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Full text of "Soixante-neuf ans à l'Opéra-Comique en deux pages : de la première de La dame blanche à la millième de Mignon : 1825-1894"

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L. TOM PERRY SPECIAL COLLECTIONS 
HAROLD B. LEE LlBRARY 
BRIGHAM YOUNG UNIVERSITY 





















































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SOIXANTE-NEUF ANS 


A 


7 






TIRÉ A CINQ CENT CINQUANTE EXEMPLAIRES, DONT CINQUANTE SUR PAPIER DE HOLLANDE 




ALBERT SOUBIES 


SOIXANTE-NEUF ANS 


f 



EN DEUX PAGES 


DE LA PREMIÈRE DE “ LA DAME BLANCHE ” A LA MILLIÈME DE “ M IGNON ” 


1825-1894 



PARIS 

LIBRAIRIE FISCHBACHER 

Société anonyme 
33 , IîUE DE SEINE, 33 


1894 













ITPB 


PREFACE 


Le 'public a fait, il y a quelques mois, un accueil sympathique 
à notre travail intitulé « 67 ans à l’Opéra en une page ». Un simple 
tableau synoptique, d'un genre assez nouveau, permettait, en 
effet, d'embrasser une importante période de Vhistoire du théâtre, 
et, sans exiger du lecteur aucun effort , lui fournissait des 
données exactes sur « l’état civil » des pièces représentées, sur la 
carrière plus ou moins brillante qu'elles avaient parcourue, sur 
leur longévité ou leur mortalité. Ce tableau, à la rigueur, aurait 
pu se passer de tout commentaire ; celui que nous avions cru devoir 
y joindre était fort bref, car, pour emprunter le joli mot de 
Chamfort, « en fait d'inutilités, il ne faut que le nécessaire ». 

Les encouragements que nous avons reçus alors nous ont décidé 
à tenter, pour VOpéra-Comique, une entreprise similaire . Mais, 
ici, la tâche était beaucoup plus considérable et d'une nature bien 
plus ardue. 

Plus considérable, disons-nous. Effectivement, durant un espace de 
temps à peu près égal à celui qui se trouvait circonscrit dans notre 



VI 


tableau consacré à l'Académie nationale de musique, l'Opéra- 
Comique, ouvert tous les jours et jouant fréquemment des œuvres 
de dimensions restreintes, a représenté un nombre infiniment plus 
grand d'ouvrages. Aux pièces en un acte, même, nous avons dû, 
en raison de leur quantité, assigner, dans notre récapitulation en 
forme de table, un caractère typographique spécial. 

Une autre cause rendait notre besogne actuelle plus complexe. 
En parlant de l'Opéra, nous nous étions contenté de désigner les œu¬ 
vres jouées pour la première fois depuis 1820, date initiale adoptée 
par nous ; le répertoire antérieur, nous l’avions laissé de côté pour 
un motif aisément intelligible : cest que Vapparition triomphante 
à l'Opéra du Rossinisme et du Romantisme supprima , ou peu 
s'en faut, ce répertoire ancien. Le succès retentissant du Siège 
de Corinthe, de la Muette, de Guillaume Tell, de Robert eut pour 
résultat d’abolir en quelque sorte presque tout ce qui avait précédé, 
tant fut puissante et victorieuse la poussée de ces vastes compositions 
douées alors de toute la force expansive de la jeunesse. 

Au premier choc, disparurent pour toujours les ouvrages d'un 
caractère mixte et d'un genre atténué, sans excepter même, en cet 
ordre, les productions de véritables maîtres, Grétry, Méhul, 
Kl xutzer, Nicolo, Berton, auxquels on peut ajouter Rousseau dont 
le Devin du Village avait surnagé jusqu'alors . Les œuvres de ces 
artistes devaient nécessairement pâlir et paraître mièvres quand 
on les voyait alterner avec les grandes pages, richement colorées, 
de Guillaume et de Robert. Bientôt ce fut le tour des opéras mêmes 
qui, appartenant à la tradition ancienne, avaient réalisé avec le 


Vil 


plus d'éclat une esthétique jugée désormais insuffisante : Sacchini, 
Gluck, Spontini, furent atteints de la façon la plus sensible. 

En 1829. l'affiche présente encore les titres, toujours glorieux, 
d’Iphigénie et d’Œdipe, de la Vestale et de Fernand Cortez. 
Bientôt Cortez demeure à peu près seul. Après la Juive, après les 
Huguenots, objet d'une vogue incomparable, cest seulement de loin 
en loin, et généralement avec un succès douteux, qu'on reprendra, 
pour quelques soirées, Alceste ou la Vestale. Don Juan, par un 
privilège unique, s'est maintenu sur Vaffiche jusqu’en ces dernières 
années; encore le chef-d'oeuvre de Mozart ne fut-il donné pour la 
première fois, sous sa forme actuelle, qu'en 183k. Quanta Armide, 
en dépit des projets de reprise dont on parle depuis trente-cinq ans, 
Vadmiration pour ce rare chef-d’œuvre est demeurée purement pla¬ 
tonique . 

A VOpéra-Comique il ne se produisit rien de tel. Sans doute, les 
vieux ouvrages eurent plus ou moins ci souffrir du voisinage des 
œuvres de Boïeldieu (dans sa dernière manière), d'Auber, 
d'Iiérold, d'Halévy, d'Adam. Mais l'ancien répertoire, un moment 
compromis, ne fut pas du moins voué à la mort. Pendant une 
douzaine d’années, au moment de la plus forte effervescence du 
goût nouveau, le public parut s'être dèsaffectionné de ces pièces si 
longtemps aimées ; dès 18k0, la faveur leur fut rendue après que, 
par suite de ce repos, une sélection se fut opérée parmi elles, au 
profit des meilleures et des plus caractéristiques. On sait quel succès 
obtinrent alors Richard et\e Déserteur, succès qui, surtout à l’égard 
du premier de ces ouvrages, ne s'est jamais démenti depuis. 


VIII 


Si Von cherche pourquoi, sur nos deux grands théâtres musicaux, 
les destinées du répertoire furent si notablement diverses, on en 
trouvera vite les raisons. A VOpéra, il y avait eu renouvellement 
presque total du genre, porté alors, avec une sorte d'outrance, 
vers la tension sentimentale en même temps que vers la splendeur 
pittoresque et décorative. Entre les Indes galantes et les Huguenots, 
il y a des abîmes; tandis que de la Servante Maîtresse à Phryné, de 
Richard à Mignon ou même à Lakmé, à travers les variations du 
goût, dans la diversité de Veffort et du procédé, on peut constater 
Vexistence d’une tradition où rien ne vient interrompre définitive¬ 
ment la série continue, la suite sans doute croissante et graduée, 
mais au fond logique, et, à certains égards, identique, des manifes¬ 
tations de Vart. Ici le type primitif est distinct et reconnaissable ; 
le genre qui oscille entre les deux extrêmes, le drame pathétique et 
la bouffonnerie, a été, une fois pour toutes, déterminé dans ses lignes 
principales. Lorsque, dans ce genre, les modifications se produisent, 
cest par voie de réforme , et non de révolution. Souvent, cest 
dans Vœuvre ri un même homme, que disons-nous ? c est dans 
une même œuvre que le progrès ou, pour parler plus prudemment, 
le changement, s’est effectué. Par exemple, Boleldieu, dans sa Dame 
blanche, riest-il pas à la fois l’homme d'hier et Vhomme de demain, 
et, à la manière de .Janus, ri a-t-il pas deux visages, dirigés, l’un 
vers le passé, Vautre dans le sens de Vavenir? 

Il convient d’ailleurs de ne pas oublier que, dès une epoque fort 
ancienne, on a monté accidentellement à VOpéra-Comique, sous des 
dénominations variées, des œuvres s’écartant plus ou moins du type 




IX 


généralement admis à ce théâtre, et qui, confinant au grand opéra, 
constituent ce qu'on appelle aujourd'hui des opéras de demi-carac¬ 
tère, On pourrait, en ce sens, établir une curieuse liste où Von 
ferait figurer Guillaume Tell, de Grétry, Joseph, de Méhul, 
Masaniello, de Carafa, peut-être Zampa et le Pardon de Ploërmel, 
puis Carmen, Manon, le Roi d’Ys, et, tout récemment, l’Attaque 
du Moulin. 

En étudiant le répertoire de l'Opéra, nous étions parti du 
Siège de Corinthe. Nous avons, pour l'Opéra-Comique, choisi, comme 
date inaugurale, la Dame blanche, où les infuences nouvelles, en 
particulier celle de Rossini, sont apparentes. Seulement, nous le 
répétons, le répertoire antérieur n ayant pas été, ici comme à 
l’Opéra, condamné, avec ou sans sursis, nous devions lui ménager, 
sur notre liste, le rang qu'il avait effectivement conservé au théâtre. 
Il y avait là encore une cause d'accroissement pour le nombre des 
œuvres appelées à figurer sur notre tableau, que nous avons dû, 
par suite, étendre sur deux feuilles, avec la circonstance aggra¬ 
vante d’un format exceptionnel. 

Les difficultés d'exécution, pour nos recherches, étaient multiples 
et délicates. Les ouvrages spèciaux, relatifs à l’Opéra-Comique, 
sont, d'une part, incomplets et, de Vautre, remplis de fâcheuses 
erreurs. L’Almanach des Spectacles (l'ancien, bien entendu) se trouve 
constamment en désaccord avec les données fournies par le docu¬ 
ment le plus authentique et le plus autorisé : les livres de la 
Société des auteurs. Quant aux journaux, ils omettaient générale¬ 
ment, autrefois , les pièces de proportions réduites ; tout au plus 

2 


X 


leur ménageait-on, avec parcimonie, une petite place dans les an¬ 
nonces quotidiennes des théâtres. Nous avons fait de notre mieux 
pour résoudre les menus problèmes qui nous étaient parfois posés par 
les oublis ou les inadvertances de prédécesseurs négligents. Notre 
nomenclature, nous pouvons ïaffirmer, est de beaucoup la plus 
complète et la plus exacte qui ait jamais été dressée sur ces matières . 
Si quelques légères erreurs de détail ont pu se glisser dans notre 
relevé, elles ne sauraient, en aucune façon, modifier les consé¬ 
quences que Ion en peut déduire. 




DE LA PREMIÈRE 


LA DAME BLANCHE 

A LA MILLIÈME 

DE 

MIGNON 


I 

Nous voudrions, dans ces quelques pages destinées à accompagner 
notre tableau en deux parties, nous borner à un rôle analogue à celui 
de ces ciceroni qui, guidant les visiteurs dans un musée, leur en expli¬ 
quent la distribution, et leur nomment les principales œuvres consa¬ 
crées par l’admiration commune. Notre dessein, on le voit, est fort 
modeste et nous ne prétendons point approfondir ici les questions 
obscures et controversées. 

C’est ainsi que nous ne dirons rien des origines; ce sujet, d’un 
intérêt au reste si vif, nous l’avons traité ailleurs. Nous ne nous attar- 



derons pas non plus à examiner quelle influence la musique italienne 
a pu exercer sur les destinées de l’opéra-comique. A une époque 
encore voisine de la nôtre, c’est-à-dire vers le premier quart de ce 
siècle, cette influence, par l’intermédiaire de Rossini, s’est incontesta¬ 
blement produite; les avis ne peuvent guère être partagés que sur 
un point : celui de savoir si elle eut alors des effets regrettables ou 
salutaires. Mais, dès la plus haute époque, il semble, quoi qu’on en 
ait dit, que la puissance de l’art italien se fit, de même, directement 
sentir sur notre comédie musicale. Pergolèse, en particulier, apparais¬ 
sait à tous comme ayant donné un modèle difficile à surpasser dans 
ce genre mixte, où la gaîté et le sentiment se marient de manière à 
former un gracieux et piquant mélange. Gela est si vrai que, lorsque 
Grétry écrivit son Tableau parlant , ses admirateurs, désireux de le 
flatter, le surnommèrent « le Pergolèse français ». 

Quoi qu’il en soit, et même si l’on admet que plusieurs des éléments 
dont se compose l’opéra-comique furent d’abord, en France, emprun¬ 
tés à l’étranger, n’est-il pas manifeste que ces éléments, retravaillés 
avec art, reçurent, presque immédiatement, l’empreinte nationale? 
Dès qu’il eut été transporté en notre pays, en cette terre de la sobre 
jovialité, du pathétique contenu, du goût exercé, ce spectacle reçut 
certains caractères désormais indélébiles. On peut plaisanter tant que 
l’on voudra : l’expression de « genre éminemment français », dont on 
s’amusait déjà il y a quelque cinquante ans, n’en reste pas moins, 
pour désigner cette espèce d’ouvrages mesurés et discrets, la plus 
sensée et la plus juste de toutes. 


— 3 


★ 

★ ★ 

On qualifie assez habituellement Dauvergne, pour ses Troqueurs, de 
créateur de l’opéra-comique français. Mais c’est à une époque anté¬ 
rieure qu’avait eu lieu, à Paris, la représentation de la Serva padrona 
qui, née en Italie, mais devenue française par l’adoption du public et 
jouée alors, avec la traduction de Baurans, sous le titre de la Servante 
maîtresse , devait avoir, pour le développement du genre destiné à deve¬ 
nir a genre national », une importance si décisive. Ce titre qui, chro¬ 
nologiquement, figure le premier sur notre liste, nous le retrouverons, 
tant l’ouvrage est vivace, à une date tout à fait récente, en 1889. 
Cette production légère et charmante n’eut point alors un grand suc¬ 
cès; mais la faute en fut uniquement aux interprètes. En revanche, 
moins de trente ans auparavant, en 1862, l’œuvre alors admirablement 
rendue, grâce au jeu si souple et si adroit, au talent vocal si sûr de 
M me Galli-Marié, obtint une éclatante réussite et l’on put voir qu’elle 
avait conservé, après tant d’années, la sève et l’éclat de la jeunesse. 

Sur notre liste, tout de suite après le nom de Pergolèse, on rencon¬ 
trera ceux de Duni et de Monsigny. Chez Duni, l’origine italienne se 
laisse apercevoir ; elle est cependant moins sensible que chez Pergolèse. 
Telle page de son ouvrage les deux Chasseurs et la Laitière a presque 
en tout l’allure gauloise. A. Duni s’applique, en une certaine mesure, 
le Non omnis moriar du poète latin, puisqu’il a encore été joué à une 
époque peu éloignée, en 1868. 


Bien peu de gens aujourd’hui, sans nul doute, ont lu la Polymnie de 
Marmontel, poème didactique en quatre chants. On y trouve l’ébauche 
d’une comparaison entre Duni et Monsigny. 


Duni faisait un chant pur et facile; 

.L’élégant Monsigny 

Plus gracieux, plus Français que Duni, 
Voit tous les jours la Muse lui sourire. 


C’est bien à peu près cela, en effet, et l’on ne peut que souscrire à 
cet éloge justifié de Monsigny, véritable maître de la « grâce «.L’au¬ 
teur de Pose et Colas mérite un rang parmi les artistes les plus authen¬ 
tiquement français ; son Déserteur , en particulier, est un type à peu 
près accompli de ce genre tempéré où l’émotion se môle à la plaisan¬ 
terie, où l’esprit et la sensibilité ont tour à tour leur part. La sève 
mélodique, ici, est abondante, et l’adresse technique, bien que confinée 
dans des limites assez étroites, n’en est pas moins réelle, comme le 
prouve, par exemple, le double chant du second acte. En somme, le 
Déserteur est le spécimen achevé d’un certain art, non sans doute fort 
puissant, mais très agréable et très fin, et malgré les puérilités qui 
déparent un peu le livret, d’ailleurs si véritablement scénique, de 
Sedaine, l’ouvrage, même de nos jours, s’il avait une interprétation 
digne de lui, pourrait réussir encore, presque au même titre que Richard. 

Richard, voilà le véritable joyau de notre vieux répertoire. C’est 
par lui que vit encore, et non seulement pour une élite, mais même 
pour la généralité des spectateurs, ce musicien intelligent et réfléchi, 
peintre ingénieux de la nature humaine, qui eut, à l’égard du dessin, 



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sinon de la couleur, la finesse, l’autorité, la solidité des vrais clas¬ 
siques. Peu à peu la plus grande partie du répertoire de Grétry a 
quitté le théâtre pour la bibliothèque; si les Deux Avares ont été 
récemment remis à la scène, on a cessé de jouer Sylvain, Zémire et 
Azor , la Fausse Magie, les Méprises par ressemblance; c’est à peine si 
quelque recueil présente encore à l’estime des connaisseurs telle ou 
telle page, tendre ou spirituelle, de la Rosière de Salency ou de VAmant 
jaloux. L’opéra de Guillaume Tell recueillait encore des applaudisse¬ 
ments en 1828; mais il succomba devant la prodigieuse fortune du 
Guillaume Tell de Rossini, dont le temps a pu depuis amortir partiel¬ 
lement l’éclat, mais qui alors éclipsait tout par la fraîcheur et l’éner¬ 
gie de sa coloration. Richard , lui, n’a pas eu à subir une aussi péril¬ 
leuse épreuve ; il a subsisté comme l’échantillon parfait d’un style 
étudié, médité en toutes ses parties, curieux à sa manière, et portant 
le cachet de l’expérience, de la réflexion et de la maturité. L’artiste 
ne dispose que d’un nombre limité de moyens, mais il en fait un 
usage industrieux; il varie ses tableaux, il se préoccupe des carac¬ 
tères et de l’expression juste. Mélodiste heureux, il supplée par 
l’abondance et la flexibilité de l’invention à tout ce qui peut lui 
manquer à l’égard du calcul compliqué et de la doctrine approfondie, 
et, par des procédés très simples, il atteint parfois à la grandeur. 

Les contemporains ont reproché à Grétry de prêter parfois à ses 
personnages un excès de finesse ; il répondait plaisamment dans ses 
Mémoires (où, pour le dire en passant, il ne se montre pas précisé¬ 
ment digne de ce prénom de « Modeste » qui était le sien) : « Il faut 


— 6 


toujours supposer de l’esprit aux gens que l’on met en scène, à 
moins qu’on ne peigne les imbéciles. » Mais cette légère tendance 
à la préciosité ne se manifeste point dans Richard; l’absence de 
recherche et d’emphase, la liberté d’allure et la sûreté de goût révé¬ 
lées par tout l’ouvrage ont assurément contribué à le faire survivre 
à la mode, à le maintenir au rang des œuvres qui durent, et qui 
peuvent toujours plaire à un grand auditoire. 


★ 

★ ★ 

Pendant une période d’environ vingt-cinq années, comprenant 
l’époque antérieure et immédiatement postérieure à la Révolution 
française, le nom de Grétry efface tous les autres. Évidemment le 
voisinage de Mozart eût été dangereux pour lui; mais, comme on 
le sait, c’est à une date relativement récente que le maître de Salz- 
bourg s’est introduit à l’Opéra-Comique, avec ces deux chefs-d’œuvre 
de caractère si différent, les Noces et la Flûte enchantée. Ne parlons 
point non plus de Gossec, musicien d’un rare mérite, ni du savant 
Philidor, dont l’esprit de combinaison ne se manifesta pas moins 
dans la composition que dans la pratique du jeu d’échecs. Si nous 
les omettons l’un et l’autre, c’est que, par suite d’un oubli total, et 
d’ailleurs insuffisamment jus tifié, ils ne figurent point parmi les auteurs 
joués de 1825 à 1894, et, par conséquent, n’ont pas de place sur notre 
tableau. Mais on doit signaler, durant l’intervalle de vingt-cinq ans 




que nous venons de déterminer, beaucoup d’autres noms célèbres à 
leur heure, quoique d’une manière inégale. 

On sait, par exemple, quel fut, de son vivant, le succès de Paisiello; 
il est vrai que, particularité assez curieuse, son Barbier de Séville ne 
fut exécuté à FOpéra-Comique, pour la première fois , qu’en 1889. En 
revanche, un autre ouvrage de Paisiello, le Duel comique , écrit en colla¬ 
boration avec Méreaux, s’est maintenu longtemps au répertoire. L’af¬ 
fiche a de même, pendant bien des années, reproduit le nom de 
Ghampein et de sa fameuse Mélomanie , ainsique de son spirituel opéra- 
comique des Dettes ; Dezède a subsisté avec Biaise et Babet, Kreutzer 
avec son Paul et Virginie et son Homme'sans façon. Quant aux Visitan- 
dines de Devienne, on n’osa point, sous la Restauration, leur garder 
leur titre ; il paraissait sans dolite inconvenant qu’une annonce de 
spectacle présentât le nom familier des Filles de la Visitation; les Visi- 
tandines devinrent alors le Pensionnat de jeunes demoiselles ; cela ne nuisit 
pas au succès. Une des conséquences inattendues de la Révolution de 
Juillet fut de restituer à ce badinage son appellation primitive; mais 
le temps avait marché, et l’ouvrage, en reprenant son ancien nom, 
ne retrouva point son ancienne vogue. 

Le souvenir de Della-Maria est surtout attaché à la romance « Il 
faut des époux assortis » tirée de la pièce le Prisonnier ou la ressem¬ 
blance; mais une autre œuvre de lui, son aimable lever de rideau inti¬ 
tulé VOpéra-Comique, était encore représentée en 1839. 

Une place plus importante doit être réservée à Dalayrac. Durant 
trente années, il occupa avec succès la scène, mettant au service de 


3 


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son talent réel une rare aptitude à profiter des circonstances et à s’y 
plier. Longtemps après sa mort, sa trace était encore marquée, car 
Adolphe et Clara , son œuvre la plus résistante, n’a quitté l’affiche 
qu’en 1853. Nous ne rappelons que pour mémoire l’unique repré¬ 
sentation donnée, en 1889, de Raoul de Créqui et de la Soirée orageuse . 
Les contemporains de Dalayrac l’ont sans doute mis â un rang trop 
élevé. Pixérécourt dépassait la mesure en déclarant « qu’il vivrait tant 
qu’il existerait une âme sensible aux accents de la nature ». Le temps, 
hélas! est venu à bout d’œuvres plus fortes et plus distinguées que 
les siennes. Néanmoins il faut leur reconnaître deux qualités toujours 
prisées chez nous, l’esprit et l’émotion discrète. Travaillant sur d’in¬ 
génieux livrets (les paroliers à la mode étaient alors les Marsollier, les 
Monvel, les Dupaty, les Bouilly, les Etienne, les Hoffman), il fut, en 
son temps, une sorte d’Adolphe Adam, recommandable par la jus¬ 
tesse du sentiment scénique, par l’émotion modérée, par l’agréable 
enjouement; peut-être, toutefois, avait-il le souffle plus court et la 
main moins sûre que l’auteur de Giselle , lequel, dans ses bonnes 
pages, communique à sa manière quelque chose de plus intense et de 
plus ardent. 


★ ★ 

Pendant que, durant la Révolution, le public, nonobstant les bou¬ 
leversements politiques, applaudissait les œuvres légères de Dalayrac,. 
l’ancien Opéra-Comique, celui de la salle Favart, celui que l’on 


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appelait alors les Italiens, trouvait un concurrent redoutable dans le 
Théâtre-Feydeau. Parfois, un même sujet traité par des librettistes 
et des musiciens différents, était représenté sur les deux théâtres rivaux. 
A la Lodoïska de Cherubini, par exemple, s’opposait la Lodoïska de 
Kreutzer ; au Roméo et Juliette de Dalayrac, le Roméo et Juliette de Stei— 
belt. Cette émulation fut d’ailleurs féconde en résultats pour l’art; 
elle favorisa la mise en lumière de talents d’un ordre élevé, comme 
ceux de Cherubini, de Méhul et de Lesueur. 

De ces trois compositeurs, Lesueur est le seul dont le nom ne 
devait plus figurer sur l’affiche de l’Opéra-Comique à partir de 1825. 
Au surplus, F Opéra-Comique n’était pas le véritable domaine de ce 
maître singulier, à l’esprit inquiet et chercheur, de cet artiste, à l’idéal 
grandiose, en qui l’on a vu, non sans raison, le précurseur de Ber¬ 
lioz. Ses succès les plus décisifs, il devait les obtenir à l’Opéra, ou 
dans le genre religieux, avec des œuvres à l’accent étrange et sai¬ 
sissant comme la Messe de Noël. Quant à Méhul, on sait quelle place 
il occupe dans l’histoire de la musique française. Mais si Wagner a 
eu raison de vanter « le magnifique opéra de Joseph », il ne faut pas 
oublier que le talent de l’auteur de l’Irato et d’une Folie avait deux 
faces, et que s’il eut, à l’occasion, l’inspiration héroïque, il sut aussi 
prouver qu’il possédait, en musique, la vis comica. De même, Gheru- 
bini, non content d’être le musicien tout ensemble sévère et brillant 
applaudi à l’Opéra, le scolastique impeccable, habile aux développe¬ 
ments nourris et chaleureux delà Messe du Sacre, obtint, avec ses Deux 
Journées , une place durable à l’Opéra-Comique. Ce même ouvrage, sous 


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un titre différent (le Porteur d’eau), est resté classique en Allemagne, 
et y est encore fréquemment remis à la scène. 

On pourrait, auprès des trois noms précédents, insérer celui de 
Berton. Adversaire déterminé de Rossini qu’il appelait assez plaisam¬ 
ment « M. Crescendo », imbu, à plus d’un égard, des règles anciennes, 
l’auteur de Montano et Stéphanie , d ’Aline et du Délire , appartenait, en 
réalité, au groupe des compositeurs dont la musique tendait à élargir 
un genre devenu quelque peu vieillot. A ce même groupe il con¬ 
viendrait peut-être de rattacher Catel ; on reprochait, en son temps, 
à son Auberge de Bagnères d’être trop savante, ou, comme on dirait 
aujourd’hui, trop « musicale » ; heureux défaut, d’ailleurs, défaut 
toujours rare, et qui n’empêclia point l’ouvrage de fournir une car¬ 
rière assez longue. 


★ 

★ ★ 

A la même époque se produisaient un certain nombre de composi¬ 
teurs d’une moindre ampleur, et qui, en bénéficiant de quelques acqui¬ 
sitions techniques, se bornaient à être les héritiers de l’art de Monsi- 
gny et de Grétry. Citons, parmhceux-là, Gaveaux; une œuvre de lui, le 
Bouffe et le Tailleur , est encore au répertoire des théâtres de province ; 
son Monsieur Deschalumeaux contenait, pour ainsi dire, en germe, toute 
une série de pièces dont le Voyage en Chine devait, quelque soixante ans 
plus tard, clore, ou peut s’en faut, la série; œuvres dénuées de pré- 


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tention, mais non dépourvues de mérite, qui, en rappelant l’antique 
vaudeville, préparèrent la moderne opérette. Auprès de Gaveaux pla¬ 
çons Solié pour son Diable à quatre , et Catrufo pour sa Félicie , dont il 
surnage encore un duo, assez fréquemment chanté dans les salons. 

Mais, vers ce temps-là, les deux maîtres incontestés de la scène 
de TOpéra-Comique, et que l’on considérait alors comme des rivaux, 
étaient Nicolo et Boïeldieu. Ce dernier devait plus tard, en trans¬ 
formant sa manière, éclipser son émule. Toutefois la comparaison, au 
moment où elle s’établissait entre eux, n’avait rien de surprenant. Il y 
avait bien, à l’époque de l’Empire, une sorte d’équilibre entre les 
productions de Boïeldieu et celles de Nicolo. A l’égard de ce dernier, le 
dédain serait d’ailleurs fort injuste. Les sérieuses études de Nicolo, en 
Italie et à Malte, avaient assoupli sa plume. C’était en outre un esprit 
avisé, un homme judicieux et instruit, qui, chose alors peu commune 
parmi les compositeurs, s’était, formé une riche bibliothèque musicale, 
où il avait réuni un certain nombre de raretés. 

Joconde demeure un charmant ouvrage, qui supporte fort bien la 
lecture, et qui s'accommoderait encore de la représentation au théâtre 
où il a pris naissance. L’air « J’ai longtemps parcouru le monde » a 
eu la fortune, toujours enviable, de devenir populaire; mais cet air 
si fameux n’est pas le meilleur morceau de la pièce et nous lui pré¬ 
férons mainte autre page où se manifeste une invention mélodique, 
d’un tour très personnel, servie par une connaissance approfondie du 
métier. N’oublions point, à côté de Joconde , Cendrillon, où la note 
sentimentale est plus accusée, Jeannot et Colin et les Rendez-vous 


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bourgeois , cette excellente bouffonnerie qui s’est maintenue au 
répertoire. 

Quant au Boïeklieu de la première manière, c’était déjà, en son 
ordre, un maître accompli, adroit et fin, doué d’esprit et capable 
d’émotion, mais, par ses œuvres d’alors, le Calife de Bagdad et Jean 
de Paris, le Nouveau Seigneur du village et le Petit Chaperon rouge , ne se 
montrant le plus souvent qu’un ingénieux peintre de genre. Avec la 
Dame blanche , à laquelle étaient réservées des destinées si extraordi¬ 
naires, son talent acquit une largeur et une importance que les anté¬ 
cédents ne faisaient point prévoir; par cet ouvrage qui résume la 
tradition ancienne, en l’enrichissant d’éléments nouveaux, il appa¬ 
raît, selon l’expression très juste de M. Camille Bellaigue, comme 
« le dernier des anciens et le premier des modernes ». 


★ 

★ * 


Sans doute, nous avons quelque peine à nous replacer dans la 
situation d’esprit des contemporains, et à sentir tout ce que l’œuvre 
put contenir de surprise quand elle fut donnée le 10 décembre 1825. 
Pour la musique, pour le poème, elle semblait véritablement appartenir 
à un ordre nouveau. D’un côté, par l’intermédiaire de Boïeldieu, la 
musique française de genre venait de recueillir l’affluent puissant du 


— 13 — 


Rossinisme. D’autre part, le musicien avait, en la personne de Scribe, 
rencontré l’homme prédestiné qui, par sa collaboration avec presque 
tous les compositeurs brillants de son époque, allait exercer sur la 
scène musicale française une influence immense, et, pendant bien 
longtemps, sans rivale. 

Nous avons eu, au cours du travail analogue à celui-ci, que nous 
avons consacré à l’Opéra, l’occasion de dire combien fut étourdissante, 
dans le genre héroïque, la réussite de Rossini. Mais l’auteur de Guil¬ 
laume Tell est aussi l’auteur du Barbier . Tout l’instinct comique de 
l’Italie, toute la bouffonnerie de la Commedia delV Arte revivaient en 
cet homme extraordinaire qui accaparait l’attention d’une façon pres¬ 
que exclusive. Tandis que les œuvres de Beethoven demeuraient 
encore à peu près ignorées à Paris, et, en tout cas, n’étaient, de la 
part des musiciens, l’objet d’aucune étude profitable, nous savons que 
Boïeldieu, aussitôt qu’arrivait d’Italie quelque production nouvelle du 
maître de Pesaro, rassemblait ses élèves pour déguster l’œuvre avec 
eux, y chercher un modèle et un enseignement . 

Dans la Dame blanche , sans abdiquer sa personnalité, sans renoncer 
à ses acquisitions antérieures, sans rejeter la succession des fins et 
gracieux musiciens dont, jusqu’alors, il s’était inspiré, il sut s’appro¬ 
prier habilement tout ce qui, dans la manière du compositeur italien, 
était imitable. Le genre orné, la chaleur et le coloris, les procédés 
de gradation et de développement dans les ensembles, il s’assimila 
tout cela; il eut Part, en même temps, de « franciser » ces éléments, 
et, en traitant plus sobrement ce genre, en le soumettant aux 


— 14 — 


exigences d’un goût plus sévère, de l’adapter définitivement aux 
convenances de notre public. 

Ajoutons qu’en écrivant le livret de la Dame blanche , Scribe avait 
eu tout particulièrement la main heureuse et avait donné un des 
meilleurs spécimens de sa facture ; là éclatait son aptitude à traiter 
l’élément romanesque, à unir dans des proportions bien dosées la 
gaieté à la sentimentalité. Son emprunt fait à Walter Scott était 
en outre des plus heureux, car alors celui qu’on appelait parfois 
« l’Homère écossais » était le maître des imaginations. Le fécond 
narrateur, trop dédaigné aujourd’hui, était entouré d’une admiration 
universelle, à laquelle se mêlaient la reconnaissance et le respect, et 
Lamartine était l’interprète du sentiment public, lorsque, s’adressant 
à lui, en vers émus, il s’écriait : 

Vénérable vieillard, poursuis ton long voyage ! 

Pour toutes sortes de raisons, on ne doit donc pas s’étonner si la 
Dame blanche (qui, au reste, n’a cessé que pendant deux années de 
figurer sur l’affiche de l’Opéra-Comique), a pris, dans l’histoire de 
l’art, le caractère et la valeur d’un fait considérable. 

★ 

★ ★ 


C’est dans ce sillage que marchèrent les successeurs immédiats de 
Boïeldieu. Quelques-uns d’entre eux s’étaient signalés et avaient pris 


— lo 


rang dans les années précédentes. Ainsi en avait-il été d’Auber, 
auteur déjà du Séjour militaire, de la Bergère châtelaine, de Leicester, 
de la Neige, du Concert à la cour, de Léocadie, et surtout du Maçon, 
le seul de ses ouvrages d’alors qui ait survécu, du moins in extenso. 

Pour Hérold, l’heure de la haute originalité et du succès reten¬ 
tissant n’avait pas encore sonné ; mais ce musicien de savoir et de 
tempérament s’était déjà fait au théâtre une belle place, avec les 
Rosières, la Clochette et le Muletier. Fétis, avant de contribuer, pour une 
énorme part, à fonder, en Belgique et en France, l’érudition, la cri¬ 
tique et la bibliographie musicales, s’était fait estimer comme com¬ 
positeur par son ouvrage VAmant et le Mari. On ne saurait omettre 
non plus Paër, l’un des maîtres de chapelle de Napoléon, qui, au 
théâtre, avait précisément mis en scène ce Maître de chapelle, auteur 
d’une imaginaire Cléopâtre, lequel, aujourd’hui encore, est un des 
ornements du répertoire. 

Citons aussi Carafa, pour son Solitaire et son Valet de chambre , et 
Onslow avec son Alcade de la Vega. Il convient de mentionner égale¬ 
ment des compositeurs de moindre envergure, mais qui, dans l’en¬ 
semble d’nne œuvre plus terne, virent du moins la vogue s’attacher 
à une production privilégiée : tels Plantade et son Mari de circonstance, 
Dourlen et son Frère Philippe sur le sujet traditionnel traité jadis par 
Boccace et La Fontaine, Kreubé et son Coq du village, qu’on jouait 
encore en 1831. 

11 est une remarque sur laquelle il importe ici d’insister tout parti 
culièrement. Après la Dame blanche , l’ancien module, dont on avait 

4 


— 16 - 


successivement tiré tant d’épreuves plus ou moins satisfaisantes, 
paraissait légèrement étriqué. Tous les compositeurs d’un véritable 
talent sentaient la nécessité de travailler pour un cadre et dans des 
proportions plus amples. En l’espace de quelques années, cette préoc¬ 
cupation allait se traduire dans les faits : Carafa allait donner son 
Masaniello ; Auber avec la Fiancée et Fra Diavolo devait prendre une situa¬ 
tion supérieure à ce que ses débuts, pourtant heureux, avaient pu faire 
prévoir; enfin, par Marie , Zampa et le Pré aux Clercs , Hérold était des¬ 
tiné à se placer au premier rang entre les maîtres de l’école française. 



— 17 


II 


Nous insisterons tout d’abord, au début de cette deuxième partie 
de notre récapitulation sommaire, sur les trois noms que nous venons 
de citer, principalement sur les deux derniers. En ce qui concerne 
Carafa, on est obligé d’avouer que, par suite d’une orientation trop 
absolument « rossinienne », il ne s’est point ménagé, pour l’avenir, 
la place que ses dons très réels, son parfait sentiment musical, sa 
main très exercée pouvaient lui assurer. Admirateur, avec toute 
l’exubérance napolitaine, de Rossini, il se réduisit volontairement au 
rôle de satellite. Tout naturellement, il se perdit dans la chaleur et 
la lumière de l’astre autour duquel il voulut graviter. C’est ce qui 
explique que Carafa survécut à son œuvre. Mais il y avait des dons peu 
communs chez cet Italien naturalisé Français, devenu, dans sa vieil¬ 
lesse, une des figures connues de Paris. Le souffle et la grandeur ne 
manquent pas à certaines pages de Masaniello ; pour ne citer qu’un 
exemple, le duo « Un oiseau qui supporte à peine la lumière » est 
comparable, peut-être supérieur aux meilleures pages de la Muette. 

En ce qui regarde Auber, on sait è quel degré il reçut, lui aussi, 
l’empreinte rossinienne. Mais Auber, cependant, n’alla point jusqu’à se 
dénationaliser. Français de l’espèce la plus authentique, Parisien de 


a 


— 18 — 


l’essence la plus raffinée, ayant, comme musicien, passé par une dis¬ 
cipline sévère, et façonné sa technique dans le commerce des œuvres 
d’Haydn, il se borna à prendre, chez celui qui alors tournait toutes 
les têtes, de quoi parer sa musique, et lui prêter l’aspect léger, bril¬ 
lant dont l’on raffolait alors; en réalité, sa manière se différencie pro¬ 
fondément de celle de Rossini. Jamais une oreille exercée n’assignerait 
à l’un de ces maîtres un air écrit par l’autre. Ce n’est, en quelque 
sorte, ni le même timbre ni le même accent. Sa conception reste 
originale et l’on pourrait, en un sens, soutenir qu’il est le plus français 
de nos compositeurs. Wagner a fait, à ce point de vue, un chaleu¬ 
reux éloge de la Muette ; cette appréciation s’appliquerait avec tout 
autant, sinon plus de justesse, à tel ou tel opéra-comique d’Auber, 
car c’est en ce genre qu’il a pu déployer à loisir cette qualité si fran¬ 
çaise dont il était si largement pourvu : l’esprit. 

Il est à remarquer qu’en musique si l’on ne peut refuser aux étran¬ 
gers, et particulièrement aux Italiens, la verve, la franche gaieté, le 
sentiment comique et bouffon, ils ne sont pas ce spirituels » au sens 
où nous entendons habituellement ce mot. Or, c’est cet esprit incisif, 
persifleur, ennemi de l’enflure et de l’excès, fidèle en tout à la 
mesure, dont nous constatons la présence dans l’œuvre d’Auber. Cet 
élément même est chez lui si constant et si sensible, qu’on l’a parfois 
accusé, pour cela, d’être un parfait sceptique, trop enclin à railler les 
sentiments profonds, et demandant à l’ironie de le préserver de 
l’émotion. 

Cette imputation n’est pas absolument justifiée. Il y a chez Auber 


— 19 — 


du sérieux et du pathétique dans telle scène dramatiquement traitée : 
ainsi le quatrième acte de Manon Lescaut est d’un mouvement scénique 
très franc et véritablement intense. La note pittoresque n’est point 
épargnée dans le duetto de femmes d ’Haydée, non plus que dans les 
chœurs, qui prêtent un certain éclat décoratif au même ouvrage. N’y 
a-t-il pas aussi du coloris, bien qu’en une nuance un peu convention¬ 
nelle , dans la chanson orientale de ce Premier Jour de bonheur qui fut 
le dernier succès dont s’éclaira cette carrière si prolongée et si for¬ 
tunée ? 

La carrière d’Auber fut longue; celle d’Hérold fut brève, mais elle lui 
suffit pour donner, avec ses deux grands ouvrages, la mesure de son 
rare talent. En se maintenant, intentionnellement, dans les limites 
d’un art accessible, en évitant tout ce qui pouvait prêter à son œuvre 
un aspect laborieux, Hérold fit preuve d’un savoir musical étendu, 
d’une aptitude fortifiée par l’étude patiente et la réflexion aiguisée. 
Mélodiste original et puissant, il joint à une harmonie constamment 
ingénieuse une extrême habileté à se servir de l’élément rythmique. 
Son orchestration a souvent des chatoiements qui révèlent le grand 
coloriste. Il a presque partout de la chaleur et, par endroits, une 
sorte de flamme. Ajoutons que, si le livret de Zampa , dû à Méles- 
viile, n’est pas exempt de puérilité, celui du Pré aux Clercs fait le plus 
grand honneur à Planard et peut presque être cité comme un modèle 
du genre. 


— 20 - 


★ 

★ ★ 

Parmi les musiciens d'une époque un peu postérieure à celle qui 
vient de nous occuper, deux personnalités émergent, celles d’Adam et 
d’Halévy. L’un, tout bien considéré, se rattache plutôt à l’école d’Auber, 
et l’autre à celle d’Hérold.Les qualités qu’Adam a déployées dans Giselle 
furent rarement celles qu’il mit en oeuvre à l’Opéra-Comique. Moins 
mondain qu’Auber, moins varié aussi, et confiné dans un genre plus 
étroitement limité, il se montra du moins un artiste instruit et adroit, 
exempt de prétentions vaines, et s’abandonnant, sans contrainte, au 
courant de son entrain et de sa bonne humeur. Dans ce qu’il produit 
on ne sent nulle affectation, nul placage plus ou moins gauche. Il 
trouve sans difficulté des motifs d’inégale valeur, parfois charmants, et 
l’auditeur met aussi peu de temps à les retenir que l’auteur en dé¬ 
pensa pour les inventer. En considération de ses indéniables mérites, 
on peut passer sur ce qu’il offre parfois d’un peu trivial. 

Fromental Halévy est un musicien aux visées plus hautes et l’on 
peut regretter qu’un effort si vaillant, si obstiné, ne lui ait pas assuré, 
dans la tradition artistique, une place moins contestée. Sa rare qualité 
d’esprit, sa remarquable culture générale, dont quelques-uns de ses 
écrits, en excellente prose, portent visiblement la marque, se font 
sentir aussi dans sa musique où, avec un peu d’attention, on discerne 
aisément la présence d’une pensée active, toujours en éveil. A l’Opéra, 


_ 21 _ 


il a laissé, indépendamment de la Juive, tout un répertoire peut-être 
trop promptement abandonné; à l’Opéra-Comique aussi, le nombre de 
ses ouvrages n’est pas médiocre. Par VÉclair où l’iiumour alterne avec 
l’émotion contenue, on pourrait presque dire qu’il nous donne, en une 
variante neuve, un spécimen de l’art sobre, aimable, gracieux, de 
Nicolo, ou de Boïeldieu et d’Hérold avant la Dame blanche et Zampa. Il 
fait résonner des notes différentes avec les Mousquetaires, d’un tour élé¬ 
gant et romanesque, et la paysannerie sentimentale du Val d'Andorre. 

Jusqu’aux environs de la révolution de 1848, ces quatre noms, 
ceux d’Auber et d’Hérold, d’Adam et d’Halévv, furent, sans aucun 
doute, à l’Opéra-Comique, les plus populaires de tous. Mais, durant la 
même période, on vit des succès assez prononcés obtenus par quel¬ 
ques compositeurs dont nous devons nous borner à passer une revue 
rapide. 

Dans ce groupe il faut placer Mon pou. Compositeur de romances 
qui obtinrent une véritable vogue, auteur, notamment, de Gastibelza 
a l’homme à la carabine », Monpou donna à l’Opéra-Gomique 
les Deux Reines , Piquillo , le Planteur où il mit des moyens musicaux 
insuffisamment variés au service de sa conception toute romantique 
de l’art. Grisar, homme assez à part, qu’on pourrait parfois prendre 
pour un descendant des Cimarosa et des Paisiello, avait eu, 
en 1836, avec Sarah , un heureux début théâtral, annonçant déjà la 
main habile d’où devaient partir Gilles ravisseur , les Porc lierons , Bonsoir 
monsieur Pantalon et le Chien du jardinier. G’est encore à l’Opéra- 
Comique que s’essaya, non sans bonheur, en y faisant représenter 


la Figurante et la Perruche , Clapisson qui, plus tard, remporta au 
Théâtre-Lyrique, avec la Fanchonnette, son succès le plus franc. Nous 
rappellerons aussi Bordèse et sa Mantille , Montfort avec son Polichinelle 
et sa Jeunesse cle Charles-Quint. Donizetti ne lit à ce théâtre qu’une 
apparition unique avec la Fille du régiment , mais cette apparition fut 
éclatante, et, chose singulière, cet ouvrage d’un Italien est peut-être, 
dans le répertoire, un des plus véritablement français. Indiquons, 
sans nous arrêter au détail, Girard et ses Deux Voleurs , Boulanger et 
son Diable à l’école , puis, plus tard, ses Sabots de la marquise , Cadaux 
et ses Deux Gentilshommes , Boisselot, auteur de Ne touchez pas à la Reine. 
Mentionnons aussi deux compositeurs étrangers à qui, d’ailleurs, 
d’autres scènes furent plus favorables que l’Opéra-Comique, l’Anglais 
Balfe et l’Allemand Flotow. 

★ 

★ ★ 


Les débuts de M. Ambroise Thomas à l’Opéra-Gomique remon¬ 
tent à 1837; mais il ne conquit qu’à une date plus récente la place 
élevée dont il était digne. Bien qu’ouvert aux influences modernes, 
M. Ambroise Thomas se rapproche des classiques du genre, dont il a 
su garder prudemment la marque originelle. En négligeant tout ce 
qui tient à la mode, un ouvrage comme le Caïd ne se rattache-t-il 
point à la série où figurent le Tableau parlant et l’irato ? D’autre part, 
dans une partition comme le Songe d’une nuit cl’été , tel détail de style 


— 23 — 


peut rappeler à plus d’un égard la ferme manière de Cherubini. Nous 
aurons lieu d’ailleurs de revenir plus loin sur cette figure artistique 
que rehaussent la probité intellectuelle et la constante dignité. 

Vers le temps où nous sommes arrivé, se produisent d’autres talents 
nouveaux, ceux de Bazin, de Massé, de Reber. Le dernier semblait, à 
quelques égards, un contemporain de Grétry, un Français du dix-hui¬ 
tième siècle, ayant passé par Vienne, et reçu les conseils d’Haydn. Avec 
son apparence un peu arriérée, Reber n’en demeure pas moins une 
figure séduisante; il a la sérénité des anciens, leur élégance aris¬ 
tocratique, leur allure de bonne compagnie, ainsi que leur dédain pour 
l’emphase et le galimatias. 

Signalons aussi Limnander qui mérite un rang distingué sur la 
liste assez riche des musiciens belges. D’autre part, si le succès le 
plus caractérisé de Maillartfut obtenu ailleurs, c’est à l’Opéra-Comique 
qu’il donna son Lara , œuvre colorée, chevaleresque, par endroits véhé¬ 
mente, qui témoigne d’une sensibilité chaleureuse et d’un tempéra¬ 
ment robuste. Enfin, il convient de noter les débuts de Boise qui 
devait, depuis, réussir d’une manière brillante dans le genre, assez 
malaisé, du pastel musical. 

En 1854, grand événement! Meyerbeer délaissant un instant le 
théâtre où il avait remporté son triple triomphe, abordait la scène des 
Monsigny et des Dalayrac. Il semblait qu’il demandât à la Muse préci¬ 
sément le contraire de ce que le poète latin sollicite d’elle lorsqu’il 
lui dit : Paulo majora ! Mais, en réalité, Meyerbeer, dans l’Étoile du 
Nord , n’avait point rapetissé sa manière. En peignant des tableaux 


5 


— 24 — 


de genre, en traçant des épisodes comme la chanson des deux vivan¬ 
dières et tant d’autres pages de demi-caractère, il avait, en somme, 
employé la même plume qui lui avait servi à écrire dans le Prophète 
tout le piquant début du tableau du cabaret de Leyde, ou l’ingénieux 
trio bouffe du troisième acte. A d’autres endroits, et notamment dans 
le finale du second acte, d’une architecture si compliquée, Meyerbeer 
avait déployé, autant que dans son répertoire de l’Opéra, son goût 
pour la polyphonie et les artifices contrapontiques. Jamais en un tel 
lieu ne s’était dressé pareil échafaudage de sonorités étagées les unes 
sur les autres. 

Cet ouvrage, quoiqu’il rompît très sensiblement avec les conditions 
d’ordinaire acceptées, et peut-être à cause de cela même, fut cha¬ 
leureusement accueilli; il s’est prêté, depuis, à de fructueuses 
reprises. Sans prendre possession de l’Opéra-Comique au même degré 
qu’il avait conquis l’Opéra, Meyerbeer, cependant, s’y établit fortement. 
Il y devait donner plus tard le Pardon de Ploërmel , une de ses œuvres 
les plus curieuses, où, à la puissance dramatique et à l’art de peindre 
les caractères, il joint un large et profond sentiment de la nature. 

Il n’avait pas fallu moins qu’une attraction de premier ordre, telle 
que VÈtoile du Nord, pour permettre à l’Opéra-Comique de soutenir la 
concurrence redoutable du Théâtre-Lyrique qui, pendant quelques 
années, par des œuvres nouvelles, par des emprunts au vieux réper¬ 
toire français, par des traductions heureusement choisies, s’acquit la 
faveur des connaisseurs, en déployant une activité très soutenue et 
très intelligemment appliquée. C’était, à quelques égards, un véri- 


— 25 


table Opéra-Comique rival où se trouvèrent représentés pour la pre¬ 
mière fois, dans d’excellentes conditions artistiques, quelques-uns des 
spécimens les plus accomplis d’un genre si fidèlement affectionné par 
le public. Pour ne citer qu’un exemple, il est assez plaisant que ce 
soit ailleurs qu’à l’Opéra-Comique qu’ait paru pour la première fois 
une œuvre comme les Dragons de Villars, réalisation en quelque sorte 
complète, achevée, de l’opéra-comique lui-même. 


★ 

★ ★ 


Nous avons tout à l’heure insisté quelque peu sur l’entrée, à peine 
disputée, en somme éclatante et victorieuse, que Meyerbeer avait 
faite à l’Opéra-Comique. Mais l’on doit observer que, sur ce théâtre, 
il n’eut guère alors d’imitateurs. Quant aux compositeurs demeurés 
fidèles à l’ancien et aimable modèle qui avait été consacré par tant 
d’expériences heureuses, nous ne pouvons, on le comprendra sans peine, 
les énumérer tous. C’est parmi eux qu’il conviendrait de placer Gau¬ 
tier et son Mariage extravagant, Duprato, musicien doué d’un senti¬ 
ment très vif et très fin, pourvu en outre d’études fort solides, et qui, 
par la Déesse et le Berger , par les Trovatelles , sut plaire au grand public. 
D’autre part, le maître original auquel on avait dû le Désert et Christophe 
Colomb, donna, avec sa Lalla-Roukh, sur un sujet tiré du poème de 
Moore, un ouvrage charmant de tout point, sobrement coloré, em- 


— 26 — 


preint de rêverie tendre, où se révélait une fois de plus sa délicate 
et flexible imagination. Nous parlions plus haut d’un musicien belge, 
Limnander ; un de ses compatriotes, M. Gevaert, qui, plus tard, 
devait prendre dans l’érudition une place éminente et déployer 
un sentiment historique sûr et pénétrant, mérita par son Quentin 
Durward et son Capitaine Henriot un rang parmi les véritables musi¬ 
ciens dramatiques. Nous n’avons pu, précédemment, que nommer 
Bazin, dont le Voyage en Chine, écrit sur un scénario tout à fait amu¬ 
sant de Labiche, obtint un succès de vogue, et Victor Massé dont les 
débuts avaient été marqués par la franche réussite de la Chanteuse 
voilée ; musicien élégant, gracieux, spirituel, personnel même à 
certains égards, Victor Massé a conquis à l’Opéra-Comique une place 
enviable grâce à Galathée et surtout aux Noces de Jeannette, l’unique 
pièce, dans le répertoire de ce théâtre, qui n’ait jamais quitté l’affiche. 

Nous avons déjà déterminé la physionomie artistique de M. Am¬ 
broise Thomas, mais un ouvrage tel que Mignon, arrivé, plus rapide¬ 
ment qu’aucune autre œuvre au chiffre extraordinaire de représenta¬ 
tions inscrit dans notre tableau, mérite de notre part une mention 
particulière. Goethe a décidément porté bonheur aux auteurs du 
poème, dignes émules de tant d’habiles librettistes que nous nous 
excusons de n’avoir pu encore citer : les Saint-Georges, les Leuven, 
les Beauplan, les Th. Sauvage, les Lockroy, les Cormon, les d’Ennery. 
Dans le livret de Faust qui, pareillement leur est dû, Michel Carré 
et M. Jules Barbier avaient concentré leur effort sur la partie du 
poème que les critiques allemands désignent sous le nom de la Tra- 


gédie de Marguerite. Ils agirent un peu de la même façon à l’égard 
de Wilhelm Meister. Au récit, chargé de parenthèses et d’épisodes, 
riche en intentions philosophiques, d’ailleurs si abondant en aven¬ 
tures et en personnages, que Schiller en restait déconcerté, ils emprun¬ 
tèrent la poétique figure de Mignon ; ils en tirèrent aussi Philine et 
Wilhelm, mais réduits au caractère et à la fonction de ténor senti¬ 
mental et de soprano léger; de plus, le vieux harpiste et des silhouettes 
accessoires ; ils couronnèrent la fable par ce qu’on appelle un dénoue¬ 
ment heureux. De jolis épisodes vinrent égayer çà et là cette donnée 
pathétique. En résumé, l’œuvre offrait un exemplaire excellent d’une 
des formes les plus aimées de l’Opéra-Comique. Ce livret attachant 
inspira au compositeur une partition pleine de charme, où la partie 
qu’on pourrait appeler anecdotique et pittoresque n’est pas exécutée 
avec moins de relief que la partie sentimentale, et dont le succès per¬ 
sistant a, dans l’histoire de l’Opéra-Comique contemporain, une im¬ 
portance très significative. 

Nous avons cité plus haut le titre de la dernière pièce applaudie 
d’Auher, le Premier Jour de bonheur. Une œuvre musicale où il y a 
encore de la sève et de l’attrait, et qui émane d’un compositeur octogé¬ 
naire, c’est là un cas tout exceptionnel, peut-être unique, et cela fut pour 
quelque chose, sans aucune doute, dans la faveur qu’obtint cette 
production du maître. 

Nous ne voulons pas abuser des énumérations. On nous excusera 
donc de ne point nommer, dans cette revue expéditive, tel ou tel 
musicien qui a pu, comme dit le vers proverbe, « briller au second 


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rang ». Mais nous nous arrêterons un instant à Offenbach qui, plus 
tard, par ses Contes d’Hoffmann , devait acquérir pleinement le droit 
de cité à l’Opéra-Comique et qui, précédemment, s’était déjà introduit 
à ce théâtre, avec des œuvres de moindre importance. 

Il est un nom, considérable dans l’histoire musicale, et que, sans 
doute, on aura été surpris de 11 e point rencontrer jusqu’ici sous notre 
plume, celui de Gounod; avant 1870, c’est seulement avec un ouvrage, 
fort gracieux sans doute, mais exigu, la Colombe , qu’il avait pénétré 
à la salle Favart, que depuis il devait occuper d’une manière si bril¬ 
lamment signalée. 


★ 

★ ★ 

Ce qui, en grande partie par Gounod, allait ainsi s’emparer de 
l’Opéra-Comique, c’était, en quelque sorte, le Théâtre-Lyrique lui- 
même. Les événements de la guerre et de la Commune avaient 
brutalement interrompu les destinées de cette scène. Le théâtre de 
la salle Favart fut son héritier; il recueillit tout naturellement ce 
qui s’était produit là de plus intéressant, et non seulement les opéras- 
comiques proprement dits, mais aussi, et surtout, les œuvres dont le 
caractère plus sérieux et plus lyrique se trouvait, dans une certaine 
mesure, en harmonie avec le tour d’esprit, un peu assombri, qu’avait 
momentanément engendré la guerre. Cette prise de possession, par 
l’Opéra-Comique, d’une partie de la succession du Théâtre-Lyrique, 


UPE 


— 29 


rappelait, après trois quarts de siècle, ce qui s’était produit lors de 
la fusion des deux troupes de Favart et de Feydeau. 

Nous serons, on en comprendra facilement les raisons, très bref 
sur ce qui s’est passé à l’Opéra-Gomique depuis 1870. L’esprit humain 
étant, de sa nature, fort oublieux, il peut être utile de rappeler à 
grands traits un passé, même assez récent; mais à quoi bon insister 
sur ce qui, somme toute, est encore le présent? 

A côté des musiciens dont nous avons eu à nous occuper spéciale¬ 
ment jusqu’ici, il faut désormais ménager une place importante à 
Gounod pour Mireille , Philémon , le Médecin malgré lui , pour Roméo , si 
chaleureusement reçu, et qui d’ailleurs, après cette seconde étape, 
devait aller se fixer définitivement sur une troisième scène. On doit, 
déplus, indiquer des noms que nous n’avons pas eu à relever encore, et 
surtout celui de Bizet qui, avec Djamileh , œuvre d’un art raffiné, n’ob¬ 
tint le suffrage que des connaisseurs, c’est-à-dire du petit nombre, mais 
qui, par sa Carmen , s’égala aux maîtres acceptés et acclamés par tous. 

L’Opéra-Comique fut désormais une maison ouverte pour Guiraud 
et Léo Delibes, pour MM. Paladilhe, Rever et Saint-Saëns. Le rôle 
brillant de M. Massenet, à ce théâtre, est présent à toutes les mé¬ 
moires. C’est encore à l’Opéra-Comique que Lalo devait obtenir la 
consécration tardive de son noble effort artistique. Nommons aussi 
MM. Joncières, Th. Dubois, Widor, Pessard, Maréchal, Lacome, enfin 
quatre compositeurs qui, originairement, appartiennent au groupe 
si distingué de la Société nationale : MM. Y. d’Indy, Chabrier, Mes¬ 
sager et Bruneau. En même temps que ces récentes générations de 


— 20 — 


musiciens, se sont fait connaître, comme librettistes, MM. Meilhac, 
Lud. Halévy, Nuitter, L. Gallet, Gondinet, Ph. Gille, Ed. et A. Blau, 
Milliet, etc. 

De grands et mémorables succès ont ainsi, depuis l’année terrible, 
été remportés sur cette scène où tant de réputations s’étaient anté¬ 
rieurement formées et accrues. Aux côtés des artistes français, l’Opéra- 
Comique, dans le même espace de temps, a accordé une place à des 
pièces étrangères. Verdi avec sa Traviata , une de ses partitions où il 
y a le plus de souffle, Rossini avec son Barbier demeuré si juvénile, 
se sont acclimatés auprès de nos nationaux. Enfin le Musée, en 
s’appropriant les Noces et la Flûte enchantée , s’est enrichi de deux 
œuvres qui, si toute musique n’est pas périssable, ne doivent pas 
plus dépendre des caprices de la mode que n’y peuvent être soumises 
les peintures de Léonard, de Raphaël et du Gorrège. 

Il nous est agréable, en terminant, de reposer nos yeux sur ces 
ouvrages durables, alors que le tableau qui suit immédiatement ces 
lignes présente aux regards tant de productions éphémères. 

Mars 4894. 


IMPRIMERIE CHAIX, rue BERGÈRE, 20, PARIS. - 1636-2-94. — (Encre Lorilleux). 




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SOIXANTE-NEUF ANS A L’OPÉRA-COMIQUE 


DEUX PAGES 


TABLEAU DES PIÈCES REPRÉSENTÉES A L'OPÉRA-COMIQUE DU 1 er JANVIER 182î> AU 31 DÉCEMBRE 1893 


TITRES 


DATE 

de la 

ÜES PIÈCES | première 


75 


87 


92 


ta Servante Maîtresse. ... I 1731 

Les lieux Chasseurs et la Laitière 123 juillet 63 

//ose et Cola s. 

Les Sabots . 

Le Déserteur. 

Le Tableau parlant . 

Sylvain . 

Lès Deux Avares . 

L’Ami de la Maison. 

Zémire et Azor. 

La Fausse Magie. 

Le Duel comique. 

Félix. 

L’Amant jaloux. 

Le Barbier de Séville ..... 

Jai Mélomanie . 

Biaise et Babet. .. 

L’Epreuve villageoise .... 

Richard Cœur de Lion .... 

La Dot. 

Les Noces de Figaro. 

Nina .• • • 

Les Méprises par ressemblance 

Les Dettes. 

Azémia. 

Renaud d’Ast.. • 

Les Deux Petits Savoyards . . 

Raoul Sire de Créqui .... 

La Soirée orageuse . 

Euphrosine et Coradin. . . . 

Paul et Virginie. 

Camille. 

Guillaume Tell. 

La Flûte enchantée. 

Philippe et Georgette .... 

Stratonice . 

Les Visitandines. 

Ambroise . 

Marianne . 

La Maison isolée. 

Gulnare . .. 

Le Prisonnier . 

L'Opéra - Comique . 

Adolphe et Clara . 

Montano et Stéphanie .... 

Le Délire . 

Les Deux Journées . 

Beniowski. 

Le Calife-de Bagdad . 

Maison à vendre . 

L’irato. .. 

Le Tonnelier . 

Picaros et Diego . 

Une Folie. . .. 

Le Trésor supposé . 

Michel-Ange . 

Ma Tante Aurore. 

Aline reine de Golconde . . . 

Le Médecin turc . 

1m Jeune prude . 

Le Bouffe et le Tailleur . . . 

Une Heure de mariage. . . . 

L’Intrigue aux fenêtres. . . . 

Iai Jeune Femme colère . . . 

Gulistan. 

M. Deschalumeaux. 

Deux Mots . 

Les Maris garçons . 

L’Avis au Public. 

Joseph. 

L’Auberge de Bagnères . . . 

Les Rendez-vous bourgeois. . 

L’Habit du Cliev. de Grammont 
Un jour à Paris. . . . . . 

Ninon chez J/" 10 de Sévigné 
Jadis et Aujourd’hui. . . . 

Françoise de Foix. 

Le Diable à quatre. 

Cendrillon. 

Le Charme de la voix. . . 

Le Billet de loterie .... 

L'Homme sans façon. . . . 

Lully et Quinau U . 

Jean de Paris. 

Les Aubergistes de qualité. 

Le Séjour militaire .... 

Le Mari de circonstance . . 

Les Deux Jaloux . 

La Chambre à coucher. . . 

Le Nouveau Seigneur du Village 29 j tiin 

Joconde.2S févr. 

Jeannot et Colin.17 oct. 

Félicie.. févr. 

La Lettre de change .Il déc. 

La Fête du Village voisin ... 5 murs 

La Nuit aux aventures.16 nov. 

Le Barbier de Séville.26 déc. 

Les Rosières.27 janv. 

Wallace.2i mars 

La Clochette.18 oct. 

J ai Frère Philippe .20 janv 

Le Petit Chaperon rouge. . . . 30 juin 

Une Nuit au Château .5 août 

Les Troqueurs . ..18 févr. 

Edmond et Caroline .5 août 

La Bergère Châtelaine.27 janv. 

Les Voitures versées.129 avril 

L’Amant et le Mari.8 juin 

L’Auteur mort et vivant . . . .18 déc. 

Le Maître de Chapelle.29 mars 21 

Robin des Bois.18 juin — 

Emma.I 7 juillet 

Le Philosophe en voyage. . . .16 août 

Le Solitaire.17 août 

Le Coq du Village .11 sept 

Fan fan et Colas .29 oct 

Leicester.23 janv. 

Le Muletier .12 mai 

Les Sœurs jumelles .5 juillet 

Le Valet de Clutmbre .16 sept 

La Neige.8 oct. 

Iai Concert à la Cour . 3 juin 

L’Officier et le Paysan .3'» juillet 

L’Alcade de la Véga.10 août 

Le Roi René.I 2V août 

Léocadie. b nov. 

Les Deux Mousquetaires. . . . |22 déc. 


Le Capitaine Belrondc. . 

Le Maçon . 

Le Lapin blanc. .... 

Le Rourgcois de Reims. . 

La Fausse Croisade . . . 

Les Enfants de Maître Pierre. 

Le Voyage à la Cour. . . 

Le Projet de Pièce. . . . 

La Dame Blanche .... 

Im Vieille . 

Le Timide . 

Le Duel . 

Marie . 

Les Créoles . 

Fiorella . 

Une Heure d’absence . . 

L’Artisan . 

Le ljoup-garou . 

Ethelvina . 

La lettre posthume . . . 

Sangarido . 

Les Petits Appartements . 

Une Nuit de Gustave Wasa. . 
L’Orphelin et le Brigadier . . 

Le Roi et le Batelier. . . . 

Le Colporteur . 

Masaniello . . .. 

Le Prisonnier d'Etat. . . . 

Le Camp du Drap d’Or. . 

Le Mariage à l’anglaise . 

Les Rencontres . 

La Violette. ...... 

Un jour de Réception . . 

L’Exil de Roclicster. . . 

La Fiancée . 

Pierre et Catherine . . . 

Les Deux Nuits . 

L’Illusion . 

Jenny . 

Le Dilettante d’Avignon . 

Emmeline . 

La Table et le Logement. . . 

Fra Diavolo . 

Danilowa . 

L’ Auberge d'Auray . . . 
Attendre et Courir. . . . 

Trois jours en une heure. 

L’Enlèvement . 

L’Amazone . 

Joséphine ........ 

Iai Langue musicale. . . 

Les Deux Familles. . . . 

Le Diable à Seville . . . 

La Veillée . 

Le Morceau d’ensemble . 

Zampa. 

Le Grand Prix . 

Iai Livre de TErmilc . 

Le Roi de Sicile .. 

La Marquise de Brinvilliers . 

Le Podestat .. 

Le Mannequin de Bergame. . . 
La Médecine sans Médecin . . 
Le Passage du Régiment. . . , 

Le Premier Pas .. 

Le Pré aux Clercs. 

Le Mort Fiancé. . . 

Le Souper du Mari . 

Les Souvenirs de La fleur. . . 

Les Gondoliers . 

Ludovic . 

Cinq ans d’entr’acte. 

La Prison d’Edimbourg . . . 

Le Proscrit. 

Une Journée de la Fronde . . 

Le Revenant . 

U Château d’Urtuby . . . 

Une Bonne fortune . 

Lestocq . 

L’Aspirant de Marine .... 

L’Angelus . 

Un Caprice de femme .... 

Le Fils du Prince . 

Le Chalet . 

Le Marchand forain . 

La Sentinelle perdue .... 

La Marquise . 

Le Gheval de Bronze . 

Le Portefaix . 

Micheline . 

Aida . . . . 

Les Deux Reines . 

Cosimo. 

La Grande Duchesse. 

L’Eclair . 

Gasparo . 

Acléon . 

Les Chaperons blancs .... 

Sarah . 

Rock le barbu . 

Le Luthier de Vienne .... 
Le Chevalier de Canolle . . . 

Le Diadesté . 

Le Mauvais Œil . 

Le Postillon de Lonjumeau. . 
Les Pontons de Cadix .... 

L’Ambassadrice. 

L’An Mil . 

Le Remplaçant . 

La Double Echelle . 

Guise . 

Le Bon Garçon . 

Piquillo. 

Le Domino noir. 

Le Fidèle Berger. 

Un Conte d’autrefois . 

Ixquel ? . 

Le Perruquier de la Régence . 

Marguerite. 

La Figurante . 

Thérèse . 

Iai Dame d’honneur . 

Le Brasseur de Preston . . . 

Zurich . 

La Mantille . 

Régine. 

L’Eau merveilleuse. 

Le Planteur. 

Les Treize. 

Le Panier fleuri . 

Polichinelle . 

Le Shérif . 

La Reine d’un jour. 

La St/mphonie . 

Les Travestissements . 

Eva . 

La Fille du Régiment . . . . 

Carline . 

L’Elève de Prcsbourg . . . . 

La Perruche .. . .. 

Zanetta . 

Le Cent-Suisse . 

L’Opéra à la Cour. ...... 

L’Automate de Vaucanson . . 

La Reine Jeanne. 

La Rose de Péronne. 


NOMS DES AUTEURS 


Op. C. 2 a., Baurans et Pf.rgolkse. 

Op. C. I a., Anseaumo et Duni. 

Up. C. 1 a., Scdainc et Monsigny. 

Op. C. 1 a., Scdainc et Dum. 

Op. C. 3 a.. Srdaine et Monsigny. 

Op. C. I a., Anseaume cl Grétry. 

Op. C. 1 a., Marmontel et Grétry. 

Op. C. 2 a., Genouillot de Falbaire et Grétry. 

Op. C. 3 a., Marmontel et Grétry. 

C. F. 4 a., Marmontel et Grétry. 

Op. C. 2 a., Marmontel et Grétry. 

Op. C. 2 a., Molinc, Mérkaux t*l Paisiello. 

Op. C. 3 a., Sedainc et Monsigny. 

Op. C. 3 a., d'Hclc et Grétry. 

Op. C. 4 a., V. Wildcr et Paisiello. 

Op. C. 1 a., Grenier et Champein. 

Op.<L 2 a., Monvel et Dezkde. 

Op. C. 2 a., Desforges et Grétry. 

Op. C. 3 a., Scdainc et Grétry. 

Op. C. 3 a., Desrontaines et Dalayrac. 

Opéra 4 a.. Carré, J. Barbier et Mozart. 

Op. C. 1 a., Marsolller et Dalayrac. 

Op. C. 3 a., Patrat et Grétry. 

Op. C. 2 a., Forgcot et Champein. 

Op. C. 3 a., Lacliabcaussière et Dalayrac. 

Op. C. 2 a., Kadct, Barré et Dalayrac. 

Op. C. 1 a.. Marsollicr et Dalayrac. 

Op. C. 3 a., Mont cl et Dalayrac. 

Op. C. 1 a., Hadct et Dalayrac. 

Op. C. 3 a., HolTman et Méiiul. 

Opéra 3 a., Favlêres et Kreutzer. 

Op. C. 3 a., Marsolller cl Dalayrac. 

Dr. L. 3 a-, Scdainc et Grétry. 

Opéra 4 a., Nuittcr, Beaumont et Mozart. 

Op. C. 1 a., Monvel et Dalayrac. 

Dr. L. 1 a., HolTman et Méhul. 

Op. C. 2 a., Picard et Devienne. 

Op. C. 1 a., Monvel et Dalayrac. 

Op. C. 1 a., Marsollicr et Dalayrac. 

Op. C. 2 a., Marsollier et Dalayrac. 

Op. C. 1 a., MarsoIlLer et Dalayrac. 

Op. C. 1 a.. A. Duval et Üeli.a-.Maria. 

Op. C. 1 a., de Ségur, Dupaly et Della-Maria. 

Op. C. 1 a., Marsollier et Dalayrac. 

Opéra 3 a., Dujaurc et Berton. 

Op. C. 1 a., Safnt-Cyr et Berton. 

C. L. 3 a., Boullly et Ciierubini. 

Opéra 3 a., A. Duval et Boieldieu. . .. 

Op. C. 1 a., Saint-J u st et Boieldieu. 

Op. C. 1 a., Payai et Dalayrac. 

Op. C. 1 a., Marsollicr et Méhui. 

Op. C. 1 a., I>< Irieu. Quêtant et Nicolo. 

Op. C. 1 a., Dupaty et Dalayrac. 

Op. C. 2 a., Boullly et Méiiul. 

Op. C. 1 a., HolTman et Méiiul. 

Op. C. 1 a., Dclrieu et Nicolo. 

Op. C. 2 a., Longchamps et Boieldieu. 

Op. C. 3 a., vial, Favieres et Berton. 

Op. C. 1 a., de ViUicrs, GoulTé et Nicolo. 

Op. C. t a., Dupaty et Dalayrac. 

Op. C. 1 a., GoulTé, Villlers et Gaveaux. 

Op. C. 1 a., Kticnne et Dalayrac. 

Op. C. 1 a., Bouiily. Dupaty et Nicolo. 

Op. C. 1 a.. Claparède, daprè» Elicnnc, et Boieldieu. . . 
Op. C. 3 a., Etienne. Lachabeaiissierc et Dalayrac. . . . 

Op. C. 3 a., Creuz** de Lcsser et Gaveaux. 

Op. C. 1 a.. Marsollicr et Dalayrac. 

Op. C. 1 a., Gaugiran-Nanteuil et Berton. 

Op. C. 2 a., Désaugicrs et A. Piccinni. 

Op.Bi. 3 a., A. Duval et Méhul. 

Op. C. H a., Jaiabcrt et Catei. 

Op. C. 1 a., HolTman et Nicolo. 

Op. C. 1 a., Bins de Saint-Victor et Kler. 

Op. C. 3 a., Etienne et Nicolo. 

Op. C. 1 a., Dupaty et Berton. 

Op. C. 1 a.. Sewrin et Kreutzer. 

Op. C. 3 a., Bouiily. Dupaty et Berton. 

Op. C. 4 a., Creuzé de Cesser et Solié. 

Op. C. 3 a., Etienne et Nicolo. 

Op. C. 1 a., Gaugiran-Nanteuil et Berton. 

Op. C 1 a., Hoger, Creuzé de Lcsser et Nicolo. 

Op. C. Sa., Sewrin et Kreutzer. 

Op. C. 1 ii., Gaugiran-Nanteuil et Nicolo. 

Op. C. 2 a., Saint-J ust et Boieldieu. 

Op. C. 3 a , Jouy et Catei. 

Op. C. 1 a.. Bouiily, Dupaty et Auber. 

Op. C. 1 a., de Planard et Plantade. 

Op. C. 1 a.. Dufresny, Vial et M“* Gau. 

Op. C. 1 a.. Scribe et Guénék. 

Op. C. 1 a., Creuzé de Cesser, Favières et Boieldieu . . . 

Op. C. 3 a.. Etienne et Nicolo. 

Op. C. 3 a., Etienne et Nicolo. 

Op. C. 3 a., Dupaty et Catrueo. 

Op. C. 1 a., de Planard et Bochsa. 

Op. C. 3 a., Sewrin et Boieldieu. 

Op. C. 3 a., Méziercs. Capelle et Méiiul. 

Op. C. 4 a., Castll-Blaze et Rossini. 

Op. C. 3 a., Théaulon et Hérold. 

Dr. I.. 3 a.. Saint-Marcellin et Catei. 

Op. C 3 a., Théaulon et Hérold. 

Op. C. 1 a., Duporl et Dourlkn. 

Op. C. 3 a., Théaulon et Boieldieu. 

Op. C. 1 a., P. de Kork et Mengai.. ...• • • 

Op. C. 1 i'.., Ar. et Ach. Dartols, d’après \adé, et Hérold. 

Op. C. 1 a., Marsollicr et Kreubé. 

Op. C. 3 a., de Planard et Auber. 

Op. C. 2 a., Pupatv et Boieldieu. 

Op. C. 2 a., Etienne, Roger et Fétis. 

Op. C. 1 a., de Planard et Hérold. 

Op. C. 2 a.. Sophie Gay et Paer. 

Opéra 3 a., Castil-Blaz;,* et Weber. 

Op. C. 3 a., de Planard et Auber. 

Op. C. 3 a., P. de Kock, Kreubé et Pradher. 

Op. C. 3 a., de Planard et Caraka..• • • 

Op. C. 1 a.. Ach. Darlois, d’après Favart, et Kreubé. . . 

Op. C. 1 a., de Beaunoir, Jadin fils et E. Jadin. 

Op. C. 3 a.. Scribe, Mélcsville et Auber. 

Op. C. I a.. P. de Kock et Hérold. 

Op. C. 1 a., de Planard et Fétis. 

Op. C. I a., Scribe, Mélcs\iile et Carafa.. . . . 

Op. C. 4 a., Scribe, G. Delavignc et Auber. 

Op. C. 1 a., Scribe, Mélcsville et Auber. 

Op. C. 1 a., Ach. Dartois et Kreubé. 

Dr. L. 3 a., Bujac et Onslow. 

Op. C. 2 a., Belle, Sewrin et Hérold. 

Dr. L. 3 a., Scribe, Mélcsville et Auber. 

Op. C. 1 a., Vial, J. Gcnsoul et Berton .. 


NOMBRE DES REPRÉSENTATIONS 


25 


26 


27 


28 


29 


30 


31 


32 


33 


21 mars 

3 mai 
21 mai 

7juin 
12 juillet 
u août 

20 août 

4 nov. 

10 déc. 

14 mars 
30 mai — 

4 juillet — 

12 août — 
14oet. — 

23 nov. — 

26 déc. 

30 janv. 

10 mars 

31 mars 

21 a\rll 
10 mai 

9 juillet — 

29 sept. 

13 oct. 

3 nov. 

22 nov. 

27 déc. 

6 fé> r. 

23 févr. 

4 mars 
tljuin 

7 oct. 

6 nov. 

29 nov. 

10 janv. 

9 févr. — 

20 mai — 

18 juillet — 

26 sept. — 

7 nov. — 

28 nov. — 

24 déc. 

28janv. 

23 avril 

11 mai 

27 mai 
•21 août 
26 août 

15 npv. 

2 dec. 

Il déc. 

11 janv. 

29 janv. 

14 févr. 

7 mars 

3 mai 

9 juil. 

11 août 

17 oct. 

31 oct. 

16 déc. 
l”'mars 

18 oct. 

5 nov. 

24 nov. 

13 déc. 

16 janv. 

24 janv. — 

t mars — 

19 avril — 
16 mai — 

15 juin — 

20 juillet — 
18 sept. — 

7 nov. — 

31 déc. — 

14 janv. 

23janv. 

24 mai — 
Il juin — 

7 juillet — 
23 juillet — 

28 août — 

25 sept. — 
31 oct. — 
l"déc. — 

28 févr. 

£1 mars 

16 juin 

29 juin 

8 juillet 

6 août 
13 oct. 

16 nov. 

16 déc. 

14janv. 

23 janv. 

0 avril 

26 avril 
13 mai 

30 juin 

6 août 

7 sept, 
l" oct. 

13 oct. 

3 nov. 

21 déc. 

23 juin 
11 août 

23 août 

8 sept. 

22 sept. 

31 oct. 

2 déc. 

11 janv. 

20 févr. 

21 mars 

30 mars 
18 juin 

24 août 
26 sept. 

4 oct. 

31 ort. 

10 déc. 

31 déc. 

17 janv. 

30 janv. 
t"mars 

13 avril 
6 mai 

14 juin 
2 sept. 

10 sept. 

12 oct. 

16 nov. 

9 déc. 

11 févr. 

24 févr. 

24 avril 
28 avril 

18 mai 

17 juin 

16 juillet — 

2 sept. — 

12 oct. — 

17 déc. — 


Op. C. 1 a.. Picard, Mazcrcs et Crémost. 

Op. C. 3 a., Scribe, O. Delavignc et Aiber. 

Op. C. 1 a., Mélcsville, Carmouclie et Hérold. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges, Ménissicr cl Fétis. 

Op. C. 2 a., Saint-Alme et Lkmikrk. 

Op. C. 3 a., P. de Kock et Krkiibk. 

Op. C. 1 a., Merville et Catrufo. 

Op. c. 1 a., Mély-Janin et Blakgiki. 

Op. C. 3 a.. Scribe et Boieldieu. 

26 Op. C. I a., Scribe, G. Delavignc et Fétis. 

Op. C. 1 a.. Scribe, Saintine cl Aider. 

Dr. I,. 3 a., Pcllissier, Desessart cIRieaut. 

O i. C. 3 a., de Planard el Hérold. 

Dr. !.. 3 a., Lacour et Berton. 

Op. C. 3 a., Scribe el Auber. 


27 


36 


10 


129 63 


62 


34 


35 


36 


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38 


39 


40 


Op. C. 1 a., I.oraux et Berton fils . 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges el Haléw. 

Op. C. I a., Scribe. Mazères et M"” Bkrtin . 

Op. G. 3 a., P. de Kock, M“* Lcmaignan et Batton. 

Op. C. I a.. Scribe, Mélcsville el Kreubé . 

Op. G. I a., de Planard, Pellissier et Carafa . 

Op. C. 1 a., Ymbcrt, Varner, Dupin el Berton . 

Opéra 2 a., Gcfivre et Casse. 

Op. C. 2 a., P. de Kock et de Ginestet. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges, Uifaut et Haléw. 

Dr. L. 3 a., de Planard et Onslow. 

Dr. L. 4 a., Moreau, Lalorlclle et Carafa . 

Op. C. 1 a.. Mélcsville et Batton. 

Op. G. 3 a., I’. de Kock, Rifaut, Leuorne et Batton. 

Op. C. 1 a., Vial, Gcnsoul et Kreubé . 

Op. G. 3 a.. Vial, Mélcsville, Lemikrf. et Catrufo . 

Op. C. 3 a., de Planard, Carafa et Lf.bornf. . 

Op. C. 1 a., Dupin et Rifaut. 

Op. C. 1 a.. Moreau, Luiniolard et Russo. 

Op. C. 3 a., Scribe et Auber. 

Op. G. I a., de Saint-Georges et Adam . 

Op. C. 3 a.. Scribe, Bouiily et Boikldiei. 

Dr. G. I a., de Saint-ccorgcs, Ménissier et Hérold. 

Op. 0. 3 a., de Saint-Georges et Carafa. 

Op. C. 1 a., Hoffman, G. Halévy et Haléw . 

Op. G. 3 a., de Planard et Hérold. 

Op. C. 1 a., Gabriel, Dumersan et Chklard. 

Op. C. 3 a., Scribe et Auber. 

Op. C. 3 a., Vial, Duport et Adam. 

Op. C. I a., Moreau, d’Epagny, Carafa et Hérold. 

Op. C. 1 a., Fulgcncc, Tulli, Halévy et Ruolz. 

Op. C. 1 a., Gabriel, Masson, Romagnksi et Adam. 

Op. C. 3 a., de Saint-Viclor, Scribe, d’Epagny et Zimmermann.. . . 
Op. C. 2 a.. Delcstrc-Poirson etMélesv.,d'ap. Scribe, et A. de Reauplan 

Op. C. 1 a., Gabriel, Delaboullaye et Adam. 

Op. C. 1 a., Gabriel, Moreau el Halévy. 

Op. C. 3 a., de Planard cl Labarrk. 

Op. C. 1 a., Ca\é, Hurtado et Gomis. 

Op. C. i a., Duprat, Saint-Hilaire et Paris. 

Op. C. 1 a., de Courcy, Carmouchc et Adam. 

Op. C. 3 a., Mélcsville et Hérold. 

Op, C. 3 a., Gabriel, Masson et Amam 

Op. C. f a., de Planard, Duport et Carafa. 

Op. C. 1 a., F. Soulié, Dulac et Giof.. 

Dr. L. 3 a.. Scribe, Castil-Blaze, Auber, Batton, Berton, etc.. . 

Op. C. 1 a., Laffitte et Vogei. 

Op. C. 1 a., de Planard, Duport el Fétis. 

Op. C. 1 a., Scribe, Bayard et Héhoi.d. 

Op. C. 1 a., Sewrin et Catrufo. 

Op. C. 1 a., Menncchct, Roger et Blangim. 

Op. C. 3 a., de Planard et Hérold. 

Op. C. 1 a., Vial, d Houdetot, Féréol et de Ginestet. 

op. C. 1 a.. Desnoyers, Cogniard frères et Despréaux. 

Op. C. 1 a., Carmouchc, de Courcy et Halévy. 

Op. C. 2 a., Champeaux, Bréant et Blangim. 

Dr. L. 2 a., de Saint-Georges, Hérold et Halévy. 

Op. C. 2 a., Féréol et Eebornf.. 

Op. C. 3 a., Scribe, de Planard et Carafa. 

Dr. L. 3 a.. Carmouchc, Saintine et Adam. 

Op. C. 3 a., Mélesville et Carafa. 

Op. F. 2 a., Calvimont et Gomis. 

Op. C. 1 a., de Luricu, Raoul et Berton fils. 

Op. C. 1 a.. Mcnnccliet, Féréol et Adam. 

Op. C. 4 a., Scribe et Auber. 

Op. C. 2 a.. Decombcrousse, Rochelort et Tu. Labarre .... 

Op. C. 1 a,, Roy-Dusscuil et Gide. 

Op. C. 1 a., Lcsguillon, Cliazet et Paer. 

Op, C. 2 a.. Scribe et de Ff.ltre. 

Op. C 1 a., Scribe, Mélcsville et Adam. 

Op. 3 a., de Planard, Duport et Mari.ia.m. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges el Rifaut. 

Op. C. t a.. Scribe, Mélcsville et Adam. 

Op. C. 3 a.. Scribe et Auber. 

Op. C. 3 a.. Scribe et Gomis. 

Op. C. 1 a.. Sainl-Hilairc, Masson, de Villeneuve et Adam . . . 

Op. C. 1 a.. Bayard. Duport elTuvs. 

O,». C. 1 a.. Arnould, Soulié cl Monpou. 

Op. C. 2 a., île. Saint-Hilaire, Duport et E. Prévost. 

Opéra 4 a., Mélesville, Merville et Carafa. 

Op. C. 3 a., de Saint Georges, (’c Planard et Halévy. 

Op. C. 1 a., Dcs f orges. Vanderbuch et Rifaut. 

Op. C. 1 a., Scribe et Auber. 

Op. C. 3 a., Scribe el Auber. 

Op. C. 2 a.. Mélesville et Grisar. . m» . ^ L . . . 

Op. C. 1 a.. Duport. Desforges et Gomis... 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges, de Lcuven et Monpou. 

Op. C. 3 a.. Sophie Gay et Fontmichei. 

Op. C. 2 a., Priot. de Saint-Hilaire cl J. Godi-.froid. 

Op. C. I a., Scribe, G. Lemoine et Loïsv Puget .. 

Op. C. 3 a., de Leuvcn, Brunswick cl Adam. 

Op. C. 1 a.. Duport. Ancçlot et E. Prévost. 

Op. C. 3 a.. Scribe et Auher. 

Op. C. 1 a.. Fouclier. Mélesville et Grisar. 

Op. C. 3 a., Scribe, Bayard et Batton. 

Op. C. 1 a., de Planard et A. Thomas . 

Dr. I,. 3 a., de Planard. de Saint-Georges et Onslow. 

Op. 1 a., A. Bourgeois, Lockroy et E. Prévost. 

Op. C. 3 a., A. Dumas, de Nerval et Monpou. 

Op. C. 3 a., Scribe et Auber. 

Op. C. 3 a.. Scribe, de Saint-Georges et Adam. 

Op. C. I a., de Leuvcn, Lhérie et Monpou. 

Op. C. I a.. Duport. Ancelolet Lf.borne. 

Op. C. 3 a., de Planard, Duport et A. Thomas. 

Op. C. 3 a., Scribe, de Plauard et Boieldieu fils. 

Op. C. 5 a., Scribe, Dupin et Ci.apisson. 

Op. C. 2 a., de Planard. de Leuvcn et Car»fa. 

Op. C. 1 a., Duport, E. Mon nais et Despréaux. 

Op. C. 3 a., de Lcuven. Brunswick et Adam. 

Op. C. 1 a., L. Pillet et Rousselet. 

Op. C. 1 a., de Planard, Goubaux et Bordèsf.. 

Op. C. 2 a., Scribe et Adam. . 

Op. C. 2 a., Sauvage et Grisar. 

Op. C. 2 a., de Saint-Georges et Monpou. 

Op. C. 3 a.. Scribe, Duport et Halévy. 

Op. C. I a., de Leuvcn. Brunswick cl A. Thomas. 

Op. C. 1 a., Scribe, Dmeyrier et Montfort. 

Op. C. 3 a., Scribe et Halévy. 

Op. C. 3 a., Scribe, de Saint-Georges et Adam. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges et Clapisson. 

Op. C. 1 a.. 1*. Dcslandes et Grisar. 

Dr. Ii. 2 a., de Lcuven. Brunswick, Coppola et Girard. 

Op. C. 2 a., Bayard, de Saint-Georges et Donizetti. . % -, -- 

Op. C. 3 a., de Lcuven. Brunswick et A. Thomas. 

Op. C. 1 a., Vial, Tli. Muret et Lucb. 

Op. C. 1 a., Dupin, Dumanoir et Clapisson. 

Op. C. 3 a., Scribe et A tuer. 

Op. C. t a., Duport, Ed. Monnais et de la Moskowa. 

Op. C. 4 a., Scribe, de Saint-Georges, Grisar et Boieldieu fils. . 

Op. C. t a., de Leuvcn et Bordèsf.. 

Op. C. 3 a., de Leuvcn, Brunswick, Monpou cl Bordèse. 

Op. C. 3 a., de Leinen. d’Ennery et Adam. 


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Nota. Le, titres des ouvrages en un acte sont imprimés en italiques et les noms des compositeurs en petites capitales. — Les œuvres sont classées ciironologiqucmcnt d’après la date de leur première représentation et non d'après celle de leur apparition à l'Opéra-Comique. Pour les pièces d’origine étrangère, les noms des librettistes indiqués sont 
ceux des traducteurs ou des adaptateurs. 

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































titres 

des pièces 


Le Guitarrero. .. 

Les Diamants de la Couronne. . 

Js Vendu . 

L'Ingénue . 

La Maschera. 

Us Deiur Voleurs . 

frère cl Mari . 

L'Aïeule . 

La Main de fer ....... . 

La Jeunesse de Charles-Qumt . 
Mademoiselle de Mérange . . . 

U niable à l'Ecole . 

Le Duc d’Olonne. 

Le Code noir . .. 

Le Conseil des Dix . 

Le Roi d’Yvetol. 

Le Kiosque . 

La Part du Diable. 

Les Deux Bergères . 

Le Puits d’Amour. 

On ne s'avise jamais de tout . . 

Angélique et Médor . 

Lambert Simnel. 

Mina. . . . . . 

L'Esclave du Camoens . 

Cagliostro . .. 

Oresle et P y Unie . 

La Sirène.. . . . .. 

Le Bal du Sous-Préfet . 

Les 4 Fils Aymon. 

Les Deux Gentilshommes. . . . 

La Sainte-Cécile. 

Le Mousquetaire . 

Les Bergers trumeaux . 

La Barcarolle. 

Une Voix . 

Le Ménétrier. 

La Charbonnière. 

U Mari au Bal . 

L’Amazone . 

Les Mousquetaires de la Reine . 

U Trompette de M. le Prince. . 

Le Veu f du Malabar . 

U Caquet du Couvent . 

Su lia n a . 

Gibby la Cornemuse. 

Ne louchez pas à la Reine.. . . 

Le Sultan Sa lad in . 

Alix . 

Le Bouauet de l’Infante .... 

U, Mallicur d’être jolie . 

La Cachette. 

le Braconnier . 

Haydée. 

La Nuit de Noèl. 

Gilles ravisseur . 

Le Rêveur éveillé . 

Il Signor Pascariello. 

La Sournoise . 

Le Val d’Andorre. 

Les Deux Bambins . 

Le Caïd. 

Les Monténégrins. 

Le Toréador. 

La Nuit de la Saint-Sylvestre . 

La Fée aux Roses. 

Le Moulin des Tilleuls . 

Les Porcherons. 

Le Songe d’une Nuit d’Elé . . . 

Le Talisman . 

Giralda. 

Le Paysan . 

1m Clianteuse voilée . 

La Dame de Pique. 

Bonsoir M. Pantalon . 

Raymond. 

La Séraphinn . 

La Perle du Brésil. 

Le Château de la Barbe Bleue. . 

Le Carillonneur de Bruges . . . 

Le Farfadet . 

Madelon. 

Galathée. 

La Croix de Marie. 

Les Deux Jaket . 

Le Père Gaillard. 

Les Mystères d’üdolphe .... 

Marco Spada. 

Le Mirour . 

Le Sourd. 

Les Noces de Jeannette .... 

La Traviata.. 

Les Amours du Diable. ... 

La Tonelli. 

la Lettre au bon Dieu.... 
/,*Omte d'Argentine .... 

Le Nabab. .. 

Bonsoir Vouff* 

Lea Papillote» de SI■ Benoist . 

L’Étoile du Nord. 

Madré Wolfram .. 

La Fiancée du Diable. 

Les Trovaleltes . 

L'Opéra au Camp. ..... 

1 Les Sabota de la Martpnsc . . 

U Chien du Jardinier. . . . 

Miss Fauvette . 

Ut Charmeurs . 

Vronne . 

La Cour de Célimène. 

Jaguarita. 

Jenny Bell. 

Jacqueline ..... ... 

L'Anneau d'Argent . 

Deucalion et Pgrrhn. .... 

Le Houzard de Berchiny . . . 

Les Saisons. 

Manon Lescaut . 

1a- Chercheur d'esprit .... 

Valentine d'Aubigny. 

Pâquerette .. • 

Le Sylphe. 

Les Dragons de Villars. . . . 

Maître Pathelin . 

Psyché. 

La Clef des champs . 

Les Dames Capitaines .... 

Le Mariage extravagant . . . 

Le Roi Don Pèdre .. 

Le Carnaval de Venise. . . . 

Le Médecin malgré lui. . . . 

Les Déscsiièrcs . 

Quentin Durward. 

Les Chaises à porteur .... 

/.es Fourberies île Marinelte . 
Chapelle et llucluiumont. . . 

La Bacchante. 

Les Trois Nicolas. 

Le Pardon de Ploérmel. . . . 

Le Diable au Moulin .... 

Le llosier . 

Le Voij. autour de ma chambre 

La Pagode . 

Mam'zelle Pénélope. . . 

Yvonne. 

Don Gregorio. 

Ma Tante dort . 

Le Roman d’Elvire. . . . 

Philémon et Baucis . . . 
Château-Trompette . . . 

ltita .. 

L'llabil de Mglord . . . 

La Colombe. 

Le Docteur Mirobolan . . 

L'Eventail . 

Barkouf . 

La Circassienne. 

Le Jardinier galant . . . 

Maître Claude . 

La Statue. 

Royal-Cravate. 

Salvator Rosa. 

Au travers du Mur . . 

Silvio-Silvia . 

La Beauté du Diable .... 

Marianne .. 

Le Café du Itoi . 

Les Recruteurs . 

Jocrisse . 

Le Joaillier de Saint-James . 

Lalla-Roukh. 

Le Cabaret des amours. . . ■ 

L’Illustre Gaspard . 

La Déesse et le Berger. . . . 

Bataille d'Amour. 

Les Bourguignonnes . 

Les Pécheurs de Perles . . . 

Les Troyens . 

La Fiancée du Roi de Garbe . 

Mireille. 

Lara. 

Sylvie . 

Les Absents . 

Le Trésor de Pierrot. 

Le Capitaine Henriot. 

Le Saphir. 

Le Voyage en Chine. 

Fior d’Aliza. 

Zilda. 

José Maria. 

Mignon. 

Le Fils du Brigadier. 

Lu Grand’Tanle . 

Roméo et Juliette. 

Robinson Crusoé. 

Le Premier Jour de bonheur . 

Mademoiselle Sylvia . 

La Pénitente . 

Le Corricolo. 

Vert-Vert. 

La Fontaine de Bcrny. . . . 

La Petite Fadette. 

Rêve d'Amour. 

I.a Cruehc cassée . 

L'Ours et le Pacha . 

Déa. 

L'Ombra. 

Le h'obold . 

Fantasio. 

Le Passant . 

Iljamileh . 

La Princesse Jaune . 

Dimanche et Lundi . 

Madame Turlupin. 

Don César de Bazan. 

Le Roi l’a dit. 

Les Trois Souhaits . 

Le Florentin. 

Gille cl (lillolin . 

Le Cerisier . 

Beppo . 

Carmen. 

L’Amour Africain. 

lion Mucarude . 

Piccolino. 

Dimitri. 

Les Amoureux de Catherine 

Cinq-Mars. 

llathyle .. 

L’Aumônier du Régiment . 

La Surprise de l’Amour . 

Le Char . 

Pépita. 

Les Noces de Fernande. . . 

Suzanne . 

La Ziiu/arella . 

l.e Pain bis . 

La Courte Echelle..... 
Embrassons-nous, Folleville. 

Dianora . 

Jean de Nivelle. 

La Fée . 

Le Bois . 

M. de Florùlor . 

L’Amour Médecin. 

Les Contes d’HoiTmann. . . . 

Les Pantins. 

La Taverne des Trabans. . . 
Attendez-moi sous Tonne . . 

Galante Aventure . 

Im Nuit de Saint-Jean. . . . 

Battez Philidor! . 

Lakmé. 

Saute Marquis.’ . 

Mathias Corvin . 

Le Portrait. 

Manon. 

Le Baiser . 

L’Enclume . 

Partie Carrée . 

Joli Gilles. 

Diana . 

Le Chevalier Jean. 

One Nuit de Cléopétre .... 

Le Mari d’un jour. 

Plutus. 

Maitre Ambros. 

Le Signal . 

Juge et Partie. 

Egmont. 

Proserpine . 

Le Roi malgré lui. 

Le Roi d’Ys. 

Le Baiser de Suzon . 

L'Escadron volant de la Reine. 

La Cigale madrilène. 

Esclarmonde. 

Ililtla . 

Dante. 

Cavalleria Rusticana . . . . 

La Basoche. 

Colombine . 

Benvenuto . 

L’Amour vengé. 

Les Folies Amoureuses. . . . 

Le Rêve . 

Werther. 

Enguerrande . 

Kassya. 

Phrvné. 

Le Diner de Pierrot . 

Ma-lame Itnse . 

L’Attaque du Moulin. 


DATE 

de la 

PREMIÈRE 


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21 janv. 

6 mars — 

25 mars — 

2 juin — 

17 juin — 

26 juin — 

7 juillet — 

7 août — 

26 oct. — 

déc. — 

14 déc. 
janv. 

4 févr. 

Il juin 

3 août 
3 oct. 

2 nov. 

16janv. 

3 lévr. 

20 avril 
28 avril 
10 mai 

14 sept. 

10 oct. 

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10 fevr. 

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26 mars 

8 mai 

15 juillet — 

17 août 
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14 oct. 

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25 oct. 

25 nov. 

3 févr. 

15 mai 

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5 août 

16 sept. 

19 nov. 

16 janv. 

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13 mars 

27 avril 

18 mai 

10 août 

29 oct. 

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21 févr. 

21 mars 
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11 nov. 

6 déc. 

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18 mai 

7 juillet — 
oct, 

9 nov. — 

12 janv. 50 

20 avril — 
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20 juillet — 

16 oct. 

26 nov. 

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19 lévr. 

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22 nov. 
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19 juillet — 

12 août 

7 sept. 

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8 juin 
5 juillet — 

8 oct. 

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22 déc. 

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26 avril 

2 juin 

7 août 
13 sept. 

12 déc. 

26 janv. 

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20 juin 

30 sept. 

9 déc. 

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25 mars 

28 avril 

2 juin 

18 juin 

4 nov. 

16 déc. 

4 avril 

13 avril 

10 août 
12 août 

26 sept. 

3 nov. 

29 nov. 

17 déc. 

21 janv. 

4 févr. 

18 févr. 

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28 août 

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18 mars 

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11 déc. 

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30 sept. — 

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11 janv. 

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21 mars 
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26 oct. 

5 nov. 

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17 nov. 

25 févr. 

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2 juin 

11 sept. 

20 déc. 

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7 juillet — 

26 juillet — 

18 janv. 72 

24 avril — 

22 mai — 

12 juin — 

21 oct. — 

23 nov. — 
30 nov. — 

24 mai 73 

29 oct. — 

25 févr. 74 

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14 mai — 

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3 mars 

8 mai 

10 mai 

11 avril 
5 mai 
8 mai 

5 avril 

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13 juillet - 

19 nov. 

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10 mars 

6 juin 

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28 dec. 

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23 mars 

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25 avril 

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18 mai 

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3 déc. 

31 déc. 

15 avril 
18 juin 

16 févr. 

9 mai 
24 mars 

24 mai 

25 sept, 
id. 

23 nov. 


NOMS DES AUTEURS 


Op. C. 3 a., Scribe et Halévv. 

Op. C. 3 a., Scribe, de Saint-Georges et Arme. 

Op. C. 1 a., de Courcy. Carmouclic et Clapisson. 

Op. C. 1 a., Un pin et Coi.nr . 

Op. C. 2 a.. Arnould, de Wailly, Pitre-Chevalier et Kastner . 

Op. C. 1 a., de Leu vin, Brunswick et Girard. 

Op. C. 1 a.. Polak. Humbert et Clapisson. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges et Boieidiec fils. 

Op. C. 3 a., Scribe, de l.euvcn et Adam. 

Op. C. 2 a.. Mélcsvilie, Duvcyricr et Montfort. 

Op. C. 1 a., de Lcuven. Brunswick et Potier.. 

Op. C. 1 a., Scribe et Boulanger. 

Op. C. 3 a., Scribe, Saintine et Auber. 

Op. C. 3 a., Scribe et Clapisson. 

Op. C. 1 a., de Lcuven. Brunswick et Girard. 

Op. C. 3 a., de l.euvcn, Bruuswick et Adam. 

Op. C. 1 a.. Scribe, Duport et Mazas. 

Op. C. 3 a., Scribe et Auber. 

Op. C. 1 a., de Planard et Boulanger.. 

Op. C. 3 a.. Scribe, de Louvcn et Balpe. 

Op. C. 1 a., Sedaine et Génin. 

Op. C. 1 a.. Sauvage et A. Thomas. . . . . 

Op. C. 3 a., Scribe, Mélesvillc, Monpou et Adam. 

Op. C. 3 a., de Planard et A. Thomas. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges et de Flotovv. 

Op. C. 3 a.. Scribe, de Saint-Georges et Adam. 

Op. C. 1 a.. Scribe. Dupin et Tuvs. 

Op. C. 3 a.. Scribe et Ai ber. 

Op. C. 1 a.. Duport. Salnt-llilairc et Bou.iv . 

Op. C. 3 a., de l.euvcn. Brunswick et Balte. 

Op. C. 1 a., de Planard et Cadaux. 

Op. C. 3 a., Ancclot, Dccombcroussc et AIontfort. 

Op. C. 1 a., Ar. et Ach. Darlois et Bousquet. 

Op. C. 1 a., Dupeuty, de Courcy et Clapisson. 

Op. C. 3 a., Scribe et Auber. 

Op. C. 1 a.. Bavard, l’otron et Boulanger. 

Op. C. 3 a., Scribe et Th. Lararhk. 

Op. C. 3 a.. Scribe, Mélesville et Moxteoht. 

Op. C. 1 a., K. Deschamps et Am. de Beauplan. 

Op. C. 1 a.. Sauvage et Tiiïs. 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges et Halévv. 

Op. C. 1 a.. Mélesvillc et Bazin.. 

Op. C. 1 a., Siraudin, A. Robert et Doche.. 

Op. C. 1 a., de Planard, de Lcuven et Potier. 

Op. C. 1 a., de Forges et Bourges. 

Op. C. 3 a., Brunswick, de Lcuven et Clapisson. 

Op. C. 3 a., Scribe, G. Vaëz et Boisselot. 

Op. C. I a., Dupin, Scribe et Bordèse. 

Op. C. 1 a., Nus, Follet et Dogue. 

Op. C. 3 a., de Planard, de Lcuven et Boieldieu fils. 

Op. C. 1 a., Cil. Desnoyers et Bazin. 

Op. C. 3 a., de Planard et Boulanger. 

Op. C. 1 a.. Vandcrbuch, de Leuvcn et G. Héquct. 

Op. C 3 a . Scribe et Ai mai. 

Op. C. 3 a.. Serihc et Hehkr. 

Op. C. 1 a.. Sauvage et Grisar. 

Op. C. 1 a., 51"' Duval et Leprévost. 

Op. C. 3 a., de Lcuven, Brunswick et Potier. 

Op. C. I a., Sauvage, Lurieu et Tuvs. 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges et Halévv. 

Op. C. 1 a., de Leuvcn, Brunswick et Bordèse. 

Op. C. 2 a.. Sauvage et A. Thomas. 

Op. G. 3 a., Alboize, G. de Nerval cl Limnander. 

Op. C. 2 a.. Sauvage et Adam. 

Op. C. 3 a.. Mélcsvilie, M. Masson et Bazin. 

Op. C. 3 a., Scribe, de Saint-Georges et ÜALévr. 

Op. C. 1 a., Maillan. Cormon et Maillart. . . . --- . . 

Op. C. 3 a., Sauvage et Grisar. 

Op. C. 3 a., Kosier, de Leincn et A. Thomas. 

Op. C. 1 a., Varin, Choquart et Josse. 

Op. G. 3 a.. Scribe et .. 

Op. C. 1 a.. Alboize et Poisot. 

Op. C. 1 a.. Scribe, de Lcuven et V. Massé 

Op. C. 3 a.. Scribe et Halévv.. 

Op. C. 1 a., Lockroy, Morvan et Grisar. 

Op. C. 3 a., de l.euvcn. Rosier et A. Thomas. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges, Dupin et de Saint-Julien . . 

Op. C. 3 a., Gabriel. Sylvain Saint-Etienne et Fél. David. . 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges et Limnander. 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges et Grisar. 

Op. C. 1 a., de Planard et Adam. 

Op. C. 2 a., Sauvage et Bazin. 

Op. C. 2 a., J. Barbier, Carré et V. Massé. 

Op. C. 3 a., Lockroy, d'Enncry et Maillart. 

Op. C. 1 a., de Planard et Cadaux. 

Op. C. 3 a., Sauvage et Reber. 

Op. C. 3 a., Scribe, G. Dclavifmc et Clapisson. 

Op. C. 3 a., Scribe et Audkr. 

Op. C. 1 a., Bayard, d'Avrignv et Gastinel. 

Op. C. 3 a., de l.euvcn. I,angle et Adam. 

Op. C. 1 a.. Carré, J. Barbier et V. Massé. 

Opéra 4 a., Kd. Duprcz et Verdi. 

Op. C. 4 T., de Saint-Georges et Grisar. 

Op. C. 2 a., Sauvage et A. Thomas. 

Op. C. 2 a.. Scribe, de Courry et Duprez. 

Op. C. 1 a., Bayard, de Biévillc cl Monteoiit. 

Op. C. 3 a., Scribe, de Salnl-Gcorges et Halévv. 

Op. C. 1 a., Brunswick, Artli. de Beauplan et Poisp. . —s-. 

Op. C. 3 a., de Planard et Cadaux. 

Op. C. I a., J. Barbier, Carré et Reber. 

54 Op. C. 3 a.. Scribe et Meverheer. 

Op. C. I a.. Méry, Th. Gautier ci Reveu.. - - 

Op. C. 3 a.. Scribe, Romand et V. Massé. 

Op. C. 1 a., Carré, l.orrin et Duprato. 

Op. C. I a.. P. Foui ller et Varxey.. 

Op. C. ! a., Carré. J. Barbier cl Boulanger. 

Op. C. 1 a., Lockroy. Cormon et Grisar. 

Op. C. 1 a., J. Barbier, Carré et V. Massé. 

op. c. 1 a., de Lcuven et Poise. 

Op. C. 1 a., de Lcuven, de Forges et de la Moskovva .... 

Op. C. 2 a.. Rosier et A. Thomas. 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges, de Lcuven et Halévv . . . . 

Op. C. 3 a., Scribe el Auber. 

Op. G. 1 a., I.. Battu, d’Osmond et Costé. 

Op. C. 1 a.. J. Barbier. I.. Battu et Deefés. 

On. C. 1 a., Carré. J. Barbier cl Monteoiit. 

Op. C. 2 a., Rosier et Adam. 

Op. C. 3 a., Carré, J. Barbier et V. Massé. 

Op. C. 3 a., Scribe et Auber. 

Op. C. I a., Fotissicr et Besanzoni. 

Op. C. 3 a., J. Barbier, Carré et Halévv. 

Op. C. 1 a.. Grangé, de La Donnai el Duprato. 

Op. G. 2 a., de Salnl-Gcorges cl Clapisson. 

Op. C. 3 a.. Lockroy, Cormon et Maillart. 

Op. c. 1 a., de Leuvcn, l.anglé et Bazin. 

Op. C. 3 a., J. Barbier, Carré cl A. Thomas. 

Op. C. 1 a.. Boisseaux et Deefés. 

Op. C. 3 a., Mélesvillc et Reber. 

Op. C. 1 a., Cormon. d'après Désaugicrs, et Gautier. . . . 

Op. C. 2 a., Grangé et Poise.. 

Op. C. 3 a.. Sauvage et A. Thomas. 

Op. G. 3 n.. Carré, J. Barbier et Gounod. 

Op. G. 1 a., de Leuvcn, J. Moinaux et Bazin. 

Op. c. 3 a.. Carré. Cormon et Gevaeht 


62 


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70 


Op. C. I a.. ClaîrvLle, Dumanolret V. Masse. 

Op. C. I a., Cliazot, Carré et Creste. 

Op. C. 1 a., A. Rarthcl et Cressonnois. 

Op. C. 2 a., de Leuven, de Beauplan et Gautier. 

Op. C. 3 a.. B. I.opcz. Scribe . t Clapisson. 

Op. c. 3 a., J. Barbier, Carré et Meverbeer. 

Op. C. 1 a., Cormon, C rré et Gevaeht. 

Op. C. 1 a., Challamcl et Potier. . 

Op. C. 1 a., Duvcrt, Lausanne et Grisar. 

Op. C. 2 a., rie Saint-Georges et Fauconier. 

Op. C. i a., Boisseaux et de Lajahte. 

Dr. L. 3 a., Scribe et Limnander. 

Op. C. 3 a., Sauvage, de Lcuven et Gabbielu. 

Op. C. 1 a., H. Crémicux et Caspers. 

Op. C. 3 a., A. Dumas, de Lcuven et A. Thomas. 

Op. c. 2 a.. Carré, J. Barbier et Gounod. 

Op. C. 3 a., Cormon, Carré et Gevaeht. 

Op. C. I a., G. Vaëz et Donizktti. 

Op. G. ! a., Sauvage, de Léris et Lagahde. 

Op. C. 2 a., J. Barbier, Carré et Gounod. 

Op. C. I a., Cormon, Trianon et Gautier. 

Oji. G. I n., J. Barbier, Carré et Boulanger. 

Op. C. 3 a., Scribe, Boisseaux ut Offenbacii . .. . . . , . 

Op. C. 3 a.. Scribe et Aubeb. 

Op. C. 2 a., de l.euvcn, Siraudin et Poise. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges, de l.euvcn et J. Cohen. 

Op. C. 3 a., Carré, .1. Barbier et Reyer. 

Op. C. 2 a., de Mcsgrlguy cl de Massa. 

Op. C. 3 a., Grangé, Trianon et Duprato. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges et Poniatowski. 

Op. C. I a., Brésil et d’Estribaud. 

Op. C. 1 a., Scribe, de Najac et G. Alary. 

Op. G. i a., Prével et Rittkr.. 

Op. C. 1 a., Mcilhac et Defeès. 

Op. C. 3 a., de Jallais, Vulpian et Lefébure-Wéi.y. '. 

Op. G. i a., Cormon, Trianon et Gautier. 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges, de l.euvcn et Grisar. 

Op. c. 2 a.. Carré, II. Lucas et Fél. David. 

Op. C. 1 a.. Carré. J. Barbier et P. Pascal. 

Op. C. 1 a.. Ouvert, Lausanne et E. Prévost. 


Op. C. 2 a., Du I.ocle et Duprato . 
Op. C. 3 a., Sartlou, Daclin cl Vauc 
Op. C. i a., Mcilhaccl Deefés. . . . 
Opéra 3 a., Cormon, Carré et Bizr.r. 


75 


76 


Opéra 5 a., Berlioz 

Op. C. 3 a., Scribe, de Saint-Georges et Auber. 

Opéra 5 a., Carré cl Gounod. 

Op. G. 3 a.,Cormon. Carré et Maillaut. 

Op. C. 1 a., Adenis, ltoslaing et Guiraud. 

Op. G. 1 a., A. Daudet et Puise. 

Op. G. 2 a., Cormim. Trianon et Gautier. 

Op. C. 3 a., Sardou, G. Vaëz et Gevaeiit. 

Op. C. 3 a., de Lcuven et Fél. David. 

Op. C. 3 a., Labiche. Dclacour et Bazin. 

Op. G. 4 Carré. H. Lucas et V. Massé. 

Op. C. 2 a., de Saint-Georges, ClllrOt et de Flotow. 

Op. C. 3 a., Cormon. Mcilhac cl .1. Cohen. 

Op C. 3 a., .1. Barbier, Carré et A. Thomas. 

Op. C. 3 a.. Labiche, Delacourct V. Massé. 

Op. C. 1 4-, Adenis, Gramlmougin cl Masses et. 

Opéra 5 a., J. Barbier, Carre et Gounod. 

Op. G. 3 a., Cormon, Crémicux et Offenbacii. 

Op. C. 3 a., d'Enncry, Cormon et Auber. 

Op. C. 1 a., M. Fournier et S. David. 

Op. C. I a., Mcilhac, Btisnach et M“* de Grandval. 

Op. C. 3 a., Labiche, Dclacour et Poise. 

Op. G. 3 a., Mcilhac. Huilier et Offenbacii. 

Op. C. 1 T., A. Second et Nibelle. 

Op. C. 3 a., G. Sand et Semet. 

Op. C. 3 a., d'Enncry, Cormon et Aubeb. 

Op. C. t a., H. Lucas, E Abraham «t fc. I’es„ai w . 

Op. C. 1 a., Scribe, Saintine et Bazin . . . .. 

Op. C. 2 a., Cormon, Carré et J. Coiien. 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges et de Flotow. 

Op. G. 1 a., Nuitter. L. Gallet et Cuirai d. 

Op. C. 3 a., A. de Musset cl Offenbacii. 

Op. C. 1 a., Cop iée el Paladiliie . . . ■ . , . --- . . - -- .— - 

Op. C. 1 a., L. Gallet et Bizet. 

Op. C. 1 a., L. Gallet et Saint-Saens. 

Op. C. 1 a., H. Gillet et Deslandres. 

Op. C. 2 a., Cormon, Grandvallcl et Guiraud. 

Op. C. 8 a., Chantcpie et Massenet. 

Op. G. 3 a., Gondinct et Léo Délires. 

Op. G. 1 a., Adenis et Poise. 

Op. C. 3 a., de Saint-Georges et Lenebveu. 

Op. C. i a.. Sauvage et A. Thomas. 

Op. C. 1 a., Prével et Duprato. 

Op. C. I a., L. Gallet et Conte. 

Op. C. 4 a., Mcilhac el llalévy, d'après Mérimée, et Bizet .... 

Op. C. 2 a., Lcgouvc, d'après Mérimée, et Paladilhe. 

Ou. C. 1 a., .1. Barbier, Carré et Boulanger. 

Op. C. 3 a.. Sardou, Nnilicr et Guiraud. 

Op. C. 5 a., de Burnier, Silvcstrc et Joncières. . . .. . . . - 

Op. C. 1 a., J. Barbier et Maréchal.—.. 

Opéra 4 a., Polrson, L. Gallet et Gounod. 

Op. C. 1 a., Ed. Biau et W. Ciiaumet. 

Op. C. 1 a., de Saint-Georges, de Lcuven et Salomon. 

Op. C. 2 a., Monselet, d'après Marivaux, et Poise. 

Op. C. 1 a., P. Arène, A. Daudet ol E. Pessard. 

Op. C. 2 a., Nlllttcr, J. Dclahayc cl Delahave fils. 

Op. C. 3 a., Sardou, de Najac et Deefés. 

Op. C. 3 a., Lockroy. Cormon et Paladiliie. 

Op. C. 1 a., Montini et 0 Kei.lv . 

Op. C. 1 a., Brunswick, Arlll. de Beauplan et Th. Dubois . -e-rs 

Op. C. 3 a., de La Rounat et M embuée. 

Op. C. I a., Lcfranc. Labiche et Valknti. 

Op. C. 1 a., Clianiepie et Sam. Rousseau. 

80 Op. C. 3 a., Gondinct. Gille et Léo Dehors. 

Op. G. 1 a., O. Feuillet. L. Gallet et Hébert. 

Op. C. 1 a., Glatigny et A. Cohen. 

Op. C. 1 a., NiiHler, Tréfeu et de Lajarte. . . . .—I ï —--, . 

Op. C. 3 a., Monselet, d’après Molière, et Poise. 

Op. C. 4 a., J. Barbier, Carré et Offenbacii. 

Op. C. i a., Montagne et Hue. 

Op. C. 3 a., Erckmann-Chalrinn, J. Barbier et Maréchal. . . . 
Op.-C. 1 a., Prevcl et Bonnièrcs, d'après Regnard, et V. d'iNDv., 

Op. C. 3 a., Davyl, Silvcstrc et Guiraud. 

Op. C. 1 a., Dclacour, de Lusignan et Lacome. 

Op. G. 1 a., A. Dreyfus et Dutacq. 

Op. C. 3 a., Gondinct, Gille et Léo Delibes. 

Op. C. 1 a., Trufficr et Cressonnois. 

Op. C. 1 a., P. Millict, J. Lcvallois et de Bertiia. 

Op. C. 2 a., Latircncin, Adenis et de Lajarte. 

Op. C. 5 a., Mcilhac, Gille et Massenet. 

Op. C. I a.. Gillet el Deslandres. 

Op. C. 1 a., I*. Barbier cl Pfeiffer. 

Op. C. I a., A. de Lassus et I.avello. 

Op. C. 2 a., Monselet, d'après il'Allainval, et Poise. 

Op. C. 3 a., J. Normand. II. Régnier et Paladiliie. 

Dr. !.. 4 a., I.. Gallet, Kd. Blau et Junciérks. 

Dr. L. 3 a., J. Barbier, d après Th. Gautier, et V. Massé. . . . 

Op. C. 3 a., d'Knnery, Silvestrc et A. Coquard. 

Op. G. 2 a., Millaud, Jollivet el Ch. I.ecocq . 

Dr. L. 4 a., Copjiéc, Durcbain et Widor. 

Op. C. 1 a., Dubreuil. Bitsnach cl P. Plget. 

Op. C. 2 a., Adenis, d'apres Monlflcury, et Missa. 

Dr. L. 4 a., A. W ol(T, .Millaud et Sai.vayiik. 

Dr. L. 4 a., Vacqucrie. L. Gallet et Saint-Saens. 

Op. C. 3 a., de Najac et Burani, d'après Aucelol, et Charrier 

Dr. L. 3 a., Kd. Blau et Lalo. 

Op. C. t a., P. Barbier et Bemberg. 

Op. C. 3 a., d'Knnery. Rrésil et Litolff. 

89 Op. C. 2 a., Bcrnoux et Perron.net . 

Op. B. 4 a., A. Blau, de Gramont et Massenet. 

Op. C. 1 a., Narrer, Carré fils cl Millet. 

— Dr. L. 4 a., Kd. Blau cl Godard. 

92 Dr. I,. 2 a., P. Millict et Mascagni. 

— Op. G. 3 a., A. Carré et Messager. 

Op. C. 1 a., Sarlin et Mutuels. 

Dr. I,. 4 a., Hirsch el Diaz. 

Op. C. 2 a., A. de Lassus et Maupeou. 

Op. C. 3 a., Lcnéka et Matral, d'après Regnard, et E. Pessard . 

Dr. L. 4 a., L. Gallet, d'après Zola, et A. Bruneau. 

Dr. L. 3 a., Kd. Blau, P. Millict, Hartmann et Massenet. . . . 

Dr. L. 4 a., Bergcrat, V. Wildcr et Ciiapuis. 

Op. C. 4 a., Mcilhac, Gille et Léo Delibes. 

Op. C. 2 a., A. de Lassus et Saint-Saens. 

Op. C. 1 a., Millanvoye et Ch. Hesse. 

Op. C. 1 a., Bilhaiid, A. Barré et Banks. 

Dr. L. 4 a., L. Gallet, d'après Zola, et A. Bruneau. 


NOMBRE DES REPRÉSENTATIONS 


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:i:: 


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- 


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51 52 


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57 


16 .. 
46 18 


59 


1 2.1 


24 


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7 7 


2 8 


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1 15 


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I 14 


63 i5 


27 48 


27 10 


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89 


91 


IMP. CIIAIX. — 2562-3-9V. 











































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































, 












. 


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de 4871 à 1892) ont été tirés à part, et se vendent seuls, ornés de 
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