 

KptTOÇ £pcoT7]0£ti; U7r' à^o)v£(7Y^OU * (( llou (7£ auptOV 0^0- 

|/.at; » àrafcptvaTO • « "Orcou êyco ce oux, ô^o^at. » 



11 



252 PREMIERS EXERCICES GRECS 



g 125-128. — Adverbes de quantité et de manière. 

REMARQUE. — Autant... autant est une manière de parler 
plus courte pour autant que... autant, qui est plus logique et 
qui se disait au XVII e siècle : « Autant que cette correction 
est souhaitable, autant est-il difficile d'y réussir. » (Arnauld.) 
La première proposition est une relative : oaov... tosoûtov. 

Û7cep7içavia , orgueil axiJ7CTO(jLai , prétexter 

283. Moyiç 7RDÇ yjfMV àvOpwTCOç (= 6 àv0po>7?oç ) 

àvkù^t T7)V ôupav. 3>llOTt[/.a>Ç 7U<XVU 7)[/.ÔCÇ Û7U£0*££OVTO . 

'AyÔLTZOL TGV 7cV/)GlOV WCT7T£p GSaUTOV. "ItW Ta TCpà- 

yiAora 07uy) tô @£fî> <pt"Xov. — Ilapà Àaas&ai[/.ovioiç , 
yuuLvdcata toarap âvSptov , outoj x,ai 7rrapÔ£va>v IjcrrlV. — 
'H7utGTdc^ï)v O7u<oç ^pri Bigjcov pà>Asiv, 7uà^ai [/.aÔwv. — 
'Ewi où XéXviBev oti twv |/.eyi'<jT(ov 7to)i[7<G)V aï àp^at 
oV/toucrt 7uto<; eùzaTacppovYiTOt eîvoci. — 'IçtJcpaTYjç to 

GTOaT£U(/.a OOTOOÇ £<pa<JîCe 0*£LV GUVT£TayGat ÔJÇ £V GÛfJlK, 

Gcopaza [/.èv â'^ov tï)v (pxXayya, j^etpaç o*£ to'jç <|/i^oùç, 
7voo*aç oà touç Imuéaç, xecpa^yjv Sk tov arpaTYiyov. 

284. Autant [le] fer a-de-pouvoir (=peut) dans 
[la] guerre , autant [la] parole a-de-force dans 
[les] républiques. — Gomment prétexterais -tu 
(aoi\) qu'il est tard? — Philippe ne pouvait nul- 
lement persuader (aor.) ceux des Thébains qui 
lui avaient résisté (parf.) dès («ire, g en.) [le] 
commencement et qui- s'opposaient maintenant 
[à lui]. — Nous fûmes en procès pendant un 
temps ; dans la suite nous nous mîmes d'accord 
en commun. — Porus [fut] interrogé par Alexandre 
après la bataille : « Comment te traiterai-je? — 
Royalement, » dit-il. — Ce platane est fort élevé. 

285. La modestie plaît autant que l'orgueil 



PREMIERS EXERCICES GRECS 253 



g 125-128. — Adverbes de quantité et de manière. 

Notes. — ' En tête de la phrase, p.oytç a une valeur 
que la traduction doit s'efforcer de rendre. — 2 Littérale- 
ment : il ne m'échappe pas que. — 3 Dans cette phrase, 
que veut évidemment dire combien, comme, dans le sens 
exclamatif. — 4 Traduire où 7iàvu par pas tout à fait se- 
rait iaire un gros contresens. 

283. Ce n'est pas sans peine 4 que l'homme 
nous ouvrit la porte. — Ils nous firent un accueil 
tout à fait honorable. — Aime ton prochain 
comme toi-même. — Que les choses aillent 
comme il plaira à Dieu (= A la grâce de Dieu!) 

— Chez les Lacédémoiiiens il y a des gymnases 
non seulement d'hommes, mais aussi déjeunes 
filles. — Je savais comment il faut lancer le 
disque, pour l'avoir appris autrefois. — Je 
n'ignore pas 2 que les débuts des plus grandes 
guerres semblent en quelque sorte méprisables. 

— Iphicrate disait qu'une armée doit être orga- 
nisée comme un corps unique, ayant la phalange 
pour cuirasse, les vélites pour mains, pour pieds 
les cavaliers, et pour tête le général. 

284. ''Ocov ev 7uo)i(/.co ct'Syjpoç SuvocToa , toctoutov ev 
fH&t?£iftiç la'/jjtt ^.oyoç. — II to; àv oc/j^aio cm btyi 
£<7Tiv ; — QCkiirxoç to'j; àrc' àp^ç àvGeaTTjîtoTaç aùxû 
07jêauov xai vov evavTioupivouç où&a^wç tzeïgoli £o*uvocto. 

— Téco; jjiv £xpiv6(/.£Ôa * ara, xoivr) auvlév^v. — 
Ilwpoç, épwTYiOsiç Otto too 'AX£?;àvô*poi> u.iik ttiv (/.à^Yjv * 
« riû; co f . ^pr/TO^ai,* — Ba.aili>ccoç, » etTce. — 'H 
Trlàxavo; auTY) l/ÂXci £r>Ttv u^y)"Xy]. 

285. To f/ixpiûv tocoutov àpéffjtei oerov y) u7C6p?)©avta 



254 PREMIERS EXERCICES GRECS 

déplaît. — De même que les médecins sont des 
sauveurs pour ceux qui sont malades, de même 
les lois [le sont] pour ceux qui-sont-lésés. — Les 
abeilles ne craignent pas tant le froid que la 
pluie. — Que ce rêve est étrange, Socrate! — 
Les poissons se vendent, de quelque façon qu'ils 
soient placés (jaceant, § 103, 1°). — Un arma- 
teur, à qui l'on demandait comment il avait ac- 
quis (aor.) sa fortune : « La grande, dit-il, je 
ne [l'ai] pas [acquise] difficilement; mais la pe- 
tite (= courte), laborieusement et lentement. » 

— Je n'ai pas du tout compris (zaTa-voEÎv). 

§ 129. — Adverbes interrogatifs , affirmatifs, négatifs. 

Avant de faire les exercices qui suivent , apprendre les 
§§ 326-327 de la syntaxe, sur les négations. 

ôopuêeïv , faire du tumulte èyxtofjuàÇco , vanter 

•rroXtopxeîv , assiéger ^Xtôioç, sot 

286. 'Ap' oùv, 7)v B' syœ, to irpay^a ttî&e xy) xaTa- 
<pavsç àv 71J/.ÏV yevotTO ; — *H tkizi&iç àel (3u6<7E<76ai; 

— *Apa <pspsi 7uapapj(Kav tou SavaTou to [/.yi jjlovov 
aÙTÔv 7ï£7ï ovBÉvai ; — Où^ axacriv upv ot aÙTOt vojjloi 

V£ypa[7.pivOt EtfftV J Ot 'AÔY)VatOl , 7CO^tOpJCOUM,£VOl 

Y.OLXOL (sur) yriv xai jtaTa GàtacTTav, ivo^tÇov oû$£f/.iav 

Etvat SCOTT) Ol'av. O'JTE VEÛV OUT£ CU[/.[/.à^O)V aUTOÏÇ OVTCOV, 
OUTE CTITOO. 'Eyà) lÉytO UJXtV (/.Y) Ô[/.6<7at 7T0CVU * £<TTCt> 

o*è 6 ^.oyo; u[/.tov, val, vat, où, ou. — T H [/.vrjf/.ovEUEtç 
à cot TuapTiVEGa; SOPHOCLE. 

287. Lorsque (oTav) je serai mort (aor.), ne 
mettez mon corps ni dans l'or ni dans l'argent, 
mais rendez- [le] le plus tôt possible à la terre. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 255 

aTrapecîtei. — "Qarap toîç vogoutiv ot taTpol <7toTY)p£ç, 
O'jtco jtal toiç àSixou|AÉvotç oi v6[/,ot. — Ae^t'asi (SeSoi- 
xacriv) ai |/iXiTTat où toctoutov to >cpoo; ô'aov tov op.êpov. 

'Qç 3 aTOTCOV TO 6VJ7TVIOV , à> StoXpOCTEÇ. Ol t^9o£Ç, 

ottco; àv /t&covToa , TCiirpàfTXovTat. — Naujc^Tjpoç tiç 

£pa)T7)Ô£i; TTtDÇ eX-TTlGOCTO TOV TC^OUTOV * (( Où ^aX£7U<JJÇ , 

£<p7), tov [/.éyav * tov 5è (5pa^ùv, 67ri7?ovo>ç xal (3pa$£a>ç. » 

— Où 7ravu 4 )taTav£VOY))ta. 



§ 129. — Adverbes interrogatifs , affirmatifs , négatifs. 

Notes. — * Dans les phrases négatives, il faut avoir 
soin de rendre même par oùSé, [atjSs, et non par xfct. — 
2 OùSé, parce que le premier membre est négatif : oûSel;. 
— 3 Kai {X7i7roT£ (et non {jltjSé 7tote), parce que le premier 
membre est affirmatif. — 4 MtJte ou xal pj seraient tous 
deux incorrects. 

286. Est-ce que la chose, dis-je alors, pour- 
rait nous devenir claire à peu près de la façon 
que voici? — Est-ce que tu espères vivre tou- 
jours? — Est-ce une consolation en mourant que 
de n'être pas seul à mourir? — Les mêmes lois 
n'ont- elles pas été écrites pour vous tous? — 
Les Athéniens, assiégés sur terre et sur mer, se 
croyaient sans moyen de salut, n'ayant plus ni 
vaisseaux, ni alliés, ni provisions. — Je vous 
dis de ne pas jurer du tout; que votre langage 
soit: oui, oui, non, non. — Est-ce que tu te 
rappelles mes exhortations ? 

287. To éfJLOV <7Û|/.0C, OTOCV T£}.£UT7)C>0t) , [A7)T£ £V Y^pUCTÛ 

6yjt6 |/.Y)t' £v àpyùpco , àXV w; TayitfTa ty) yyj a7r6SoTg. 



256 PREMIERS EXERCICES GRECS 

— Avez-vous compris ce qu'il dit? — Ne faites 
pas de tumulte, même (== pas même) si (édcv, 
subj.) je parais (aor.) vous dire quelque chose de 
grand. — Ni Dieu ni les hommes ne sont amis 
de (= à) celui qui a déshonoré les siens. — 
Personne n'a pillé nos biens plus impudemment 
ni plus manifestement que ces [hommes]. — 
Vaut-il mieux mourir que vivre? — Ne vois-tu 
pas que la raison est absente (àTro^^erv, gén.) de 
tout ce qui s'accomplit dans la colère? 

288. Il faut toujours prier et ne jamais se dé- 
courager. — Si le juste se sauve à peine, est-ce 
que l'impie se sauvera? — Qu'un autre te vante, 
et non pas tes [propres] lèvres. — N'afflige pas 
celui qui a faim et n'irrite pas celui qui est dans 
la détresse. — De deux frères jumeaux l'un était 
mort ; un fou ayant rencontré le vivant [lui] de- 
manda : « Est-ce toi qui es mort ou ton frère? » 

— Nous ne sommes ni sots ni déraisonnables à 
ce point. — Ils ne pouvaient encore voler loin. 



§ 130. — Prépositions à un cas. 

7iapeta, joue po'Opoç, 6, fosse 

eppo-jpa, garnison cLizo-B^èiv, partir, émîgrer 

<7/j=tXioç, horrible Èçs-raÇw, examiner 

289. IlpO(7£7UOl7)(jaTO 26lcOV £^£C7T7)>C£Vai TOU CppOVSLV , 

■Â9LÏ "koyoç eiç tyjv tuoXiv ex. tt,ç oîxi'aç (HsooQï) eît<pp6va>ç 

&Y£tV OC'JTOV. npO oVj^OU 0*£<77i6tY)Ç. — 'Atïo TOU epyo'j 

o eipvàçavTO at AY)u.vtai toÙç àvSpocç à7rox.T£t.'va<7y.i , eicoOe 

àvà. ty)v 'E'X'XàoV Ta c^ÉT/aa. epya Ay)|/.viûc xaXeïçOai. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 257 

— *Àpa Guv-etT£ o \ijn ; — Myj ôopu&f)<ïY)Te, [J.Y)<>' Èàv 1 
So£(û ti up.ïv j/iya \eyiw. — Toi toÙ; eocutou al<r^uvavTi 
outê @£o; o'jte àvôpcoxoi £i(7t cpi'Xoi. — OùoYiç ocvociBe- 

(7T£pOV 0'J($£ 2 7Cept^avl<7TepOV Y) 0UT01 TOC Y)(/.£T£pOC St7)p7Ta- 

)C£v. — *Ap' oùv apLEivov icç\ te^eutôcv Y) Çyjv ; — *Ap' 
O'j^ opaç oti tûv ev opyr) (SiocxpocTTopivtov a7irocvTa)v 6 
XoyisfAo; à7ro&Y){/.eï; 

288. Aei àel Tupo^suyecôai koù (ayjtcote 3 à7r£t7U£ïv 
(àxocyopEUEiv). — El 6 Bftcaioç |/.6yiç gco^etoc. , ocpoc |/.y) 
<ko6y)G£T0U 6 à^êriç ; — 'Eyx,co k iuoc<££Ta> ge ihrepoç tiç , 
>tai [/.Y) toc aoc -^eCkr,. BlBLE. — Mrj 'Xu7t:y)<7Y]<; tov tuei- 
vûvtoc (/.Y)8è 4 opyioïiç tov àTCopouvTOC. BlBLE. — Ai&u- 

[ACOV OCÔeX^gW àxÉOoCVEV 6 ETEpOÇ ' EVTU^WV ($£ [AÎOGOÇ Tt; 
TÔ ÇcoVTl Y)p(OTY)ff£ ' « IloTEpOV <jÙ (XXÉÔOCVEÇ Y) 6 à$eV- 

CpOÇ ; » OÙ^ O'JTCOÇ 7)(/.6ÏÇ OUT6 7)Xt0tOl OUTE àXoyWJTG'. 

6G[A£V. Ou7TCO {Jt.ay.pOtV TC.Tê<jOai £0*UVaVTO. 



§ 130. — Prépositions à un cas. 



Notes. — * C'est, ce qu'on appelle la loi du talion. — 
2 Ou aTTESTcv. — 3 Le français préfère une autre méta- 
phore : se prendre dans ses propres filets. 



289. Solon simula un égarement d'esprit, et 
de sa maison le bruit se répandit dans la Tille 
qu'il avait perdu la raison. — Le maître passe 
avant le valet. — Par suite du forfait qu'avaient 
accompli les femmes de Lemnos en tuant leurs 
maris, on appelait d'ordinaire en Grèce du nom 



258 PREMIERS EXERCICES GRECS 

— Olov àxo &Y) pfcai £(7Tiv 6 Gàvaro; IvôèvS' elç aX^ov 

T07COV. 'AvTt, TUpOÛ àp.êpOCt'av 8&£l. XpTJ.TOV Çl- 

l6^Y)f/.OV ftoLGlkix. o'jO àxÔ TÛV l$l'(i)V >CTY)|/.àTO)V OXVÊÏV 

^axavôcv £iç to xoivov àyaôov. — 'EppvjGr) utco tcôv xa- 
'Xauov • ocpGal^ov àvTt 6cpGa\[/.ou xod ô^ovra ocvti ôBov- 
toç. 'Eyw oè ^iya> ■ o<mç <re paxiet £7Ft ty)v Se^iàv xa- 
peiocv, arps^ov auTÔ zat tyjv Irlpav. — ©eoç egtiv 6 
ccoÇcov 7)(/.aç éV. 7uavToç xaKoO. Bible. 

290. Les bienheureux ont reçu (à^àxTo^at, 
moyen) une gloire immortelle en échange d'un 
corps mortel. — Arriva Proclès , descendant de 
Démarate le Laconien, disant que Cyrus était 
mort (parfait). — Les araignées vivent de la 
chasse des mouches. — Aux Grecs, qui-récla- 
maient une solde, Cyrus promet au lieu d'une da- 
rique trois demi-dariques pour chaque soldat. — 
Les Athéniens laissèrent une garnison dans l'île 
qui est située (=jacet) devant Mégare. — Dieu 
sera avec nous. — Ceux des Erétriensqui avaient 
fui la bataille se dispersèrent à travers les cités. 

291. Il ne faut pas rendre le mal pour le mal. 

— Ceux qui ont les richesses entreront difficile- 
ment dans le royaume de Dieu. — Tu aimeras le 
Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute 
ton âme. — Dieu n'est pas loin de chacun de 
nous; en lui nous vivons, nous nous mouvons, 
nous existons. — Celui qui creuse une fosse pour 
le prochain, y tombera. — Avant le jugement 
examine-toi toi-même. — Le fils de Dieu, ayant 
quitté le ciel, est descendu sur la terre. — Ils t'ont 
établi [leur] chef? Ne t'enorgueillis pas : sois 
parmi eux comme l'un d'eux. 



PREMIERS EXERCICES GRECS 259 

de Lemniens les actes horribles. — Mourir, c'est, 
pour ainsi dire, passer d'ici dans un autre lieu. 
— Au lieu de fromage, tu mangeras de l'am- 
broisie. — Il faut qu'un roi patriote n'hésite pas 
à dépenser même de ses biens à lui dans l'in- 
térêt commun. — Il a été dit par les anciens : 
« OEil pour œil, dent pour dent 1 . » Et moi je 
dis : « A qui te soufflettera sur la joue droite 
tourne encore l'autre joue. » — C'est Dieu qui 
nous sauve de tout mal. 

290. CK {Aocxàpioi àvTt 6vy)to0 <7c6p.ocTOç gcÔocvoctov 
BôËav Y)XXà£avTO. — 'HXÔs npoxXrlç, ysyovwç àrco 
AvifAOcpaTou toO Adbaovoç, T^eycov oti Kupo; t£Ôvy)x.£V. — 
Oî àpà^vou à7ûo tyjç tgW |s,uigjv ôripa; C^crtv. — Ilpocr- 
aiToOai paôov roïç tf E^>.7iciv 6 Kupoç xtiziayysXTOLi ocvtî 
Bapei&oO Tpia 7)(/.i$otp£ixà iîtoc<>T(j) GTpaTuoTT). — Oi 
'Aôvjvaïot ev Tri vtqtci) 7) xeïTat 7rpo Meyocpcov «ppo'jpàv 
£yxaf£li7rov. — 0£oç cùv y)(/.ïv ecTai. — Ot Ttov 
'Eperptécov àracpuyov ty)v [/.à^Tjv £Gx.£^aG9v)aav àvà toc; 

XO^£tÇ. 

291. Où &£l xockov àvxl >ta*o0 à7?oSi§6vai. — Xoc- 
Xetccoç ol toc ypY)[j.ocTa e^ovteÇ elç ty)v toû" @£ou pac't- 
Xetav &l<7i'a<?iv. — 'Avocxyjcteiç Kupiov tov 0£ov cou s£ 
ô^Y); ttî; xap^iaç xat ê£ 6V/jç tyiç ^u^rjç. — ©£Ôç où 
[/.axpdcv IcTTiv 2 àcp' £/.occttou Y)|/.oiv • £v aÙTû yàp /.ai 
£ô|/,sv jtai xivou[/.£0a scai éaptiv. — '0 opuTTtov (366pov 

TÔ 7u1y)CL0V £U.7T£C7£6Tat ElÇ OCUTOV 3 . BlBLE. OpO XpL- 

<T£(D; £^£TaCs G£0CUTOV. BlBLE. '0 YtOÇ TOU 0£Oij, TOV 

oupavov y.aTaXi7rwv, Etç tyjv yr,v jcaTéêv). — "ApyovTX 
ce jtaT£CTTy)<7av ; Mtj £7touoou, yiyvou ^è lv auTOtç â<n?ep 
et; oc'jtcov. Bible. 



260 PREMIERS EXERCICES GRECS 



g 130. — Prépositions à deux cas. 

RÈGLE. — Après les prépositions, on emploie les formes 
pleines et non les formes faibles des pronoms personnels. Ex. : 

A cause de moi, Si' 1\sâ (et non ôcà fxe). 

èy-Xtopsc ( — est), il est possible oTjfATjyopia , harangue 
xaO;j.a, chaleur <nrépvov, poitrine 

292. 'Hv 'AÔTjVatOtÇ 7TOT£ 7TdCTp!.OV 7)y£t(70at TYjÇ *EX- 

)vào*o; jcal toiç Tupavvotç u7T£p tyiç éXeuGeptaç àvr-aya)- 
vi£ea9ai. — 01 Ê7U7C£ïç oY a7uiGTiav £<p-coo*£i>ov gov tocîç 
à<77ui<7i xarà toc tsi^t). — Oî Çévoi ôpûai tov 'Atciv o\à 
Bupt^oç. — Kàffffioç, 7)tty)Ô£iç £v ^iXlizizoïç . ixefvcp TÔ 
£i(pi(k'(p SistpOeipsv lauTOV w jcoctoc Kaiaapo; lypYjffaTO. 

El 6 ©SOÇ 07T£p Y)[/.WV, TIÇ XOCÔ' 7]{AÛV; Al' toV TtÇ 

à[7.apTocv£i, o\à toutcov îto^dÇExat. Bible. — Kocrà 

TY)Ç yY)Ç U77oS6o[;,ai 07TQ T7}Ç al(7^UVY)Ç (XXO'JCOV TOCUTO.. 
XÉN. Iïai£t OCUTOV XOCTOC TO CT£pVOV Xat TlTptOÇJtg) 

<5î.oc toG Owpaxoç. 

293. Il n'était plus possible de tarder (§ 223) 
à cause de la multitude de ceux qui -périssaient 
de faim. — En examinant chaque chose une à 
une, tu connaîtras que je dis vrai (= des choses 
vraies). — Agésilas ne pouvait faire campagne 
à travers les plaines à cause de la cavalerie de 
Pharnabàze. — Les pilotes dirigent leur course 
à travers la mer. — [C'est] avec du sang, non 
avec de l'encre [que] Démade disait (<p*y)p') [que] 
Dracon avait écrit ses lois. — Aucun des Athé- 
niens existants, dit Périclès en mourant, n'a pris 
(rapiêx^Xo^ai) à cause de moi un vêtement de deuil 
(= un manteau noir). 

294. Je vous montrerai cela à l'instant par le 



PREMIERS EXERCICES GRECS 261 



§ 130. — Prépositions à deux cas. 

Notes. — * Ce serait le cas d'employer corap. — 2 Dé- 
tail est un de ces nombreux substantifs abstraits que le 
grec ne peut rendre que par des équivalents. — 3 KaO' èau- 
tov veut dire habituellement par soi-même , tout seul, 
en soi-même. 

292. C'était autrefois chez les Athéniens une 
coutume traditionnelle de commander à la Grèce, 
et de lutter contre les tyrans en faveur de la 
liberté. — Les cavaliers faisaient leur ronde par 
défiance avec leurs boucHers le long des murs. 

— Les étrangers voient Apis par une fenêtre. — 
Gassius, battu à Philippes, se tuaavec le poignard 
dont 1 il s'était servi contre César. — Si Dieu est 
pour nous, qui sera contre nous? — On est puni 
par où l'on pèche. — En entendant ces mots, 
de honte, je m'enfonce sous terre. — Il le frappe 
à la poitrine et le blesse à travers la cuirasse. 

293. 0'J/.£Tt £V£^Gjp£l [jÂXkZW (HOC TQ xV^OoÇ ToW 

yvaxTEL ôti ccky)§Y\ "kiyu. — 'Avà rà ram'a 'AyYim'Xaoç 
O'jjc £0*ova.TO GTpa,T£u£c»Qai ma tt]v $apva€àÇou iitizzioiv. 

— Ol xuêspvyiTat mot tt ; ç 6a);àTT7]ç tov op6(jLov £ÙÔu- 
vouçw. — Ai' aï(/.aToç, où ma f/iXavoç toÙç v6[aouç tov 
ApàxovTa ypà^at e<py) AY)[/.àô*Y)ç. — OjoYiç m' i|/.è tûv 
Ôvtwv 'A07)vaicov, e<py) ïlepw.'kriç àTroôvipajctov, {/iXav 

[[/.OCTIOV 7ï£pt£êà'X£TO. 

294. TauO' upiv rj&Yj em^ei^o) xaô' ev £Wgtov 8 . 



262 PREMIERS EXERCICES GRECS 

détail (= chaque chose une à une). — C'est 
grâce à nous que vous avez ce pays-ci. — Il était 
honoré (plus-q.-pf.) par Cyrus pour son affection 
et sa fidélité. — Voilà pourquoi je ne t'ai pas 
appelé. — As- tu lu les Philippiques (= haran- 
gues contre Philippe) de Démosthène? — Ils 
sautèrent du haut en bas du rocher. — Les hom- 
mes ne peuvent y habiter à cause de la chaleur. 
— Il était le plus grand des hommes de son 
temps. — Ils logeaient par (xoctoc) compagnies. 



§ 130. — Prépositions à trois cas. 

Sia-cpspw (g en.), l'emporter sur yu;jt,voç, nu, dégagé de 
iyXEiptâiw, poignard OeacOai, contempler 

xw(jt.a , digue , tertre X ^ "' » ^ terre 

295. Ty)Ç 7r6X£COÇ TCOCpà TOV EÙ<ppOCTY)V £V 7T£&Ui> Z£l- 
(/.évviç, àxo TZùXk&V GTOCOUOV £<poaV£TO to yîûy.aL. — 'Avô 
âvoç Suo V£xpoùç, o) nXouTojv, "kf\tyzi |/.êt' ô)iyov. — 
'Ev Tri 7T£pl MavTiVÊtav p^-XT 1 'Ercaj/.Eivaiv&aç E7U£<ye. — 
Tôv c7rep[/.dcTa>v toc |/.èv Tïocpoc tyjv oSov inrcae , toc o*£ stcI 

TY)V 7ÎT£TpaV, TOC &£ £V U.£db) TOJV OCttOCvQàW, TOC Se ÊIÇ T7)V 

vy)v tt)v àyocG'^v. — Merà ty)v \)£yrpi xocpriv ÔEocaocerôat , 

£VÔ0C GUV£7ï£50V à^.Y)XotÇ, TY]V f&èv y^V ai[/.0CTl 7UE(pDpf/.ÉV7)V, 
Vc'/CpOÙç Se XSt(/.£VO'JÇ (piXlOUÇ JCÛCt 7CO^£|/.tOUÇ [A£T à^V/j^wv, 

àdTuiSaç Se zocTocppocyacaç , SopocTa T£6paupiva , èy^fit- 
pi'Sioc yup,voc jcoXeâW, toc f/iv yaaoci, toc S' £V G<t>|/,a<;i, toc 
S' £Tt [A6T& yeïpaç. — Mstcc to Boiivai p.?) ôveîStÇe. 
Bible. — °Hv à|/.çl toc Upà. Xén. 

296. Combien la vertu l'emporte sur le vice 



PREMIERS EXERCICES GRECS 263 

Dém. — Ai' y)|/.aç £X £T£ T ^ v ^ £ T ^ v X^P av - Xén. — 
'Et£ti^ï)to ùizb Kupou oY 6'jvoiav xai maTOT'OTa. Xén. 

— Atà tooto ((Ha Tauxa, 016) <7£ oùx, È^àXecra. — 'Ap' 
àveyvcoç Aï)[/.oc>Ô£VOuç tocç x.y.Ta ^iXitcttou d*Y)[/.7)yopiaç| 

— ''H'XavTO xairà tvjç 7U£Tpaç. XÉN. — 'Eîiei (Ha y.a$[/.a 
où (VJvavTai oiz£ïv àv6pa>7uoi. XÉN. — MéyiGTOç rjv twv 
x.aô' aoTOv 3 . XÉN. — 'Egjcyjvouv x-axà iràÇetç. XÉN. 



§ 130. — Prépositions à trois cas. 

Notes. — i Les poètes disent dans le même sens : (xsxoc 
Xepsiv. — • Les mots suite, cour, n'ayant pas d'équiva- 
lent dans le grec classique, se rendent par la périphrase 

oi irepi tov {3oc<ïtÀ£a. 

295. La ville étant située dans une plaine sur 
les bords de l'Euphrate, la digue se voyait à plu- 
sieurs stades de distance. — Au lieu d'un ca- 
davre tu en recevras bientôt deux, Pluton. — 
Épaminondas succomba à la bataille de Man- 
tinée. — Une partie des semences tomba le long 
du chemin, l'autre sur la pierre, l'autre au mi- 
lieu des épines, le reste dans la bonne terre. — 
Après la bataille, on pouvait contempler, à l'en- 
droit où ils étaient tombés les uns sur les autres, 
la terre souillée de sang, les cadavres étendus 
pêle-mêle sans distinction d'amis ou d'ennemis, 
les boucliers brisés, les lances rompues, les poi- 
gnards hors du fourreau, les uns à terre, les au- 
tres dans le corps des morts, les autres encore 
entre leurs mains 1 . — Ne reproche pas ce que tu 
as donné. — Il était occupé aux sacrifices. 

296. "0<jov àioccpépst yi àp£TY) tyj; xaKia; rcpoç tyjv 



264 PREMIERS EXERCICES GRECS 

par rapport au bonheur! — Il vaut mieux com- 
battre avec quelques (== peu nombreux) braves 
contre tous les lâches qu'avec beaucoup de lâches 
contre quelques braves. — N'estime ni les ri- 
chesses, ni la vie, ni aucune autre chose plus 
que la justice (== le juste). — Souvent les ri- 
ches , par l'effet d'une jouissance (= plaisir) 
continuelle , ne comprennent pas leur bonheur. 
— Philippe, on dit de (= au sujet de) ta puis- 
sance qu'elle s'accroît non pas dans l'intérêt de 
la Grèce, mais contre elle. 

297. Le bon berger donne sa vie pour ses 
brebis. — On prépare des chevaux et des armes 
pour le jour de la guerre, mais [c'est] du Sei- 
gneur [que vient] le secours. — Qui pare mieux 
(= plus bellement) les gens de sa suite ( = ceux 
autour de lui) que le roi? — Ils surprennent les 
gardes assis autour du feu. — Les Perses sont 
maintenant beaucoup plus efféminés que du 
temps de Gyrus. — Outre cela ils apprennent 
encore (koù) à tirer -de -l'arc. 



§ 130. — Prépositions à trois cas (suite). 

xpVjvYi , fontaine vau^ax^'a , combat naval 

yeVo, être plein (gén.) <|/7)<poç, vj, vote, suffrage 

298. 'EttI TiVt (jiya <ppov£ÏT£; — '0 piv Aia^ivou 
loyo; 6 7t£pl 2T£<pocvou egtI xarà Kty)<ji<p<ï>vtoç, 6 o*£ 

Ay)[/.0g9£V0UÇ U7US0 KT7)Ct^pÛVT0Ç. TpOXaiOV GTy)là[/.EVOl 



PKEMIEHS EXEKCICES GRECS 26b 

eùSoujAovtav! — KpsiTTOV £gti [/.et' ô)aycov àyaOwv 7upoç 
^âvxaç to'jç £&koÙ£ 7) jj,età tzqXKûv xajttov xpoç oTayou; 
àyaôoùç [/.à^£<>0a'.. — Mt)T£ toc ^pyjpiaTa Tcepl 7rXetovoç 

7UOIOU , f/.Y)T£ TO CtJV {AY)T£ C/Sk'ko {XY)0*SV, 7) TO ^IXOCIOV. 

CK TtXoUGLOI TCOAAàîUÇ, 0(p' Tj^OVTlÇ OlTJVEKOOç, où cuviasi 
T7)V Ê'JTU^ÎaV (tY)Ç SÙTU^taç). $ 0.17^6, 7T£pl t^ç crriç 

^uvà[Asa>ç Xsyouaiv wç oùy &7uèp Tri; 'E^XàSoç, àXV erci 

TauTï)v auÇàvsTat. IsoCRATE. 

297. '0 7roi(/.7)v 6 xaXoç tyjv éauTtô ^u^v tîOyjgiv 

Û7U£p TÔV TUpoêoCTCOV. ^ItctcOI )tai OTT^a £TOt|/.àÇ£Tat 

tlç Y)|A6pav 7C0Xê|/.0U, TCapà 0*£ KupiOU 7) pO7]9£L0C. TtÇ 

xo(y[/.eï x?.X)aov crroXaïç toÙç 7uspl aorov 2 ti P<xgiX£uç; 
XÉN. — KotTaXajxêàvooci toÙ; cpulootoc; à[A<pi (rapt) 

7CUp X(XÔY){Jt.£VOUÇ. XÉN. Oi Iïépaai 6pi>7UT»ttoT£pOl 

tcoXù vuv r\ iizï K'jpou etatv. XÉN. — Ilpoç tqutoiç [/.av- 

OdCVOUfft Xat TO^£U£lV. XÉN. 



§ 130. — Prépositions à trois cas (suite). 



Notes. — n^w n'a que le présent et l'imparfait. — 
* *0 V7wroç, le cheval; tj tWoç, Za cavalerie. — * Après 
une première interrogation, t] en introduit souvent une 
seconde qui la complète ou la précise. 



298. De quoi vous enorgueillissez-vous? — > 
Le discours d'Eschine sur la Couronne est contre 
Ctésiphon, celui de Démosthène est pour Ctési- 
phon. — Après avoir dressé un trophée ils s'en 
allèrent à Phylé. — Thémistocle était d'une ftîi* 



266 PREMIERS EXERCICES GRECS 

oÇuttîtoç em rcàvra pa$îo>ç <p£po|/.£V7)v. Eltfl TCapà 

toÙç vuv $Y)[/.ioupyoùç oî lua^atol <pau\oi. — Ilapà waçiv 
àvOpcoTTOiç opû àtcopiau-iva x.al T£Tay(/,eva T0C^£ • OtSlX.£t 
Ttç éx,c6v ; ôpyyj zaï Ti[/.a>pia y.arà toutou * lc;Y)f/.apT6 tiç 
à>CG>v; cuyyvcouyy) ocvti TipLcopia; toutw. 

299. EUpl rcarpiSoç iVrai 6 àytov. — "0<ja eVjÔo- 
[/.£Ôa iu£pi Kupou , TauTa 7r£tpad6|/.£6a &t7)yY)<7a<jôai. — 
Àiéêaivov zaTa ttjv irlpav tgW y£<pupaW ty)v 7rpo<; tou 
ELovtou 6 tce£6ç T£ jtal Y) itu7uoç axacra. — II>>£u<7avT£; 

filç TOV 'EX^YJGTCOVTOV, BuÇaVTlOV ÛCp' êaUTOÏÇ £7C0l7)ffaVT0. 

— Eotev 6 àvoTjTo; xaG' iauTOv ■ « Oùx. eari 0e6ç. » 

Oî f/,7) OVTEÇ |/.£t' £(/.OU £l(Tl îtaT' Êf/.OU. *ExCj)V 

Itcovei nrapà toÙç aXXouç. XÉN. — KpaTTcov <|/(<>(/.oç 
(/.£6' yj^ovyi; £V £ipY)vy) ^ oi>ua tzqXKûv àyaOcov y£p".ouca 
(/-£Ta fxa^Tjç. 

300. Vers le tantôt, ils pensèrent (95, 4°) voir 
des cavaliers ennemis. — Très injustes à l'égard 
des hommes, très impies à l'égard de Dieu. — 
Environ soixante moururent. — Vers la nuit les 
exilés passèrent à Samos. — Ne les faites pas 
périr (aor.) sans-jugement (àxpiToç) contrairement 
à la loi. — Environ sept cents hommes étaient 
déjà réunis à Phylé. — Quand (= comme) les 
Athéniens virent les Perses montés sur l'Acropole, 
les uns se jetèrent (imparf.) en bas du haut du 
rempart et périrent (W<p9£ipo|/.at, impf.), les au- 
tres se réfugièrent dans le sanctuaire. 

301. Après cela le combat naval eut lieu dans 
(= sur l'étendue de) le port. — Il n'est permis 
qu'au roi d'avoir la tiare droite sur la tête. — » 



PREMIERS EXERCICES GRECS 267 



ture qui se portait aisément et vivement à tout. 

— En comparaison des ingénieurs d'aujourd'hui 
les anciens sont médiocres. — Chez tous les 
hommes voici des choses que je trouve déter- 
minées et réglées : un homme commet volon- 
tairement un délit, colère et vengeance retombent 
sur lui ; un homme fait une faute involontaire , le 
pardon remplace la vengeance. 

299. C'est pour la patrie que l'on combattra. 

— Nous tâcherons de raconter tout ce que nous 
avons appris sur Cyrus. — L'infanterie et toute 
la cavalerie ' passèrent sur l'autre pont, celui qui 
regardait l'Euxin. — Faisant voile vers l'Hel- 
lespont, ils s'emparèrent de Byzance. — L'in- 
sensé a dit en lui-même : « Il n'y a pas de 
Dieu ! » — Ceux qui ne sont pas avec moi sont 
contre moi. — Il se fatiguait volontairement plus 
que les autres. — Une bouchée de pain mangée 
avec plaisir et en paix vaut mieux qu'une maison 
remplie de biens nombreux avec la guerre. 

300. 'A(/.<pL (içepl) ^£tXv)v eSoEav rco^spouç opav {%- 
7T£a;. — FIspi àv0pa>7rouç à(HxcoT<XTOt, 7uepi @£ov OLGeÇtia- 
toctoi. — 'AtusÔgévov Tzz.pl ISyizovtoc. — Atéêvicrav 6î:o 
vuktoc elç ty)v 2àf/.ov oi (puyàSeç. — Toutouç l/lt] c/.tzo- 
}i<7Y)T£ ax.pt/rouc 7rapà tov vop.ov. — 'H&n cruv-aXsv- 
{/.évoi Yjsav eiç tt]v $uXv)v 7uepi iTçraîtociouç. — 'Qç sîSov 
toÙç Ilepaocç àvaêe&yjxoTaç ai 'ASyjvaïoi Iwl tt)v à/-po- 
7co\iv, oï (aêv eppt7UT0uv lauTO'jç xaxot toO Tefyouç /.octco 
>cal otecpOsipovTO , oï Se sic to j/iyapov x.aT£(0£uyov. 

301. Mst3c tooto 7) vau^ayta xoctoc tov Xtf/iva lyl- 
V£to. — Tï)v Tiàpav ^ast^a (/.ovw e^ÊffTiv ôp6y)v £V ty) 

18 



268 PREMIERS EXERCICES GRECS 



Arrivent de la part du roi des hérauts et un Grec 
qui se trouvait (§ 316, ni) près de Tissapherne. 
— Il faut qu'ils sortent successivement par la 
petite-porte [qui donne] sur la mer. — Le peuple 
d'Athènes était sur le point de faire mourir 
(== tuer) neuf généraux par un -seul vote contrai- 
rement aux lois. — Il y avait une fontaine à côté 
du chemin. — ■ Qu'attendons-nous? ne savons- 
nous pas que le roi tiendrait essentiellement à 
nous faire périr? 



§ 132. — Mots employés comme prépositions. 

a7ro-xouv, endiguer <xvoctoàtj, lever (des astres) 

xutctw , se pencher Xaa7rw, briller 

302. BÛGOU' {/.£ 0'JTiaV TïptoTO. &£Ï Tiv' £vGà(Ù , (71) ($', 
to OuYOCTSp, TÛV ^SpVt'êtoV IçTT&gliÇ TZikOLÇ. — Oi IluOa- 

vootjcoi eXeyov £Vô*£&£a9ai tû ccop.ocTi tocç àv9pa>7rcov <J)U£ àç 
Tiu.cooiaç yapiv. — To xaTé^etv àp^vjv oûx aveu crcocppo- 
guvy)ç ouS' aveu £yjcpaT£iaç oùô 1 aveu tcoVXtjç £7ut[/.£X£iaç 
riyveTai. — 'Eu/Tueiptaç evexa xàÀAiGTa twv àvopwv 
ipÉvet. Plat. — Tivo; av éveaa 6 0£oç a7raTY)cetev ; — 
Mri^àv ^p7)|/.aTo)v evexa 7upaTTe. — Ilo"XXà jx£TaÇù îtu- 
Xixoç y.od (7TO[7.aTOç 7uVrei. — To 7tpay[/.a àrco ttîç àp^TC 
§tà 7tàvTtov a^pt tyîç Te^euTvîç (HeE^AQov. DÉM. — Oi 
©oovyig£o>ç *ai àpsT/ïç ofacetpoi poaxYipxTwv StJtvjv xaTco 
àel p"Xe7uovTe; xal xezucpoTe; etç yr,v xai £iç TpowréÇaç 
poaxovTai. Platon. — "Ore ^topiç ^.£v àXXyjXwv, oî 
•/ro'Xép.ioi y)(mv è^pcovTO ^aXerccoTaTa. — 'Evtoç Tei^ou; 

£[/.à^0VT0. 



PHEMIKUS EXERCICES GRECS 269 

x.iyxXr, £-/£iv. — "Ep^ovTai wapà paçt^swç xyjpuîteç xal 
c/ E"XV/"/V tiç ôç sTuy^avs 7uapà. Tirr^açepvei <ov. — A£ï 
a'jToùç àet, Six ttjç tciA^oç Itcï tyjv QàXaTTocv Içuvai. — 
'O ^tj^o; tcov 'AOyjvaiwv 7rapà touç v6(/.ouç Ivvsa (FTp&-> 
TYjyoùç pi^t ^Tjçco à?:ox.T£iv£tv e^lXçv, — *Iïv 7uapà tt,v 

Ô^OV X.p7)VY). Tl f/.£VO[/.EV ; Y) 2 OUJC £7TtGTàw.£Ôa OTt 

pxci^sùç Tjjrôfi aTuoXéaai (àiro^Xuvai) rapt 7ravTo; av 
ToiyjcatTO ; 



§ 132. — Mots employés comme prépositions. 

Note. — 1 Nojxt'Çw, et les verbes de même sens, ne se 
construisent qu'avec l'infinitif, jamais avec o-rt. 

302. Il faut d'abord que j'offre ici un sacri- 
fice : toi, ma fille, tu te tiendras près des ablu- 
tions sacrées. — Les Pythagoriciens disaient que 
l'âme est attachée au corps pour son châtiment. 
— On ne se maintient pas au pouvoir sans pru- 
dence, sans modération et sans beaucoup de 
soin. — A cause de son expérience, il juge mieux 
qu'homme du monde. — Pourquoi Dieu nous 
tromperait-il? — Ne fais rien par amour de l'ar- 
gent. — Il y a loin de la coupe aux lèvres. — 
J'ai raconté l'affaire en détail du commencement 
à la fin. — Les gens sans raison et sans vertu 
regardent toujours en bas, à la façon des animaux 
et broutent leur nourriture, penchés vers la terre 
et les tables [chargées de mets]. — Quand nous 
étions séparés les uns des autres, les ennemis 
en usaient très durement à notre égard. — Ils 
combattaient en dedans du rempart. 



270 PREMIERS EXERCICES GRECS 

303. En vue de quoi Philippe a-t-il pris (parf.) 
Éiatée? — Déterminez-moi jusqu'à quel nombre 
(= combien) d'années il faut penser (§ 234) que 
les hommes sont jeunes. — Depuis le commen- 
cement jusqu'à la fin je me suis dévoué (= donné) 
à vous sans-réserve. — Il est inévitable (= il 
faut) qu'une ville soit mêlée (parf.) à la façon 
d'un cratère. — Tous nous faisons tout pour être 
heureux (= le bonheur). — Il parut bon aux 
Athéniens d'endiguer (aor.) les ports sauf un. 

— Il n'était pas permis aux Barbares de des- 
cendre en deçà du fleuve Halys (§ 149, R.). — 
Les Thébains sont beaucoup plus près que nous 
des périls. — La science sans la justice est peu 
utile. 

304. La bataille dura (= eut lieu) depuis l'au- 
rore jusqu'à l'autre aurore et [jusqu'au] lever du 
soleil. — La vieille faisait-lever dès l'aurore ses- 
deux- servantes. — Sans [la] concorde ni une 
ville ne serait bien administrée ni une maison ne 
serait bien gouvernée. — Que votre lumière 
brille (aor.) devant les hommes. — Lutte (aor.) 
jusqu'à la mort pour (= au sujet de) la vérité, 
et Dieu combattra (= fera -la -guerre) pour toi. 

— Ils marchaient à travers beaucoup de neige. 

— Ils passèrent de l'autre côté (rapav) de l'Hel- 
lespont. — Les hoplites furent rangés derrière 
les cavaliers. — Il amena ses hommes, comme 
il s'y était engagé (aor.), avant le vingtième 
jour (== en deçà de vingt jours). 






PREMIERS EXERCICES CRECS 271 

303. TlVOÇ hzY.CH TY)V 'EXdCTElOCV EÏXyJÇEV 6 $tXt7UTCOÇ; 

— 'OpfoaTE [aoi l^XP 1 ^ocraw Êtôv ^ £Ï vo[m£eiv VEOUÇ 
Êtvai 1 to'j; àvOpioTuouç. — 'Atco ttîç àp^vte àjrpi tyjç te- 
T.eutyiç £(Wx.a 6[/.auTOv ûiaïv obrÀûç. DÉM. — UoÀiv 
elvai ^£ï Siîcyiv xpaTïipoç xexpa[/.£VY)v. Plat. — Tvjç 
6Û§ai[/.oviaç j^àpiv xscvtsç rcàvra xpaTTO[/.£v. — "Eboçe 
toïç 'AÔYjvatoiç toÙç Âipivaç àTzoy^&GCt.i 7uXy)V £voç. — 
Oùx. £$7iv toïç (Bapêàpotç evtqç "A^uoç 7uoTa(/.ou xaTaêai- 
V£tv. — IIo^ù £yyi»T£pco (ÈyyuTspov) tgW bsivoW rj •/)[/.£&? 
eieii 0Y)êaïoi. — 'Etcigtyi^y) àv£u Bixaiod>jVY]ç ô"Xiyov 

7.U(JIT6À£Ï. 

304. 'H (Aa^Y) £y £ V£TO e£ 6(0 ^&XP l TY ^ £T£paÇ 6(0 T6 

xal y)Xlou àvocToV/îç. — 'H ypau; à[/.oc tyj é'(p tw 0&poc- 
waiva àvtoTV). — "Aveu 6[AOVoiaç out' av tcoàiç eu 7ro>.t- 

TEUÔEtT) , OUT' OtXOÇ X,0C^(OÇ oI)CY)6eiY). XÉN. Aa(JApàT(0 

TO (pÛÇ U[/.(OV EpLTCpOGÔEV TWV âvôp(O7U(0V. MÉ^pi TOU 

OavxTOu àyamaat 7repl ttîç à^YiOaaç , jcat 6 ©eoç tuoXe— 

|JLY)<J6l Û7U£p COU. BlBLE. 'E7ïïOp£UOVTO (H3t ^lOVOÇ 

tuoXXtîç. XÉN. — At£êv)aav rcÉpav tou 'EàXyigtcovtou. 
Thuc. — Oi oTCÀïTat otugQev twv i7U7C£a>v ETàyOviGav. 

'EvTOÇ êIKOGIV Y)[/.Ep(ôV T^yOCyE TOUÇ àvSpOCÇ, (ÔÇ U7ÏÏEGTY). 

Thug. 



272 PREMIERS EXERCICES GRECS 



§ 134. — Conjonctions de subordination. 

RÈGLE. — La conjonction et et toutes les conjonctions com- 
posées de av sont toujours suivies de la négation ^. 

Trpovoca, prévoyance <p&YY oç > T °> lueur 

o'jAjJwe , œil 7rept7raTeïv , se promener 

305. "Otocv [xev [AVjoèv cpoêôvTat 01 £V Tat| vaixrï , 
[AECTot Eiffiv àraÇiaç • egt' av o*È ri yei^wvoc ri TFo'Xew.tQuç 
Sefooraiv, Ta 3tEXEu6{/.£va 7ràvTa tuoioOgi, xai atywm *a- 

paSoxouvTeç Ta TupOGTayOTjTOjjLEva cocTTTEp yopsuTai. XÉN; 

— nEptuLÉvETÊ ewçtov o^ov d*uo<70|/.£Ôoc. Xen. — c/ 0~av 
cpéyyo; ti ev vofctî <pavy) , 7:àvTojv 7rpo«7ay£Tai Ta ojJLjfc&ra. 

*Hv <7Ù XaXÛÇ BlftJb&jlÇ, &£ 0£OÇ |/.ETÉ7C£lTà Btfc&TEl. 

— Ot (j.aQrjTal toO 'Ao^totéIouç àxo tou âpyou tô 
ovo|Aa EX.TYiaavTO. 'EtteiSt) yàp irept7raToG'VTEç Iv tô Au- 

ftèftp Ê(p.lXoc6<pO'JV, Ol& TO'JTO 7U£pl7UaT7)Tl>iOÎ EJt^YjSr^av . 
- — 'Ey.V {/.Y) |LETaV0Y)T£, TïâvTEÇ tb(jaUTG>Ç a7to\£foÔ£. 

"Ogtiç aTTOîtptvETai xplv àxoGaai . qveCoei â'voyoç fort, 

306. Après que Périclès fut mort, sa pré- 
voyance fut connue davantage (sVt rcTiov) encore. 

— Ariée s'avançait sur un chariot, parce qu'il 
était blessé. — Cléarque fut condamné à mort 
comme rebelle (== désobéissant) par les magistrats 
de (ev) Sparte. — J'ai déjà entendu-dire (§ 167, 4°) 
à Philolaos, lorsqu'il vivait (oVaiTâccQai) chez 
nous, qu'il ne fallait (opt.) pas faire cela. — 
Quand ils eurent dîné, Cyrus convoqua les chefs 
des cavaliers et des fantassins. — Tu seras digne 
de respect auprès de tous, si tu commences (aor. 
suhj.) d'abord à te respecter toi-même. 

o07. Critias et Alcibiade furent sages (duel de 






PREMIERS EXERCICES GRECS 273 






§ 134. — Conjonctions de subordination. 

Note. — ! Vivre, en général, par opposition à mourir, 
ou relativement à la durée de la vie, se dit Çvjv et |3tt5yat. 
Mais vivre de telle façon, en tel pays, s'e dit. : SianracOa'. 

305. Quand les passagers ne craignent rien , 
ils sont pleins de désordre; mais tant qu'ils re- 
doutent ou une tempête ou les ennemis, ils font 
tout ce qui leur est commandé et se taisent, atten- 
dant comme des choristes les ordres qu'on va 
leur donner. — Attendez que nous fendions la 
foule. — Quand une lueur brille dans la nuit, 
elle attire tous les regards. — Si tu juges mal, 
Dieu te jugera dans la suite. — Les disciples 
d'Aristote tirèrent leur nom d'une de leurs habi- 
tudes; en effet, comme ils philosophaient en se 
promenant dans le Lycée, on les appela à cause 
de cela promeneurs (péripatéticiens). — Si vous 
ne faites point pénitence , vous périrez tous sem- 
blablement. — Quiconque répond avant d'écouter 
s'expose à la confusion. 

306. 'E-el àTC&0a.vs IlepixVTiç, éwl tcàéov ïri IyvM)y\ 

Y) TtpOVOlà aÙTOU. 'ApiaïOÇ £Cp' àffc&iftÇ £7tO06U£TO, 

StOTt £T£TpCOTO. 'EOavaTtoÔY) 'J7VO TWV £V S-âûTY] 

zzkûv 6 K.Àeap^oç oa% àratôtitiv; — "H&Y) âycovs <ï>0;o- 

>,àou vi/CO'JTa, ot£ 7rap' ^Xv ot¥]TaT0 1 j oj; où Bsoi touto 

TCOtSÏV. PLAT. 'EtCêI Y)pl<7TY)<7aV, GUV£X.â."X£G£ K'JOOÇ 

fonrecov xat rceÇcov 7)ys[/.6vaç. — AlSouç Tuapà 7radiv 
a£io; l'est , éoev TrpûTOv apE*/) aauTov atôsiaôai. 

307. Kpmaç itat 'AAîaêia&Yjs l<rct>a>povEfry)v lare Sto- 



274 PREMIERS EXERCICES GRECS 

l'imp.) tant qu'ils fréquentèrent Socrate. — Situ 
veux être bon, sache d'abord que tu es mauvais. 
— Délibère avant l'action , de peur que des sot- 
tises ne se fassent. — Gomme le cep ne peut 
porter de fruit, s'il (eàv) ne reste pas sur la vigne, 
de même vous [n'en produirez pas] non plus , si 
vous ne demeurez pas en moi. — Quand tu te 
promènes (subj.), que la sagesse soit avec toi; 
quand tu dors, qu'elle te garde, afin de s'entre- 
tenir avec toi à-ton-réveil (t'éveillant). — Ne 
réponds pas à l'insensé, de peur de devenir 
semblable à lui. 



§ 135-136. — Particules. 

REMARQUE. — Dans le sens de même, aussi, xaî doit pré- 
céder le mot sur lequel il tombe. Ex. : lui aussi, xa\ aùtoç. 

<j>euo\>[/.ai (moy.), mentir cxpaToueBov , camp 

308. Xt'Xtot 'AGtjvocudv tt)v 7c6)av eTCoXtopxouv • où 
lAevTOi etXov ys, cùX* à7TT£}(ojp7)<7av vk ot'xou. — Et xat 
u.7) pXliueiç, 6[i.o>ç oidôa ot'a vogw (juveaxtv y) 7i;ô7aç. — Aeï 
tov 0£ov où |/.6vov (poêyiOvivat , à^Xà xat àya-rcav. — 
n"Xa.T(ov *X£y£t tov x6ff(/.ov cpOapTov pièv stvai , où jaevtoi 
cp8ap'OT£(70at ye 7upovota @sou. — Ot |/iv xaprcol xoTAot, 
ot fis £pyaTat o"Xtvot. — EHootoç lupoaTtô'/ict cpt^ouç tîtoX- 
Xo-ùç, 6 (iè xxcoyoç xat ùtto tou Ù7ràp^oviro<; (pt^ou Xei- 
T^sTat. — M?) ^7)^(007); ào<;av àcù'xou ■ où yàp otcôa ti'ç 
êcrat Y) xaTa.fjTpocpri aùxoO. BlBLE. 

309. Je tâchais de lui montrer qu'il s'imaginait 
(opt.) à la vérité être habile, mais [qu'j il ne ['!'] 
était pas. — Devant le camp ils faisaient brûler 



PREMIERS EXERCICES GRECS 275 

KûàTet tuV7)<tt/jv. — El {Jo'j^ei àyaQoç avai, 7upcoTOV ic?6 1 
Ôti x.ax.o; eî. — Bou/\£uou 7rpo fipyou, oxcoç (7.7) (v.wpx 
7rpxTT'/)Tat. — "Q^nrep to x\ri[LOL o'j Buvarai îcap7uôv 

©£p£(.V £0CV {/.Y) JASLV/) £V TY) à[/.TC£>\<j) , Q'JTCOÇ OUOS UJ/.OÇ , 

èàv U.YJ £V €J/.Ot |/.£IVY)T£. 'Hviza àv 7T£pL7raTriÇ , pL£T0C 

GOU £GTCO Y) GOCfHOC ' (t>Ç O àv X,aÔ£UOY)Ç , (pi>y\aTT£TO) <T£ , 

tva £y£tpo[/ivto 0*ia7\£yY)Tai coi. — My) àiroîtptvou tô 
àçpovt , ïva (AY) 6[v.oio<; yévY) aùxû. BlBLE. 



§ 135-136. — Particules. 

Note. — * Après toxvtsç, au pluriel, au lieu du relatif 
oï , on emploie volontiers oaoi , qui , même sans l'antécé- 
dent 7càvTsç , peut signifier tous ceux qui. 

308. Mille Athéniens assiégeaient la ville : tou- 
tefois ils ne la prirent point et s'en retournèrent 
chez eux. — Bien que tu ne voies pas clair, tu 
sais cependant à quel fléau la ville est en proie. 
— Il faut non seulement craindre Dieu, mais 
encore l'aimer. — Platon dit qu'à la vérité le 
monde est périssable, mais que par la Providence 
de Dieu il ne périra point. — La moisson est 
abondante, mais les ouvriers sont rares. — La 
richesse attire beaucoup d'amis , tandis que l'in- 
digent est abandonné même de l'ami qu'il avait. 

* — N'ambitionne pas la gloire de l'homme in- 
juste : car tu ne sais pas quelle sera sa fin. 

309. 'E77£ipoS^Y)v toutci) Seiîtvuvai ôti oïoito |/.£v eîvai 
cocpoç, eiT) &£ O'j. — "E|/.7rpo<79ev tou GTpaT07réSou rcupà 



276 PREMIERS EXERCICES GRECS 

(xauo) des feux, afin de voir (== afin qu'ils vis- 
sent, opt.) si quelqu'un (plur.) s'approchait (opt.) 
de nuit, mais de ne pas être vus par ceux qui- 
s'approchaient. — Je ne le lâcherai pas, mais 
je [!'] interrogerai, je le sonderai et je le convain- 
crai. — Nous vivons non pas comme nous vou- 
lons, mais comme nous pouvons. — Socrate 
répondit à (rcpoç) son accusateur : « Ou bien je ne 
corromps pas [les jeunes gens], ou bien, si je [les] 
corromps , [c'est] malgré moi ; en sorte que tu 
mens, toi, sur l'un et l'autre point (xoct' à^cpoTepa). » 

310. Tu ne seras plus homme, et tu devien- 
dras immortel. — Toutes les choses que tu vois 
seront très promptement détruites, et ceux qui- 
les auront vues périr (= détruites), périront eux 
aussi très promptement. — Ne dis pas : « J'ai 
péché; que m' [en] est-il arrivé? » Car le Sei- 
gneur peut attendre. — Un roi est élu non pour 
qu'il prenne bien soin de lui-même, mais pour 
que ceux aussi qui l'ont élu prospèrent grâce à lui. 



RÉCAPITULATION GENERALE 

SUR TOUTE LA PREMIÈRE PARTIE 

311. "Qarap tcov 7uXo£cov yevvaïo. scnriv ovy or;z sv 
ivhict. Tï^et, aXV ôffa rcpo; yei^œva àv-ré^a y.cd crco^Tat, 
O'jtoj %ai àvôpwnrot. ôpyr) -Jtai >uvY)<îa àvTc'yovTs; pÂyoLkaï 
•/.ai àvSo£LOi. - — Mxty)v oi TupsTêuxat ev^ovToei àxoOy.- 
vaïv, to yrjpaç ^éyovreç xal tov {/.axpàv tou t 8îou ^povov • 
r,v yàp syyùç è"XÔy) 6 OàvaTOç, oùS' de, Po'jlexat àxo- 
0v7]jx£iv ? oùS' &Tt ocutoîç fiap'j to yr,pstç iffTtv. D'ap. 



PKEMIEKS EXERCICES CHECS 277 



ex&it>v, ftittûç (ou ïva) opokv (xèv et tiv£ç vuîctûç Trpocr- 

É016V, fi.7) 6p(OVTO &£ (OU |/.7] |/.£VTOt 6p<ûVTo) U7TQ TCOV 
TCpOTlOVTCOV. OÙtt à<p7)tf<0 OCUTOVj à^V tû7)<70L/!.ai Hal 

£Ç£T7-cra) xat £^£y^co. — Zto|X£v oùy cbç pou^o^Oa , à^V 
cb; mW&p.sOa. — 'O ScoKpaTY); 7upôç tov jtaTYjyopov *we- 
xpivocTo • « H où (W<pQ£ipco , Y), d StacpOupto , àxwv ' 

tO<7T£ CU y£ Y.OLT à|/.^pOT£pa <|/EU&£1. » 

310. OÙXSTI àvGpco-OÇ £(7£l, à)^V àôàvaTOÇ Y€VY)(TEfc. 

— ïlavr' o^a* opaç Ta^tGTa (pOapr^sirat , xal ol <pQei- 
p9(*6V<9t aùxà Ioqvtêç Tc/.y iGxœ y.c/1 auTOi cpôapy] sevrai. — 
Mtj £Ï7t/|ç * « "H|/.apTOV , ti ^s p.ot, £y£V£TO ; » '0 yàp 
Kupioç SOvaTai àvapivav. — Baai>.£'jç alceîrat, oyy ïva 
éauToS xa^ûç £7Tri(X£}>7jfca , à?0c *ïv« xal 01 éX6(/,evoi Bt' 
aÙTOv eu irpaTTGociv. XÉN. 



RECAPITULATION GENERALE 

SUR TOUTE LA PREMIÈRE PARTIE 



311. De même que les bons vaisseaux ne sont 
pas ceux qui voguent par le beau temps, mais 
ceux qui tiennent tête à la tempête et se sauvent, 
de même aussi les hommes qui résistent à la co- 
lère et à l'agitation de l'âme sont grands et cou- 
rageux. — Ce n'est pas sérieusement que les 
vieillards souhaitent de mourir, accusant la vieil- 
lesse et la longue durée de la vie : en effet, si la 
mort approche , pas un seul ne veut mourir, et la 



278 PREMIERS EXERCICES GRECS 

EURIPIDE. — 'Eàv là TuapeXTjXuGoTa |/.vv)|/.ov6uy)ç , 
ajmvov xai 7repi tojv ^eX^ovtwv PoiAeu<7£i. — Meypi àv 
Èyw ■fixa), ai G7uov&al [A£v6vto>v. XÉN. — 'Ar£ÔvY)r>y.ov 
oï piv à[A£^£ta, oï Bè x,ai rcàvi» Q£pa7ue'j6|/.6voi. 

312. Anaeréon, qui-avait-reçu [en] don de Po- 
lycrate cinq talents, après-s'être-inquiété à leur 
sujet [pendant] deux nuits, les rendit en- disant : 
« Je hais un don qui [me] force à veiller. » — 
Quand on eut chanté {g en. absolu) le poème de 
Solon qui est intitulé (= inscrit) Salamine et que 
ses amis se-furent-mis (= eurent commencé) à 
[le] louer, les Athéniens s'occupèrent (imp.) de 
nouveau de la guerre, après-avoir-mis-à-leur-tête 
(7i;po-i<jTa[/.at) Solon. — Ce que nous ne pouvons pas 
reprendre (aor.) maintenant par la guerre, nous 
le recouvrerons facilement par une ambassade. 

313. Le démon, ayant conduit Jésus à Jéru- 
salem et l'ayant placé sur le faîte du temple : « Si 
tu es le Fils de Dieu, dit-il, d'ici jette-toi en bas; 
car il est écrit qu'il enjoindra à ses anges de te 
préserver et qu'ils te soutiendront dans leurs 
mains , de peur que tu ne heurtes ton pied à une 
pierre. » — Eurybiade voulait lever- l'ancre et 
faire- voile vers l'isthme, où l'infanterie s'était 
rassemblée. — Les Lacédémoniens , ayant sous- 
leur-domination (u7r-yixooç) la plupart des villes 
grecques, établirent un gouvernement [qui n'était] 
semblable ni à celui [qu'on voyait] chez eux, ni 
à ceux qui existaient quelque part ailleurs. 

314. Quand (orav) viendra le Fils de l'homme 
et tous les anges avec lui , alors il s'asseoira sur 
un trône et toutes les nations se rassembleront 



PREMIERS EXERCICES GRECS 279 

vieillesse ne leur est plus pesante. — Si tu te rap- 
pelles le passé , tu délibéreras mieux au sujet de 
l'avenir. — Que la trêve dure jusqu'à ce que je 
revienne. — Ils mouraient, les uns faute de 
f soins, les autres malgré les soins les plus em- 
pressés. 

312. 'Avaxp£cov, Bcopeàv 7uapà IIoXuxpàTOuç T^aêtov 
(ckçatxevoç) 7U£VT£ TaXavTa , <ppovT&'craç sV aÙTOtç Buo 
vuxTaç , aTCe^tozev aÙTa Tiytov - « Mujg> oa>p£av Y}Tt; 
àvayxaÇa àypuîuvav. » — 'AsÔIvtoç tou SoXcdvo; 7uoiyi- 
[/.octoç o Salapç £— iy£ypa7CTat xai tcov (pi'Xcov auTOu 
àp£a[/.£Vcov Êxaivav, aùOt; y)7:tovto tou 7uo)if/.ou 'A6v)vaïoi 
tov So'Xœva 7upo(7Ty)crà{/.£Voi. — e, A viïv ct.'Ko'kol&iïv où 
&uvà[/.£Ôa &tà 7uo>i[/.ou, TauTa Stà. Tupedêetaç pa^iax; xo- 
pUOU^Qa (Isocrate, 8, 22). 

313. '0 SiaêoXoç tov 'Iyjcouv àyaywv elç 'Ifipou- 
(Ta^Yijx. xai <7TY)<7a; £7ul to àxptoTYjpiov tou t£pou • « El 

6 YLOÇ £t TOU 0£OU , l'ipY) , (3a^£ (7£aUT0V £VT£U0£V JC0CTO3 * 

yéypaxTai yàp ô'ti toïç àyylXotç toÏç iauTOu £VT£^£trai 
Sia<pu>.à!;ai cr£ xai £v ^epdiv àpoudt <j£ , ïva (/.y) 7iGo> tov 
7uo^a 7Tpocrx6^7);. » — Al'peiv £êou^£TO Eùpuêià^T); xai 
7rXav £xi tov 'Isôjxov, 07uou xai to 7U£^ov -oSpotaTO. — 
Aax£8ai|/.6viot , Ù7ïïY)x6ouç I^ovteç tocç 7u^£t<JTaç twv 
'EXXtjvixgW 7u6>.£ojv , TîoXtTfitav xaT£(JT7iaav ouô' 6|/.oiav 
Tri 7rap' au toi; , out£ Taïç aXkobi 7U0U y£y£VY)U"ivatç. 

314. "ÛTav £^9y) 6 Yioç tou àv8pa>7uou xai 7uàvT£; ot 

àyy£Xot [/.£t' auToû, tot£ xa6t£t éVi ôpovou xai cuvav^QiQ- 



280 PREMIERS EXERCICES GRECS 

devant lui. Il les séparera les uns des autres, 
comme le berger sépare les brebis des boucs, et 
il placera les brebis à droite (iv. (U$iûv), les boucs 
à gauche (il àpi<7T£pûv). Alors le roi dira à ceux 
[qui seront] à droite : « Venez ici,' [vous] les 
bénis (parf.) de mon père (§ 173), recevez-en- 
héritage (aor.) le royaume qui vous a été pré- 
paré dès le commencement; car j'ai eu faim, et 
vous m'avez donné à manger (aor.), j'ai eu soif 
et vous m'avez-donné-à-boire (= abreuvé); j'é- 
tais étranger, et vous m'avez hébergé; j'étais nu, 
et vous m'avez vêtu; j'ai été malade, et vous 
m'avez visité; j'étais en prison et vous êtes venus 
vers moi. Car tout ce que vous avez fait à (§ 160) 
[l'un] quelconque de ces tout petits , mes frères, 
vous me l'avez fait à moi. 

315. Va vers la fourmi, paresseux, et imite 
sa sagesse.. Car sans avoir (= n'ayant pas) de 
champ et sans être sous un maître, elle se pré- 
pare l'été sa nourriture pour l'hiver. Mais toi 
jusques à quand ([/.E^pl toO) seras-tu couché à 
terre (jacebis)? Quand t'éveilleras-tu de ton som- 
meil? Si (idcv) tu es laborieux, la moisson viendra 
pour toi comme une source, et la disette s'enfuira 
(à7ua'jTO|AoXeïv) comme un mauvais coureur. — Le 
poète Philétas (§ 149), à cause de la maigreur de 
son corps, avait des boules autour des deux pieds, 
pour n'être pas renversé (aor. 2) par le vent. — 
Arcésilas disait : « De même que là où sont beau- 
coup de médecins et de remèdes, là aussi il y a 
le plus de maladies, de même là où il y a le 
plus de lois, il y a aussi le plus d'injustice. » 



PREMIERS EXERCICES GRECS 281 



<7£toci êWpoofôsv a'jToO TuàvTa toc è'Qvy) ■ àcpopieï de auToùç 
an; 1 oXXyjXcov, wG-rcep 6 7roip.Y)v àcpopiÇei Ta rcpoêaTa à7CO 
tojv Tpàyojv, pat <7TY)G£i toc p£y TupoêaTa £/. p$£uov, todç 
()£ Tpiyou; iL àpidTepwv. T6t£ eplï 6 pa<7'A£Ùç toïç £/. 

C^IÛV ' « A£Ûp T ÏT£ , Ol T(0 £|/.Ô TCOCTpt 7)Ù);0yY)(7iv0l , 

xXYjpovoayjcaTe ty)v £^ aPY^ç 7)TOi{/.aff{/.sv75y ô(Aïv paai- 
T^siav * È7U£tv7)(7a [/iv yàp icat fôo"?! jaoi. <pay£ïv, eSt^/iaa 
<$k xai IftorîffaTl [/.£, Ç&vpç &£ 7)v xai I^eviVoctI fA£, yu^voç 

($S Xat Y)(A(pi£aOCT£ [/.£ , ^(7Ô£VY)r>0C ()£ Y.7.1 ÊTC£<7X£^acÔ£ (7.£ , 

7]v r$£ ev (piAaxîji îtal rcpoç l]&è tiXGete. "Oaarap yàp êiçoiYJr 

GOLTZ OVTIVOCv TCOV ÉXa^lGTtoV TOUTCOV, TCOV GcS^CpcoV |/.OU, 

315. 'IOi Tupoç tov |/.up|/.Y))ca , co OîtVYjpè, xal Çyj'Xojgov 
tyjv <ro<pi'av auToO. 'Aypov yàpoùx, â'ycov oùàà u7ïï6 os<77u6ty)v 
tov, 7rapacx£uàC£Tat ôépouç tyjv Tpocpvjv elç tov ^£i|/.ûva. 

Sl> Sï ^SXP 1 T0 '^ ^T** 61 '* 761 j WOT£ &£ £$ U7TVOU £y£pQY)G£!. ; 
'EoCV (plkQKQVQÇ Y)Ç, 7)Ç£t (701 COGXfip TDQyY) TO OlpOÇ ' Y) Se 
SvBsia, WG7T£p XaxOÇ Sp0[/.£ÙÇ, àTCai>T0[A0^Y)(7El. — $1- 

Xr)Ta<; 6 tcoiTjTyiç , (Hoc tyjv tou <rai|/.aToç iG^voTVjTa , a<pai- 
paç et^e wapi tw 7r6b£, ïva |/.Y) ûtc âvéf/.ou àvaTpa7T£tY) . — 
'ApxEciXaoç è'X£y£v ■ « 'Xtarap ottou 7ro>.Xoi focrpot etffi /.al 
cpap[7.axa nrtafaTa , évTaOOa jçxl voaoi sl-ri fgXeïorai , o ,f J- 

T(0; 07C0U 7^.£t(JT0l VO|/,Ol, £JC£Ï Xat àSlXia £TTt |/.£Yl(7TY). » 



FIN 



TABLE DES MATIERES 



Conseils de l'auteur a 

l'élève 1 

Première déclinaison. . . 2 

Deuxième déclinaison . . 12 
Adjectifs des deux premières 

déclinaisons 20 

Troisième déclinaison . . 24 
Noms contractes et irrégu- 
liers 34 

Adjectifs 52 

Comparatifs et superlatifs. 66 

Noms de nombres. ... 72 

Conjugaison. — Verbe eîfu. 80 

Verbe Xûw 84 

Augment et redoublement. 100 

Verbes contractes. . . . 104 
Pronoms et adjectifs déter- 

minatifs 124 



Verbes à muette .... 150 

Temps seconds 160 

Verbes irréguliers. .' . . 166 

Verbes renforcés . . . . 174 

Verbes en Xw, jxo), vw, pw. 184 
Observations sur les verbes 

en (o 192 

Verbes défectifs 196 

Verbes enj^i 206 

Aoristes seconds en wv et 

en y)v 230 

Verbe lévou, a*>zr. . . . "232 

Verbes en vu(ju °36 

Adjectifs \erbaux. . . . 24a 

Adverbes 246 

Prépositions 256 

Conjonctions et particules. 272 



Récapitulation sur les deux premières déclinaisons. ... 18 

— sur les trois déclinaisons 32 

— sur tous les substantifs 48 

— sur les adjectifs 64 

— sur les comparatifs et les noms de nombres. 76 

— sur tout le verbe Xûw 96 

— sur les verbes contractes 120 

— sur les pronoms 144 

— sur les temps seconds et les verbes irréguliers. 172 

— sur les verbes à liquide 190 

— sur tous les verbes en w 202 

— sur Ti'6ï][xt , tr,{U, i<m)fu, ôtScùfjtt 224 

— sur toute la conjugaison 244 

— générale sur toute la morphologie 276 



-* 



La Bibliothèque 
Université d'Ottawa 

Bibliothèques 

Université d'Ottawa 

Echéance 



6 DEC. W 

04 M Ai 1995 
0* MA1 1995 



The Library 
Univeratf ef Ottawa 



Libraries 

University of Ottawa 

Date Due 



* 





39003 001868818b 



CE PA 0258 
R3P7A 1*520 

*CC# 1180037 



PREHÏfcRS EXE